30 avril 2026 4 30 /04 /avril /2026 08:21

 

LA BD:

 


C'est quoi : AVILA

 

 

C'est de qui? Radice & Turconi



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Glénat





 

Déjà croisés sur le site? Oui.





 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Sous le règne de Louis XIII, la France est encore sous le coup des procès pour sorcellerie et, parce qu’elles sont versées dans la science des plantes médicinales, Avila et sa mère  vont subir la bêtise de leurs contemporains qui vont condamner la maman au bûcher.

 

Mais notre jeune héroïne invoque grâce à un grimoire  un démon, Astor, avec qui elle passe un pacte pour sauver l'herboriste des flammes. Ce faisant, la créature s’attache à l’ombre de l’enfant dont la mère s’évanouit dans un nuage de fumée.

 

Commence alors pour Avila, qu'un sous fifre de Richelieu veut voir arrêtée et brûlée,  une longue errance à la recherche de la disparue au cours de laquelle elle va croiser le chemin d’un jeune coupeur de bourse et d’un chevalier vieillissant qui a connu la mère de la jeune fille.


 


 

Teresa Radice et Stefano Turconi ont l’habitude de proposer des projets souvent originaux, toujours soignés et aux sujets parfois très éloignés.

 

Avec Avila, leur nouvel opus, sur lequel ils ont travaillé durant deux ans tout de même, ils livrent une variation de Faust sur fond de chasse aux sorcières, le tout mâtiné de références à quelques grands courants culturels de l’époque (ici un clin d’oeil à Molière, là une référence à Vermeer…).

 

Si le scénario pêche peut être par moment par ses aspects bon enfant, à la fois dans le caractère un peu manichéen de ses personnages ou dans son discours de résilience, l’histoire est plaisante à suivre et plutôt fédératrice (mon cadet, pourtant abonné aux mangas et autres récits fantastiques, l’a lu d’une traite).



 

Le dessin disneyen en diable de l’artiste transalpin, si il a un côté “jeunesse” qui pourra peut être freiner certains lecteurs adultes, est, comme à l’accoutumée, de toute beauté, avec des décors riches en détails, et des couleurs presque trop joyeuses pour l’époque évoquée.





 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LE FRERE DU GUERRIER



 

 

C'est de qui? Top



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?  

 

 


 

Ça donne Quoi ? Serge Perathoner et Janick Top, en marge de leur filmographie commune sur petit comme grand écran, ont collaboré avec des pointures de la pop, du jazz, de la comédie musicale comme de la musique de film, en France comme à l’international.

 

 

Instrumentistes, arrangeurs, directeurs musicaux, les deux hommes ont plusieurs cordes à leurs arcs et non des moindres.

 

 

Sur ce film médiéval étonnamment sobre, sorte de western moyenâgeux âpre et loin des clichés héroïques véhiculés par des décennies de films de chevalier, Pierre Jolivet fait dans l’économie d’effets d’esbroufe, peut être un brin trop parfois.

 

 

Coté musique c’est aussi une certaine austérité qui est de mise avec des pistes souvent contemplatives aux arrangements aussi discrets que soignés et une menace sous jacente qui pointe le bout de son nez de temps à autre.

 

 

Les quelques morceaux plus enlevés, où l’action s’invite, sont également très réussis sans pour autant verser dans  l’épique qui n’est pas de mise ici.

 

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30 janvier 2026 5 30 /01 /janvier /2026 10:57





 

LA BD:

 


C'est quoi : GOD BLESS AMERICA

 


C'est de qui? PF Radice



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Sarbacane





 

Déjà croisé sur le site? Non






 

Une planche: 


 


 

Ca donne Quoi ? Utah, début des années 50. Alors qu’il enquête sur des signalements d’Ovni, Nick Corey, shérif de son état et torturé s’il en est, découvre une voiture abandonnée et des possibles traces d’enlèvement.

Alors qu’il fouille les alentours un avion militaire s’écrase non loin et quand Corey arrive sur les lieux du crash il découvre que l’appareil volait sans pilote.

 

Bientôt, le FBI et les militaires s’incrustent sous prétexte que l’avion serait lié au détournement d’une bombe atomique, un tueur en série ressurgit du passé du shérif qui, cerise sur le gateau, va tenter d’assumer son homosexualité en tombant amoureux d’un agent fédéral.



 

Du roman, hommage/pastiche aux classiques noirs américains, de Richard Morgiève, Pierre François Radice, pour son second album chez Sarbacane, tire une adaptation dans un beau noir et blanc à la fois réaliste et expressif, crayonnée, à l’encrage quasi absent et aux niveaux de gris très réussis mais  qui, si elle reprend les éléments et fils narratifs déjà, à mon sens, trop nombreux du texte d’origine, a un peu de mal à les traiter tous à égalité.

 

On se retrouve avec une histoire où l’on passe parfois un peu du coq à l’âne en se demandant pourquoi, à l’origine, Morgiève a voulu tant en mettre.

