16 mars 2021 2 16 /03 /mars /2021 10:33

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  IRA DEI 4. MON NOM EST TANCREDE.

 

 

C'est de qui ? Brugeas & Toulhoat

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, sur les précédents entre autre.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Tancrède, encombré d’Eudoxie et Marie, traqués par Hugues le revanchard, préfère épargner ses compagnes de route et se fait capturer. Guillaume de Hauteville, leader des troupes normandes, teste son intéressant prisonnier lors de duels à mort que notre héros remporte tous, finissant même par se débarrasser de l’incontrôlable Hugues, ce qui arrange Hauteville.

 

Le salut vient cependant de là où Tancrède l’attendait le moins en la personne d’Etienne qui veut retrouver Marie, sa sœur.  

 

Entre combats épiques et psychologie poussée des personnages, cette conclusion du second cycle d’Ira Dei tient ses promesses, faisant de la saga du duo doué Brugeas /Toulhoat, une série aux qualités manifestes, que ce soit dans son scénario qui s’appuie bien sur le background historique tout en sachant ne pas s’y enliser (on pense parfois aux –bonnes – saisons de la série TV Vikings par exemple) que dans ses graphismes furieux où portraits expressifs et paysages sauvages se partagent bien la vedette.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : LE SEIGNEUR DE LA GUERRE

 

 

C'est de qui ? J . Moross

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

https://i.imgur.com/3bccOGi.jpg

 

Ca donne Quoi ? Bien plus subtile que beaucoup de bandes originales du même acabit (celles de Rozsa par exemple), la partition de The War Lord fait la part des choses entre thèmes hauts en couleurs où héroïsme et action sont exprimés via des cuivres flamboyants, et introspection plus dramatique où ce sont les cordes qui sont à l’honneur.

 

Le seul bémol finalement de ce score est sa durée, particulièrement réduite pour l’époque puisque l’on dépasse à peine la demi heure de musique, mais ce n’st pas du fait de Moross qui vit sa deadline réduite de moitié suite à des soucis de final cut sur le film ; il aura même un providentiel coup de pouce de la part de Hans Slater, pilier de studio que l’on a souvent écouté chez nous, et qui amène son savoir faire et son expérience dans la partie pour un résultat encore plus orignal.

 

Probable que pour Ira Dei quelque chose de moins dâté aurait mieux fait l'affaire ais c'était histoire de changer un peu d'ambiances. 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 10:55

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : MAC COY. INTEGRALE

 

 

C'est de qui ? Gourmelen et Palacios

 

 

La Couv':

 

Panorama du Western  /  Mac Coy  Vs.  The Jayhawkers

 

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui pour Palacios.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud.

 

 

 

Une planche:

 

 

Panorama du Western  /  Mac Coy  Vs.  The Jayhawkers

 

 

 

Ca donne Quoi ? Vous savez que depuis tout jeune je nourris une passion invétérée pour le western ; passion initiée dés mon plus jeune âge par mon cher paternel à grands renforts de films enregistrés sur VHS à la Dernière Séance d’Eddy Mitchell ou au Cinéma de Minuit de Patrick Brion (ce qui m’a également grandement aidé dans mon apprentissage de la langue de Shakespeare, la plupart de ces films étant alors proposés en V.O).

 

Mais pas que puisque je me souviens encore aujourd’hui de ce petit album carré qu’il avait du m’acheter alors que j’avais 7 ou 8 ans présentant en couverture un soldat sudiste moustachu, tout colts dehors avec un superbe mustang cabrant en fond.

 

C’était la version 16 22 d la première aventure d’Alexis Mac Coy qui, s’il était hélas sudiste, se posait un peu là coté héros de missions suicides.

 

Certaines images m’ont marqué longtemps, comme celle de ses visages hyperréalistes de soldats  où l’expression de surprise transpirait alors qu’ils disaient « Cet homme est un lion », parlant de notre héros.

 

Panorama du Western  /  Mac Coy  Vs.  The Jayhawkers

 

Belle Madeleine de Proust pour moi que cette version intégrale (ce premier recueil englobe les 5 premiers albums de la série) où l’on retrouve l’excellentissime dessin de Palacios, associé aux scénars du français Gourmelen qui, format de parution originale oblige (la série a débuté dans les pages de l’éphémère magazine Lucky Luke, il y a a maintenant plus de 40 ans), proposait au départ plutôt des scénettes sous formes de missions (donc) données à Mac Coy avant de passer à quelque chose de plus conséquent. L’ensemble reste classique mais prenant.

