14 novembre 2023 2 14 /11 /novembre /2023 15:22

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? HIVER À L'OPÉRA



 

C'est de qui ? Pelaez & Chabert



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui.



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Exclu des forces de l’ordre suite à sa vengeance personnelle, Amaury Broyan est témoin d’une macabre mise en scène à l’opéra Garnier.


 

Prenant en chasse le meurtrier présumé il va bientôt découvrir une sombre histoire de famille sur fond de pratiques occultes tout en poursuivant son nouveau “hobby”: le nationalisme extrême!



 

Après la condition féminine, Phillippe Pelaez aborde dans cette nouvelle enquête de son héros torturé la montée des extrêmes dans la France de la fin du XIX° siècle et un engouement dans certains milieux sociaux-culturels pour le spiritisme et autres pratiques ésotériques de l’époque en question.



 

Les deux thèmes, et les deux fils narratifs qui les portent, sont plutôt bien traités et, sans jamais s'emmêler (c’est le cas de le dire!) finissent par se dérouler chacun de façon  satisfaisante même si un brin expéditive pour la partie politique, limites d’un one-shot obligent.



 

La partie graphique est toujours aussi originale et agréable, avec ce style qui emprunte à la fois à l’art pictural de l’époque mais aussi à une école franco-belge qui va de France Renonce à Tardi, que certains trouveront un brin surannée mais qui sert bien son propos ici.



 

Certaines compositions de planches, si ambitieuses, gênent parfois la lecture et auraient peut être gagné à être  agencées différemment, mais l’ensemble reste de belle facture.







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :BABYLON BERLIN SEASON 3



 

C'est de qui ? Klimek et Tykwer



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 


 

 

Ca donne Quoi ? On retrouve avec autant de plaisir les personnages et l’ambiance de la série historico-policière la plus chère de l’histoire de la télé allemande, adaptée des romans de Kutscher.



 

Les deux compositeurs déjà présents sur les scores des premières saisons sont à nouveau de la partie  et continuent, à 4 mains, d’explorer les différentes possibilités  de la musique d’époque, avec toujours par exemple ce déstabilisant  piano désaccordé le tout porté par des arrangements volontairement actuels.

 

 

Le succès de la série fait que la partition de Klimek et Tykwer ont droit à un orchestre consistant pour interpréter leur partition qui oscille toujours entre des ambiances chargées musicalement et des pistes plus underscoring, dédiées aux atmosphères tendues des scènes.

 



 

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29 octobre 2023 7 29 /10 /octobre /2023 10:23

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? NOIR HORIZON



 

C'est de qui ? Pelaez & Blasco Martinez



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui pour les 2.



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que la Terre suffoque de sa surexploitation, l’Homme a commencé à coloniser l’espace.

 

Sur une planète hostile se dresse un mur opaque aux propriétés insondables que l’armée cherche à traverser et qui a coûté la vie a déjà pas mal de soldats.

On décide donc d’y envoyer des prisonniers qui n’ont plus rien à perdre et qui, nonobstant les risques encourus, ont bien l’intention de profiter de cette opportunité pour se faire la malle.

 

Mais personne n’est à même d'envisager le pouvoir maléfique de cette barrière et les conséquences que sa traversée va avoir.

 


 

Si le scénario du prolifique Philippe Pelaez n’évite pas quelques poncifs du genre (le “recrutement” de l’équipe parmi des repris de justice est un élément qui, depuis les 12 Salopards a été décliné à pas mal de sauces!) les amateurs de SF qui envoie du lourd seront servis ici avec des scènes d’action enlevées et un sous-thème métaphysique fort sombre. 



 

De son côté Benjamin Blasco Martinez prouve qu’il est aussi à l’aise dans les contrées du Far West que sur  les planètes futuristes avec des planches qui fourmillent parfois de détails et une narration graphique à l'efficacité redoutable. 






 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :LE PIEGE DES PROFONDEURS



 

C'est de qui ? K. Badelt



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD



 

On peut écouter ?

 


 

Ca donne Quoi ? Après deux scores honorables, dans des genres différents, Badelt, protégé d'Hans Zimmer a le bon goût de s'éloigner des tics musicaux de son mentor et du studio Remote Control en préférant, aux percussions métallurgiques et à l'électronique froide, écrire pour un orchestre symphonique son troisième film en solo.

 

Il faut dire que l'évocation du drame (des drames même!) du sous-marin soviétique qui fournit le sujet au film de Kathryn Bigelow se prête bien à l'orchestration lyrico-martiale.

 

Si la B.O manque assez cruellement d'un thème réellement porteur et si l'action et le suspense sont les maîtres mots ici, Badelt sait rester dans le mélodique tout en évitant les clichés du genre.

