8 octobre 2025 3 08 /10 /octobre /2025 13:18




 

LA BD:

 


C'est quoi : LEAVE THEM ALONE

 


C'est de qui :  Seiter & Regnault



 

La Couv':


 



 

Déjà croisés sur le site? Oui pour les 2.




 

C’est édité chez qui?  Grand Angle



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? La diligence de la Wells Fargo a de nouveau été attaquée entre Flagstaff et le relais de Dead Indian Creek. Pourtant un convoi d’argent est de nouveau prévu mais cette fois çi la malle a été piégée.

 

Au relais, tenu par Marian Potter et sa petite fille Elfie, la tension monte quand arrive Mattie, fille de joie échappée du bordel de Flagstaff, un pistolero porteur d’un lourd secret et, last but not least, une bande de desperados qui en veut au chargement de la diligence.



 

En vieux briscard du médium, Roger Seiter sait que proposer un western, genre qui connaît un regain d'intérêt manifeste depuis pas mal d’années, tous supports confondus, se doit d’apporter une touche d’originalité si on veut sortir du lot.



 

On peut dire qu’avec Leave Them Alone, généreux one-shot aux multiples retournements, qui n’hésites pas à prendre à contre pied quelques clichés inhérents au genre, et à suivre les traces d’oeuvres récentes -et féministes!- qui ont rabattu les cartes (de poker), il a mis dans le mille.



 

Sur un canevas classique - attaque de diligence, règlements de comptes, trahisons en tous genres- il ajoute des ingrédients bienvenus.

Le scénario est nerveux, le suspense ne faiblit jamais, les retournements de situation nombreux et le casting est convaincant, bref ces 160 pages se lisent avec un plaisir non dissimulé.



 

Il faut dire aussi qu’il a trouvé en Chris Regnault le dessinateur idéal pour mettre son western en images. Empruntant aussi bien à Sergio Leone qu’à Kojima, le dessinateur livre une narration graphique redoutable aux découpages cinématographiques en diable. Décors et personnages ne sont pas en reste, finissant de faire de Leave Them Alone une réussite sur le fond comme sur la forme.










 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LES 4 DESPERADOS



 

C'est de qui ? G. Ferrio




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

 




 

Ca donne Quoi ? Avec plus de 2710 chroniques musicales au compteur de B.O BD, il est assez encourageant de voir que l'on peut encore trouver des compositeurs dont on n'a pas croisé le travail.

 

Il faut dire que, malgré une solide formation classique, Gianni Ferrio ne s'est pas illustré dans des chefs d'oeuvre et ce malgré une filmographie plutôt fournie.

 

 

 

Comme ses pairs de l'époque, il compose beaucoup et, comme ses compatriotes, surtout dans de la série B de genre, westerns spaghettis en tête (Ferrio fera également pas mal de ...comédies érotiques, mais passons voulez vous).

 

 

 

Film de vengeance dont l'un des seuls atouts est la présence d'un Ernest Borgnine venu cachetonner au pays de la pizza, ce A Bullet For Sandoval a la particularité d'avoir une B.O qui, contrairement à la grande majorité de celles des westerns de l'époque, évite l'écueil de reprendre les ingrédients de celle du maître étalon de l'époque : Ennio Morricone.

 

 

 

Ici foin de sifflements, de choeurs féminins, d'harmonica... Ferrio favorise les cuivres menaçants pour exprimer le thème majeur du film : la vengeance. (bon, ok, y a des cloches qui font pas mal penser à la musique du Bon, la Brute et le Truand, mais c'est quasiment la seule similitude que l'on peut trouver).

 

 

 

Une noirceur assez marquée tout comme dans Leave Them Alone à qui il fait un B.O adéquate.

 

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31 août 2022 3 31 /08 /août /2022 07:39

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LE DOSSIER THANATOS

 

 

C'est de qui ? Seiter et Thouard

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Robinson

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui ; le scénariste comme le dessinateur.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? L’Angleterre, fin du XIX° siècle, alors que le cadavre d’un lord est retrouvé dans une maison inhabitée, les cas de décès liés à un cercle spirite intrigue Claton McRae, inspecteur de la police d’Edimbourg.

 

 

Son enquête va le mener sur la piste de Millicent Kirkham et Allie Duncan, un duo de femmes qui, en plus de faire parler les esprits, font dans le social en aidant des femmes dans le besoin via leur institution Sainte Marie.

 

Cette dernière est financée par les mécènes crédules qui assistent aux séances de spiritisme, qui ont en commun d’avoir été de mauvais époux et sont assaillis de visons cauchemardesques depuis qu’ils fréquentent les deux femmes qui leur prescrivent d’ailleurs d’étranges potions pour les calmer.

 

 

Heureusement pour McRae ; Arthur Conan Doyle, alors étudiant, accompagné de son ami Alvuin et suivi par l’imminent Professeur Bell, s’intéressent aussi à l’affaire et vont découvrir le pot aux roses.

