4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 12:56
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  UN PUTAIN DE SALOPARD

 

 

C'est de qui ? Loisel & Pont

 

 

La Couv':

 

In nomine Patris  /  Un Putain de Salopard  Vs. Dr Terror

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Loisel.

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Une planche

 

In nomine Patris  /  Un Putain de Salopard  Vs. Dr Terror

 

Ca donne Quoi ? Années 70, à l’époque et sur les lieux de la construction de la Transamazonienne, un jeune homme en quête de ses origines débarque au Brésil avec comme seul indice deux photos le représentant en compagnie de sa mère et de deux hommes différents. L’un d’entre eux étant supposé être son géniteur.

 

Si son périple commence plutôt bien avec la rencontre de trois filles sympas, il va bien vite tourner au drame entre meurtre de jeune femme, prostitution forcée et chasse à l’homme au cœur d’une jungle hostile.

 

Si le début de la nouvelle série de l’auteur de La Quête de  avec son ambiance baba cool commence plutôt sur un ton léger, le scénar’ tourne vite au thriller oppressant avec une action et des scènes de suspense et de violence soutenus.

 

On sent une belle complicité entre le dessinateur et le scénariste, notamment dans la composition des planches, la personnification des personnages et la narration.

Ce premier tome à la pagination généreuse a tout ce qu’il faut pour accrocher le lecteur (avec même une mini pointe de fantastique forcément intrigante) qui donne clairement envie de connaître la suite.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : DR TERROR HOUSE OF HORRORS

 

 

C'est de qui ? E. Luytens

 

 

La Couv':

 

In nomine Patris  /  Un Putain de Salopard  Vs. Dr Terror

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas sûr.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si les studios de la Hammer ont trusté le marché du film d’horreur durant deux décennies, leurs concurrents quasi directs de chez Amicus étaient également pas mal actifs sur le même créneau (si ce n’est que la plupart des films Hammer étaient à background « historico-gothiques » tandis que ceux de chez Amicus étaient plutôt contemporains).

 

Pour ce film à sketches où l’on retrouve les incontournables Peter Cushing et Christopher Lee (acteurs fétiches de la Hammer par ailleurs), la compositrice Elisabeth Luyden, première femme à écrire de la musique de film mais qui, de son propre aveu, faisait ça plus pour payer les factures que par choix, écrit une partition assez passe partout, où elle laisse de coté le sérialisme dont elle s’est faite spécialiste outre-manche.

 

Néanmoins on reconnaîtra à son score des qualités manifestes dans l’évocation de l’épouvante subreptice, de l’illustration thématique simple mais efficace.

A l’opposé d’un James Bernard, compositeur attitré de la Hammer, Luyden fait dans l’underscoring si nécessaire et, par la même, rend ses compositions plus variées que la moyenne.

 

Une B.O peut être un peu trop appuyée dans le genre mais qui a le mérite de mettre en exergue la tension constante du premier tome de l’album de Pont et Loisel.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 08:39
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA PLANETE AUX CAUCHEMARS

 

 

C'est de qui ? Pion et Sapin

 

 

La Couv':

 

Un week end avec Lovecraft 1 /  La Planète aux Cauchemars Vs.  Uss Callister

 

Déjà lus sur B.O BD? Oui, ensemble d’ailleurs.

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Une planche:

 

Un week end avec Lovecraft 1 /  La Planète aux Cauchemars Vs.  Uss Callister

 

Ca donne Quoi ? Dans l’espace, dans un futur lointain, une jeune femme désireuse de se rendre sur la planète Arkham, se voit contrainte d’emprunter un itinéraire bis qui l’amène sur Innsmouth, petite planète lugubre habitée de gens tout aussi glauques aux traits bestiaux et aux yeux globuleux.

Alors que la nuit tombe l’enfer va se déchainer pour notre pauvre héroïne !

 

Adapter Lovecraft en changeant d’époque est un concept intéressant qui, on l’a vu de par le passé, en BD notamment (et même par le même duo chez le même éditeur notamment !), est généralement payant.

 

La Planète aux Cauchemars, si elle fait très « hommage », ne déroge cependant pas à la règle, l’étrangeté et l’hostilité de planètes perdues dans l’espace étant tout à fait appropriées au malaise et à la tension des récits de l’écrivain de Providence.

 

Patrick Pion avec son style « à l’ancienne » donne un aspect Creepy à ce récit de SF tendu même si j’ai trouvé que la colo ne rendait pas toujours justice à son trait (exception faite de la scène de cauchemar très réussie).

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :USS CALLISTER

 

 

C'est de qui ? D. Pemberton

 

 

La Couv':

 

Un week end avec Lovecraft 1 /  La Planète aux Cauchemars Vs.  Uss Callister

 

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Touche à tout et versatile, Pemberton passe du petit au grand écran avec le même talent et, semble t-il, la même jubilation.