 

Outre les couleurs qui sont parfois assez flashy, époque oblige (et encore j’ai trouvé que c’était moins flagrant que sur Manos Kelly par exemple), la série vieillit fort bien et ravira les amateurs de  western, old school comme actuels.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE JAYHAWKERS

 

 

C'est de Qui ?  J. Moross

 

 

La couv' 

 

 

Panorama du Western  /  Mac Coy  Vs.  The Jayhawkers

 

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? The Jayhawkers fait partie de ces quelques scores de western sur lesquels Jerome Moross s’est littéralement surpassé.

 

A ses descriptions typiques de grande envergure le compositeur ajoute une bonne dose d’action rugissante, à grands renforts de cuivres, trompette en tête, et reste, malgré le sujet assez sombre du film, plutôt dans la bonne humeur héroïque.

 

Procédant par paliers de tensions, sa partition, très rythmique, propose une belle montée en puissance et en faisant un bon usage des codes du genre, sait se démarquer de ce que l’on entend à l’époque dans la surproduction hollywoodienne.

 

Si, pour cinq albums, il sera évidement intéressant de varier les accompagnements musicaux, ces Jayhawkers est une bonne entrée en matière à la (re)lecture de Mac Coy.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 09:42

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : ELFQUEST 2. LA QUETE 

 

 

C'est de qui ? W. & R. Pini

 

 

La Couv':

 

La Quête sans fin  /  Elfquest 2  Vs.  The Valley of Gwangi

 

 

Déjà croisés chez nous? Oui, sur le tome précédent.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Snorgleux Comics

 

 

 

Une planche:

 

 

La Quête sans fin  /  Elfquest 2  Vs.  The Valley of Gwangi

 

Ca donne Quoi ? Le peuple elfe chassé par l’incendie de leur forêt par les hommes s’est peu à peu acclimaté à la vie chez leurs cousins du Village du Bout de la Peine, Cutter a même enfin déclaré son amour à Leetah et deux bambins sont nés de leur union.

 

Mais quand des hommes se présentent, à demi morts, à l’orée de leur refuge, notre héros prend conscience qu’ils ne sont pas encore débarrassés de la menace et décide de quitter son havre de paix et sa petite famille afin de rechercher d’autres elfes.

 

Accompagné de son ami Skywise et de leurs loups, les deux héros vont avoir maille à partir avec des trolls et rencontrer d’autres humains, bien moins hostiles ceux là, avant de trouver enfin une piste qui semble concluante.

 

A peine quelques mois après un tome 1 enthousiasmant, les éditions Snorgleux proposent la suite -toujours aussi soignée- de l’épopée du couple Pini.

 

Si l’influence de Tolkien est parfois flagrante, Elfquest respire l’authenticité et, 30 ans après sa création, reste prenante avec son ambiance délicieusement surannée, ses qualités d’écritures manifestes, ses protagonistes travaillés et d’amusantes trouvailles narratives (mention spéciale à la séance avec l’alcool de baies).

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE VALLEY OF GWANGI

 

 

C'est de Qui ? J. Moross

 

 

La couv'

 

 

La Quête sans fin  /  Elfquest 2  Vs.  The Valley of Gwangi

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si l’on avait choisi de la fantasy pure pour la chronique musicale du premier volet de cette nouvelle intégrale, il s’est avéré que e score d’aventure de 1969 était très adapté aussi à la série.

Moross, malgré un talent certain (on lui doit par exemple la très recherchée musique du western The Big Country) n’aura eu de cesse de tenter de s’imposer aux studios hollywoodiens, parfois stupidement frileux.

 

A l’écoute de l’un de ses derniers travaux (la B.O du jour donc !) on ne peut qu’apprécier le travail symphonique fourni pour ce qui reste une série B destinée plutôt à la jeunesse et assez surréaliste coté scénar.

 

Les compositions pleines d’allant et de vie se succèdent et l’on sent la pluralité dont Moross a du faire preuve tout au long de sa carrière sur l’emploi des cuivres, bien rehaussés de percussions aériennes et bien placées.