 

 

Retour de Roger Seiter au fantastique Victorien qu’il avait abordé entre autre dans la très réussie série Fog, pour ce polar sombre qui convoque à la fois l’esprit du père de Sherlock Holmes mais aussi l’épouvante gothique d’un Poe ou d’un Stevenson.

 

 

Il retrouve pour l’occasion le trop rare Jean Louis Thouard (en BD en tout cas !) – avec qui ils avaient adapté des nouvelles d’E.A Poe d’ailleurs- qui, de son trait hachuré voire torturé, donne corps avec réussite à cette enquête glauque ; alternant les ambiances au gré de couleurs aussi éloignées que parfois inattendues (ces mauves !) et rendant aussi bien la géographie fogy d’Edimbourg que le charisme du casting.

 

 

Une réussite du genre à mettre à l’actif de ce duo de choc.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : RIPPER STREET S 3

 

 

C'est de qui ? D. Scherrer

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Il est tout de même étonnant que le compositeur suisse-britannique Dominik Scherrer n’ait pas été beaucoup sollicité tant son travail sur Ripper Street est intéressant.

 

Série se déroulant dans le Londres Victorien alors que l’ombre des exactions de Jack L’éventreur plane encore sur Withechapel, Riper Street a bien failli être avortée après sa seconde saison mais c’était sans compter sans l’engouement de son public qui, via les réseaux sociaux entre autres, a motivé la naissante chaine amazon Prime à l’époque, de financer la suite (la série ira jusqu’à 5 saisons, comme quoi amazon ce n’est pas que le mal !).

 

C’est la B.O de la « ° saison que j’ai retenu pour aller avec le Dossier Thanatos, les deux médias étant tous deux chargés de tension et d’émotion, partageant la même époque historique, que Scherrer évoque notamment grâce à une mandoline et un violon norvégien, instruments des plus inhabituels dans le domaine de lu score.

 

Un soupçon de folklore britannique pour la couleur locale, pas mal de montées de cordes qui surprennent l’auditeur : le tableau est complet et, à la lecture de l’album de Seiter et Thouard, des plus satisfaisant !

 

 

 

 

 

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11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 09:00

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  L’ILE DES OUBLIES

 

 

C'est de qui ? Roger Seiter et Fred Vervisch adaptent Victoria Hislop

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Phileas

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Seiter

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Une jeune anglaise dont le couple bât de l’aile part en « pèlerinage » en Crête sur les traces de l’histoire de sa famille et va découvrir le lien étroit qu’elle a noué avec l’ile de Spinalonga, où pendant des décennies ont été envoyés les malades de la lèpre.

 

Ses grands-parents, sa mère, son père et sa tante ont vécu, entre l’ile et le continent, tout au long du XX° siècle, maintes histoires d’amour souvent tragiques, sous le soleil brulant de méditerranée.

 

 

Je dois l’avouer, c’est le trait de Fred Vervish qui m’a attiré sur cette adaptation de l’Ile des Oubliés, roman que mon épouse a adoré, comme plus de deux millions de lecteurs semble-t-il.

 

Quand j’ai demandé à ma chère et tendre si elle ne pensait pas qu’une grosse partie de ce lectorat était très probablement féminin elle m’a avancé que c’était réducteur, voir sexiste et nous avons convenu qu’il serait peut-être mieux de ne pas mettre cette remarque dans ma chronique musicale…

 

 

Ce qui m’a conduit à cette réflexion c’est le fait que l’intrigue soit, avant tout, soyons honnêtes, une histoire d’amour assez classique, avec forte dose d’émotion convenue (la sœur pimbêche qui trompe son mari avec le cousin qui aurait dû se marier avec l’héroïne qui, infectée -mais juste un peu hein- est partie habiter sur l’ile des lépreux où elle se dévoue aux autres et où elle se consolera avec le jeune et beau médecin droit comme la justice, ces deux-là adoptant finalement l’enfant du couple malheureux… ça fait beaucoup je trouve).

 

 

Après le contexte historique est riche et intéressant, le trait de Vervisch (oui parce que c’est ce dont on discutait au départ donc) rend aussi bien la beauté des paysages crétois que le charisme des personnages via un style un brin old school qui n’est pas sans faire penser à celui d’un Kiraz ou d’un James Hodges par exemple

 

 

Le métier de conteur de Roger Seiter fait le reste et sait rendre cette version BD probablement aussi prenante que le roman de Victoria Hislop.

Ce que ne me confirmera pas mon épouse puisqu’elle lit aussi peu de BD que ce que je lis de « vrais » livres.

 

Notons que Philéas, l’éditeur, spécialisé dans l’adaptation de romans à succès, a soigné son édition et que le livre est fort agréable.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : LE PATIENT ANGLAIS

 

 

C'est de qui ? G. Yared

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? C’est le réalisateur du film, Anthonny Minghella, qui imposera aux studios Gabriel Yared pour la B.O du Patient Anglais, choix qui se révèlera payant puisque le français récoltera son second Oscar ainsi qu’un Golden Globe pour sa partition.