On ne jettera du coup pas trop la pierre à Radice qui fait de son mieux et donne une vision qui, si donc un brin bancale parfois, ne manque pas de qualités, à commencer par un esprit polar old school bien rendu..

 

On notera aussi le soin tout particulier porté par l’éditeur au bouquin, présenté dans un grand format et sur un papier épais qui fait honneur au talent graphique du dessinateur. 






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : HIGHEST 2 LOWEST




 

C'est de qui? H. Drosin



 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 




 

Ça donne Quoi ?  Qu’il est loin le temps où Spike Lee réalisait des brûlots cinématographiques engagés et inventifs! 

Qu’il est loin le temps où Denzel Washington arrivait à s’empêcher de cabotiner et à surjouer pour pallier à des personnages tellement caricaturaux que ça en deviendrait presque géant!

 

Ce remake aussi interminable qu’inutile est, n’y allons pas par 4 chemins, un naufrage!

Rien ne va: du rythme au scénario en passant par le casting ou le montage, Highest 2 Lowest fait honte à l’original comme au roman dont ils sont tirés et ferait presque de la peine pour son réal et son acteur principal autrefois si intéressants.



 

Après 3 décennies à collaborer exclusivement avec Terence Blanchard qui, je l’ai déjà écrit dans ces pages, ne lui a pas composé que des scores inoubliables, loin s’en faut, Spike Lee a confié la musique de son dernier film à Howard Drosin, déjà en charge de l’orchestration de pas mal des partitions de Blanchard.

 

Bon, le résultat n’est pas plus fameux que si c’est Blanchard qui avait assuré le job, voire pire!

Une sorte de musique digne de jazz d'ascenseur, pour laquelle Drosin, allez savoir pourquoi, utilise des claviers affreusement datés avec des pistes sirupeuses à souhait.

La musique est de plus omniprésente sur ce (bien trop) long métrage qui n’avait pas besoin de ça et qui aurait même éventuellement pu être moins mauvais avec une bande son plus pêchue et originale …quoique…non, même pas.



 

Par contre, que ce soient les morceaux calmes comme les -assez rares- passages d’action, sur l’adaptation de Radice ça a apporté un décalage intéressant et un peu d’unité bienvenue.

 

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5 mars 2022 6 05 /03 /mars /2022 09:01

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LA TERRE, LE CIEL, LES CORBEAUX

 

 

C'est de qui ? Radice & Turconi.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Pendant la Seconde Guerre Mondiale, deux soldats, un allemand et un italien, s’évadent d’un camp de prisonniers en Russie en emmenant un gardien comme otage.

 

Le périple vers l’ouest est difficile et dangereux, la tension entre les 3 hommes est palpable, l’allemand est irascible, le russe inquiet et l’italien idéaliste.

Face à la réalité de la guerre et l’hostilité de l’hiver, les épreuves vont rapprocher ces soldats que tout oppose, jusqu’à la langue puisqu’ils ne se comprennent quasiment pas.

 

Nouvel album du couple transalpin qui nous a offert deux récits de mers et quelques disneys, avec un sujet aussi inattendu que fort.

 

Si l’idée de la barrière de la langue, les différences marquées entre les caractères des protagonistes  et les rebondissement du scénario sont intéressants, j’ai trouvé que Teresa Radice se laissait souvent emporter par le lyrisme de son récitatif.

En effet l’histoire est racontée par la voix off du soldat italien qui digresse beaucoup et rend l’album, à la pagination généreuse, parfois un peu redondant à lire.

 

Le dessin disneyen de Turconi lui par contre est toujours aussi beau, les étendues enneigées de Russie lui réussissent bien et il apporte à cette histoire dure une distanciation bienvenue.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :L’ETRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON

 

 

C'est de qui ? A. Desplats

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que sa carrière internationale commence à être bien établie, Desplats est approché par David Fincher pour mettre en musique son nouveau film, au sujet  et à l’ambiance fort loin des précédents qui ont fait son succès.

 

Le compositeur français livre une partition fleuve, aux atmosphères variées et à l’unité assez forte malgré des sonorités et des arrangements parfois déroutants.

Avec son thème principal doux-amer, sa variété d’instruments utilisés (mention spéciale à la harpe et aux idiophones), le score de Benjamin Button porte l’empreinte de son auteur, avec ses répétitions de notes, ses ostinatos, son romatisme, appliquée à un film américain certes imparfait mais à l’originalité certaine.

 

Une variété et une qualité qui ont bien profitées à la lecture de l’ode à l’humanité de Radice et Turconi.

 

 

 

 

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 14:02

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES FILLES DES MARINS PERDUS

 

 

C'est de qui ? Radice et Turconi

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur leur précédent album.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Le Pilar To Post est une maison close où l’amour  est vendu dans la gaieté et la bonne humeur, où les clients peu délicats sont fermement ramenés à la porte et où les pensionnaires vivent parfois de beaux contes de fées.

L’arrivée de Tane, géant des îles manchot va, dans la première histoire, créer un peu de remous dans ce microcosme trop beau pour être vrai tandis que, dans la seconde, une de nos héroïnes sexy va découvrir l’amour envers et contre tout.

