25 novembre 2018
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08:56
LA BD:
C'est quoi ? LES MONTAGNES HALLUCINÉES
C'est de qui ? Gou Tanabe
La Couv':
Déjà croisés sur le site? Oui
Une planche:
Ca donne Quoi ? Au début des années 30 des scientifiques de l'université Miskatonic partis explorer l'Antarctique perdent le contact avec une équipe ayant fait une découverte extraordinaire.
Quand le campement est retrouvé, c'est l'horreur : corps et squelettes de toutes parts, équipement et tentes saccagés... qu'a t-il pu arriver aux explorateurs ?
Les Montagnes Hallucinées, un des textes les plus marquants de Lovecraft, renaît à la sauce manga et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il a bon Gou(t) (oui, désolé, j'ai hésité à la faire pourtant!)
Si nombre d'adaptations du maître de Providence ont vu le jour en BD, peu ont la force évocative de celle de l'auteur japonais.
Il s'était déjà frotté à Lovecraft il y a une dizaine d'années, le temps d'une nouvelle, et j'ai pu, en comparant les deux œuvres, apprécier l'évolution impressionnante de son style graphique et de son sens de la narration. Tanabe rend à merveille l'ambiance anxiogène du texte d'origine et ses paysages sont à couper le souffle parfois.
Si l'on peut peut être regretter une poignée de pages qui font un peu remplissage et, donc, le découpage de l'oeuvre en deux tomes, le reste est tout bon, sur le fond comme la forme, jusqu'à la couverture en faux cuir du plus bel effet.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : THE THING
C'est de qui ? E. Morricone
La Couv':
Déjà entendu chez B.O BD? Oui
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Sorti le même week end que le E.T de Spielberg et descendu en flammes par la critique, The Thing de Carpenter n'a atteint son statut de film culte que bien des années après son premier passage sur grand écran.
Avec un scénario qui n'est évidement pas sans faire penser à celui des Montagnes Hallucinées, se déroulant dans un huis clos quasi idéal (comme entourage, à part l'île déserte ou une lointaine planète on fait difficilement mieux dans le genre!), le film est également doté d'un budget plus conséquent que sur les longs précédents du réal, ce qui permet à celui ci de ne pas avoir à assurer la partie musique (il y reviendra vite cela étant) et de se payer même le luxe d'embaucher le maestro Morricone.
De façon pour le moins inhabituelle, le compositeur italien opte pour une approche des plus minimaliste avec des cordes en nombre réduit, des nappes de synthés, des traitements électroniques et autres bruitages aux effets angoissants, et des thèmes finalement assez impersonnels.
Si l'atmosphère de terreur est plutôt bien rendue, on pourra regretter que le score ne soit pas plus original (et qu'il ait même plutôt mal vieilli) mais on se délectera de certaines pistes à la froideur qui n'a d'égale que celle des paysages des Montagnes Hallucinées.
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Une Chronique de Fab
27 mai 2018
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07:43
LA BD:
C'est quoi ? L’OR DE MORRISON 2.
C'est de qui ? Seiter & Brecht
La Couv':
Ca donne Quoi ? La fuite en avant du colonel Morrison et sa troupe de voleurs, poursuivi par les indiens et l’armée semble mal se présenter, de plus les 350 000 dollars éveillent les inimités jusqu’à créer la discorde dans le gang jusqu’au point de non-retour.
Face à tant d’obstacles notre ex confédéré et sa belle arriveront-ils à atteindre le Mexique pour profiter de leur pactole…rien n’est moins sur et, surtout, rien n’est jamais terminé semble t-il !
Fin du diptyque de Brecht et Seiter qui conclue son histoire avec savoir-faire tout en évitant l’écueil de la happy-end.
Si je ne suis pas forcément grand amateur du style graphique de Brecht il faut lui reconnaître un beau coup de crayon pour faire vivre l’Ouest Sauvage !
LA MUSIQUE:
C'est quoi :THE HILLS RUN RED
C'est de qui ? E. Morricone
La Couv':
Déjà entendu par ici? Souvent oui.
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Production internationale de la fin des années 60, tentant de surfer sur le succès de la trilogie des dollars de Leone ce western spaghetti emprunte cependant autant à ses cousins qu’aux productions américaines de l’époque, mélangeant visuels typiquement européens à des thématiques moins abordées dans le genre.
