14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 16:47

 

LA BD:





 

C'est quoi ? LE MEILLEUR DES MONDES



 

C'est de qui ? Fordham



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Philéas

 

 

Déjà croisé sur le site? Non



 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans une société futuriste en apparence idéale où les humains sont classés selon des castes aux rôles et fonctions bien définis, où chaque être est conditionné avant même sa naissance, dans des tubes,  à assumer les tâches  et la place qui lui sont attribuées, un homme va tenter de sortir du carcan formaté.

 

A la faveur d’un voyage dans la partie du monde restée à l'état “sauvage” il va ramener avec lui un jeune homme, fils caché d’un dirigeant, qui a appris à lire grâce à Shakespeare et va réaliser à quel point l’humanité s’est perdue.



 

Dire que quasiment un siècle après sa création Le Meilleur des Mondes de Huxley traite de thèmes toujours douloureusement d’actualité révèle de l’aphorisme.

 

Eugénisme, lutte des classes, lâché-prise face aux dirigeants,  refus de faire face à la réalité via la recherche du plaisir sous quelque forme que ce soit, ce récit de SF coche beaucoup (trop?) de cases de nos sociétés d’aujourd’hui mais, pour le coup, se révèle une lecture des plus salutaire

 

Graphiquement, Fordham, pour sa troisième adaptation littéraire en BD (dont Gatsby déjà chez Philéas), opte pour un style semi réaliste épuré qui donne une nouvelle fraîcheur au texte d’Huxley et pourra -faisons en le voeu pieux en tout cas!- attirer un lectorat pas forcément enclin à aller vers le roman d’origine.





 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :EUPHORIA SAISON 2



 

C'est de qui ? Labyrinth



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.



 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Avant de signer les B.O des deux saisons de la série à succès Euphoria, Timothy McKenzie, alias Labyrinth, s’est fait un nom dans l’élecro-pop en collaborant entre autre avec Sia.

 

Avec un sens de la prod et de la mélodie certains, le britannique creuse ici un peu plus la veine de ce qu’il a proposé dans la saison 1, à savoir toujours ces atmosphères instrumentales appuyées et évolutives, avec des tempos qui font les montagnes russes  où il pose (trop?) souvent sa voix haut perchée.

 

A l’image de la série, la musique d’Euphoria est  à la fois référencée et inventive, elle surprend souvent son auditoire et, à l'exception de quelques pistes, ne s'écoute pas forcément bien en tant que telle.



 

Par contre, comme B.O de la vision de Fordham du Meilleur des Mondes, c’est assez clinique et barré pour compléter le nouveau tableau dystopique. 





 

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8 décembre 2022 4 08 /12 /décembre /2022 15:13




 

LA BD:





 

C'est quoi ? LE CRIME PARFAIT



 

C'est de qui ? Divers



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Phileas

 

 

Déjà croisés sur le site? Pas mal d’entre eux.



 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Noir c’est noir! Les 11 récits qui composent cette anthologie en sont une fort bonne preuve puisque sous les plumes et crayons d’artistes aussi divers et talentueux que Moynot, De Metter, Sandoval, Chabouté ou encore Gess, on assiste à un panorama de crimes tous plus tordus les uns que les autres.



 

Contemporains ou historiques, fantastiques ou réalistes, en noir et blanc ou en couleur, il y en a pour tous les gouts que ce soit scénaristiquement ou raphiquement, avec, en fil rouge (sang) des cadavres à la clé.



 

Contrairement à l’autre anthologie de genre de cette fin d’année - le Indians de Oger et ses compères, seul titre à rassembler plus de noms célèbres du médium que ce Crime Parfait - ici on ne cherche pas l’unité graphique ou scénaristique. Il n’y a qu’à voir le (grand) écart entre le récit des bas fonds parisiens des années folles signé Gess et son trait si personnel (on pense évidement, époque choisie oblige, à ses récents et excellents Contes de la Pieuvre) et celui de Guérineau sur le métier de bourreau, en passant par le noir et blanc délié de Chabouté revisitant à sa façon un crime historique ou le le semi réalisme d’un Rabaté et son histoire de filiation glaçante…

 


 

Bref vous l’aurez compris l’amateur de noir en aura pour son compte, et si l’album est parfois un peu inégal, on ne boudera pas le plaisir de retrouver tant d’auteurs talentueux réunis sous une même couverture! 






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :CRIME SCENE



 

C'est de qui ? Divers.



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Certains oui.



 

On peut écouter ?

 


 

Ca donne Quoi ? Il aurait été difficile de trouver la B.O d’un même film qui couvre autant d’atmosphères et d’époques différentes aussi opterons nous ici pour une compil de thèmes et autres génériques de longs métrages et séries qui couvrent deux decennies facile de ce que le noir a fait de mieux sur petit comme grand écran.

 

On retrouve sur cette galette de grands noms du score et du jazz réinterprétant ou reprenant des choses aussi connues que le Mission Impossible de Schifrin, l’excellent Homme au bras d’Or de Bernstein voire le Bon Baisers de Russie de Barry tous agrémentés d’une dose plus ou moins légère de groove  savamment dosé qui leur donne, pour certaines, une nouvelle dimension.

 

Si quelques pistes sonneront trop connues ou trop enjouées avec quelques-uns des récits du Crime Parfait, le reste se révélera tout à fait adéquat. 





 

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bobd - dans Franco Belge Noir Phileas
3 octobre 2022 1 03 /10 /octobre /2022 08:45

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? GLACE

 

 

C'est de qui ? Thirault & Mig

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Philéas

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Servaz, un super flic de Toulouse est envoyé dans les hauteurs enneigées des Pyrénées où la mise en scène macabre du corps décapité d’un étalon appartenant à un millionnaire va être le début d’une suite de meurtres glauques que notre enquêteur va mettre en relation avec une vague de suicides survenues des années plus tôt.

