2 août 2023 3 02 /08 /août /2023 07:29

 

Retour de congés...et de lecture avec lla chronique d'un "livre sans images" avant de repartir sur quelques BD:

 

C'est quoi? LES FRANCS ROYAUMES 1. PAR DEUX FOIS TU MOURRAS.

 

 

Le Pitch en deux phrases: La France du VIeme siècle, alors que les descendants de Clovis s’entredéchirent un royaume morcelé, un jeune érudit gallo-romain est projeté dans la tourmente géopolitique et les intrigues de cour par la reine Brunehilde afin de découvrir l’identité de l’assassin de sa sœur, meurtre qui a marqué un tournant dans l’opposition au sein de la fratrie.

 

En nageant au milieu des requins notre jeune enquêteur va découvrir de bien sombres manigances mais aussi des sentiments qui lui étaient jusqu’alors inconnus.

  

 

Ce que j'en pense: Si vous le connaissez pour sa série du Bureau des affaires occultes, vous ne saviez peut être pas qu’Eric Fouassier était également l’auteur d’une trilogie (malheureusement avortée semble t il et réduite à deux tomes) à l’époque des rois mérovingiens qui mêle avec savoir-faire événements historiques et enquête policière tendue.

Outre un rythme soutenu et une écriture soignée, Les Francs Royaumes bénéficient de l’érudition de son auteur qui a opéré un soigneux travail de reconstitution historique.

Les amateurs de polar historique au background aussi riche que bien exploité trouveront leur content avec cette série.

 

 

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19 novembre 2022 6 19 /11 /novembre /2022 14:55

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? RECKLESS. ELIMINER LES MONSTRES.

 

 

C'est de qui ? Brubaker et Phillips

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui souvent.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Alors qu’avec Anna, son associée slash protégée, l’ambiance n’est pas au beau fixe, Ethan Reckless se voit proposé d’aller fouiner sur les agissements d’un gros bonnet de L.A, un pourri qui a force de malversations immobilières a mis de nombreuses familles dans le besoin.

 

Se sentant une âme de robin de bois notre sociopathe accepte, sauf que cette fois le poisson est un peu gros pour lui et les conséquences vont être désastreuses.

 

 

Si j’avais bien aimé le premier volet de cette nouvelle série du duo le plus prolifique dans le comics hardboiled, je me suis tout de même demandé en ouvrant ce nouvel opus (le 3° déjà) si j’étais encore attiré par leurs recettes.

 

Le début du comics a failli me conforter dans cette idée, entre une voix off un brin caricaturale apposée sur une action sans quasiment aucun rapport avec le texte (et qui détourne même l’attention du lecteur alors que celle-ci s’avère importante) et la colo du fiston Phillips qui, à mon goût, ne rend pas forcément toujours justice au style du paternel.

 

Mais assez rapidement j’ai pu apprécier un « nouvel » aspect de Reckless. Brubaker, sans sacrifier à sa science de la narration et son amour du genre, inclut de ci de là des réflexions sur le temps qui passe, sur la psychologie humaine et autres état des lieux de l’humanité où elle en est arrivée qui sonne aussi juste que pertinent et parlent au quarantenaire avancé cynique que représente votre serviteur.

 

 

Ajoutez à ceci une intrigue bien ficelée et plus politique qu’à l’accoutumée et une évolution intéressante et bien décrite de la relation entre les deux personnages principaux, et vous obtenez un bon one-shot, dans le haut du panier de la production de Phillips et Brubaker, et ce n’est pas rien !

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :BROOKLYN AFFAIRS

 

 

C'est de qui ? D. Pemberton

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Deux décennies après une comédie romantique pas folichonne, Edward Norton repasse derrière la caméra pour un polar hommage non dénué de défauts mais clairement intéressant.

Pour la B.O c’est Daniel Pemberton qui s’en charge, et c’est une bonne chose, le bonhomme ayant déjà prouvé son amour et sa connaissance du jazz adapté pour l’écran.

 

Oui parce que Norton a décrété que le genre était celui le plus à même -outre d’accompagner un film noir évidement- de traduire le syndrome de Tourette dont est affublé le héros.

