4 octobre 2025 6 04 /10 /octobre /2025 07:04

 

Vous vous souvenez peut être que l'an passé je partageais avec vous ma passion aussi subite qu'inexplicable pour Taylor Swift, icone pop,  milliardaire uniquement grâce à sa musique, féministe inspirante, modèle de générations de filles et jeunes femmes (et pas que)..bref, n'en jetons plus, si, toutefois, vous ne connaissez pas le phénomène  vous pouvez avoir un aperçu en moins de 2 minutes par ici

 

Voilà que vient tout juste de sortir, après une campagne médiatique monstre, à base de précommandes de versions ultra collectors et de photos suggestives - pour le moins!-  le 12eme opus de la chanteuse aux multiples awards. The Life of a Showgirl.

 

 

 

Attendu plus que fébrilement par des millions de fans, dont votre serviteur soyons honnêtes, la galette est elle à la hauteur de l'expectative?

 

Hum... après une poignée d'écoute de l'album, dans sa quasi totalité à chaque fois, force est de reconnaître que Taylor a clairement fait dans la facilité cette fois!

Exit l'introspection du précédent album, la pop est de retour, en force!

 

En effet si les paroles sont, dans l'ensemble, toujours recherchées (mais pas que, voire ci dessous) la partie musicale est outrageusement catchy avec des morceaux qui sont hyper calibrés pour faire des hits et rester dans la tête mais sans pour autant être ce que la chanteuse a fait de mieux.

 

Entre les pistes que l'on pourrait croire refusées par écrites pour ses copines, au hasard Lana Del Rey (Elisabeth Taylor), Kathy Perry (Opalite) ou Olivia Rodrigo (Cancelled), les "emprunts" à quelques illustres grands noms de la musique pop/rock (je ne vois pas comment Frank Black ne va pas demander des royalties à taytay pour l'intro du morceau Actually Romantic!) ou RnB (Michael Jackson se retourne probablement dans sa tombe en écoutant Wood), ou encore les pistes que l'on pourrait croire provenir des sessions de précédents albums (Honey, Wish List ou Ruin the Friendship auraient pu figurer sur Midnights ou Lover sans souci), le constat est mitigé.

 

 

 

En fait on pourrait presque dire que Taylor Swift, qui file actuellement le parfait amour -le mariage est dores et déjà annoncé- avec un gros beauf footballeur américain tout ce qu'il y a de plus cliché- au point d'en écrire une chanson sur leurs...relations sexuelles débridées (Wood et sa rythmique Jackson 5 citée plus haut)- n'a jamais écrit des albums aussi réussis que quand elle est malheureuse, ce qui expliquerait la semi teinte de ce 12eme disque.

 

 

 

On ne se fait pas de souci pour autant pour la reine du marketing et de la pop, The Life of A Showgirl va très  probablement être streamé des millions de fois, et les albums physiques vont s'écouler à tout autant d'exemplaires, et de mon coté, ça me rassure, mon inexplicable passion n'en n'est que modérée! 

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bobd - dans Musique Taylor Swift
4 juin 2025 3 04 /06 /juin /2025 07:47


 

LA BD:





 

C'est quoi ? IRON MAIDEN. PIECE OF MIND



 

C'est de qui ? Divers dont Oeming, Granrt Moore, Reppion, Zezelj…



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Blueman



 

Déjà croisés sur le site? Certains oui



 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ?

1987, je rentre en 5° et un redoublant assis à côté de moi me demande si je connais Iron Maiden en me tendant une K7 de The Number of the Beast. C’est une claque immédiate et je vais découvrir dans la foulée leur premier album éponyme, Killers, Powerslave le mythique Live after Death  et, donc, Piece Of Mind.

 

La galette contient une poignée de brûlots heavy metal qui marqueront le genre pour les décennies à venir et, si ce n’est pas ma préférée, c’est une pierre angulaire dans la discographie du groupe.

 

C’est donc à juste titre que le monde du comics s’est intéressé à l’album et que cette anthologie a vu le jour.

On y retrouve une poignée de scénaristes et dessinateurs, dont certains forts connus, qui se sont amusés à illustrer une des chansons de l’album.


 

Les récits vont de l’anecdotique (The Trooper) au bien plus recherché (Still Life scénarisé par la fille d’Allan Moore et son compagnon de route John Reppion) en passant par des choses plus allumées (To tame a land, Revelations, que Bruce Dickinson, le chanteur de Maiden, scénarise d’ailleurs).



 

Coté graphismes, comme souvent dans ce genre d’exercices, on a des styles parfois forts éloignés mais l’ensemble est de qualité, mes préférence allant à l’histoire dessinée par Zezelj (qui se fait trop rare dans le médium à mon goût) ou à celle de Rosado.

 

Un hommage appuyé à un disque et à un groupe incontournables que ce soit dans le heavy metal ou dans le rock en général.