Autre parenté évidente avec le reste des films produits par Cinecitta de l’époque, la musique du film, écrite par le spécialiste du genre (entre autre) le maestro Morricone.
Il construit son score autour d’une poignée de thèmes continuellement réarrangés
aux deux mélodies principales entremêlées dominées par une voix féminin, les cuivres et les percussions.
Si pas le travail le plus marquant du compositeur, loin de là, la B.O ne manque pas de caractère et de tension, tout juste ce qu’il nous fallait sur la BD du jour.
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Une Chronique de Fab
12 mars 2018
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08:50
LA BD:
C'est quoi ? SONORA 2 LOLA MONTEZ
C'est de qui ? Pécau, Dellac & Scarlett
La Couv':
Ca donne Quoi ? Les espoirs du Général fondent comme neige au soleil quand le poste e gouverneur qu’il convoitait lui est soufflé par le militaire à qui il l’avait demandé, sa vengeance est sanglante pour les deux parties.
De son coté Max n’arrive pas à mettre la main sur le dernier homme qu’il s’est juré d’abattre et il commence à jouer un jeu dangereux avec la belle Lola tandis que son jeune protégé se prend pour un desperado et joue du colt.
L’Histoire rattrape tout ce petit monde et, la femme fatale exceptée, c’est vers Sonora et ses mines d’or qu’ils dirigent maintenant leurs pas.
Pécau, vieux routard du mélange de petite et grande Histoire continue de dérouler son récit de vengeance qui marque une pause ici en laissant la part belle aux faits reels qui emportent le destin de ses protagonistes.
Si encore un peu inégal par moment sur les personnages et leurs expressions faciales, le dessin de Dellac fait néanmoins le taff, surtout dans le rendu des décors et paysages.
Sonora fonctionne sur son mélange des genres et ses airs de saga, à voir si la série tiendra ses promesses dans la (les ?) suite.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : LE RUFFIAN
C'est de qui ? E. Morricone
La Couv':
Déjà croisé dans le coin? Fort souvent
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? A l’écoute de certaines pistes de la B.O du Ruffian on pourrait croire que l’on s’est trompé de galette et qu’on a a faire à l’une des centaines de musiques de western que le maestro italien a réalisé à la pelle durant au moins trois décennies.
Mais rapidement on apprécie le savoir faire du compositeur qui propose là une vraie variété dans ses thèmes, allant d’un exotisme racé à de l’aventure débridée et, donc, des passages « western » plus tendus qui ne sont pas sans rappeler les sommets que sont Two Mules for Sister Sarah ou Giu La Testa.
Les instruments employés sont égalent très variés dans cette B.O où la rythmique est à a fête et, même si l’on sent bien que Morricone est en mode automatique (nous sommes au début des années 80 et ses succès sont derrière lui même si, l’année suivante, il retrouvera Sergio Leone pour la bande originale de Il était une fois en Amérique), force est de reconnaître qu’il a le sens de l’illustration musicale et, à quelques exceptions près ce score fait bien son rôle avec le tome 2 de Sonora.
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Une Chronique de Fab
27 novembre 2017
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13:32
LA BD:
C'est quoi : UNDERTAKER. L’OMBRE D’HIPPOCRATE.
C'est de qui ? Meyer et Dorison
La Couv':
Déjà lus sur B.O BD? Oui.
C’est édité chez qui ? Dargaud.
Une planche:
Ca donne Quoi ? Fin de la traque pour Jonas Crow et Lin qui vont enfin faire face à l’Ogre et délivrer Rose, blessée et à la merci de son bourreau.
Mais comme le dit Nietzsche, « Quand on lutte contre des monstres, il faut prendre garde de ne pas devenir monstre soi-même. » et en effet, Lin le fait cruellement remarquer à son compagnon de voyage, si Quint use de méthodes peu catholiques, Jonas a une fâcheuse tendance à laisser des cadavres s’empiler derrière lui.
Si l’on retrouve les marottes du scénariste de W.E.S.T et Asgard dans cette série western crépusculaire, le métier de Dorison, son sens du découpage et du story-telling ajouté à l’aspect anti-héros aux zones d’ombres prononcées, font la différence.
