14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 10:08

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : MURDERABILIA

 


C'est de qui : Alvaro Ortiz

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lu dans le coin? Non.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Avant de lire l’album d’Alvaro Ortiz je ne savais même pas qu’une telle chose – murderabilia-existait (et qu’elle avait un nom en plus). Il s’agit de la collection d’objets divers et variés ayant appartenus ou en relation avec des meurtriers plus ou moins célèbres ! Mâlmo, jeune homme désabusé, écrivain qui n’a jamais rien pondu, sans travail et sans grand avenir va, suite à la mort de son oncle, rencontrer un collectionneur de Murderabilia à qui il vend …les chats de son oncle (qui l’ont dévoré après une chute mortelle dans un escalier ! Ca vous pause une ambiance n’est ce pas ?!) dans une bourgade paumée. Et, par une suite de concours de circonstances, l’existence banale de notre anti-héros va changer du tout au tout. Cet album, avec son style graphique limite jeunesse, complètement à l’opposé de son sujet, est une curiosité assez jubilatoire, un récit très noir mais décalé avec un humour qui va parfois jusqu’à l’absurde et des études de personnages très justes. Une fois n’est pas coutume, il est bon de lire quelque chose qui se démarque clairement de la production mainstream.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? FARGO SEASON 1

 

 

C'est de Qui ? Jeff Russo

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous ? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si je n’ai pas été accroché par la série tirée de l’excellent film des frangins Cohen, et ce malgré tout le bien qui a pu en être dit, j’ai prêté une oreille intéressée à sa B.O, curieux de voir si l’ex rocker Jeff Russo marchait dans les pas de carter Burwell (qui a mis le film en musique) ou le faisait à sa façon. Réponse B. En effet même si le thème principal rend hommage à celui du long métrage, et si Russo partage avec Burwell une économie de moyen et une discrétion proche de l’underscoring, sa B.O est généralement très froide, flirtant avec l’americana mélancolique parfois, quand elle ne s’enfonce pas dans les méandres de la noirceur. Cela étant, et dans l’esprit de Fargo (la série, que je n’ai certes pas vue mais qui doit partager ce trait avec le film), un certain humour pince sans rire, noir aussi parfois, n’est jamais bien loin, et le mariage des deux aspects donne un résultat agréable et fin…tout comme le mariage de la B.O et la BD d’ailleurs tiens !

 

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Une chronique signée Fab

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 12:13

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : SEPT FRERES

 

 

C'est de qui ? Convard & Boivin

 

 

La Couv':

 

 

Déja rencontré chez nous? Non.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt .

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne quoi ? Sept francs-maçons autrefois impliqués dans la Résistance Française sont mystérieusement convoqués en 1951 par lettre anonyme pour une cession extraordinaire de leur ordre. Cela ravive en chacun d'entre eux de pénibles souvenirs puisque leur groupe a été dissous en 1943 par les nazis après la trahison de l'un d'entre eux.

Cette cession va t-elle enfin révéler le « frère » au cours de douloureux souvenirs pas encore enterrés ?

Didier Convard se sert d'une intrigue policière plutôt simple mais palpitante pour dresser quelques portraits hauts en couleur de sept hommes meurtris à jamais par la Guerre.

Alternant constamment entre deux époques bien distinctes (1943 lors de leur arrestation et 1951 lors de leurs retrouvailles), le lecteur est pris dans une reconstitution méthodique de l'occupation.

Sans l'image imposée et chère au scénariste de dépeindre le milieu franc-maçon de l'époque, le divertissement serait total avec un étonnant Hervé Boivin aux pinceaux dessinant deux mondes englobés avec une rigueur et une précision fort éloignée de ses cauchemars surréalistes de Lili et Winker.

Malgré une intrigue secondaire légère sur un sujet qui ne l'est pas et quelques effets redondants de mise en scène (dont une lourde présentation inhérente malheureusement à cette série), un honnête divertissement dans un contexte tout aussi passionnant que cruel.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? ZODIAC

 

 

C'est de Qui ?    D. Shire

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé par ici? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Fait amusant, ayant utilisé les B.O de Conversation Secrète et Tous les Hommes du Président lors de ses séances de montage, Fincher décida de demander à leur auteur, David Shire, d’écrire la musique de sa version du tueur en série.

En compositeur qui aime le challenge, Shire décidé d’utiliser, en relation aux douze signes du zodiaque, douze tons musicaux pour sa grosse demi-heure de score et de les modifier en fonction de l’ambiance des scènes. Il alloue de plus certains instruments aux personnages, histoire de bien dissocier leurs thèmes.