 

Un score qui contient assez de pistes intéressantes et variées pour appuyer l'épouvante et la tension de ce premier tome de Noir Horizon.







 

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1 juin 2022 3 01 /06 /juin /2022 12:56

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? FURIOSO

 

 

C'est de qui ? Pelaez, Laval Ng

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Drakoo

 

 

Déjà croisés sur le site? Le scénariste commence à être un habitué du coin.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Un guerrier mystérieux, chevauchant un hippogriffe, libère une noble dame dont un monstre marin allait faire son quatre heures.

Il est affublé d’une épée-lance qui peut s’allonger, arme magique ayant appartenu à Garalt, guerrier légendaire tué par Roland – non moins guerrier, non moins légendaire- devenu fou, lui, par jalousie.

 

Réssucité donc semble t-il, Garalt veut revoir son ancien amour, une autre guerrière émérite (décidément !) avec qui il a eu un  fils (mais il n’est pas –encore- au courant).

 

Ah, et pour ne rien arranger, les fées Alcyna (amoureuse de Garalt) et Morgane (jalouse de sa sœur) se mêlent des affaires des mortels (enfin presque mortels) même si tout ceci ne plait pas trop à Merlin.

 

 

Les superlatifs vont commencer à manquer pour qualifier le travail de Pelaez qui prend ici encore une fois un virage innatendu dans la liste fournie de ses sorties de 2022 avec cette adaptation ambitieuse d’un poème épique du XVI° siècle.

 

Il en fait une épopée fantasy pleine de bruit et de fureur au casting peut être un peu trop dense (et encore il a écrémé celui de l’œuvre d’origine) et aux scènes d’action spectaculaires que le dessin virtuose de Laval Ng, en directe lignée des grands auteurs du genre (on pense parfois aux Chroniques de la Lune Noire par exemple, au Arn de Gal, voire à Druillet) sert bien même si parfois un peu fourni lui aussi.

 

 

Si l’on retrouve (volontairement ou pas) des choses vues ailleurs (Le Choc des Titans, Gladiator, GOT,…), et si la lecture peut s’avérer exigeante à certains moments pour ne pas perdre le(s) fil(s), ce premier volet devrait combler les mateurs du genre, ceux de la première heure notamment.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CONAN LE DESTRUCTEUR

 

 

C'est de qui ?

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Réalisé quelques années après le premier volet, pierre angulaire du cinéma de fantasy, Conan le Destructeur n’approche jamais, même de loin, son illustre prédécesseur.

 

Au pupitre, Basil Poledouris rempile également, mais lui non plus n’arrive pas à retrouver la flamme qui l’anima sur la B.O de Conan le Barbare.

Sans trop se fouler il tente de reprendre les recettes qui ont fonctionné pour les thèmes puissants du premier film mais verse soit dans une redite un brin grandiloquente soit carrément dans l’excès.

 

Les cuivres et les percussions sont rentre-dedans plutôt qu’épiques, les cordes s’envolent un peu trop dans le lyrique…et pourtant l’ensemble, dans le genre, reste souvent loin au-dessus de tout ce qui suivra, surtout dans cette décennie honnie que sont les 80’s (et surtout dans la carrière de Poledouris).

 

L’aventure fantasy évoquée par le compositeur est tout à fait en adéquation avec celle de l’adaptation de Pelaez et Laval NG.

 

 

 

 

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25 mai 2022 3 25 /05 /mai /2022 13:10

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? AUTOMNE EN BAIE DE SOMME

 

 

C'est de qui ? Pelaez & Chabert

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Déjà croisés sur le site? Pelaez oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Fin du XIX° siècle, sur une plage de la Somme un cadavre est découvert sur un petit voilier. L’enquête est confiée à un inspecteur de la capitale, hanté par la mort de sa fille, qui, des domiciles mondains aux gargotes mal famées en passant par des ateliers d’artistes, va découvrir que la victime, un jeune et riche industriel philanthrope, n’était pas, comme la société dans laquelle il évoluait, ce qu’il paraissait.

 

 

Philippe Pelaez continue à varier les plaisirs (et les époques !) et prouve, avec ce polar historique doublé d’une chronique sociale, qu’il se débrouille bien quel que soit le genre.

 

Si l’intrigue policière pourra paraître un peu « déjà-vu » aux amateurs du genre, les thèmes abordés (la condition de la femme, les clivages sociaux) et la psychologie des personnages enrichissent un scénario situé dans une époque fort riche culturellement comme politiquement bien exploitée par les auteurs.