 

De son propre aveu Yared a beaucoup aimé travailler avec Minghella, musicien lui-même, qui lui a donné des pistes sur ce qu’il désirait. Ainsi les thèmes du Patient Anglais s’inspirent d’œuvres de Bach et de Pucini dont le réalisateur trouve les mélodies et harmonies très évocatives.

 

Romantisme bon ton et mélancolie sont les maîtres mots des compositions de Yared, avec une subtile touche d’orientalisme discret, le tout est digne des travaux des airs américains du compositeur et justifie l’accueil publique et critique, mais aussi mon choix de cette B.O pour l’Ile des Oubliés.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 13:38

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SIR NIGEL 2

 

 

C'est de qui ? Seiter & Giné

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Nigel doit, s’il souhaite épouser sa promise, accomplir trois hauts faits. Si ses aventures aux coté de Chandos lui permettent de briller par deux fois (et non des moindres, il prend un château quasiment à lui seul), il faudra à notre héros beaucoup de patience avant de terminer sa quête durant la campagne du roi Edward contre les français.

 

Avec ce second volet de son adaptation du roman de Sir Arthur Conan Doyle, Roger Seiter livre une fort bonne BD d’aventures à l’ancienne, pleine de rebondissements à la partie historique documentée et aux dessins semi réalistes, dans un style franco-belge plutôt classique, réalisés par un Christian Giné inspiré et très en phase avec le sujet.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :KNIGHTS OF THE ROUND TABLE

 

 

C'est de qui ? M. Rozsa

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après avoir connu un franc succès avec le score d’Ivanhoé l’année précédente, Rozsa est de nouveau mis à contribution par les studios pour écrire celui d’un autre film de chevaliers, qui sera en plus le premier réalisé en cinémascope et doit donc être un sans-faute.

Di coté du compositeur c’est mission accomplie, et ce malgré un laps de temps assez court pour écrire sa partition (dans une année 1953 chargée puisqu’il n’écrit pas moins de cinq B.O).

 

Les Chevaliers de la Table Ronde porte la marque indélébile de son auteur qui rajoute néanmoins à ses gimmicks habituels de belles trilles de flutes et de percussions haut perchées, le tout toujours porté par un thème riche et des phrases de violons romantico-épiques, des tambours martiaux et des cuivres grandioses.

 

Peut-être plus grand spectacle que celui d’Ivanhoé, ce score marque un tournant du genre dans l’approche de Rozsa, et maintes idées conçues ici seront développées dans des grandes œuvres postérieures de Ben Hur au Cid.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 15:41

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SIR NIGEL

 

 

C'est de qui ? Gine & Seiter

 

 

La Couv':

 

Petit mais costaud  /  Sir Nigel  Vs.  Quentin Durward

 

Déjà lus chez nous? Oui les deux, mais pas ensemble.

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche:

 

 

Petit mais costaud  /  Sir Nigel  Vs.  Quentin Durward

 

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que l’Angleterre est empêtrée dans la Guerre de Cent Ans, Nigel un jeune fils de chevalier impétueux dont le domaine est criblé de dettes, tient tête au clergé et se lie d’amitié avec un chevalier qui le prend à son service en tant qu’écuyer.

Les voilà en partance pour rejoindre la guerre aux cotés du Roi.

 

Si l’on connaît Arthur Conan Doyle pour son célèbre détective privé, les aventures de Sir Nigel, contées dans le roman éponyme ainsi que dans La Compagnie Blanche, méritent largement le coup d’œil.

 

Roger Seiter, décidément à l’aise dans tous les genres, s’approprie ce héros haut en couleur (façon de parler vu que Nigel est relativement petit !) et en narre les histoires avec talent.

La partie graphique est assurée par Christian Gine dans un style franco belge des plus classique mais qui ne démérite pas sur ce récit médiéval entrainant.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : QUENTIN DURWARD

 

 

C'est de qui ? Bronislau Kaper

 

 

La Couv':

 

Petit mais costaud  /  Sir Nigel  Vs.  Quentin Durward

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne quoi? A une époque où les films de chevalerie cartonnent Outre Atlantique, les studios exploitent le filon et l'acteur Robert Taylor enchaîne les rôles de preux au grand cœur.

 

Coté B.O Miklos Rosza est le spécialiste du genre mais est pris sur un autre projet à l'époque où ce Quentin Durward est lancé. C'est donc Kaper qui le remplace au pied levé mais l'humour et la légèreté que le compositeur sait insuffler à ses projets est le bienvenu puisque le film est également moins sérieux que ses prédécesseurs, de Ivanhoé aux Chevaliers de la Table Ronde.

 

Légèreté qui sied bien également à Sir Nigel qui prend ici des airs de grand film d'époque, la partition étant évidement riche en cuivres dignes d'une fanfare médiévale et autres morceaux de bravoure orchestrale!

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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