Cocktail gagnant et ambiance musicale intéressante sur un album qui en avait bien besoin.

 

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Une chronique signée Jet et Fab

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 09:51

 

 

Histoire de dire que nous n'aurons pas consacré un FIBD d'Angoulême pourtant peu reluisant cette année, la chronique d'un titre d'actualité à plus d'un titre:

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : OLD PA ANDERSON

 

 

C'est de qui ? Hermann & Yves H.

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus chez nous? Oui, ensemble même.

 

 

C’est édité chez qui ? Le Lombard.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Sud des Etats Unis, au début des 60’s, niveau tensions raciales, si l’esclavage a été aboli depuis belle lurette, dans les faits, la situation a peu évolué. Alors que son épouse décède, un vieil homme noir va apprendre un fait marquant sur la disparition de sa petite-fille, des années plus tôt. Il entame alors une vengeance sanglante, quitte à y laisser sa peau. Heureux hasard du calendrier des sorties, le dernier opus en date du duo Hermann est paru quelques jours avant que le papa reçoive un grand prix mérité (même si entouré de divers incidents cette année) au festival de BD d’Angoulême. Ce nouvel album reste dans la lignée crépusculaire de son prédécesseur, l’âpre  western Sans Pardon, mais se place quelques crans au dessus niveau réussite, autant qu’avait pu l’être leur Station 16 par exemple. Si le scénario est, une fois encore, assez classique, le traitement graphique old school et sa colo à la main (y a que ça de vrai au final !) font plaisir à voir (à l’exception de certains visages parfois, et encore) et confirme que ce n’est pas au vieux singe…

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? BLOOD WORKS

 

 

C'est de Qui? Lennie Niehaus

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé dans le coin?Oui

 

 

On peut écouter? Pas d’extraits vidéos (vous lirez pourquoi ci dessous) mais quelques extrait par  Ici et le thème du film tout de même, pas très représentatif du reste cela étant :

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? 17 films ! 17 collaborations entre Clint Eastwood et Lennie Niehaus, depuis l’excellent Pale Rider*, autant dire que les deux bonhommes, qui partagent notamment une passion pour le jazz, se connaissent plutôt bien. Pourtant, et malgré le succès des films, fort peu de ces B.O ont connu une sortie en galettes. C'est le cas de Blood Work, adaptation d’un roman dont le sujet aurait pu être un scénar écrit directement pour Eastwood (qui depuis trois décennies joue sempiternellement les vieux durs à cuire qui ne lâchent rien), est leur dernier boulot commun (après le réal’ –un brin mégalo ?-décidera de mettre en musique ses longs lui même avant de passer, de temps en temps, la main à son fiston). Comme à son habitude, Niehaus saxophoniste accompli, mélange les thèmes jazzy suaves et de facture assez classique qui sont sa marque de fabrique à une orchestration de film de suspense plus traditionnelle mais plus réussie, à mon avis, que des choses comme Absolute Power ou A perfect World, qui hésitaient parfois entre l’underscoring et le mélange trop appuyé. Allez savoir, maintenant que son dessinateur est entré au panthéon de la profession (sic !) s’il vient à Hollywood l’idée d’adapter Old Pa Anderson au grand écran peut être que Niehaus (86 piges au compteur de tout de même !) reprendra du service ?

 

*Les plus perspicaces de nos lecteurs auront noté que c'est d'ailleurs la B.O de ce film qui accompagnait le précédent opus des Hermann père et fils!

 

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Une chronique de Fab

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 14:36

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : WATERTOWN

 

 

C'est de qui ? Götting

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus chez nous? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman, un lien vers le site :