Outre donc de la musique diégétique des scènes se passant dans un club de jazz ; Pemberton mise sur un quatuor d’instruments qui a fait ses preuves : Trompette, saxo, contrebasse piano et batterie.

 

Entre thèmes plutôt classique et morceaux limites free-jazz à mi-chemin entre l’illustration musicale et l’expérimental, le compositeur souffle le chaud et le froid sur une partition à l’approche résolument moderne pour un  résultat est étonnant d’efficacité et de fraicheur.

 

 

 

 

 

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 19:47

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  GRASS KINGS 2

 

 

C'est de qui ? Kindt & Jenkins

 

 

La Couv':

 

 

L'Herbe rouge (sang)  /  Grass Kings 2  Vs.  True Detective 3

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, sur le précédent.

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

Une planche:

 

L'Herbe rouge (sang)  /  Grass Kings 2  Vs.  True Detective 3

 

Ca donne Quoi ? Bruce et Robert, après les déclarations du sheriff voisin, enquêtent sur l'éventuelle présence d'un tueur en série au sein de leur communauté, qui serait responsable du meurtre d'une jeune femme quelques années auparavant.

 

Mais interroger tout le monde et remuer le passé dans un endroit comme Grass Kingdom peut parfois faire remonter de biens sombres choses.

 

Avec ce fil conducteur tendu et original par rapport à l'intrigue du premier, chaque partie de ce second volet (sur 3) suit un ou plusieurs personnages qui devient narrateur et dont on apprend un peu plus via des flashbacks.

Kindt corse même un peu le principe, payant ailleurs (de Rashomon à Lost) dans le chapitre 7 où l'on assiste au passé de Pike sur la voix off de l'institutrice morte.

 

Jenkins assure sa partie avec brio, son trait délié et parfois aussi chaotique que le Grass Kingdom, s'accordant avec le propos et son épouse fait un excellent boulot de mise en couleur à l'aquarelle.

 

Vivement la conclusion qui s'annonce forcément et férocement noire !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : TRUE DETECTIVE SEASON 3

 

 

C'est de qui ? T Bone Burnett

 

 

La Couv':

 

L'Herbe rouge (sang)  /  Grass Kings 2  Vs.  True Detective 3

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne quoi ? Si la saison 2 de True detective m'a – comme beaucoup- refroidi au point que je n'ai, pour l'instant pas encore donné sa chance à la troisième, les scores de la série, écrits par le producteur et musicien T Bone Burnett, m'ont tous les 3 emballé!

 

Menaçant voire lugubre, composé de plages atmosphériques directement inspirées par le script du scénariste/créateur de la série (dixit le musicien himself), le score de Burnett n'est pas, à l'opposé des chansons choisies pour illustrer la série, vernaculaire, et c'est ce qui fait sa réussite.

 

On peut faire un rapprochement avec les B.O écrites par Badalamenti pour Lynch, elles mêmes souvent proches de la musique classique dite « contemporaine » comme écrite par Ligeti et souvent employée au cinéma ( Shining, Shutter Island,...), un style envoutant voir entétant mais qui met souvent l'auditeur mal à l'aise.

 

Il ne fallait rien de moins pour ce second tome de Grass kings.

 

 

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Une chronique de Fab

 

 



 

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20 mars 2018 2 20 /03 /mars /2018 17:13

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SAN ANTONIO CHEZ LES GONES

 

 

C'est de qui ? M. Sanlaville

 

 

La Couv':

 

San's Back  /  San Antonio Chez les Gones  Vs.  Knocksteady

 

Déjà croisé chez B.O BD? Oui

 

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

 

Une planche:

 

 

San's Back  /  San Antonio Chez les Gones  Vs.  Knocksteady

 

 

Ca donne Quoi ? Le retour en BD du mythique héros de Fréderic Dard sous la plume et le crayon (graphique) de l’un des piliers de Lastman, chez B.O BD on ne pouvait décemment pas passer à coté.

 

Notre commissaire beau gosse (personnalisé ici sous les traits de Delon jeune) toujours entiché de l’inspecteur Bérurier, aux antipodes coté look et sex appeal, se retrouve dans la cambrousse lyonnaise, dans un patelin où deux gamins (les « gones » du titre) ont disparu.

