25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 08:26

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : GERONIMO

 


C'est de qui : Matz et Jeff

 

 

La Couv':

 

Le sentier de la guerre  /  Géronimo  Vs.  The Duel

 

Déjà croisé sur le site? Oui, ensemble même.

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres.

 

 

Une planche:

 

Le sentier de la guerre  /  Géronimo  Vs.  The Duel

 

Ca donne Quoi ? Après le très original Geronimo, mémoires d’un résistant apache, sorti l’an passé chez Delcourt, c’est au tour du duo derrière, entre autre, Balles Perdues, déjà chez Rue de Sèvres, de s’intéresser à l’un des personnages les plus marquants de l’Histoire des amérindiens. Dans ce one shot sont retracées les années de lutte du chef indien, de la mort de sa famille, déclencheur de sa fureur, jusqu’aux ultimes soubresauts de sa guerre ouverte contre l’envahisseur blanc qui le conduira dans les réserves indiennes.

 

Ici l’angle choisi est très « western », l’album privilégiant clairement l’action et le spectacle via une unité du fond et de la forme assez frappante. Pas de grande réflexion psychologico historico sociale sur la condition indienne ou sur la justesse de leur combat, mais plus une suite chronologique d’évènements marquants, souvent héroïques, mis en valeur par des planches spectaculaires ou des pleines pages très travaillées.

 

Si on reprochera peut être au trait de Jef d’être parfois trop ressemblant en ce qui concerne les visages de ses protagonistes, ou de manquer de finesse, toujours sur les visages, dans les plans d’ensemble,  on reconnaîtra au duo un réel sens de la mise en scène et un savoir faire narratif dans le grand spectacle sauvage et violent.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE DUEL

 

 

C'est de Qui ? C. Eastman

 

 

La couv'

 

Le sentier de la guerre  /  Géronimo  Vs.  The Duel

 

Déjà entendu chez nous ? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ?   Eastman, violoniste depuis son plus jeune âge ayant collaboré avec des pointures dans le monde de la musique (de Beck à Bryan Adams en passant par Elton John) a, hélas, été introduit à la musique de film par Hans Zimmer avec qui il a bossé sur, entre autre, Black Hawk Down ou Pirates de s Caraïbes.

 

L’expérience lui ayant plu il a depuis monté son propre studio d’enregistrement où il compose, seul dorénavant (et c’est tant mieux) ses propres scores.

 

Sur ce western en apparence classique et qui n’évite pas certains clichés, mais avec quelques variantes appréciables, s’il fait pas mal dans l’underscoring, Eastman construit lentement sa montée en tension vers un climax attendu. Son travail avec Carter Burwell sur le remake (dispensable) d’Alamo se fait sentir ici, l’influence du compositeur attitré des frères Cohen étant évidente notamment dans l’absence de thèmes répétés (voire même distincts).

 

Grand amateur d’instruments à cordes, c’est à cette famille qu’il donne la part du lion et, si pas des plus originale, la couleur générale de la B.O est agréable.

 

On aurait fort bien plus choisir un score plus animé voire héroïque pour cette version de la vie de Géronimo mais l’ambiance de la BD étant déjà au sensationnalisme, j’ai préféré baisser l’atmosphère d’un ton.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 08:36

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : INFINTY 8. L’EVANGILE SELON EMMA.

 


C'est de qui : Vehlmann, Trondheim & Balez.

 

 

La Couv':

 

(In)fini de rire?  /  Infinty 8. L'Evangile selon Emma  Vs.  Yor

 

Déjà croisé sur le site? Oui pour les deux scénaristes.

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres.

 

 

Une planche:

 

(In)fini de rire?  /  Infinty 8. L'Evangile selon Emma  Vs.  Yor

 

Ca donne Quoi ? Dans ce nouveau tome on suit donc une nouvelle héroïne, l’Emma du titre, qui, après s’être débarrassé du commandement du vaisseau mère, va partir dans la nécropole flottante (fil rouge de la série jusqu’à présent) avec une poignée de passagers ayant chacun l’objectif d’y récupérer quelque chose. Les intérêts personnels vont rapidement prendre le dessus et faire éclater (littéralement !) le petit groupe, obligeant notre Emma a essayer de réparer les pots cassés.