http://www.casterman.com/Bande-dessinee/Catalogue/albums/watertown

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Les anciens du coin se souviennent peut être d’un tout petit bouquin, sobrement intitulé Noir, qui, en bichromie de noir et de bleu, rendait hommage au genre du même nom. L’auteur de cette petite perle récidive aujourd’hui dans la même veine (l’hommage) avec quelque chose de cependant bien plus ambitieux puisqu’il nous livre un one-shot de près de 100 pages tout au pinceau (dont il a cependant cette fois réalisé les couleurs à l’ordinateur). Watertown, une bourgade des Etats-Unis, les années 60, Philip Whiting, modeste courtier en assurance à la vie monotone, va s’improviser détective privé et enquêter sur la mystérieuse disparition d’une jeune femme, qu’il croit liée à la mort du patron de celle-ci. Ses recherches vont peu à peu prendre le pas sur son quotidien jusqu’à dépasser certaines de ses limites. S’il en respecte les principaux éléments (Voix-off omniprésente, éléments qui s’enchainent, descente aux « enfers » du héros, étude psychologique,  flics retors,…), en choisissant un antihéros comme personnage principal de Watertown, Götting prend avec réussite certains codes du Roman Noir à contre pied jusqu’à une fin surprenante mais judicieuse. Un album qui allie fond et forme avec originalité et se lit d’une traite pour bien commencer l'année sous le signe du polar.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? BRINGING OUT THE DEAD

 

 

C'est de Qui ? E. Bernstein

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur le site? Oui

 

 

On peut écouter? Un tout petit extrait à 0.25

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si Scorcese, en amoureux de la musique pop/rock au sens large (il a entre autre réalisé pas mal de fabuleux docus sur des artistes ou des genres) est connu pour parsemer ses long métrages de morceaux emblématiques de cette culture, il ne faut pas pour autant oublier que certains des plus grands compositeurs du cinéma ont écrit pour lui. Bernstein a mis en musique quatre de ses films, dont le superbe Age Of Innocence et donc ce Bringing out the dead. Si le travail du compositeur est pas mal éclipsé par les chansons entendues dans le film (au point qu’aucune galette officielle n’a jamais vu le jour), sa présence est un élément clé du film, de par sa nature crépusculaire et sombre, presque éthérée, tant qu’à l’écoute en tant que telle, on croirait presque entendre de la musique de film noire, un rien « underscoring », dans l’esprit de ce que Carter Burwell a pu faire pour le meilleurs Cohen (toutes proportions gardées of course). C’est cette atmosphère mélangée et très maitrisée qui m’a donné envie d’associer les deux media et j’ai été clairement inspiré sur ce coup là tant ils se marient bien. Pour l’anecdote, la collaboration suivante des deux monstres sacrés du cinéma Hollywoodien sera la dernière puisque, pour Gangs of New York, Scorcese, suite à un remontage du film et à la pression de la prod’, n’utilisera pas le travail de Bernstein qui le vivra plutôt mal. C’est Howard Shore qui lui succédera aux cotés du réal aux sourcils fournis.

 

 

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Une chronique signée Fab

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 18:12

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : DEADLY CLASS 3

 

 

C'est de qui ? Wes Craig & Rick Remender

 

 

La Couv':

 

 

Déja vu sur B.O BD? Ouaip

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Probable que Maria n’ait pas beaucoup réfléchi quand, pour sauver Marcus, elle a tué son ex petit copain, fils d’un puissant  chef de cartel. Voilà ce dernier venu se venger avec une paire d’assassins au capital sympathie des plus bas. Ce troisième TPB de Deadly Class, si toujours aussi chargé en adrénaline et en violence, gagne en noirceur ce qu’il perd en humour, et, au passage devient relativement bavard. On a compris que pour Remender cette série fonctionnait comme un exutoire de son adolescence mais par moments ça devient quelque peu redondant. Reste la narration et le graphisme de Craig pour sauver les meubles, en espérant que : 1. La suite relèvera le niveau, et, surtout, 2. Que la sauce ne va pas être allongée jusqu’à perdre tout ce qui faisait sa saveur.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? RUN ALL NIGHT

 

 

C'est de Qui ?   Tom Holkenborg

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous ? Oui aussi.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? J’aurais tendance à croire, comme l’avançait un site US, que le travail d’Holkenborg pour le cinéma n’est finalement qu’une extension de ce qu’il faisait auparavant, sous le sobriquet de Junkie XL, à savoir de l’électro heavy pour club, la seule différence c’est qu’aujourd’hui ses compositions sont jouées par un orchestre de vrais instruments et plus par une boite à un rythme et un clavier. Quand on sait que c’est via Hans Zimmer qu’il est arrivé dans la cour des grands, on s’étonne moins du manque de subtilité du bonhomme. Ici, son thème joué au piano a beaucoup de mal à faire oublier l’aspect matraque de l’ensemble du score, efficacité lourde étant le maître mot de sa partition. Après c’est sûr que pour écouter avec les mésaventures sanglantes d’une bande de jeunes qui trempent dans le meurtre violent, la drogue, le sexe et autres joyeusetés c’est plutôt en phase.

 

 

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Une chronique par Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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