7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 15:01

 

 

 

 

 

 

LA BD

 

 

 

 

C'est Quoi ? EL NAKOM

 

 

C'est de Qui ?  Jéronaton

 

 

La couv' 

 

L'Ile de la tentation  /  El Nakom  Vs.  Rapa Nui

 

 

Déjà croisé dans le coin ? Non

 

 

C’est édité par? Le Long Bec

 

 

Une planche :

 

L'Ile de la tentation  /  El Nakom  Vs.  Rapa Nui

 

Ca donne Quoi ? De Danse avec les Loups au Dernier Samouraï en passant par un Homme Nommé Cheval (pour n’en citer que quelques uns), le sujet du héros arrivant au sein d’un groupe dont il n’est pas originaire qui va l’adopter et pour lequel il n’hésitera pas à risquer sa vie a déjà été exploité dans la fiction avec succès.

 

Sauf que le récit narré dans El Nakom est tiré d’une histoire vraie, à savoir celle de Gonzalo, un castillan qui, au début du XVI° siècle,  suite au naufrage de son navire, va rencontrer une tribu d’indigènes dont il va apprendre la langue et les mœurs puis, à l’appel d’un chef voisin menacé par une tribu agressive, enseigner à ses nouveaux amis le maniement d’armes qui leur étaient jusque là inconnues et qui vont leur permettre de défaire leurs assaillants.

En récompense Gonzalo gagne la main de la fille du chef avec qui il a des enfants.

 

Si le photoréalisme du trait m’a quelque peu gêné parfois (mais je suis, vous le savez, assez allergique au procédé), le talent de Jéronaton et sa mise en couleur directe (superbe par moments) a fait passer la pilule sans soucis, surtout que le récit est mené tambour battant et qu’on est complètement immergé dans l’environnement magnifiquement rendu de ce premier tome réussi au cliffhanger qui laisse envisager le pire pour nos héros !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? RAPA NUI

 

 

C'est de Qui ?  S. Copeland

 

 

La couv' 

 

L'Ile de la tentation  /  El Nakom  Vs.  Rapa Nui

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Au début des années 90, encore tout auréolé de son succès sur Robin des Bois avec « l’autre » Kevin (les deux homme se retrouveront l’années suivante pour le naufrage de Waterworld) Kevin Reynolds se fait plaisir en tournant ce film sur la guerre civile entre deux tribus de l’Île de Pâques.

 

Si le succès ne sera pas forcément au rendez-vous, le long métrage est loin d’être raté et sa B.O, que l’on doit à l’ex-pote de Sting (non remarquez ils sont peut être toujours potes ?), est à l’avenant.

 

On échappe pas aux rythmiques tribales entrainantes, aux chants et cœurs styles polynésiens, mais le coté folklore s’arrête –heureusement- là, Copeland, suivant peut être le scénario du film, ne cherchant pas à sonner forcément authentique ou historique mais accentuant plus le coté aventure et dramatique du film.

 

En découle un score métissé très correct dans l’ensemble, qui n’est pas , malgré ce que l’on aurait pu redouter, envahi d’effets et autres claviers qui sévissaient encore à l’époque et qui, si peut être un peu pénible sur le long terme de par ses aspects tribaux, est, vous vous en doutez, tout à fait adapté à une histoire comme El Nakom.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 09:59

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : SEULE CONTRE LA LOI

 

 

C'est de qui ? Seiter & Wagner

 

 

La Couv':

 

Mieux vaut être seule que mal accompagnée  /  Seule contre la loi  Vs.  Pursuit To Algiers

 

 

 

Déja croisé chez nous? Oui

 

 

 

C’est édité chez qui ? Le Long Bec

 

 

Une planche:

 

Mieux vaut être seule que mal accompagnée  /  Seule contre la loi  Vs.  Pursuit To Algiers

 

 

 

Ca donne Quoi ? J’étais étrangement passé à coté de cette adaptation par Roger Seiter, dont je suis, vous le savez, fort client, lors de la sortie du premier tome (sur deux), il y a maintenant une dizaine d’années.

Pourtant le scénario, adapté d’un roman de Wilkie Colins (qui occupe d’ailleurs un second rôle dans l’intrigue), avait tout pour me plaire : Dans l’Angleterre Victorienne de la fin du XIX° siècle, Valeria Brinton va voir son tout récent  mariage mis en péril par le passé de son époux, entaché d’une suspicion de meurtre.

 

Notre héroïne, en dépit des mœurs et coutumes de la société n’aura de cesse de découvrir le fin mot de l’histoire afin d’innocenter son mari.

Grace à l’intégrale parue au printemps chez Le Long Bec, agrémentée comme toujours d’une intro très informative, cet oubli est réparé et je ne le regrette pas, bien au contraire surtout que le scénariste a bien su capter l’atmosphère de l’écrivain et qu’il est une fois encore bien accompagné par le trait original et expressif de son compère Vincent Wagner.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? PURSUIT TO ALGIERS

 

 

C'est de Qui ? Divers

 

 

La couv' 

 

 

Mieux vaut être seule que mal accompagnée  /  Seule contre la loi  Vs.  Pursuit To Algiers

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui, tous.

 

 

On peut écouter? Vu qu'il fait trop chaud pour mettre un pied dehors, et que vous êtes probablement, bande de veinards, en vacances, je vous propose même de regarder le film en entier:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si la récente actualisation des histoires de Sherlock Holmes sur petit et grand écran a reçu – à juste titre- de chaleureuses louanges et critiques, ce ne fut pas toujours le cas.

En effet, dans les années 50, une suite de films avec Basil Rathbone dans le rôle titre, plaçait le détective dans l’immédiate après-guerre fit assez souvent grincer des dents.