 

Troisième fournée de la série concept Infinty 8 (qui comportera donc…8 tomes, oui, bien vu), l’Evangile selon Emma, marque un changement notable à mon sens avec les précédents (surtout avec le premier), à savoir que l’on entre vraiment dans le registre hommage à une certaine SF de série B et moins dans l’aspect « Donjon dans l’Espace » que j’avais pu trouver auparavant.

 

L’humour est certes encore présent de ci de là mais n’est plus la dominante. L’arrivée de Fabien Vehlmann au sein de l’écurie Infinity 8 explique peut être cela, pas que l’auteur de Green Manor n’aime pas la déconne mais, on l’a vu sur des choses comme Satanie, Des lendemains sans nuages ou encore Jolie Ténèbres, il peut et sait aussi proposer des scénarios fouillés et aux parts sombres évidentes.

 

Ici le thème religieux entre en jeu, de façon intéressante, entremêlé aux clins d’œil à quelques classiques du genre, que ce soit dans le look des robots (on pense notamment au Trou Noir de chez Disney) ou leur comportement (2001, HAL version basique).

 

Finissons en évoquant (tout de même !) la partie dessin et colo, si je suis moins fan du style de Balez que de ceux de ses prédécesseurs, il faut reconnaître que le coté graphique reste néanmoins dans cet esprit faussement suranné assumé qui donne son identité à la série pour l’instant.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? YOR THE HUNTER FROM THE FUTURE.

 

 

C'est de Qui ? J. Scott (mais pas que)

 

 

La couv'

 

(In)fini de rire?  /  Infinty 8. L'Evangile selon Emma  Vs.  Yor

 

Déjà entendu chez nous ? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Après des débuts remarqués dans le jazz et comme musicos de studio (il a entre autre bossé avec les Fab Four) des collaborations avec  Mancini et John Barry orientent John Scott vers la musique pour grand écran où il va écrire pas loin d’une centaine de B.O.

 

Parmi quelques perles, on trouve dans sa discographie des choses plus confidentielles, mais toujours intéressantes, comme notre perle du jour (hum !)

C’est le cas de  l’adaptation internationale de ce comics sud-américain qui a vu le jour -le film- via  la volonté des studios de surfer sur le succès du Conan de MiIllius sorti l’année précédente. Si Yor pioche allègrement dans ce dernier tout en lorgnant vers Star Wars, il est à des années lumières (c’est le cas de le dire) de ses imposants modèles.

 

Coté B.O là aussi on frôle des sommets de ridicule. La faute n’en revient pas à Scott, loin de là, qui a composé une musique symphonique de haut vol pleine d’allant, flirtant avec les canons du genre (Williams en tête, mais pas que) et où cuivres sont à la fête, bien secondés par des cordes parfois un brin trop enthousiastes (on dirait presque du Disney sur certains passages, c’est dire !), le tout étant bien amusant avec le troisième volet d’Infinty 8. La production étant au départ plus qu’enthousiaste sur l’éventuel réception du public, les frères  De Angelis sont commissionnés pour rajouter du matériau.

 

Fort mauvaise idée puisque les deux transalpins vont s’en donner à cœur joie dans le registre électronique embarrassant, saupoudré d’arrangements pop malvenus.

 

Inutile de dire que le résultat final, mélange hasardeux des deux B.O tronquées et mixées à qui mieux-mieux, n’arrangera en rien un  long métrage déjà voué à l’échec.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 16:29

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : PROIES FACILES

 

 

C'est de qui ? Prado

 

 

La Couv':

 

Méfiez vous du 3° Age  /  Proies Faciles Vs.  Blood

 

Déjà croisé chez nous? Non.

 

 

C’est édité par : Rue de Sèvres.

 

 

Une planche:

 

Méfiez vous du 3° Age  /  Proies Faciles Vs.  Blood

 

Ca donne Quoi ? La misère humaine est exploitée partout de la même façon. Ainsi, comme en Europe du Nord ou aux Etats Unis, les scandales financiers liés à l’immobilier ou a des placements foireux conseillés par des groupes bancaires sont monnaie commune (si l’on peut dire) et les responsables sont rarement punis.