 

Pour cet épisode de la série Black Mirror, atypique à plus d’un titre (plus axé sur la comédie que les autres, hommages et clins d’oeils à Star Trek et Twilight Zone), il met le petits plats dans les grands en conjuguant les gimmicks des scores classiques de la SF - à grands renforts de cuivres et de percussions- et l’électronique en vogue actuellement, à base de nappes sourdes, de rythmiques sur produites et d’ambiances futuristes.

 

Le compositeur a traité ses deux aspects quasiment comme deux B.O séparées pour mieux les mélanger ensuite.

Le contraste entre les éléments synthétiques et les instruments de l’orchestre de Prague renforçant ce ressenti.

 

De la B.O de haut vol pour une adaptation spatiale, que demander de mieux ?

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 13:15

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  INFINITY 8. JUSQU'AU DERNIER.

 

 

C'est de qui ? Trondheim et Killofer

 

 

La Couv':

 

Huit à l'infini  /  Infinity 8. Jusqu'au dernier.  Vs.  Rollerball.

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres.

 

 

Une planche:

 

Huit à l'infini  /  Infinity 8. Jusqu'au dernier.  Vs.  Rollerball.

 

Ca donne Quoi ? Point d'héroïne sexy pour cet ultime volet de la saga SF déconnante de Trondheim et ses compères puisque c'est le bedonnant et libidineux lieutenant Refo qui va dévoiler au grand jour le pot aux roses et tenter de sauver les meubles.

Il a découvert que le capitaine Tonn Chars - l'espèce de pieuvre géante au pouvoir de reboot- cherche en fait à se venger du reste de la galaxie pour avoir éradiquer sa race 30 ans auparavant.

 

Refo se révèle un sacré meneur d'homme, ou plutôt de femmes puisque nos agentes des précédents épisodes vont rempiler pour lui filer un coup de main salvateur.

 

Bon, voici donc la conclusion du concept Infinity 8 que d'aucuns avaient qualifié de « Donjon, mais dans l'espace ! ». Si cette série s'avère moins aboutie que cet imposant prédécesseur elle ne manque pas d'atouts comme on a pu le voir au fil des tomes précédents et comblera les amateurs du scénariste.

 

Killofer rend une copie des plus honorable, dans le top 3 de la série; avec des passages assez impressionnants de ci de là, bien mis en valeur par les couleurs de Tanja Cinna.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ROLLERBALL

 

 

C'est de qui ? Previn et divers

 

 

La Couv':

 

Huit à l'infini  /  Infinity 8. Jusqu'au dernier.  Vs.  Rollerball.

 

Déjà entendu chez B.O BD? Certains oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Pour ajouter au décalage de cette conclusion d'Infinity 8 j'ai choisi la bande originale de Rollerball qui comporte une poignée d’œuvres classiques plus ou moins célèbres (dont certaines plus que moins, le Tocata en Ré mineur qui ouvre la galette par exemple) alternées avec des compositions d'André Previn qui va d'une musique descriptive aux accents assez baroques à un psychédélisme funky très début des années 70 ou guitares wah-wah et synthé sidéral se côtoient dans un groove des plus planant.

 

Le contraste entre des pièces de Shostakovitch, Tchaikovsky et le score à proprement, parler, contre toute attente, fonctionne plutôt pas mal, surtout avec un album comme celui du jour.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 09:00

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SPILL ZONE 2

 

 

C'est de qui ? Puvilland & Westerfeld

 

 

La Couv':

 

Zone fantome  /  Spill Zone 2  Vs.  Ghost In The Shell

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur le premier.

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Une planche:

 

Zone fantome  /  Spill Zone 2  Vs.  Ghost In The Shell

 

Ca donne Quoi ? Si Addie comptait bien laisser la zone infectée et ses problèmes derrière elle grâce à l’argent gagné avec ses clichés, c’était sans compter sans Vespertine, l’entité qui a pris possession de Lexa, sa petite sœur, et ne l’entend pas de cette oreille.

 

L’arrivée d’un jeune nord coréen qui a également été touché par les émanations d’une zone identique dans son pays, va également bouleverser les plans de notre héroïne puisqu’il parvient à la décider d’aller affronter les créatures de la zone.

