18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 12:42

 

 

 

Pas vraiment de chronique en musique aujourd'hui parce que je vais vous parler d'un auteur au style unique qui "est parti aux fleurs" et, la paix dans l'âme j'espère, comme "Le moribond" de la chanson de Jacques Brel.

 

 

En plus, je soupçonne que F'murr aimait le refrain "J'veux qu'on rie, j'veux qu'on danse, j'veux qu'on s'amuse comme des fous, J'veux qu'on rie, j'veux qu'on danse, quand c'est qu'on m'mettra dans le trou".

 

J'ai eu plusieurs fois l'occasion de rencontrer F'murr en dédicaces où il arrivait parfois avec du vin blanc de Savoie pour partager avec les autres auteurs et les membres du stand. C'est lui qui m'a dit une fois où je lui expliquai ne pas avoir osé lui amener un album broché en pièces détachées : "Au contraire, amenez-le moi la prochaine fois. Pour nous, auteurs, cela nous prouve que l'album a été lu et relu et pas rangé directement dans une bibliothèque sous clé." Hélas, je n'ai pas pu tenir ma promesse puisque je n'ai pas eu l'occasion de le revoir en dédicaces après cet échange.

 

Personnellement, j'aime un peu, beaucoup ou à la folie tous les albums que j'ai eu entre les mains.

 

Bien sûr, il y a la série Le génie des alpages :

 

Adieu F'murr, je t'aimais bien…

 

Complètement déjantée avec son troupeau de brebis et moutons nageant dans l'absurde. Au début, il y a le vieux berger (sans nom), le chien bricoleur et inventeur, le bélier noir Romuald, le lion qui cherche son petit Liré et son ami le sphynx Kattarsis, … et les brebis féroces, nymphomanes, incontrôlables, un rien xénophobes… Attention, elles ont toutes un nom que le lecteur découvre dans le 1e album avec l'aide d'un touriste anglais.

 

Adieu F'murr, je t'aimais bien…

 

Puis la série tourne avec des personnages réguliers à partir du moment où le jeune Athanase Percevalve remplace le berger : les aigles, le saint Bernard d'à côté, le renard, le téléférique fou, les géants…

 

Puis il y a mon album préféré, celui que j'emmènerai sur une île déserte et qui est en pièces détachées : Au loup!

 

Ce sont des gags en une ou deux planches sur le thème du petit chaperon rouge, du loup et de la grand-mère avec la présence du corbeau et du renard de la fable de La Fontaine. Perrault est souvent présent soit parce qu'il réécrit son conte, soit parce qu'il fait face à des demandes de changements de fins par quelques personnages.

 

Adieu F'murr, je t'aimais bien…
Adieu F'murr, je t'aimais bien…

 

Si on m'autorise 2 albums de F'murr sur mon île déserte, je prendrai aussi Jehanne au pied du mur.

 

Adieu F'murr, je t'aimais bien…

 

Attention, Jehanne est un personnage de BD et elle le sait et l'assume. Cela se passe forcément sur une Terre parallèle puisqu'on retrouve en même temps : Attila le hun et Geneviève du siège de Paris, des extra-terrestres (dont le langage peut-être traduit grâce au code final), le canard Charles VII, un archange transmettant d'étranges ordres du ciel…

 

Adieu F'murr, je t'aimais bien…

 

Pour compléter tout cela, voici une série d'albums tous bien déjantés et inracontables (comme les précédents d'ailleurs) :

Le char de l'état dérape sur le sentier de la guerre… ou la guerre russo-afghane passée à la moulinette de l'absurde.

 

Adieu F'murr, je t'aimais bien…

 

Tartine de clous… série de gags en une ou quelques planches où Brahms (oui le compositeur) ou Naphtalène sont les vedettes.

