10 novembre 2025 1 10 /11 /novembre /2025 13:33





 

LA BD:

 


C'est quoi : LE CARNAVAL DES CADAVRES

 


C'est de qui Mignola



 

La Couv':


 



 

Déjà croisé sur le site? Oui.



 

C’est édité chez qui? Delcourt



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? Mike Mignola s'il avait annoncé une "retraite" de dessinateur tournait depuis un moment autour de tout un lore plus ou moins rattaché à Hellboy, via une géographie de légende qu'aurait involontairement déclenchée le démon cornu (évoquée dans un récit de Edward grey qui n'a pas été traduit en VF)

C'est après avoir lu un conte italien où un enfant joue aux quilles avec des ossements qu'il saute enfin le pas et en profite pour renouer avec ses héros littéraires mais aussi avec les récits courts de ses débuts comme dans L'Homme à la Tête de Vis par exemple (et, plus tard, dans certains recueils d'Hellboy).

 

Dans ce Carnaval des Cadavres il adopte donc le format du conte pour raconter des histoires fantastiques inspirées par les folklores d'Europe et d'Orient où l'on croise notamment des vampires, un loup garou, une femme pirate à moitié nue, une maison hantée, le roi des kobolds, des revenants et même le diable en personne.


Les amateurs de ses ambiances gothiques et de son style graphique à part, fait de jeux d'ombres, d'à plats de noirs et de personnages hors normes, ne bouderont pas leur plaisir tant Mignola se fait rare au dessin ces dernières années et tant il semble s'être fait plaisir ici.

 

L'incontournable Dave Stewart assure quant à lui à nouveau la colo et livre une fois encore un boulot remarquable (mention spéciale à la double page où un arbre semble relâcher des tentacules très lovecraftiennes).

 

Un recueil que tout fan de Hellboy se doit à mon sens de posséder.



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : IL SUDARIO DELLA MUMIA

 

 

C'est de qui ?  D. Banks




 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui




 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Comme ils avaient pu le faire pour Dracula, ou Frankenstein, les studios de la Hammer usèrent le filon de la Momie jusqu’à la corde.

 

J’en veux pour preuve ce troisième film, fort loin du premier, qui surfe sans vergogne et sans beaucoup d’intérêt sur la vague de popularité déjà mourante de la franchise.

 

 

 

C’est à l’australien Don Banks qu’est confiée la mise en musique de cette suite ; les cadors de la Hammer, James Bernard en tête, étant assignés à des projets plus bankable.

 

 

 

Si Banks, jazzman de formation, s’intéresse déjà à l’époque à la musique sérielle ; pourtant, dans sa B.O pas grand chose de très original à se mettre sous la dent.

 

On est dans du score made in Hammer lambda, avec peu d’instruments, essentiellement des cordes et des cuivres, certes pas trop mal utilisés mais sans grande originalité.

 

 

 

Question peut être de rendement le compositeur accouche d’une partition efficace mais loin d’être inoubliable dont néanmoins l’atmosphère générale d’horreur parfois lyrique, et l’ étrange absence de motifs en rapport avec la Momie du titre, sont tout désignés pour aller avec notre comics du jour et son ambiance gothique.

 

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27 novembre 2024 3 27 /11 /novembre /2024 10:03





 

LA BD:





 

C'est quoi ? PETITS CONTES MACABRES




 

C'est de qui ? Powell, Mignola, Cloonan & Harren




 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Delcourt comics




 

Déjà croisés sur le site? Oui tous.



 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Quel dommage que l’on ne perpétue pas la tradition qui voulait que l’on se raconte des histoires à faire peur la veille de noël!

Heureusement Eric Powell, créateur de la mythique série The Goon, a décidé qu’il était temps de revenir aux choses essentielles et a convoqué pour ce faire trois de ses compères, et non des moindres!



 

En effet, ces quatre courtes histoires sont  racontées successivement par Powell, avec  James Harren au dessin, Becky Cloonan, Mike Mignola et de nouveau Powell mais seul en scène.