 

 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : PIECE OF MIND



 

C'est de qui ? Iron Maiden




 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Non



 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ca donne Quoi ? Piece of Mind marque un tournant dans l’histoire du groupe. S’il y avait déjà eu un changement majeur de line up avec le passage de flambeau -enfin de micro surtout- entre Paul Di’Anno et Bruce Dickinson sur l’album précédent, celui-ci voit arriver l’ex batteur de trust derrière les fûts de la Vierge de Fer.




 

C’est le premier album sur lequel Dickinson écrit des textes et, à l’image de l’excellent Révélations, c’est clairement un atout pour le groupe.



 

Les morceaux s’allongent, les influences des titres sont aussi diverses que variées, allant du cinéma à la littérature SF (To tame a land s’inspire de Dune dont Herbert refusera la citation à Maiden) en passant par la religion et la fantasy.



 

Alors c’est vrai qu’il est plus que rare que je vous propose de la musique “chantée” pour accompagner les lectures, n’étant pas fan du truc (qui “sort” trop de la lecture à mon sens) mais là, on ne pouvait pas faire mieux vous l’avouerez! 



 

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bobd - dans Comics Blueman Musique
17 novembre 2022 4 17 /11 /novembre /2022 09:36






 

LA BD:





 

C'est quoi ? KISS THE SKY



 

C'est de qui ? Dupont & Mezzo



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Glénat.

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui ensemble même.



 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Comme quoi on peut être un grand passionné de rock et néanmoins être encore agréablement surpris par une bio d’un des guitaristes pourtant les plus célèbres de la discipline.



 

Il faut dire que sur ce premier tome (sur 2) de Kiss The Sky, Dupont se penche sur la jeunesse d’Hendrix.

Né dans une famille qui aurait pû être LA définition de la famille dysfonctionnelle, entre les galères d'argent, les différentes séparations des parents, le placement des enfants, le paternel violent, la mère absente…le futur génie de la 6 cordes a eu autant de chance que de volonté de ne pas mal finir et d’arriver à vivre sa passion pour la musique.



 

D’un naturel plutôt renfermé au départ, Hendrix, tout en croisant quelques-uns des grands noms de la musique américaine de l’époque (entre autres BB King, Sam Cooke, Dylan, les Stones…) va peu à peu réussir à vivre de son talent inné même si il connaît pas mal de galères au départ.

 

Homme à femme, il aura du mal à ne pas reproduire les schémas biaisés avec lequel il a grandi comme à tomber dans toutes sortes d’excès.



 

Pour mettre sa partition scénaristique en image Dupont a fait de nouveau appel à Mezzo avec qui il a déjà collaboré sur Love In Vain la bio d’une autre légende: Robert Johnson.

 



 

L’artiste donne une interprétation des 60’s aussi criante de vérité que personnelle, dans son style semi réaliste magnifié par le choix d’un noir et blanc qui flirte parfois avec l’expressionisme.

Léchant ses compositions picturales à la manière d’un photographe voire d’un peintre Mezzo donne à cette première partie de la vie d’Hendrix une force visuelle des plus marquantes.

 

Un album qui ravira les amateurs de BD originale et bien faite, de musique, voire des deux (votre serviteur cochant allègrement les deux cases)







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :RAINBOW BRIDGE



 

C'est de qui ? J. Hendrix



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.



 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Filmé probablement en grande partie sous-acide, se voulant un temple à la contre-culture hawaïenne, à base de surf, de médiattaion, de sexe et de drogues, Rainbow Bridge est une purge plus qu’un film, un pur produit de son époque, inregardable aujourd’hui qui n’a d’ailleurs pu voir le jour qu’à la présence  d’extraits de concerts de Hendrix (charcutés cela dit) dans le long.



 

Un album est évidemment sorti dans la foulée, ne contenant bizarrement aucun morceaux live mais des versions alternatives et autres titres plus ou moins inédits tirés de sessions studios.



 

Si forcément anachronique avec la période de la vie du guitariste évoquée dans le tome 1 de Kiss the Sky, j’ai trouvé que la variété des genres, du blues au rock, abordées par Hendrix sur cette galette faisait une bande son intéressante avec les images de Mezzo, qui n’hésite pas à devenir psychédélique sur certaines planches.




 

 





 

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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 15:35
 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  MILES ET JULIETTE

 

 

C'est de qui ?  Rubio & Sagar

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, les deux,  mais pas ensemble.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Il y a des albums que l’on dirait fait exprès pour B.O BD … et vice –versa ! Miles et Juliette, fait partie de ceux-là ; bio en partie romancée de la première venue à Paris de Miles Davis - alors jeune trompettiste pétri de talent et d’ambitions – il évoque surtout la rencontre entre le jazzman et Juliette Gréco, aspirante chanteuse et actrice, muse du tout Saint-Germain de l’époque ; quartier où se pressait la crème de la crème des artistes existentialistes (ou pas d’ailleurs !).