 

 

Pour ce one shot Alexis Chabert a d’ailleurs délaissé l’informatique pour revenir au  traditionnel, panachant les techniques avec un résultat convainquant, bel hommage au Paris de l’époque et à l’ Art Nouveau.

 

 

Si l’on pourra éventuellement tiquer sur une ou deux transitions abruptes- et un faux raccord- le plaisir de lecture n’en n’est pas gâché, loin de là !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE DARK BEGNINNINS OF SHERLOCK HOLMES

 

 

C'est de qui ? John Lunn, Jim Parker

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui pour Lunn

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si le personnage de Sherlock Holmes a été le sujet d’innombrables adaptations, que ce soit sur petit et grand écran, en BD, en littérature et même en jeu vidéo, l’origine de la création de Sir Arthur Conan Doyle a peu été abordée.

 

 

C’est sur cet aspect que se penche (qu’extrapole serait plus juste !) cette minisérie britannique du début des années 2000 en faisant collaborer Conan Doyle et le docteur Joseph Bell, professeur de l’écrivain à l’université.

 

D’une qualité assez exemplaire la série est mise en musique à 4 mains par Jim Parker et John Lunn, deux compositeurs au CV intéressant l’un ayant écrit les B.O de Downtown Abbey l’autre celles de multiples séries historiques.

 

 

Avec des formations classiques et un goût pour les instruments originaux (Parker a même crée une sorte de double basse), les deux artistes se complètent à merveille sur la partition de ce premier épisode, invoquant l’esprit de l’Angleterre victorienne empreinte de mystère pour un résultat qui n’est pas parfois sans faire penser à l’admirable travail de Patrick Gowers sur le Sherlock Holmes de la Grenada, avec l’un des plus grands interprètes du personnage, Jeremy Brett.

 

 

 

 

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4 avril 2022 1 04 /04 /avril /2022 10:01

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? L’ENFER POUR AUBE

 

 

C'est de qui ? Pelaez & Oger

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà croisés sur le site? Les deux, le scénariste tout récemment et le dessinateur également (mais en tant que scénariste !)

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que Paris panse ses blessures dues aux travaux Haussmanniens et aux conséquences de la Commune, un malandrin au visage masqué et au look emprunté aux Apaches qui peuplent les faubourgs de la capitale, s’en prend à des gens hauts placés à qui il fait passer l’arme à gauche.

 

Un inspecteur affligé d’une étrange maladie et son équipier ancien brigand mènent l’enquête et vont se retrouver dans une sombre histoire de vengeance, entre massacre d’innocents, anciens bagnards et…cirque !

 

 

Début d’année chargé pour Philippe Pelaez avec pas moins de quatre titres parus dans des genres forts différents, ou tout du moins des époques, avec, pour au moins les deux que nous avons lu chez B.O BD, une qualité et un intérêt qui ne faiblissent pas.

 

Il se frotte ici au feuilleton historique, chassant sur les terres d’auteurs comme Hugo, Balzac ou encore Eugène Sue, excusez du peu, avec son anti-héros atypique, son méchant grand guignolesque et son intrigue qui mêle Histoire et enquête torve dans un background aussi original que glauque

 

Gros coup de cœur aussi pour la partie graphique avec un Tiburce Oger aussi à l’aise dans les plaines du Far West que dans le Paname de fin du XIX° siècle qui croque ses personnages avec talent et soigne ses décors détaillés, le tout dans une trichromie de gris, noirs et blancs rehaussée thématiquement de rouge.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : L’EMPEREUR DE PARIS

 

 

C'est de qui ? M. Beltrami

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si Beltrami a appris la composition sous l’égide de Jerry Goldsmith on ne peut pas dire que sa filmographie, dans sa quasi-totalité, reflète le style ou le savoir-faire de son mentor.

 

Œuvrant essentiellement dans les films d’horreur (la saga des Scream), la SF à gros budget (Terminator 3, I Robot), les adaptations de comics tièdes (Hellboy) et autres thrillers de seconde zone, l’américain a étrangement croisé la route du réal français François Richet pour le diptyque Mesrine et le duo se reforme pour cette nouvelle évocation de Vidocq sur grand écran.

 

Sans être de la grande B.O, on sent tout de même Beltrami moins formaté qu’à l’accoutumée, avec des thèmes plus mélodiques voire lyriques tout en gardant ce sens de l’action et du suspense quand l’intrigue l’oblige.

 

Le compositeur soigne ses parties de cordes et de pianos avec une sensibilité qu’on ne lui connaissait pas. Si encore un peu attendu sur quelques passages, il livre là un des scores les plus intéressants de sa carrière dont la force musicale est toute à fait de rigueur pour le premier tome de cet Enfer pour Aube.

 

 

 

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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