13 janvier 2022 4 13 /01 /janvier /2022 08:57
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LA FERME DES ANIMAUX

 

 

C'est de qui ? Rodolphe et Le Sourd

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Rodolphe, il y a peu même!

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans une ferme, excédés des agissements de leur propriétaire, une troupe d’animaux se rebelle, se débarrasse de l’homme et entend gérer la place de manière la plus juste et équitable pour tous.

 

Mais bien vite, certains sont plus égaux que d’autres, s’approprient des possessions et des droits tandis que pour les autres c’est le retour désenchanté à la servitude et aux conditions de vie déplorables.

 

En filigrane, même ceux qui ne sont pas familiers avec le court roman d’Orwell, auront reconnu une critique aussi acerbe que juste de l’avènement des soviets et des décennies qui en suivirent, le communisme supposé débarrasser le peuple du joug des tsars ayant simplement placé d’autres maîtres aux commandes.

 

La Ferme des Animaux n’en n’est clairement pas à sa première adaptation puisque rien que l’an passé on a vu 3 albums tirés du roman garnir les étagères des libraires, dont cette version dans la collection Ex Libris de chez Delcourt, dédiée aux versions BD d’œuvres littéraires et qui a proposé de par le passé quelques titres très réussis.

 

Cette version reste assez classique, sachant tirer l’essence même du propos et c’est déjà très bien tant le texte d’Orwell reste, à mon avis, universel, même si les masques sont tombés, seuls les noms et le méthodes ont changés.

 

Coté dessin le trait fait un peu trop jeunesse à mon goût et, étant déjà un afficionado du roman, j’en ai préféré, en 9° art, la vision plus éloignée et pourtant fidèle de Dorison, magnifiquement illustrée par Delep.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LE JOUR SE LEVE

 

 

C'est de qui ? M. Jaubert

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si beaucoup des pairs de Maurice Jaubert sont venus au cinéma par nécessité ou par dépit, ce n’est pas le cas du compositeur qui a collaboré avec les plus grands de son époque, des frères Prévert à  Jean Vigo en passant, donc,  par Marcel Carné pour qui il compose quatre des plus beaux films du réalisateur.

Le Jour Se Lève, dernier film du duo, est un bijou de son temps, que ce soit coté réalisation, distribution ou, last but not least, musique.

 

Jaubert sait à la fois évoquer le drame social que la romance tragique du scénario par des procédés musicaux hérités aussi bien du classique que de son travail pour l’écran. Ses cordes sont soyeuses, ses cuivres gouailleurs, et le reste de l’orchestre est également à la fête dans un panaché d’ambiances délicieusement désuet.

 

Sa partition, si prépondérante dans le film, sait également lui laisser des moments de répits et en souligner ses moments importants.

 

 Une atmosphère à l’ancienne, très raccord avec cette version de la Ferme de Animaux dont tout l’absurdité et le sentiment de subir est réhaussé par les thème de Jaubert.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 09:16

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? L’OR DU TEMPS.

 

 

C'est de qui ?  Rodolphe & Oriol

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, les deux.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans le Paris de la fin du XIX° siècle  deux amis férus d’Histoire, Théo Lemoine et Hugo de Reuhman, sont confrontés à une série de cambriolages et à la disparition d’un artefact égyptien qui semble avoir eu une bien singulière destinée.

 

Rodolphe se frotte ici au feuilleton populaire fantastique, dans la lignée des Fantômas et autres Belphégor auquel il fait –entre autre – un clin d’œil. Ambiance de Belle Epoque et surnaturel font bon ménage et le scénariste chevronné, sait bien tirer partie des deux. L’enquête de ses deux héros est prenante de bout en bout et utilise à bon escient tous les ingrédients du genre.

 

 

La grande originalité de ce premier tome réside dans sa partie graphique via le trait si atypique d’Oriol, dont nous avions adoré les précédents travaux aux cotés de Zidrou, qui n’est pas sans faire penser ici à celui de Julie Rocheleau sur l’excellent triptyque La Colère de Fantômas (encore !) que nous avions plébiscité en son temps dans ces pages.

 

Les choix de couleurs étonnants et sa vision de la Capitale d’alors font mouche et finisse de faire de cet album une des réussites de cette fin d’année 2021.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE BLACK CAT

 

 

C'est de qui ? H. Roemheld

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Alors qu’il vient de fuir l’Allemagne Nazie, Roemheld, pionnier de l’illustration musicale au cinéma depuis l’époque du muet (et musicien prodige, ça aide !) est embauché par Universal Pictures pour écrire le score de ce face à face de choc entre deux icones du cinéma d’épouvante de l’époque, Bela Lugosi et Boris Karloff.