 

Nous sommes à la fin des années 40, Miles Davis, instrumentiste de génie qui peine à trouver sa place au sein du mouvement artistique et musical du New York d’alors, vient de former avec Gil Evans un nonette (neuf instruments pour les moins mélomanes de nos lecteurs) avec lequel il enregistre une galette révolutionnaire mais bien trop en avance sur son temps.

 

Invité sur une date parisienne avec les cadors du genre, il débarque dans une capitale qui vit à pleins poumons la libération, et pas que celle du joug de l’occupation mais également un renouveau artistique et des mœurs. C’est durant cette semaine en apesanteur que Miles Davis tombe amoureux (et réciproquement) de Juliette Gréco, électron et esprit libre s’il en est.

Les deux tourtereaux vivront une liaison enflammée qui sera aussi intense que brève puisque notre trompettiste repart pour New York où il souhaite se consacrer à sa musique.

 

Hélas pour lui, à la douleur de l’absence de sa belle, vont venir s’ajouter la désillusion de l’échec commercial et critique de son enregistrement, l’annulation de dates et autre défections de musiciens, l’entraînant sur la pente descendante de la drogue…mais ceci est une autre histoire.

 

 

Sur le scénario joliment mené de Salva Rubio, où fait réels et interprétations se mêlent pour raconter la  passion des deux artistes, Sagar poursuit sa ligne expressive découverte avec le Syndrome de Stendhal mais ici le trait est plus libre, plus sauvage, la narration est plus audacieuse, avec des effets de mouvements au sein des cases et des planches des plus réussis et des teintes et couleurs qui expriment fort bien les ambiances jazzy et romantiques de l’histoire.

 

Une belle association du fond et de la forme pour un album hommage hors pair.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :BIRTH OF THE COOL

 

 

C'est de qui ? Miles Davis

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Alors évidement l’accompagnement était tout trouvé pour ce one shot, musical s’il en est.

Bide à sa sortie, Birth Of The Cool (qui ne s’intitule d’ailleurs pas comme ça en 49), est la réponse de Miles et de Gil Evans au BeBop, alors en vogue mais trop technique et cérébral pour le grand public, et, en même temps, l’évolution d’un genre qui s’enlisait dans le jazz Big Band.

 

Composé donc de neuf instruments dont certains jusque-là inhabituels dans la discipline (un cor, un tuba), le combo cherche plus à exprimer l’harmonie, la mélodie… avec des morceaux reposant sur des accords et moins accès sur la virtuosité des solistes. Croyant dur comme fer à son concept, Miules ira jusqu’à décliner la proposition de Duke Ellington de rejoindre son orchestre afin de se consacrer à ce son projet (scène retranscrite dans Miles et Juliette d’ailleurs).

 

Visionnaire malheureux, le trompettiste devra ronger son frein quelques années avant que sa galette soit appréciée à sa juste valeur, donnant naissance au Cool Jazz et lançant la vocation de générations de musiciens.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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8 octobre 2019 2 08 /10 /octobre /2019 09:52

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  JAZZ MAYNARD. LIVE IN BARCELONA

 

 

C'est de qui ? Raule & Roger

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, sur les précédents entre autre.

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que son existence semble prendre un tournant plus serein et qu'il est sur le point de sortir son premier album Jazz est confronté à un choix cornélien, c'est le moins que l'on puisse dire.

 

L'Oncle Raimundo, figure paternelle de notre héros et de Thé et Judas, ses deux plus grands amis, est assassiné par des braqueurs lors d'une partie de poker.

Voilà Jazz à la croisée des chemins : va t-il rentrer dans le rang, accorder à Lucia -sa petite amie- l'interview qu'elle lui demande pour son journal, ou va t-il céder au désir de vengeance de Judas.

 

Et bien il va faire les deux !

 

Pour cet ultime tome de leur excellente série noire, le duo d'auteurs espagnols revient sur la jeunesse de son personnage phare, via des flashbacks, qui alternent avec la violence de la vendetta.

 

Une fois encore le fond et la forme se complètent au mieux, le style graphique anguleux, parfois limite caricatural de Roger, toujours parfaitement mis en couleur dans des ambiances chromatiques intelligentes, se faisant l 'écho de la noirceur pleine d'espoir de ce dernier tour de piste.

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : WHIPLASH

 

 

C'est de qui ? Justin Hurwitzz

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Je dirais que non.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Avec un scénario portant sur l'apprentissage de la batterie (et de la vie!) d'un jeune homme par un professeur acharné, la B.O de Whiplash met clairement en avant à la fois l'instrument mais aussi le jazz en général.

 

Si moins jusqu'au-boutiste que le score halluciné de Birdman (dont la batterie était quasiment le seul instrument, ou tout du moins qui sonnait ainsi), la partition de Justin Hurwitzz sait tirer le meilleur parti de cet instrument à la fois intrinsèquement rythmique mais aux grandes possibilités musicales.

 

Si pas mal des pistes sont dans un style jazz assez classique, une bonne poignée d'entre elles, dominées par la batterie, se révèlent très prenantes sur ce dernier Jazz Maynard auquel elles apportent une double aura de mystère et de suavité.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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