 

Suite (et fin) du comics aux allures post apocalyptique de Westerfeld et Puvilland qui mettent les petits plats dans les grands à grands renforts de scènes d’action à haute tension et de suspense tendu le tout toujours dans ce style graphique à la croisée des genres, original sur un tel scénario, dans une explosion de couleurs parfois forts flashy, option payante pour personnifier les envahisseurs extra terrestres à l’intérieur des corps d’animaux.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : GHOST IN THE SHELL

 

 

C'est de qui ? Mansell & Balfe

 

 

La Couv':

 

Zone fantome  /  Spill Zone 2  Vs.  Ghost In The Shell

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui, tous deux.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Quelle idée est la plus saugrenue: réaliser un remake du manga culte Ghost In The Shell avec Scarlett « Veuve Noire » Johansson dans le rôle titre ou demander à deux compositeurs aux styles et sensibilité musicale aussi éloignés que Clint Mansell (Requiem for a dream) et Lorne Baffle (Kung Fu Panda 2, Mission Impossible : Fallout) d'en assurer la musique?

 

Il semblerait, de ce que l'on trouve sur la toile, que le matériel composé par Mansell ait été retravaillé et/ou produit par Balfe ainsi que par les compositeurs de la B.O de la série Hell on Wheels. Si Mansell avait déjà oeuvré dans le film futuriste bourrin (Doom, autre adaptation hasardeuse), difficile de déceler sa patte dans cet imbroglio d'électronique léchée mais déjà quasi datée, d'effets vrombissants et autres plages atmosphériques heavy, traversées de passages à l'orchestre plus enlevés mais un peu trop rares.

 

On pense à d'autres films de SF récents aux musiques quasi-interchangeables, de Oblivion à Elysium dans cette débauche d'effets et si l'ensemble n'est pas mauvais en soi on se dit que Mansell en solo aurait probablement proposé quelque chose de plus original.

Néanmoins un score SF survitaminé qui colle bien à cette conclusion de Spill Zone.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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24 janvier 2019 4 24 /01 /janvier /2019 16:37

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  PARIS 2119

 

 

C'est de qui ? Zep & Bertail

 

 

La Couv':

 

 

Paris sera toujours Paris (même dans un siècle?)  /  Paris 2119  Vs.  Annihilation

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour les deux.

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Une planche:

 

Paris sera toujours Paris (même dans un siècle?)  /  Paris 2119  Vs.  Annihilation

 

Ca donne Quoi ?A la vitesse où va le « progrès », on peut décemment penser que dans un siècle, la téléportation sera devenue une réalité mais la pollution à l’extrême aussi hélas.

Ainsi la capitale française est devenue une métropole partagée entre des zones protégées par des dômes où l’atmosphère est préservée tandis que des quartiers complets sont laissés à l’abandon et à une pluie continuelle.

Tristan, jeune homme idéaliste et passéiste se méfie de l’ultra technologie qui dirige la vie de ses concitoyens et, bientôt, ses doutes vont se confirmer et notre héros va mettre le doigt dans un engrenage qui le dépasse.

 

Après The End, déjà chez Rue de Sèvres, Zep, décidément jamais où on l'attend,  continue sur sa lancée écolo avec cette fois une incursion dans la SF (une nouvelle incursion devrais-je dire puisqu’il a participé à la série Infinity 8), laissant cette fois la partie graphique à Dominique Bertail (qui avait déjà illustré un scénar de Zep sur... Infinity 8 d’ailleurs).

Ce dernier livre une copie des plus soignée dans un style réaliste poussé.

 

Les influences sont assez nettes (Moebius, Bilal) sans pour autant nuire à la personnalité de l’album, le suspense est soutenu et le message humaniste s’il en est, passe –plutôt-pas mal ; on regrettera peut être une fin un rien abrupte même si finalement assez lucide qui ne gâche pas l’ensemble, loin de là !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : ANNIHILIATION

 

 

C'est de qui ? Ben Salisbury & Geoff Barrow

 

 

La Couv':

 

Paris sera toujours Paris (même dans un siècle?)  /  Paris 2119  Vs.  Annihilation

 

Déjà entendu chez B.O BD? Barrow peut être.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Le nom de Geoff Barrow ne vous est peut être pas inconnu puisque c’est l’un des membres de Portishead, on retrouve ici son goût pour les ambiances alambiquées et la science de la musique cinématographique détournée.

 

Si le précédent opus du duo, Ex Machina, du même réal’, était déjà de la SF/anticipation, ici on est dans un long bien plus spectaculaire, où la tension et le suspense sont d’un autre niveau.

 

Les compositeurs se sont donc adaptés et, partant d’un motif aussi simple qu’efficace, à base de 4 notes, le duo de Bristol le triture dans tous les sens et développe une musique hantée et stressante où une guitare acoustique, en instrument lead de l’orchestre, côtoie l’électronique, un waterphone, le tout avec des arrangements soignés.

 

Un très bon score de genre, qui sait s'éloigner des sentiers battus et fait parfaitement l'affaire pour notre bd du jour.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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