12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 18:27
 

 

Premier cycle BD érotique de l'année avec une salve de nouveautés en tout genre...

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LES ARCANES DE LA MAISON FLEURY 2

 

 

C'est de qui ? Caro

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Tabou

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que la capitale britannique est secouée par une vague de meurtres aussi gores que ceux de Jack L’Eventreur, et que les pensionnaires de la maison close sont directement visées, l’enquête du commissaire Barnes le conduit sur la piste d’une troupe de « freaks », ces personnes difformes qu’on exhibait alors dans les cirques.

 

En coulisse, des hommes hauts placés, pour certains habitués de la maison Fleury, ont formé une société secrète où rituels sexuels bestiaux et autres pratiques sataniques sont de rigueur.

 

De son coté l’innocente Pearl, protégée de la taulière du bordel, se révèle plus mystérieuse qu’attendu !

 

 

Second volet de la série fantastico érotique de Gabriele Di Caro, avec toujours ce dosage équilibré d’enquête policière glauque – dans une Londres victorienne qui s’y prête parfaitement- et de scènes X crues mais pas –trop- gratuites.

 

Le dessin est à la fois sensuel dans sa représentation des corps et détaillé dans celle des rues sales de la City et fait des Arcanes de la maison Fleury une BD érotique comme on aimerait en lire plus souvent !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LA PASSION DES VAMPIRES

 

 

C'est de qui ? H. Robinson

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?  

 

 

Ca donne Quoi ? Si Carmilla de Le Fanu n’a pas connu la postérité du Dracula de Stoker, sa qualité et son impact sur la littérature gothique et vampirique en particulier sont indéniables.

On ne peut hélas pas en dire autant des adaptations cinématographiques que l’œuvre a connue, comme en témoigne ce Vampire Lover, série B de chez la Hammer (c’est un pléonasme !) où les actrices ont été sélectionnées plus pour leur capacité à remplir les décolletés des nuisettes que pour leurs jeux d’actrices et où un Peter Cushing vieillissant cachetonne comme à son habitude de l’époque.

 

Robinson par contre de son coté livre une B.O satisfaisante voire convaincante en faisant bon usage de ses cordes notamment qu’il emploie tour à tour dans un registre romantico gothique soyeux avec des arrangements simples mais soignés, tantôt dans l’hystérie pour exprimer l’épouvante avec un résultat des plus efficace.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 15:44
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  THE GOLDEN AGE

 

 

C'est de qui ? Robinson & Smith

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban Comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Je dirais que non.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Pas facile de (re)trouver sa place dans cette Amérique post seconde guerre mondiale, quand on est une icone en collants dont les super-pouvoirs, autrefois gages de stratification par le commun des mortels, est devenu quasiment une tare.

C’est ce que disent peu ou prou les membres de la Justice Society of America alors qu’ils peinent à aborder sereinement le cap d’une ère nouvelle.

Entre problèmes psychologiques, de couple, ou encore d’ego nos héros vont néanmoins devoir mettre tout leurs soucis de côté afin de faire face à une menace qui va venir…de l’intérieur !

 

Si l’on pensera inévitablement quelque part à l’œuvre de démystification des super héros par Alan Moore, Watchmen en tête, ne cherchons pas là pour autant une comparaison qui n’a pas lieu d’être.

La minisérie de Robinson et Smith, parue quasi après une décennie celle de Moore et Gibbons mais bien moins médiatisée, si elle aussi évoque des personnages classiques remis au goût du jour (enfin celui des années 90 le cas présent), affublés de névroses et de failles terriblement humaines qui déboulonnent leurs piédestaux, n’a pas la même ambition, et le sous texte et l’aspect méta n’y sont pas autant développés.

 

The Golden Age se veut plus direct, plus terre à terre et récréatif (le cerveau d’Hitler implanté dans un super héros, c’est digne d’une bonne vieille histoire des Contes de la Crypte !) moins référencé, en un mot plus accessible.