 


 

On retrouve chez chacun des auteurs ce qui a fait le succès de leurs oeuvres respectives: des cadrages étranges et autres onomatopées du créateur de Hellboy au gothique romantique de Cloonan en passant par le macabre grotesque de Powell.



 

Le tout est graphiquement un sans fautes (en même temps on est ici un peu en présence de la crème de la crème du comics d’horreur Outre Atlantique) et est entrecoupé de passages où les auteurs sont eux même mis en scène dans des rôles acariâtres, à celui qui critiquera le plus les autres jusqu’à un dénouement tragico-comique de haut vol.

 


 

Un bel album qui n’est pas sans faire penser dans son approche -et gageons que c’est évidemment voulu!- aux Creepy, EErie et autres Contes de la crypte, modèles du genre dans l’anthologie d’horreur.

 

Un bouquin qui trouvera sans soucis sa place au pied de tout amateur de bd ayant bon goût!









 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE WATCHER IN THE WOODS



 

C'est de qui ? S. Meyers




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Les années 80 n’ont pas que du mauvais, j’en veux pour preuve que même les studios Disney durant cette décennie ont proposé une poignée de films « live » loin de leur ligne directrice habituelle qui ciblait –avec réussite si ce n’est succès commercial- un public plus âgé que les amateurs de dessins animés.

 

Ainsi j’ai pu découvrir l’excellent Dragon du Lac de Feu, le terrifiant la Foire des Ténèbres, le trippant Tron et, donc, ce curieux mais stressant –à l’époque du moins- Yeux de la forêt.

 

 

 

Autre particularité du studio aux grandes oreilles à l’époque : la qualité de ses bandes sons, même sur des films de seconde zone. Aux cotés de pointures comme Henry Mancini, Alex North ou encore James Horner, on retrouve donc Stanley Meyers derrière le pupitre de ce film de maison hantée. Le compositeur anglais, qui a touché un eu à tous les genres et sort de l’ éprouvant Voyage au bout de l’Enfer de Cimino, n’a que peu abordé le cinéma fantastique.

 

 

 

Pourtant il s’en sort ici avec les honneurs avec une partition certes assez balisée mais qui sait être continuellement intéressante via des idées originales comme l’utilisation d’un xylophone qui fait penser à une boîte à musique enfantine, des percussions et des basses utilisées de façon assez peu habituelle au cinéma et, à quelques exceptions près - les cordes stridentes en boucles font un peu trop penser à Bernard Hermmann – Meyeers sait apporter une personnalité manifeste au film.

 

 

 

Du suspense old school tout à fait adapté aux contes macabres du jour!




 

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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 12:41

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BETES DE SOMME. SURVEILLANCE DE QUARTIER.

 

 

C'est de qui ? Dorkin, Thompson , Mignola, Dewey & Dyer

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt Comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui au moins pour Mignola.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? C’est au travers du « crossover » entre Hellboy et l’équipe canine (et féline !) de Sommers Hill que j’ai découvert Beast Of Burden il y a maintenant une décennie. Tout de suite l’atmosphère si particulière du titre m’a branché, mélange intelligent de récit fantastique assez classique mais avec des animaux du quotidien comme héros.

Aujourd’hui ce mini récit ouvre le second tome de la version française de Bêtes de Somme où l’on retrouve notre société secrète animale aux prises avec des moutons zombies, une sorcière revancharde réincarnée, des golems ou encore des rats gigantesques.

Qu’ils fassent équipe avec Hellboy, une famille de chasseurs de monstres ou qu’ils soient seuls, nos chiens et chats aussi disparates que complémentaires parviennent toujours à sortir les pates du pétrin tout en protégeant leur quartier des menaces occultes (et avec humour !) 

 

Si les histoires courtes – comme c’est le cas à mon avis sur pas mal de séries comics, Hellboy ou The Goon en tête- sont parfois anecdotiques à cause justement de leur brièveté, dès qu’une certaine continuité entre en jeu les scénarios s’épaississent pour le meilleur. C’est d’ailleurs assez flagrant sur les récits plus longs en seconde partie de recueil.