 

Suite directe du Port des Marins perdus, que nous avions beaucoup apprécié ici lors de sa sortie, Les filles des Marins perdus reprend le ton doux amer du premier tome en y ajoutant un peu de légèreté amusante voire naïve par moments, le tout couronné de Happy ends attendues.

 

Graphiquement, là où Le Port… était tout en crayonnés en noir et blanc avec un effet expressionniste marqué, ces Filles là se parent de jolies couleurs bien choisies qui rehaussent avec délicatesse le trait disneyen en diable de Stefano Turconi (même si j’ai préféré ses choix sur Tosca des Bois).

 

Au final deux histoires pleines de bons sentiments, fort joliment contées et présentées dans un format original, même si je vous avoue que j’ai eu parfois l’impression de voir les princesses disney devenues filles de joie ce qui, vous en conviendrez est assez bizarre !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :SHADOWLANDS

 

 

C'est de qui ? G. Fenton

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans la droite lignée de notre George Delerue, dont la carrière internationale fut plus que remarquée, George Fenton s’est fait une spécialité des scores romantiques classieux dont l’écriture emprunte plus au répertoire classique qu’à celui de la musique de film.

 

Pourtant pour Shadowlands, biopic de Sir Richard Attenborough –excusez du peu-qui raconte l’idylle entre deux écrivains anglo-saxons, il lorgne autant du coté de Delerue que de celui de John Barry dans sa période années60-70.

Si le thème principal est luxuriant, avec des arrangements soignés pour les parties de cordes et de vent notamment, le reste de la B.O fait plutôt dans une discrétion charmante et sage, à quelques exceptions près, l’ensemble de l’orchestre étant rarement mis à contribution en même temps.

 

Un underscoring tout en douceur, un peu comme les bluettes de ces Filles des Marins Perdus.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 15:05

 

Deux sorties récentes de titres jeunesse partagent l' "héritage Disney", l'un directement estampillé des studios et le second dérivé à plus d'un titre ; alors que certains sont déjà en vacances scolaires, penchons nous un peu sur ces titres destinés à la jeunesse (mais pas que).

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  HORRIFIKLAND. UNE TERRIFIANTE AVENTURE DE MICKEY MOUSE.

 

 

C'est de qui ? Trondheim & Nesme

 

 

La Couv':

 

L'Héritage Disneyen.  Horrifikland  &  Tosca Des Bois 3.

 

Déjà croisés sur le site? Oui 

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche:

 

L'Héritage Disneyen.  Horrifikland  &  Tosca Des Bois 3.

 

Ca donne Quoi ? Mickey, Dingo et Donald ont ouvert une agence de détectives mais les affaires ne vont pas fort. Quand leur arrive enfin une affaire il s'agit de retrouver...un chat !

 

Qu'à cela ne tienne voilà nos 3 amis qui s'aventurent dans le parc d'attraction abandonné Horrifikland qui ne semble pas si abandonné que ça puisque outre la veuve du propriétaire, pressée par Pat de vendre son terrain, d'étranges fantômes s'y promènent la nuit.

 

Neuvième album de la collection Glénat Disney, celui ci a un atout de taille en la personne du dessinateur Alexis Nesme dont le style luxuriant et détaillé en couleur directe nous avait émerveillé sur l'adaptation des Enfants du Capitaine Grant.

 

Coté histoire on retrouve pour la troisième fois Trondheim au scénario, si on trouve quelques petites perles d'humour c'est cependant celui que j'ai trouvé le plus axé sur les enfants, impression confortée par mes deux miens qui ont littéralement dévoré l'album (la grande se l'étant d'ailleurs déjà approprié).

 

 

 

 

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LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  TOSCA DES BOIS

 

 

C'est de qui ? Radice & Turconi

 

 

La Couv':

 

 

L'Héritage Disneyen.  Horrifikland  &  Tosca Des Bois 3.

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur les précédents.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

 

Une planche:

 

L'Héritage Disneyen.  Horrifikland  &  Tosca Des Bois 3.

 

 

Ca donne Quoi ? Pendant que Lucilla est retenue prisonnière au château , Tosca et Rinaldo cherchent à la faire échapper et en profitent pour se mettre dans la poche la population ce qui les aidera bien quand les troupes du Duc de Castelguelfo, le père de Lucilla, arrivent pour assiéger la ville.

 

Le charme de la série Tosca des Bois opère toujours autant grâce à des personnages très attachants un dessin, dans l'esprit des Disney old school (sans être sous licence par contre, les auteurs ont simplement pas mal bossé pour le studio aux grandes oreilles) et une colo aussi douce que soignée.

 

La variation de Robin des bois version adolescente fonctionne bien et permet de proposer maints rebondissements dans des aventures tout public ; en deux mots : un régal.

 

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Résultat des courses mes enfants ont préféré le Mickey et leur papa le Tosca des Bois (dont ils ont tout de même beaucoup aimé la lecture), et conclusion, le "style Disney" a encore de beaux jours devant lui!

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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