 

 

 

Question polar je suis plutôt amateur de noir américain old school. Le thriller comme on le pratique depuis deux décennies des deux cotés de l’Atlantique ou chez les auteurs du nord de l’Europe, avec sa surenchère, ses fils blancs, son coté gore et souvent démonstratif, n’est donc pas forcément ma tasse de thé.

 

J’ai retrouvé dans le roman de Minier ce qui fait les ingrédients de la réussite du genre (et quelle réussite puisque l’on parle de centaines de milliers de bouquins vendus pour chacune de ses œuvres mais également celles de ses confrères) et force est de reconnaître que si l’aspect « too much » et parfois attendu de l’histoire ne m’a pas emballé, il sait tenir son lecteur en haleine.

 

 

Si Philippe Thirault a fait du bon boulot coté adaptation (même si, format oblige, il a été tenu à quelques transitions parfois un peu abruptes) c’est surtout le trait de Mig qui a emporté mon adhésion et fait passé la pilule des rebondissements à répétitions, son style graphique aux confluents des influences japonaises, franco-belges et américaines, avec, ici, des décors détaillés et réalistes et un choix de colorisation impeccable,  étant assez inhabituel sur le genre pour rendre ce Glacé original.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : IDENTITY

 

 

C'est de qui ? A. Silvsestri

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Souvent.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Contrairement à Glacé, Identity est un thriller atypique s’il en est, et on sent Alan Silvestri content de revenir au genre après deux années à osciller entre blockbusters et films d’animation.

 

Sa B.O enchaine les pistes troublantes capables par moments de faire sursauter l’auditeur et qui apportent un vrai plus au long métrage.

 

 

Les ambiances sont lourdes et le compositeur n’hésite pas à expérimenter dans les sonorités et les tonalités, louchant du coté de Herrmann, pour accoucher d’une partition au scalpel.

Une touche d’originalité bienvenue pour le polar du jour.

 

 

 

 

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11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 09:00

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  L’ILE DES OUBLIES

 

 

C'est de qui ? Roger Seiter et Fred Vervisch adaptent Victoria Hislop

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Phileas

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Seiter

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Une jeune anglaise dont le couple bât de l’aile part en « pèlerinage » en Crête sur les traces de l’histoire de sa famille et va découvrir le lien étroit qu’elle a noué avec l’ile de Spinalonga, où pendant des décennies ont été envoyés les malades de la lèpre.

 

Ses grands-parents, sa mère, son père et sa tante ont vécu, entre l’ile et le continent, tout au long du XX° siècle, maintes histoires d’amour souvent tragiques, sous le soleil brulant de méditerranée.

 

 

Je dois l’avouer, c’est le trait de Fred Vervish qui m’a attiré sur cette adaptation de l’Ile des Oubliés, roman que mon épouse a adoré, comme plus de deux millions de lecteurs semble-t-il.

 

Quand j’ai demandé à ma chère et tendre si elle ne pensait pas qu’une grosse partie de ce lectorat était très probablement féminin elle m’a avancé que c’était réducteur, voir sexiste et nous avons convenu qu’il serait peut-être mieux de ne pas mettre cette remarque dans ma chronique musicale…

 

 

Ce qui m’a conduit à cette réflexion c’est le fait que l’intrigue soit, avant tout, soyons honnêtes, une histoire d’amour assez classique, avec forte dose d’émotion convenue (la sœur pimbêche qui trompe son mari avec le cousin qui aurait dû se marier avec l’héroïne qui, infectée -mais juste un peu hein- est partie habiter sur l’ile des lépreux où elle se dévoue aux autres et où elle se consolera avec le jeune et beau médecin droit comme la justice, ces deux-là adoptant finalement l’enfant du couple malheureux… ça fait beaucoup je trouve).

 

 

Après le contexte historique est riche et intéressant, le trait de Vervisch (oui parce que c’est ce dont on discutait au départ donc) rend aussi bien la beauté des paysages crétois que le charisme des personnages via un style un brin old school qui n’est pas sans faire penser à celui d’un Kiraz ou d’un James Hodges par exemple

 

 

Le métier de conteur de Roger Seiter fait le reste et sait rendre cette version BD probablement aussi prenante que le roman de Victoria Hislop.

Ce que ne me confirmera pas mon épouse puisqu’elle lit aussi peu de BD que ce que je lis de « vrais » livres.

 

Notons que Philéas, l’éditeur, spécialisé dans l’adaptation de romans à succès, a soigné son édition et que le livre est fort agréable.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : LE PATIENT ANGLAIS

 

 

C'est de qui ? G. Yared

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? C’est le réalisateur du film, Anthonny Minghella, qui imposera aux studios Gabriel Yared pour la B.O du Patient Anglais, choix qui se révèlera payant puisque le français récoltera son second Oscar ainsi qu’un Golden Globe pour sa partition.

 

De son propre aveu Yared a beaucoup aimé travailler avec Minghella, musicien lui-même, qui lui a donné des pistes sur ce qu’il désirait. Ainsi les thèmes du Patient Anglais s’inspirent d’œuvres de Bach et de Pucini dont le réalisateur trouve les mélodies et harmonies très évocatives.

 

Romantisme bon ton et mélancolie sont les maîtres mots des compositions de Yared, avec une subtile touche d’orientalisme discret, le tout est digne des travaux des airs américains du compositeur et justifie l’accueil publique et critique, mais aussi mon choix de cette B.O pour l’Ile des Oubliés.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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