6 février 2026 5 06 /02 /février /2026 15:58




 

LA BD:

 


C'est quoi : BATMAN. LE DERNIER HALLOWEEN.

 

 

C'est de qui? Loeb, Sale et divers artistes.



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Urban





 

Déjà croisés sur le site? Oui pour la plupart.






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? The Long Halloween, quasiment au même titre que les pierres angulaires que sont The Dark Knight ou Year One de Miller, est devenu depuis sa création au mitan des années 90, un classique de la mythologie Batman, inspirant nombre de récits postérieurs mais aussi certaines des adaptations tv et cinéma.

 

On la doit au duo magique Jeph Loeb au scénar et Tim Sale au dessin. L’histoire reprend des éléments clés de Year One, avec notamment la -très bonne- utilisation de la mafia de Gotham, les Falcone en tête, et, surtout, la transformation d’Harvey Dent en Double Face.



 

Loeb et Sale, après une paire d’autres récits dans le monde du Chevalier Noir, ont voulu donner une suite au Long Halloween mais le regretté dessinateur n’aura le temps de produire qu’un épisode avant de décéder.

 

Après une longue absence, Loeb a remis le projet en route, en hommage à son camarade disparu, et invité pour l’occasion le gratin des artistes du comics, jugez plutôt: Eduardo Risso, Klaus Janson, Cliff Chiang, Bill Sienkiewicz, Enrico Marini, Mark Chiarello, se succèdent pour mettre en images chacun un épisode de cet arc où le who’s who des ennemis de Batman font une apparition (souvent à leurs frais d’ailleurs).

 


 

Entre l’enlèvement du fils de Jim Gordon, Robin qui prend de plus en plus de risques, un “copycat” de Holliday et des bad guys qui deviennent victimes, le Dark Knight a fort à faire dans ce Dernier Halloween qui est mené tambour battant sur plus de 300 pages par un scénariste qui maîtrise son sujet et dessiné, donc, par les pointures sus citées, l’unité entre eux étant dûe à rien moins que Dave Stewart, l’un des meilleurs coloristes du médium.

 


 

Ajoutez à tout ça un solide bonus en fin d’album avec storyboard, couvertures, et autres interviews et on pourra conclure en affirmant qu’il y a longtemps qu’un comics Batman, voire un comics tout court, ne m’avait pas autant convaincu…pourvu que ça dure! 

 


 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : DAREDEVIL BORN AGAIN



 

 

C'est de qui?  The Newton Brothers



 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Non




 

On peut écouter ?

 

 

 




 

Ça donne Quoi ? Les Newton Brothers (qui ne sont pas plus frères que vous et moi, sauf si c’est mon frère qui lit ceci mais je doute même qu’il connaisse l’existence de ce site! ^^) ont pris les rênes de cette nouvelle mouture de la série Daredevil, moins cheap que celle sortie sur Netflix à l'époque, même si ce n’est pas encore la panacée (beaucoup trop de scènes de blabla inutiles à mon goût mais bon).

 

La discographie du duo de compositeurs, ne plaide pas forcément en leur faveur, vu qu’ils ont écrit pour tout et -surtout- n’importe quoi, mais à leur crédit nous noterons qu’ils étaient déjà responsables de la B.O de la série animée X Men 97 avec des choses plutôt intéressantes dans cette dernière.



 

Ici on leur a demandé de faire du rentre dedans, Hans Zimmer style et de mettre l’emphase sur l’atmosphère très sombre de la série.

 

Qu’à cela ne tienne, les Newton Brothers pensent donc leurs percussions et rythmiques comme des manoeuvres de chantier, leur parties de cordes et de piano comme celles d’un slasher frénétique et celles de voix et d’orgues comme des messes à grand spectacle.



 

L’ensemble secoue bien comme il faut, à défaut de sonner très mélodique ou faire preuve d’une grande variété thématique, et l’ambiance crépusculaire de l'ensemble associée aux envolées lyrico-héroïques convient à point avec ce dernier Halloween. 