 

La prod attendait de la musique SF basique et aura eu un score riche et varié qui, n’en doutons pas, aura eu autant d’impact sur l’éventuelle réussite du long métrage que les effets spéciaux du grand ray Harryhausen.

 

En tout cas c’est old school juste ce qu’il faut pour écouter avec Elfquest !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 08:21

 

Souvent considérée comme la pierre angulaire de son oeuvre, Les Tours de Bois Maury est, à plus d'un titre, une oeuvre magistrale dans son genre, et dans la BD Franco-Belge en général.

 

 

 

LA BD

 

 

 

C’est quoi ? LES TOURS DE BOIS MAURY.

 

 

C’est de qui ? Hermann

 

 

La couv’ :

 

 

Déja lu chez nous? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne quoi ? Plus de 400 Pages ! J’ai lu plus de 400 pages d’Herrman en l’espace d’une douzaine de jours qui m’ont permis de découvrir (« 30 ans après, il était temps diront certains! » , «Il n’est jamais trop tard pour bien faire leur rétorquerais-je ! ») une série médiévale assez magistrale au dessin réaliste soigné jusque dans les moindres détails et d’une beauté qui laisse parfois sans voix (dans sa version en noir et blanc en plus !).

Coté scénarios, en utilisant le concept du « retour impossible » qu’on retrouve aussi bien dans la littérature (l’Odyssée d’Homère) que dans la B.D (Thorgal de Rosinsky et Van Hamme) et qui est une valeur sure s’il en est, Hermann fait vivre à son héros, le chevalier Aymar de Bois Maury qui cherche à retrouver le domaine de sa lignée, maintes quêtes au fil de ses pérégrinations. Le parti-pris est au réalisme également dans la description de temps et de contrées difficiles, sans la patine voire le glamour que d’autres œuvres ont pu lui conférer, ainsi que dans le langage employé et ses expressions d’époque. Si les premières aventures sont assez classiques mais néanmoins captivantes (la bande de maraudeurs qui a investi un château dans Germain, (1986) est un très bon huis-clos), rapidement le scénariste dessinateur choisit de faire évoluer sa série vers d’autres horizons et n’hésites pas à flirter avec d’autres genres. Dés le tome suivant par exemple (Reinhardt, 1987) le fantastique fait son apparition et donne un résultat saisissant dans l’univers aride des Pyrénées moyenâgeuses. Hermann s’intéresse également aux mythes nordiques dans un Sigurd (1990) clairement en marge du reste des albums.

 

 

La suite, avec le départ de Bois Maury pour les croisades, m’a moins emballé, même si la qualité que ce soit à l’écriture comme au trait, est toujours là. Cette intégrale se clôt sur le retour du chevalier vieillissant (et futur papa) à sa quête et Olivier (1994) sera le dernier de la saga qui continuera sous le titre Bois Maury avec, dés le douzième tome le fils d’Hermann au scénario pour un résultat considéré par beaucoup comme bien en deçà de la saga mère.

 

De mon coté je m’en tiendrais à la série principale, réussite du genre s’il en est et qui passe à merveille l’épreuve du temps.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 C'est Quoi ? THE WAR LORD

 

 

 C'est de Qui ? J. Moross

 

 

 La couv' :

 

 

 Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter? Une suite

 

 

 

 

 

Ca donne quoi ? Vous vous doutez bien que sur l’équivalent de dix albums j’ai écouté plusieurs choses, selon les épisodes notamment ceux se déroulant en Terre Sainte, mais les débuts des Tours de Bois Maury ont eu droit au très réussi, bien que fort court (une demi-heure de musique à tout casser) score du Seigneur de Guerre par Jérôme Moross.

Ce dernier a d’ailleurs du mérite d’avoir livré un tel résultat vu les soucis rencontrés lors de la composition. Avec un temps imparti divisé par deux dû à des rivalités de studios, il a même du faire appel à Salter, pilier du genre à Hollywwod, pour une paire de thèmes d’action. Pour le reste, Moross mélange avec talent des influences médiévales bien assimilées à une orchestration dynamique et contemporaine pour un résultat édifiant. Bien plus subtile et originale que pas mal des B.O du genre toutes époques confondues, The War Lord n’est finalement frustrant que par sa brièveté. 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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