 

 

Porfirio et Gabriel… Porfirio aux mains percées et l'archange Gabriel dans un monde absurde (encore et toujours)

 

 

Robin des pois à SherwoodLe pauvre chevalier, Les aveugles… ou les délires f'murriens dans un Moyen-Âge décalé

 

 

Spirella mangeuse d'écureuils… détournement de Spirou et Spip à ne pas mettre entre toutes les mains avec un écureuil géant et une version féminine du héros rouquin

 

 

Éloge de la pentitude… recueil de dessins réalisés par F'murr pour la fête de de la transhumance de Die ou pour diverses publications plus ou moins montagnardes.

 

Adieu F'murr, je t'aimais bien…
Adieu F'murr, je t'aimais bien…
Adieu F'murr, je t'aimais bien…
Adieu F'murr, je t'aimais bien…
Adieu F'murr, je t'aimais bien…

 

Bien sûr, il m'en manque quelques-uns que je n'ai pas pu trouver pour le moment… parce qu'ils sont introuvables.

 

Adieu F'murr et bon amusement dans l'au-delà avec Lewis Carroll à la chasse au snark ou au jabberwocky ou à échanger des bons mots avec Pierre Dac et quelques autres génies de l'absurde.

 

 

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Une Chronique de Gen

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 12:31

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : FANFULLA

 


C'est de qui : Milani et Pratt

 

 

La Couv':

 

Le premier gentilhomme de fortune  /  Fanfulla  Vs.  Capitain From Castille

 

Déjà croisé sur le site? Oui pour Pratt

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Une planche:

 

Le premier gentilhomme de fortune  /  Fanfulla  Vs.  Capitain From Castille

 

Ca donne Quoi ? Entre la fin de l'année 67 et le début de 68, alors qu'il fait ses derniers mois au sein du Corriere dei Piccoli, Pratt, après avoir déjà livré de forts bonnes choses en pâture à ses lecteurs ( l'Ombre, Sandokan ou encore deux adaptations de Stevenson), termine en apothéose en mettant en image ce scénario de Mino Milani où l'on retrouve déjà comme protagoniste principal un gentilhomme de fortune, anti héros soiffard, bagarreur et bon vivant en la personne de Fanfulla.


L'intrigue se déroule dans l'Italie de la Renaissance, alors que les Plantagenets, après avoir mis à sac Rome, assiègent Florence, débarrassée des Médicis.


De la grande aventure à l'ancienne, avec une histoire solide, pleine de rebondissements faits de batailles' trahisons et autres émotions.


Longtemps restée inédite en tant que telle, cette œuvre de Pratt porte en elle pas mal des prémisses de celles à venir, l'artiste italien aura bien appris de ses sçenaristes avant de sauter le pas de l'écriture.


Le seul reproche que l'on pourrait faire à cette belle édition à l'italienne parue il y a une paire d'années chez Rue de Sèvres c'est, en gardant le découpage en strips horizontaux, d'avoir également conservé quelques problèmes de lectures dus à une narration parfois incongrue dans là disposition de ses cases.
Mais rien qui ne vienne gâcher le plaisir de cette redécouverte.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? CAPITAIN FROM CASTILLE

 

 

 

C'est de Qui ? Alfred Newman

 

 

La couv'

 

Le premier gentilhomme de fortune  /  Fanfulla  Vs.  Capitain From Castille

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Connu pour ses scores d’envergure sur de grosses productions, Alfred Newman est mandaté pour celui de cette adaptation du roman éponyme qui se déroule dans l’Espagne du XVI° siècle.

 

Outre les passages obligés d’emploi de musique traditionnelle, où la guitare soliste est fort bien représentée d’ailleurs, Newman s’attache surtout à utiliser au maximum, comme il en a l’habitude, les différentes tessitures de l’orchestre.

 

Balançant entre romantisme luxueux et épique bon ton, la longue B.O de Capitain from Castille (plus d’une heure trente de matériel tout de même), comporte pas mal de pistes qui se marient fort bien avec la bande dessinée de Milani et Pratt (certaines vu la différence « géographique » étant peut être moins adaptées).