 

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24 septembre 2025 3 24 /09 /septembre /2025 14:55


 

LA BD:

 


C'est quoi : LES AIGLES DE ROME LIVRE VIII

 


C'est de qui :  Marini



 

La Couv':


 




 

Déjà croisés sur le site? Oui.



 

C’est édité chez qui?  Dargaud



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? A la guerre bien souvent les batailles se remportent autant au front qu’à l’arrière. Alors que les légions romaines commandées par Germanicus vont fondre sur des tribus germaniques à l’unité fragile, à Rome le préfet Seianus intrigue pour se débarrasser du jeune général.



 

Et la situation n’est guère plus enviable du côté des barbares où là aussi les trahisons sont de mises et menacent une résistance déjà inférieure en nombre et en armes.



 

Marini continue de nous narrer l’affrontement fratricide de ses deux héros,  Arminius et Marcus, que tout oppose dorénavant, jusqu’à l’enlèvement de la femme de l’un et du fils de l’autre, le tout sur fond historique majeur dans l’histoire de la Rome Antique, juste arès le tournant décisif de la bataille de Teutobourg.



 

Si peut être pas aussi pointu que Muréna à certains niveaux, une fois encore avec ce huitième (et avant dernier?) tome, fond et forme sont, comme depuis le début de la série, intimement liés et, ce qu’on perd peut être un peu en réalité historique  détaillée, on le gagne en grand spectacle et en rebondissements. 




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : CENTURION



 

C'est de qui ? I. Eshkeri




 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 




 

Ca donne Quoi ? Après une décennie à naviguer entre les genres avec une approche intéressante et un talent certain, le compositeur d’origine londonienne s’approprie ici un genre pourtant difficile à rendre original, et comme sur chacun de ses précédents scores, compose une musique originale, aux accents tribaux et héroïques. 



 

Si aucun thème fort ne ressort de l’écoute, cette B.O est riche en mélodies accrocheuses et en rythmiques saccadées qui s’alternent avec unité et font une musique d’accompagnement intéressante sur ce huitième livre des Aigles de Rome.


 

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6 novembre 2024 3 06 /11 /novembre /2024 15:54

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? LES AIGLES DE ROME LIVRE VII 




 

C'est de qui ? Marini




 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Dargaud



 

Déjà croisée sur le site? Oui sur quasiment toute sa bibliographie




 

Une planche: 


 




 

Ca donne Quoi ?  “Ne fais pas à autrui…” Marcus a traversé le Rhin avec les légions de Rome pour venger l’affront de la défaite de Teutobourg, mais le fils de légionnaire devenu chef des armées veut surtout retrouver son fils, enlevé par son ancien ami devenu ennemi mortel, le chérusque Arminius, à la tête d’une formidable armée de germains.



 

Ce dernier attend un enfant de son épouse, fille d’un chef de clan, mais veut éloigner ses proches de la bataille à venir, tout en espérant unifier les différentes tribus.



 

Hélas pour le chef de guerre, son “beau-père” va contrecarrer ses plans en enlevant sa propre fille et en la livrant aux romains.



 

Vous connaissez probablement la phrase d’Alexandre Dumas qui affirmait que l’on peut violer l’Histoire si on lui fait de beaux enfants.

Coté beauté -graphique- la réputation des Aigles de Rome n’est plus à faire même si certains puristes pourront tiquer sur le fait que Marini a, depuis quelques années, allégé son trait, en proposant un dessin plus délié, parfois moins réaliste mais toujours -à mon goût- aussi racé et réussi.



 

Coté scénario l’auteur profite du peu d’informations qu’il existe sur les adversaires de Rome de la période qu’il aborde pour inventer une petite histoire dans la grande où il convoque des ficelles scénaristiques toujours efficaces à base de passion, d’amour familial et d'intimité féroce entre ses héros.

 

Je pense que pour apprécier pleinement sa saga il faudra la lire dans son intégralité mais, pour ce faire, il faudra faire preuve d’encore pas mal de patience.