 

Le style graphique de Jill Thompson est fantastique, ave ce côté illustration pour livres d’enfant d’antan, tout à l’aquarelle (après crayonné), avec des décors aussi somptueux que ce que ses protagonistes animaliers sont justes coté expressions tout en restant réalistes.

 

On appréciera la présence d’une paire de guest stars, Mignola en tête, dont les participations se fondent parfaitement dans l’univers imaginé par Thomson et Dorkin.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CRYSTAL LAKE MEMORIES

 

 

C'est de qui ? H. Manfredini

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une paire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? S’il y a bien une série de films qui a marqué le genre horreur c’est la saga des Vendredi 13. Pour ceux à qui ça ne parle pas il s’agit au départ des exactions d’un homme affublé d’un masque de hockeyeur dans un camp de vacances au milieu des bois. Ah et l’homme en question est un tueur en série. Ah oui, aussi : il est mort noyé étant enfant et revient hanter les inconscient qui s’aventurent sur le lieu du drame.

 

Tout ceci décliné jusqu’à déraison sur une douzaine de films où Jason (c’est son petit nom !) croisera entre autre le Freddy des Griffes de la Nuit (autre franchise culte du genre), ira faire un tour à New York et même…dans l’espace !

Harry Manfredini, si abonné à mettre en musique des sagas d’épouvante allant de la série B à Z (sans passer par le reste de l’alphabet), et responsable de la quasi-totalité des scores des Vendredi 13 (quand il n’était pas disponible la plupart du temps la prod s’est contenté d’utiliser ses précédents travaux en le collant au petit bonheur), n’est pourtant pas un tâcheron loin s’en faut.

 

Inspiré par des figures de roue du classique, de Stravinski à Penderecki, le bonhomme sait mettre à profit ses influences et son écriture s’en ressent. S’il sacrifie aux codes du genre c’est pour mieux les dévoyer avec des scores qui oscillent entre grands moments de frayeur à base de cordes virulentes et passages plus sournois où les instruments se font menaçants.

 

C’est cet esprit, à grande échelle et panaché de passages plus mélodique, que l’on retrouve dans la bande son de Crystal Lake Memories, second documentaire sur le phénomène Friday The 13th, qui décortique aussi bien les longs métrages que les produits dérivés, du comics à la série TV.

Manfredini y reprend quelques thèmes des films mais produit aussi des musiques plus illustratives, bande son de fond des passages d’interviews ou de montage scénarisés. Un vivier de pistes aux ambiances diverses dans lequel l’auditeur n’aura que l’embarras du choix pour écouter avec ce second volume de Bêtes de Somme.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 13:32

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  RENCONTRES MALEFIQUES

 

 

C'est de qui ? Mignola & Johnson Cadwell

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Mignola, fort souvent.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Mike Mignola n’a jamais caché son amour inconditionnel pour le personnage de Bram Stoker, signant même, pour son entrée dans la cour des grands, une adaptation magistrale de la version de Coppola de Dracula.

 

Il revient aujourd’hui à ses premiers amours avec cette variation quelque peu burlesque où un chasseur de monstres à mi-chemin entre Van Helsing et le Professeur Bruttenholm, flanqué d’un assistant qui ressemble à un Humpty Dumpty qui aurait grandi. Ensemble, notre improbable duo lutte contre un erzatz de Dracula, s’acoquinent avec un loup garou suicidaire, s’incrustent dans un sabbat de Walpurgis ou encore affrontent des créatures infernales nées des restes de deux vampires.

 

L’ambiance décalée est surtout crée  par le style graphique de l’artiste choisi par Mignola pour sa nouvelle série, en effet, le trait de Johnson Cadwell est très dans l’esprit de cette frange de dessinateurs lancée par Sfar, Blain et consorts. Ce trait que d’aucuns qualifieraient d’hésitant, qui emprunte aux codes de la BD jeunesse, apporte une originalité bienvenue à ces Rencontres Maléfiques !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : RETURN TO HORROR HIGH

 

 

C'est de qui ? S. Widelitz

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Production un peu fauchée que l’on pourrait qualifier de surréaliste si elle ne poussait pas tant le pastiche, avec des pseudos ambitions scénaristiques peu en phase avec sa réalisation, son budget ou encore son casting.