 

 

 

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Une chronique de Fab

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 07:15

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LE CID.

 

 

C'est de qui : Palacios

 

 

La Couv':

 

Le Retour du héros  /  Le Cid  Vs.  Flesh & Blood

 

Déjà lu dans le coin ? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Le Long Bec.

 

 

Une planche:

 

Le Retour du héros  /  Le Cid  Vs.  Flesh & Blood

 

Ca donne Quoi ? Après l’excellente intégrale de Manos Kelly, parue l'an passé, les éditions du Long Bec nous font encore un beau cadeau avec la réédition classe d’une autre grande série de l’espagnol Palacios : Le Cid.

 

Afin de dissiper d’emblée tout malentendu, il faut prendre cette œuvre  comme une évocation romancée de la vie de Rodrigo Diaz de Bivar et non comme une quelconque adaptation de la pièce de Corneille.

 

Nous sommes en plein Moyen Age Espagnol, alors que les monarques chrétiens, Alphonso VI en tête, partent à la reconquête des territoires aux mains des musulmans.

 

C’est dans cette période propice aux batailles épiques et autres manigances, trahisons et conflits d’intérêts qu’évolue notre héros, au service du fils du roi espagnol.

 

Entre siège de place forte, assauts désespérés, tentative d’assassinat, complot et sauvetage de jeune fille en détresse (quoique !) le futur Cid a fort à faire tout au long de ses 4 histoires, dont deux étaient jusqu’alors inédites en français (les deux premières étaient entre autre parues au début des années 80 dans l’excellente mais fugace collection Noire aux Humanos).

 

Le Retour du héros  /  Le Cid  Vs.  Flesh & Blood

 

Au fur et à mesure des albums, outre une belle évolution dans le trait réaliste et dynamique de Palacios, on appréciera ses trouvailles graphiques (les passages avec les ogives du quatrième tome par exemple), son sens de la narration et un véritable talent pour le récit d’aventure.

 

Le genre s’y prêtant plus, la colo parfois un peu flashy d’époque est moins marquante que sur le western, et a tendance à s’atténuer au fil des tomes.

 

Pour cette nouvelle version, tout comme ça avait été le cas sur Manos Kelly, les couleurs ont été « nettoyées », la traduction refaite et l’ensemble est présenté avec des notes biographiques et historiques.

 

Bref, encore une œuvre quasi incontournable du patrimoine franco-belge qui refait surface dans un écrin à sa hauteur ; et l’on espère secrètement que l’autre grand artiste de la collection Noire des Humanos – Gianni De Luca- aura également droit un jour à ce traitement de luxe !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? FLESH AND BLOOD

 

 

C'est de Qui ? B. Poledouris

 

 

 

La couv'

 

Le Retour du héros  /  Le Cid  Vs.  Flesh & Blood

 

Déjà entendu chez nous? Oui, une poignée de fois.

 

 

 

On peut écouter ?  

 

 

Ça donne quoi? : Si l’on retrouve évidemment dans cette B.O des allusions à celles qu’il a composées pour les deux Conan dans les années précédentes, on peut doublement louer Basil Poledouris.

Tout d’abord, et ce n’est pas rien, pour n’avoir pas cédé à la facilité des synthétiseurs dont il va user et abuser tout le reste de la décennie (nous sommes en 85), et ensuite pour s’être débarrassé des chœurs à la Carl Orff bien présents sur les Conan, conférant à Flesh and Blood un aspect plus médiéval.

 

Le film de Verhoven se veut réaliste et violent, sa musique l’accompagne dans cette voie (enfin surtout la seconde partie !). Partant de mélodies de l’époque, Poledouris compose des thèmes variés où les cordes et les percussions sont constamment sollicitées.

 

Si les passages plus enlevés laissent un peu trop libre cours à des cuivres parfois pompiers, l’ensemble de son score, très rythmique, est une réussite digne des deux efforts suscités et s’accorde très bien avec l’esprit d’aventure épique du Cid de Palacios.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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