 

C’est à partir d’un fait divers découlant de cette situation que Miguelanxo Prado a décidé d’écrire ce polar urbain et social, enquête à mi-chemin entre la série TV nerveuse et la chronique sociétale désabusée.

 

Plusieurs employés de différentes banques, à des postes plus ou moins hauts placés, meurent dans d’étranges circonstances les uns à la suite des autres. Bientôt le duo de policiers mis sur le coup découvre qu’ils ont tous été victimes d’un empoisonnement. Remonter le fil de meurtres  aussi inhabituels ne va pas être une mince affaire et bientôt le lien semble être une arnaque financière d’envergure.

 

Un peu comme son compatriote Canales quelques mois plus tôt, déjà chez Rue de Sèvres, Prado livre un album où des personnes âgés se rebellent contre une société gangrénée qui les spolie, dans un noir et blanc très expressif aux ombrés d’une rare maîtrise. Un one-shot à la croisée des genres prenant de bout en bout.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi? BLOOD

 

 

C'est de Qui ? D. Pemberton

 

 

La couv'

 

Méfiez vous du 3° Age  /  Proies Faciles Vs.  Blood

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui, une fois au moins.

 

 

On peut écouter? Pas d’extraits vidéo, voici donc un lien audio, et la bande annonce du film :

 

Ca donne Quoi ? S’il a démontré il y a peu sa capacité à produire une musique funky très marquée 70’s sans pour autant être un pastiche pur et simple, et s’être également illustré sur de la B.O d’épouvante (on y reviendra à l’occasion) le britannique Daniel Pemberton est tout à fait capable de faire de l’underscoring de néo-noir.

 

Sur un scénario très sombre (deux flics, frères de surcroit, forcés d’enquêter sur  un crime qu’ils ont eux même commis) il tisse une toile complexe malgré les apparences où l’émotion le dispute au suspense le tout dans une économie d’effets manifeste.

 

Les cordes sont essentiellement employées dans les graves, un piano s’invite de temps à autre sur certaines pistes,  quelques arrangements électroniques et pas mal de percussions discrètes viennent compléter une partition originale et efficace, très à propos pour ce Proies Faciles.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 08:14

 

 

Si Tintin retourne chez les Soviets et en voit de toutes les couleurs, ce n'est pas le seul à avoir à faire aux révolutionnaires Russes.

 

La preuve, deux nouveautés ce mois ci se déroulent pendant la même période historique, consacrons leur donc la journée, elles en valent bien la peine.

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : KAMARADES. TERRE PROMISE

 


C'est de qui : Goust, Dusséaux et Abtey

 

 

La Couv':

 

Soviet Système  /  Kamarades  Vs.  Richard III

 

Déjà croisé sur le site? Oui, sur les tomes précédents.

 

 

C’est édité chez ? Rue de Sèvres

 

 

Une planche:

 

Soviet Système  /  Kamarades  Vs.  Richard III

 

Ca donne Quoi ?  Notre improbable couple ne tient pas longtemps planqué au milieu des Rouges et les voilà à nouveau en cavale. Passés en Pologne pour retrouver la mère de Volodia ils combattent les Russes aux cotés des autochtones…mais c’est compter sans la fatalité et, surtout, l’acharnement de Staline qui a juré la perte des Romanov.

 

Un troisième et dernier volet qui, une fois passée la surprise/légère déception du second m’a bien plus emballé et qui donne à la petite histoire dans la grande, lue dans sa totalité, un vrai panache d’aventure historique mélodramatique mais épique.

 

Le trait, je le redis, est vraiment à mon sens le gros point fort de Kamarades et l’on espère retrouver très vite Mayalen Goust sur un prochain projet !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? INCIDENTAL MUSIC TO RICHARD III

 

 

C'est de Qui ? J. Vogel

 

 

La couv'

 

Soviet Système  /  Kamarades  Vs.  Richard III

 

Déjà croisé dans le coin?  Non

 

 

On peut écouter? Aucun extrait vidéo de la pièce, mais vous pouvez avoir un aperçu de chaque piste par là.

 

 

Ca donne Quoi ? Le compositeur d’origine juive Jaromir Vogel (à propos duquel je vous met au défi de trouver un semblant d’informations, que ce soit en français ou même en anglais), a été commissionné pour écrire les musiques d’accompagnement de toute une série d’adaptations des grandes pièces shakespeariennes présentées au Château de Prague il y a quelques années.