 

S’il emprunte quelques notes et bouts de thèmes au répertoire classique (à Tchaïkovski pour ne pas le nommer), Roemheld brille néanmoins par son sens de la mélodie et des arrangements, naviguant dans sa partition entre un romantisme suranné riche et des plages de suspense torves qui n’ont rien à envier à certains scores du studio concurrent, la Hammer.

 

Peut être un brin trop old school parfois, cette B.O a néanmoins l’atout d’être assez raccord coté ambiance, période et classe, ce qui est, vous en conviendrez je l’espère, déjà pas mal.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 09:41

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  TERRE. LE VIEUX MONDE.

 

 

C'est de qui ? Rodolphe & Dubois

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble d’ailleurs.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Mandor et les rescapés des terribles événements arrivés sur le vaisseau Jupiter s’approchent de notre bonne vieille Planète Bleue mais sont surpris par ce qu’elle est devenue.

Plus aucun humain ne semble la peupler, les vestiges de la civilisation auraient été complètement recouverts par la végétation, des restes de corps d’animaux hors norme jonchent les terres et des sortes de crocodiles géants attaquent leur vaisseau.

Lors d’une expédition de reconnaissance, Mandor et Beth découvrent une étrange bâtisse hors du temps où chats télépathes et rats géants ne sont pas les dernières de leurs déconvenues !

 

On ne change as une équipe qui gagne dit le dicton. La formule s’applique aussi bien à Rodolphe écrivant de la SF qu’au duo qu’il forme avec Dubois et qui a déjà ravi les fans du genre sur la trilogie précédente, TER.

On retrouve dans la première partie de ce nouveau cycle ce qui a fait la réussite du premier : des héros bien campés (quoiqu’un brin manichéens parfois), des éléments classique de S-F propices à des situations de suspense et de surprise nombreux et, surtout, une partie graphique réaliste d’une grande beauté, à mi-chemin du trait d’un Schuiten et d’un Manara.

(Ah tiens puisque l’on évoque le maestro de l’érotisme j’en profite pour évoquer mon seul petit bémol concernant le scénario de l’album : Beth se comporte un peu trop souvent comme une héroïne de l’artiste italien avec cet appétit sexuel qui touche presque à la nymphomanie, répliques à l’appui !)

 

Un nouvel arc que les amateurs de SF solide ne manqueront pas de découvrir.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :PROMETHEUS

 

 

C'est de qui ? M. Streitenfeld

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Probable

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Pas facile de succéder à des pointures comme Goldsmith, Horner ou même Goldenthal, surtout quand on a été en formation chez Remote Control la boîte de Hans Zimmer, l’homme qui a fait le plus de mal à la B.O des trois dernières décennies !

 

Mais devenu fidèle collaborateur de Ridley Scott (sur ce qui est à mon sens la moins intéressante partie de sa filmo cela dit), le compositeur teuton Marc Streitenfeld écope de la B.O de Prometheus, cinquième film de la franchise Alien, se déroulant avant le premier épisode.

 

Tout comme le film, la musique n’atteint pas les sommets que l’on aurait espérés. Néanmoins la dimension épique est belle et bien présente et ce grâce entre autre à la présence d’un orchestre de 90 instruments.

Les percussions et les cuivres sont les principaux éléments mis en valeur avec notamment des références au score de Goldsmith, subtiles mais bien présentes, remaniées à la sauce années 2010. La galette réserve de plus quelques beaux moments de tension élevée qui n‘ont pas à rougir face aux standards du genre.

 

Streitenfeld a aussi eu l’idée saugrenue de faire jouer des parties de sa partition à l’envers puis de les remettre à l’endroit en post prod’ créant une étrange atmosphère qui sied aussi bien au film qu’à pas mal de séquences de Terre, notamment celles de la seconde partie dans la grande maison abandonnée.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 13:19

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  TER. L’IMPOSTEUR

 

 

C'est de qui ? Dubois et Rodolphe

 

 

La Couv':

 

(Un peu plus de ) Science (Toujours plus de ) Fiction  /  Ter 3  Vs.  Arkham Asylum

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur les précédents.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Daniel Maghen

 

 

 

Une planche:

 

 

(Un peu plus de ) Science (Toujours plus de ) Fiction  /  Ter 3  Vs.  Arkham Asylum

 

Ca donne Quoi ? Nos héros ont découvert d’autres habitants sur l’autre extrémité de l’immense vaisseau Jupiter mais la surprise n’en n’a été que plus désagréable, ces derniers s’étant révélés des fanatiques religieux dont la conviction est qu’il faut laisser dériver le vaisseau.