 

De son coté Widelitz, dont on comprend que la carrière soit restée  cantonné aux téléfilms moyens et autres épisodes de séries tv) en fait des tonnes, à grands coups de piano limite désaccordé, d’orgue d’église gothique hystérique, le tout bien appuyé par des effets électronique d’un autre âge, réverb’ en tête.

 

Cet aspect ouvertement « too much » de la musique la rend, soyons honnêtes, quasi inécoutable en tant que telle mais fort amusante en fond sonore des délires mignolesques de Rencontre Maléfiques.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 09:12
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : BRAM STOKER’S DRACULA

 

 

C'est de qui ? Mignola adapte Coppola (qui lui-même adapte Bram Stoker)

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt Comics

 

 

Déjà croisés chez B.O BD? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Si le roman de Bram Stoker, petite merveille d’horreur gothique, inspirateur de générations de suiveurs plus ou moins inspirés, a connu moult adaptations au grand écran, peu ont la teneur de celle de Francis Ford Coppola sortie il y a déjà un quart de siècle!

 

Relativement fidèle au texte de Stoker, à quelques exceptions notables près, véritable lettre d’amour au 7° Art via des références multiples, fort d’un casting solide emmené par un Gary Oldman habité, le Bram Stoker’ s Dracula est unique en son genre.

 

Pour le passage au comics le futur papa d’Hellboy, avec son style graphique déjà unique peaufiné chez Marvel et DC, s’imposait.

 

 

C’est le vieux briscard Roy Thomas - qui s’est déjà frotté au personnage- qui s’attèle à l’adaptation.

Il suit à la lettre ou presque le scénario du film, en en gardant la substantielle moelle gothique ce qui permet à Mignola de livrer des compositions  magistrales aux grands à plats de noirs et autres zones d’ombres expressionnistes.

 

Pensées pour la couleur (quoique puisse en croire les lecteurs persuadés que le travail de l’artiste en noir et blanc), ses compositions sont superbement mises en valeur par Mark Charello.

A l’occasion du 25° anniversaire de cet album culte (et depuis longtemps introuvable), Delcourt en propose une version retravaillée fort soignée qui rend hommage au talent des artistes impliqués !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : DRACULA

 

 

C'est de qui ? W. Kilar

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Ce n’est qu’à soixante ans, dont plus de la moitié à composer des musiques de films dans sa Pologne natale essentiellement (avec une ou deux exceptions comme la musique du Roi et L’Oiseau, qui lui vaudra le prix Louis Delluc) que Wojciech Kilar connait enfin la renommée internationale grâce à la B.O du Dracula de Coppola.

Le réalisateur voulait au départ Witold Lutoslawski compatriote de Kilar, indisponible et malade qui conseillera son ami.

 

N’y allons pas par 4 chemins, la musique de Kilar, forte de trois thèmes aux variations infimes, est responsable d’une grande partie de la réussite du film. En effet son utilisation des cordes à la fois romantique et terrifiante, ses cuivres grondants aux montées en puissance  implacables, ses chœurs éthérés ou lyriques d’outre-tombe, le tout agrémenté de sons issus du film sur certaines pistes, est en quelque sorte la quintessence de 40 ans de bande son de film d’épouvante.

 

Mélangeant les influences des grands maîtres du genre, les James Bernard et autres Harry Robinson, à ses propres origines musicales, le compositeur écrit là ce qui reste parmi ses plus marquants opus, toutes catégories confondues, qui marquera quelques grands de la discipline, à commencer par Howard Shore.

 

Bonheur cinéphilique, la B.O de Kilar est ressortie il y a peu dans une version ultra complète de plus de 3h qui permet d’en apprécier les multiples variations et où l’on pourra piocher avec délice pour accompagner la lecture du comics de Thomas et Mignola !

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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