La partie graphique est une totale réussite, le trait élégant voire virtuose de Meyer, dans la droite lignée des classiques du genre, et magnifiquement rehaussé par le travail de Caroline Delabie, et finit de faire d’Undertaker –dont un cycle se clôt ici- un must dans sa catégorie.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? DA UOMO A UOMO
C'est de Qui ? E. Morriconne
La couv'
Déjà entendu chez nous? Of course.
On peut écouter?
Ca donne Quoi ? Avec quatorze scores à son actif rien que sur cette année 1967 (et encore ce n’est pas sa plus prolifique !), dont pas moins de quatre westerns, Ennio Morricone parvient néanmoins à pondre à chaque fois quelque chose d’original et d’accrocheur.
Si l’on retrouve les instruments typiques du genre, ceux qu’il aime à exploiter dans ses B.O : Flutes, guitare soliste, percussions diverses (dont une belle utilisation des timbales), on a droit également à un chœur amérindien inspiré le tout sur des pistes ou le maestro a privilégié l’aspect rythmique.
On oscille entre tension torve et thèmes plus aériens, quelque peu incongrus parfois sur ce tome très sombre d’Undertaker, je vous l’accorde, mais tout aussi classiques appliqués.
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Une Chronique de fab
28 octobre 2017
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13:04
Un classique de retour chez B.O BD, le cycle western pour le week-end :
LA BD:
C'est quoi : MARSHALL BASS. MEURTRES EN FAMILLE
C'est de qui ? Macan, Kordey & Vitkovic
La Couv':
Ca donne Quoi ? Notre marshall hors du commun traque un assassin de femmes enceintes, malheureusement ce dernier a eu la mauvaise idée (quoique) de s’arrêter chez une famille hollandaise pas très catholique dont la principale activité est de tuer les visiteurs pour revendre leurs effets. Entre échanges approximatifs de coups de feu, lynchage, course poursuite (pieds-nus !), inceste et autres violences sexuelles, River Bass va vivre une aventure des lus surréalistes !
Ce second tome réjouissant de Marshall Bass mélange avec bonheur l’excès du Bouncer de Jodo à l’humour noir décalé du film Vorace, le tout fort bien emballé par le dessin de Kordey qui, comme le whisky, se bonifie avec l’âge. Comme aime à le rappeler Gen, le travail du coloriste est notable également, Vitkovic fait en effet honneur au coup de crayon du dessinateur.
Au rayon des bémols on regrettera la présence de moins de ces doubles pages qui impressionnaient dans le volume précédent et l’expédition un brin rapide de certains passages du scénar (le déménagement de la famille de tordus, le coup de foudre éphémère de Bass) mais rien qui ne vienne entacher le plaisir de cette lecture !
LA MUSIQUE :
C'est quoi : SIERRA TORRIDE
C'est de qui ? E. Morricone
La Couv':
Déjà entendu chez nous? A bien des reprises.
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Après une année 69 plus chargée qu’érotique pour le maestro hyperactif, voici que Morricone attaque la nouvelle décennie avec l’un de ses scores les plus marquants à mon sens car c’est probablement celui qui conjugue le plus son sens de la mélodie imparable, qui a fait son succès sur la Trilogie des Dollars notamment, et cette passion pour l’expérimentation qu’il consacrait d’habitude aux séries B italiennes obscures mais qu’il n’hésites pas à appliquer ici sur une grosse production américaine.
Si nous avons donc des passages obligés à la guitare solo et à la trompette aux accents hispanisants très mélancoliques, renforcés par quelques chœurs féminins éthérés, le leitmotiv le plus marquant de Sierra Torride est bien sur ce braiement de la mule rendu par les instruments, aussi fun que rythmique (l’ensemble de la B.O l’est d’ailleurs beaucoup plus que ce que le compositeur a pu produire avant).
Avec ses crescendos successifs fort bien amenés, et son alternance entre gravité (relative) et délire musical, Two Mules for Sister Sarah est sans conteste un choix judicieux et amusant pour cette seconde aventure de notre héros atypique s’il en est !
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Une Chronique de Fab