 

Après des affrontements sanglants et une tentative avortée d’évasion Mandor se retrouve prisonnier, séparés de ses amis, dont certains ne survivent pas, et va faire une découverte traumatisante.

 

Fin du premier cycle de la série SF de Rodolphe et Dubois, avec autant de tension que d’émotion dans ce troisième tome qui annonce un nouvel épisode sur Terre (avec d’ailleurs un aperçu sous forme de cahier graphique en fin d’album).

 

Le scénario pioche dans quelques ficelles classiques du genre en les mélangeant avec savoir faire et le dessin réaliste de Dubois est toujours aussi précis, efficace, pour ne pas dire spectaculaire parfois.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : BATMAN ARKHAM ASYLUM

 

 

C'est de qui ? Nick Arundel & Ron Fish

 

 

La Couv':

 

(Un peu plus de ) Science (Toujours plus de ) Fiction  /  Ter 3  Vs.  Arkham Asylum

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Premier épisode d'une série de jeux vidéo à succès -mérité- dans la lignée des films de Nolan, Arkham Asylum, inspiré du comics culte du même nom, fait honneur à l'univers du Dark Knight par sa réalisation, son game-play, son univers et, last but not least, sa B.O.

 

Sombre pour ne pas dire crépusculaire, avec une orchestration et des arrangements dignes d'une grosse production cinématographique, jouée par un orchestre philharmonique où les cuivres sont particulièrement mis en avant, la musique composée à quatre mains par Arundel & Fish, qui assureront d'ailleurs les suites, est une réussite dans le genre.

 

Bien adaptée à l'atmosphère bien plus sombre de ce troisième épisode de Ter.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 08:34

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  UNE NUIT AVEC LOVECRAFT

 

 

C'est de qui ? Marcelé & Rodolphe

 

 

La Couv':

 

Week end Lovecraft  /  Une Nuit avec Lovecraft  Vs.  In Bruges

 

Déjà croisés sur le site? Oui, Marcelé comme Rodolphe.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Mosquito

 

 

 

Une planche:

 

 

Week end Lovecraft  /  Une Nuit avec Lovecraft  Vs.  In Bruges
Week end Lovecraft  /  Une Nuit avec Lovecraft  Vs.  In Bruges

 

Ca donne Quoi ? Une jeune femme, passionnée de littérature fantastique et de l’œuvre de Lovecraft en particulier, se retrouve lors d’une séquence de jeux vidéo en réalité augmentée projetée dans le Providence des années 30 où elle va rencontrer son idole.

 

Pendant une nuit d’errance l’écrivain et sa visiteuse du futur vont échanger sur les nouvelles et lettres mais aussi sur les travers de celui qui, à sa grande surprise, est mondialement célèbre presque 100 ans plus tard.

 

Rodolphe (l’un des « parrains malgré lui de B.O BD ») s’amuse avec l’œuvre du reclus de Providence en insérant dans le dialogue entre les deux protagonistes des extraits d’adaptation de textes du mythe de Cthullu.

L’effet est très réussi et enrichit un scénario intelligent où l’auteur ne fait pas l’impasse sur les parts sombres de Lovecraft.

 

De son coté Marcelé, visiblement inspiré par son sujet, alterne les techniques avec une sorte de photo réalisme retouché pour les séquences entre Mary et HPL, et des crayonnés plus old school pour les passages d’adaptations de nouvelles ; inutile de vous dire que ce sont ces scènes qui m’ont le plus emballé, me faisant même exprimer le vœux pieux aux excellentes éditions Mosquito de commander au duo d’auteurs de vraies versions des œuvres de Lovecraft dans ce style graphique !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :IN BRUGES

 

 

C'est de qui ? C. Burwell

 

 

La Couv':

 

Week end Lovecraft  /  Une Nuit avec Lovecraft  Vs.  In Bruges

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Je me souviens très distinctement m’être fait la réflexion que la B.O de Carter Burwell déservait pas mal cette comédie noire et contemplative, certes le cul un peu entre deux chaises entre le film de gangsters déconnant et le road movie intimiste (avec la ville de Bruges en guise de « road » ici).

 

En effet je trouve la partition de Burwell trop axée sur la monotonie et le minimalisme d’un piano lead mélancolique (l’un des instruments de prédilection de Burwell, qu’il ressort souvent chez les frangins Cohen par exemple), heureusement diversifié de temps à autre par la section réduite de cordes qui n’hésitent pas à aller dans l’atonal pour exprimer le suspense.

 

Mais si le long métrage aurait peut être été plus marquant avec une musique plus variée et animée, l’album à part de Rodolphe et Marcelé, plein d’autres errances urbaines et de passages plus sombres, se satisfait plutôt bien de la B.O de In Bruges.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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