 

Cet éclairage sur un groupe phare de chez DC est illustré dans un style qui n’est pas sans rappeler parfois celui du regretté Darwyn Cooke même si moins original à mon goût et la colo n’a pas trop pris de rides contrairement à beaucoup de choses sorties durant cette décennie.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :TRON

 

 

C'est de qui ? W. Carlos

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas sur

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Satisfaire au cahier des charges de Disney, même si l’on parle ici d’un film « live » loin des grosses machines animées des studios, tout en gardant sa personnalité musicale propre n’est pas donné à tout le monde. Si pas mal de compositeurs ont passé l’épreuve avec les honneurs d’aucuns s’y sont cassés les dents et les B.O des longs métrages Disney pondus ces dernières années (une décennie au bas mot) sont fort loin des réussites artistiques des rands classiques.

 

Wendy Carlos, déjà à l’œuvre sur le Shinning de Kubrick (tout de même !) prouve qu’elle fait partie de la première catégorie sur la B.O de Tron, film culte s’il en est qui, même s’il a mal vieilli, reste un mètre étalon de la SF.

 

Elle ressort son Moog qu’elle incruste au sein d’un orchestre symphonique, naviguant entre modernité audacieuse (nous sommes en 82) et illustration sonore grand spectacle. Si elle sacrifie au style grand public avec des thèmes héroïques pleins de suspense et d’aventure, les accents futuristes de ses arrangements, les clins d’œil aux musiques de jeux vidéo de l’époque (le _ bit pour ceux à qui ça parle) sont encore très fun à entendre aujourd’hui et, avec le comics du jour, prennent un côté décalé bienvenu qui appuie l’ambiance rétro historique du titre.

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 09:14

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : AIRBOY

 


C'est de qui : Robinson & Hinkle

 

 

La Couv':

Super Panne  /  Airboy  Vs.  Zoolander

Déjà lus chez nous? Je dirais non.

 

 

C’est édité chez qui ? Jungle Comics

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Il y a quelques temps nous avons eu l’occasion de chroniquer C’est un Oiseau, comics sur un scénariste à qui son éditeur demande de reprendre Superman et qui se retrouve littéralement en panne d’inspiration face à la tâche.

 

Airboy nous met dans une situation quelque peu similaire sauf qu’il est ici question pour Alex Robinson – scénariste dont la vie personnelle part à vau-l’eau-  de remettre au goût du jour un vieux super héros oublié, sauf qu’il n’en n’a ni l’envie ni la motivation.

 

Il ne trouve rien de mieux, en guise de brainstorming, que d’entrainer son dessinateur dans une escalade de beuverie, de drogues et de sexe jusqu’à ce que l’impossible advienne, l’apparition d’Airboy en personne venu reprendre les choses en main.

 

Outre une autocritique assez réjouissante (bien que probablement un peu romancée) et un esprit politiquement incorrect, la mini-série de Robinson et Hinkle est une mise en abime fine et une critique du milieu réaliste le tout dans un style graphique aussi décalé que son propos. Une bonne surprise.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? ZOOLANDER

 

 

C'est de Qui ?   D. Arnold & Divers.

 

 

La couv' 

 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD ? Oui pour Arnold au moins.

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Vous vous imaginez qu’avec Ben Stiller devant et derrière la caméra (et en partie à l’écriture) on va clairement être dans la comédie pas forcément futée...et pourtant.

 

A côté d’un parterre de  morceaux pop kitsch ultra connus (Michael Jackson, Wham, Frankie Goes To Hollywood,  j’en passe et des meilleurs) David « 007 » Arnold,  qu’on est étonné de retrouver là après des blockbusters burnés comme Godzilla ou Independance Day (…remarquez on était déjà étonné de le trouver sur ces daubes franchises), avoue qu’il s’est lui-même proposé pour écrire ce qu’il manquerait niveau musique tant le script l’a emballé.

 

Alors qu’il n’est sensé écrire qu’une dizaine de minutes de musique, le résultat plait à stiller au point que le réal/acteur demande à Arnold de proposer plus de matériel (ne lui laissant qu’une semaine de délai pour se faire). Dans la mouvance de ses expérimentations électro et de son récent boulot sur le remake de Shaft, le compositeur livre une vingtaine de pistes (dont certaines affreusement courtes) aussi groovy que fun, le tout fort bien arrangé.

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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