De fil en aiguille, de diamants perdus en parties fines louches, notre duo va en voir et en faire voir de belles aux locaux dans une enquête complètement décalée.

 

Sanlaville, fruit d’influences aussi multiples que diverses, et passé maître dans l’art de les compiler pour pondre quelque chose d’original et décoiffant, s’approprie l’univers de la série policière à l’humour noir et aux mœurs légères. S’il garde le parler fleuri des protagonistes, son style graphique hybride, tout de même moins explosif que sur Lastman, est aussi inattendu qu’efficace sur une telle adaptation et entre les caméos délirants (DSK, Depardieu, Zemmour et j’en passe), les pin ups peu farouches et les scènes d’action et de course poursuite, on tient là un exemple quasi parfait de remise au goût du jour, loin des remakes faciles et calamiteux d’Hollywood.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :KNOCKSTEADY. ZENCAST

 

 

C'est de qui ? Divers

 

 

La Couv':

 

San's Back  /  San Antonio Chez les Gones  Vs.  Knocksteady

 

Déjà entendu sur le site? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si c’est un raccourci, voire un lieu commun, voire même une bêtise monumentale, j’avancerais que le Japon, malgré son riche passé, semble se comporter culturellement comme si tout ce qui était bon devait venir d’ailleurs.

 

Cette compilation hautement funky de thèmes et autres B.O de films nippons des années 60 et 70 en est un exemple frappant.

Entre breaks assassins de batterie, lignes de basse au groove imparables, guitare wah-wah en cocotte et claviers old school, on croirait entendre des inédits de Lalo Schfrin voire des rejetons de Morricone ou du John Barry époque 007, le genre de scores qui ont fait les beaux jours des sampleurs de bon goût ; les RZA, Beastie Boys ou encore, au hasard, Portishead.

 

Bref trois gros quart d’heure de pur musique à l’ancienne, plus vintage que les originaux (à rendre jaloux même un Lenny Kravitz) et du bonheur sonore qui vient rajouter au délire du San Antonio cuvée 2018 !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 14:26

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi ? ROSA DE LA HABANA.

 

 

C'est de qui :   Izquierdo et Valderá.

 

 

La Couv':

Rose Rouge...comme le sang  /  Rosa de la Habana  Vs.  Touch Of Evil

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Mosquito

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Cuba, la fin des années 50, peu de temps avant que Castro arrive au pouvoir.

 

Segundo est aussi sympathique que ce qu’il est naif. Guitariste venu essayer de gagner sa vie dans la capitale en jouant dans le bar de son cousin, notre héros fait la rencontre de la vénéneuse Rosa, amatrice de musique qui vit de ses charmes pour le compte de Berto, son mac. Notre musicien va tomber amoureux de la belle envers et contre tout quitte à en payer les conséquences.

 

Fidèle à ses habitudes d'alterner réimpression de grands classiques et découvertes originales, Mosquito nous propose la première BD cubaine éditée dans nos contrées.

 

Rosa de la Habana est un petit bijou de Noir, au trait charnu et expressif dans un noir et blanc à l'encrage classe. Si l’histoire est assez classique, elle respecte bien les codes du genre et l’alliance du fond et  de la forme en font une belle réussite.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? TOUCH OF EVIL

 

 

C'est de Qui ? H. Mancini

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD ? Oui

 

 

On peut écouter?

Ca donne Quoi ? Rarement on aura entendu B.O de film noir aussi réussie. Le travail de Mancini –dont c’est l’une des plus belle réalisation- pour le thriller d’Orson Welles n’est peut être surpassé que par celui de Waxman sur Sunset Boulevard.

 

L’action du film se déroulant à la frontière mexicaine, la musique sud-américaine s’invite au jazz endiablé et aux accents rock n’roll qui pulse les images (ce qui, dans notre cas, vous vous en doutez, est tout indiqué), les ambiances typiquement de genre –polar- sont bien entendues de la partie, faisant de Touch Of Evil un maelstrom d’ambiances d’où pourtant émerge une unité solide.

 

Originalité et innovation sont deux des adjectifs qui viennent en tête à l’écoute de la galette qui rythme avec goût le drame de Rosa de la Habana.

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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