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : JULES CESAR



 

C'est de qui ? M. Rozsa




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 


 

 

Ca donne Quoi ? Chef d’œuvre incontournable, fidélité au texte d’origine et interprétation qui intime le respect, Marlon Brando en tête, Julius Caesar profite également d’une majestueuse bande sonore écrite par un Miklos Rozsa qui porte au pinacle la musique historico-épique.

 

 

 

Nous avions vu il y a pas mal d’années de cela que les compositions du hongrois étaient tout à fait adéquates pour accompagner Murena puisque la B.O de Ben Hur avait déjà été quasi parfaite. Ici on passe un cap tant la partition de Julius Caesar est riche et variée, que ce soit dans les envolées lyriques ou dans la romance soyeuse.

 

 

 

Bruce Broughton, autre grand compositeur pour le 7° Art, conduit ici une version remaniée du score de Rozsa, arrangé sous forme de symphonie qui permet d’apprécier à la fois le sens du spectacle de Rozsa via les pistes en fanfare de cuivres et de percussions, mais aussi sa science de la mélodie avec des thèmes plus apaisés et mélodieux.

 

 

 

Du grand art qui sera d’ailleurs pas mal pompé une poignée d’années plus tard par Dimitri Tiomkin pour Gunfight at OK Corral.

 

 

 

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21 octobre 2023 6 21 /10 /octobre /2023 09:45

 

LA BD:




 

C'est quoi ? LES AIGLES DE ROME 6. 


 

C'est de qui ? Marini.


 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisé sur le site? Je pense que nous avons dû couvrir toute sa production.


 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? S’il avait fallu attendre 3 ans entre les tomes 4 et 5, se sont quasiment 7 années qui se sont écoulées entre la sortie du tome précédent et celui- ci. 

Autant dire qu’à moins que vous n’ayez une mémoire remarquable, une relecture d'au moins deux épisodes ne sera pas du luxe.


 

On retrouve nos frères ennemis, le romain est devenu gladiateur par dépit mais va voir son espoir renaître en apprenant qu’il a de nouveau une chance de retrouver sa progéniture, et le barbare envisage de lever une armée afin de marcher sur la Ville Eternelle.

 

Dans cette dernière, alors qu’Auguste est passé de vie à trépas en laissant les rênes à Tibère, un complot se trame déjà pour renverser le nouvel imperator.

Et, bien entendu, au milieu de toute cette agitation, une poignée de femmes fatales nage parmi les requins, essayant de tirer son épingle du jeu.

 

 

Avec ce 6° volet Les Aigles de Rome continue son bonhomme de chemin, confirmant qu’il est un peu le chaînon manquant entre Muréna de Dufaux-Delabie-Théo et le Messalina de Mitton: une série documentée où le grand spectacle et les scènes hot viennent rappeler au lecteur que c’est une lecture récréative avant tout.


 

Continuant sur la lancée de son polar récent et même de son Batman, Enrico Marini a adopté un trait plus lâché, soignant plus ses ambiances que les détails, travaillant les couleurs avec un rendu plus artistique.

 

Les fans de la première heure en seront probablement un peu déçus, les esthètes et autres amateurs de bande dessinée alliant fond et forme feront moins la fine bouche (et il faut reconnaître que l’auteur, comme l’un de ses compatriotes célèbres, n’a pas son pareil pour croquer les personnages féminins, surtout quand ils sont peu vêtus).


 

Reste à espérer que les deux (derniers?) tomes à venir ne se fassent pas attendre aussi longtemps.






 

LA MUSIQUE:




 

C'est quoi :IL FLAGELLO DI DIO


 

C'est de qui ? E. Masetti


 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas sur.


 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans ce Péplum où Anthony Quinn donne la réplique à Sophia Loren, on parle aussi de Huns combattant les soldats de Rome et de la débâcle de ces derniers. 

 

Par contre, niveau réalisme on repassera, mais peu importe, l’essentiel étant que la musique de Masetti évoque grandes batailles, trahisons, pillages et autres tragédies. 