Pour son Richard III s’il s’inspire de la musique d’époque, instrumentale et chantée, qu’il retranscrit de manière inventive (les percussions font très métalliques par exemple), il n’en oublie pas moins, à la manière d’un Rosza au cinéma ou d’un John Zorn dans le jazz (oui, je sais, l’écart est audacieux !), ses origines et insuffle dans sa partition des mélodies et arrangements folkloriques parfois surprenants mais toujours bien amenés.

Composée essentiellement de  thèmes dédiés aux principaux protagonistes cette « B.O » est un intéressant exemple de musique aux confluents des genres et des influences qui, grâce à un caractère intemporel métissé a fort bien accompagné cette conclusion tragico-romantique d’une épopée russe.

 

 

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Une chronique de Fab

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 08:17
Comment chroniquer un excellent album  en musique?  / Astrid Bromure Comment épingler l'enfant sauvage?  Vs.  How to steal a million

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : ASTRID BROMURE. COMMENT EPINGLER L’ENFANT SAUVAGE.

 


C'est de qui F. Parme

 

 

La Couv':

 

Comment chroniquer un excellent album  en musique?  / Astrid Bromure Comment épingler l'enfant sauvage?  Vs.  How to steal a million

 

Déjà lu sur le site ? Oui, sur les deux tomes précédents.

 

 

C’est paru chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Une Planche :

 

Comment chroniquer un excellent album  en musique?  / Astrid Bromure Comment épingler l'enfant sauvage?  Vs.  How to steal a million

 

Ça donne Quoi ? Planquez- vous, Astrid s’ennuie, et Astrid veut un petit frère ! Devant le refus de ses parents, et - vous la connaissez !- jamais à court de ressources, elle va faire embarquer tout son petit monde   au Gabokonga, contrée africaine peuplée de pygmées où elle va rencontrer un enfant sauvage.

Planquez-vous, Astrid est amoureuse !

 

Le troisième tome de la délicieuse série de Fabrice Parme apporte une nouvelle dimension avec cette touche d’exotisme et une aventure en « extérieur ». Le changement fonctionne à merveille, donnant à l’auteur l’occasion de développer l’humour imparable déjà bien présent sur les deux premiers, mais aussi son personnage principal (avec entre autre une présence plus marquée des parents) qui n’est plus simplement l’adorable petite peste mais gagne en profondeur en dévoilant ses sentiments naissants. Le tout toujours dans ce superbe style graphique qui n'est pas sans évoquer les classiques old school de l'animation comme de l'illustration.

 

Un régal de lecture pour les grands et les plus jeunes.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? HOW TO STEAL A MILLION

 

 

C'est de Qui ? J. Williams

 

 

La couv'

 

Comment chroniquer un excellent album  en musique?  / Astrid Bromure Comment épingler l'enfant sauvage?  Vs.  How to steal a million

 

Déjà croisé dans le coin? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Ah, les grands esprits ! Alors que je furetais du coté des B.O de l’adaptation « live » de Tintin et de Catch me if you can, toutes deux composées par John Williams, je me suis souvenu que Fabrice Parme, lors de la chronique du premier volet d’Astrid Bromure, avait évoqué les musiques qu’il écoutait quand il réalisait les albums de sa chipie.

 

John Williams et ce How to steal a million y figuraient en bonne place, et je me suis dit “et bien pourquoi pas ?! » Et j’ai bien fait car l’on retrouve en substance dans ce très remuant score –l’un des tout premiers du compositeur-  les prémices de pas mal de choses des deux envisagés précédemment.

 

Outre une ambiance sixties agréable, mâtinée d’une ambiance qui fait quasi dessin animé.

Les cuivres sont à la fête au point que l’on parfois l’impression d’entendre de la musique de cirque (et que le fantôme de Nino Rota plane sur certaines pistes), ce qui, pour une aventure dans la jungle, se révèle fort amusant.

 

Même la bluette chantée à plusieurs voix, écoutée sur la conclusion de la BD, apporte une touche encore plus fun à la scène du « baiser ».

Doublement merci à Fabrice Parme pour le coup !

 

 

 

 

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Une Chronique  de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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