 

Choses qu’elle fait plutôt bien, pourtant le compositeur italien n’est pas coutumier du genre (il se rattrapera plus tard en mettant entre autres en musique deux Hercules pas piqué des vers) mais il applique des règles déjà bien rodées sur les films de bonhommes en jupettes que la Cinecitta produit à la chaîne. 


 

Résultat une musique enlevée et guerrière, old school juste ce qu'il faut, teintée d’un léger exotisme bon ton qui ne gâte rien, bien au contraire. Du classique efficace à défaut d’être transcendant ce en quoi il rejoint un peu notre album BD du jour.



 

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11 novembre 2022 5 11 /11 /novembre /2022 16:52

LA BD:




 

C'est quoi ? NOIR BURLESQUE 2


 

C'est de qui ? E. Marini


 

La Couv':


 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisé sur le site? Souvent.


 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? On retrouve Slick entre le marteau et l’enclume puisque notre dur à cuire est mis au pied du mur par Rex qui lui impose comme ultime job, pour éponger sa dette, de dérober à Don Zizzi, le boss de l’autre famille de mafieux, un tableau auquel il tient comme à la prunelle de ses yeux.

 

En compagnie d’une poignée d’hommes de main imposés par Rex, Slick, qui sent bien qu’il va se faire piéger quoiqu’il arrive, s’introduit dans la propriété de Don Zizzi mais rapidement rien ne se passe comme prévu, avec notamment l’entrée en jeu de la fille du Don, et bientôt les balles pleuvent et les cadavres s’amoncellent.


 

Suite et fin du récit noir signé Marini, où l’auteur, qui assure scénario et dessin, rend un bel hommage au genre en y employant certes tout les ingrédients du genre mais sans pour autant proposer un récit trop passe partout, rajoutant même une pointe d’humour…noir forcément.

 

Sa partie graphique est encore plus réussie que sur le premier tome, que ce soit dans le rendu des décors urbains ou sa galerie de personnages, menaçants pour les hommes, mortellement séduisantes pour les femmes, le tout dans un dégradé de noirs blancs et gris, rehaussés de pointes de couleur bienvenues.

 

Un polar qui, s’il ne révolutionne pas le genre, lui fait honneur et se lit bien, avec un bon scotch et la B.O qui va bien.

Pour le whisky il faudra vous débrouiller, pour la musique, c’est ici que ça se passe!  









 

LA MUSIQUE:




 

C'est quoi :THE BIG HEAT


 

C'est de qui ? H. Vars


 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui


 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Si je préfère largement la période européenne du cinéma de Fritz Lang à ses réalisations Outre Atlantique, force est de reconnaître que certains des films réalisés après son exil forcé sont de petits joyaux du genre.

 

The Big Eat est un modèle de film noir, une histoire de corruption sordide et tragique au scénar violent et dur, prenant le spectateur aux tripes, dans lequel Lang mélange habilement les codes incontournables à des techniques récupérées de sa période expressionniste pour un résultat enthousiasmant.

 

Coté B.O bizarrement, si la musique du film est très réussie, il s’avère que bon nombre des pistes sont dues à des compositeurs attitrés au studio de l’époque, via du matériel de « stock » destiné à être utilisé quand l’occasion se fait sentir.

 

Ainsi on croise Henri Vars pour le thème principal et ses dérivés mais aussi Daniele Amfitheatrof et Arthur Morton (aussi entendus dans ses pages à l’occasion) pour la partie illustration musicale.

Si plutôt bien utilisée, l’ensemble de la musique manque tout de même un peu d’unité, forcément, et je reste assez dubitatif quant au fait que Lang n’ait pas porté plus d’attention à la B.O de son film (je suppute qu’il y aune explication à ce fait mais n’ait rien trouvé de concluant).

 

Cela étant, pas d’inquiétudes, c’est du score de noir pur jus et c’est raccord coté ambiance et époque avec ce second tome de Noir Burlesque, que demander de plus ?!

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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