 

Si l’on est loin de l’esprit des nouvelles de Conan Doyle, tout n’était pourtant pas à jeter aux orties dans ses longs métrages, à commencer par leur illustration musicale. Celle de cette Mission à Alger (mais oui, pourquoi notre détective ne pourrait-il pas prendre un peu des vacances lui aussi, hein !?) est des plus variée, et pour cause, on retrouve pas moins de 5 compositeurs cités au générique…ah, non, attendez, non-crédités en fait puisqu’il s’agit de « stock music », pistes écrites au kilo pour le compte des studios et étant destinées à être utilisées à tout va dans les productions de seconde zone.

 

Ainsi ce sont des partitions de gens comme Sawtell, Harline, Salter ou encore Skinner que nous pouvons entendre dans cette exotique enquête et, si vous venez souvent sur B.O BD, vous savez que tout ce petit monde connaît son métier et produit de la musique certes souvent calibrée mais toujours efficace.

 

Les ambiances sont panachées et, bien que les différences de style se font parfois entendre, le suspense reste le maître mot et les couleurs instrumentales, relativement identiques elles, forment une unité satisfaisante ; en tout cas pour l’accompagnement de Seule contre la loi !

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 07:15

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LE CID.

 

 

C'est de qui : Palacios

 

 

La Couv':

 

Le Retour du héros  /  Le Cid  Vs.  Flesh & Blood

 

Déjà lu dans le coin ? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Le Long Bec.

 

 

Une planche:

 

Le Retour du héros  /  Le Cid  Vs.  Flesh & Blood

 

Ca donne Quoi ? Après l’excellente intégrale de Manos Kelly, parue l'an passé, les éditions du Long Bec nous font encore un beau cadeau avec la réédition classe d’une autre grande série de l’espagnol Palacios : Le Cid.

 

Afin de dissiper d’emblée tout malentendu, il faut prendre cette œuvre  comme une évocation romancée de la vie de Rodrigo Diaz de Bivar et non comme une quelconque adaptation de la pièce de Corneille.

 

Nous sommes en plein Moyen Age Espagnol, alors que les monarques chrétiens, Alphonso VI en tête, partent à la reconquête des territoires aux mains des musulmans.

 

C’est dans cette période propice aux batailles épiques et autres manigances, trahisons et conflits d’intérêts qu’évolue notre héros, au service du fils du roi espagnol.

 

Entre siège de place forte, assauts désespérés, tentative d’assassinat, complot et sauvetage de jeune fille en détresse (quoique !) le futur Cid a fort à faire tout au long de ses 4 histoires, dont deux étaient jusqu’alors inédites en français (les deux premières étaient entre autre parues au début des années 80 dans l’excellente mais fugace collection Noire aux Humanos).

 

Le Retour du héros  /  Le Cid  Vs.  Flesh & Blood

 

Au fur et à mesure des albums, outre une belle évolution dans le trait réaliste et dynamique de Palacios, on appréciera ses trouvailles graphiques (les passages avec les ogives du quatrième tome par exemple), son sens de la narration et un véritable talent pour le récit d’aventure.

 

Le genre s’y prêtant plus, la colo parfois un peu flashy d’époque est moins marquante que sur le western, et a tendance à s’atténuer au fil des tomes.

 

Pour cette nouvelle version, tout comme ça avait été le cas sur Manos Kelly, les couleurs ont été « nettoyées », la traduction refaite et l’ensemble est présenté avec des notes biographiques et historiques.

 

Bref, encore une œuvre quasi incontournable du patrimoine franco-belge qui refait surface dans un écrin à sa hauteur ; et l’on espère secrètement que l’autre grand artiste de la collection Noire des Humanos – Gianni De Luca- aura également droit un jour à ce traitement de luxe !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? FLESH AND BLOOD

 

 

C'est de Qui ? B. Poledouris

 

 

 

La couv'

 

Le Retour du héros  /  Le Cid  Vs.  Flesh & Blood

 

Déjà entendu chez nous? Oui, une poignée de fois.

 

 

 

On peut écouter ?  

 

 

Ça donne quoi? : Si l’on retrouve évidemment dans cette B.O des allusions à celles qu’il a composées pour les deux Conan dans les années précédentes, on peut doublement louer Basil Poledouris.

Tout d’abord, et ce n’est pas rien, pour n’avoir pas cédé à la facilité des synthétiseurs dont il va user et abuser tout le reste de la décennie (nous sommes en 85), et ensuite pour s’être débarrassé des chœurs à la Carl Orff bien présents sur les Conan, conférant à Flesh and Blood un aspect plus médiéval.

 

Le film de Verhoven se veut réaliste et violent, sa musique l’accompagne dans cette voie (enfin surtout la seconde partie !). Partant de mélodies de l’époque, Poledouris compose des thèmes variés où les cordes et les percussions sont constamment sollicitées.

 

Si les passages plus enlevés laissent un peu trop libre cours à des cuivres parfois pompiers, l’ensemble de son score, très rythmique, est une réussite digne des deux efforts suscités et s’accorde très bien avec l’esprit d’aventure épique du Cid de Palacios.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 16:10

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : SNAERGARD.

 


C'est de qui : V. Wagner

 

 

La Couv':

 

Une saga des pays du feu et de la glace  /  Snaergard  Vs.  Odin, from the land of ice and fire

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Le Long Bec.

 

 

Une planche:

 

Une saga des pays du feu et de la glace  /  Snaergard  Vs.  Odin, from the land of ice and fire

 

Ca donne Quoi ? Le moins que l’on puise dire c’est que Pelle, jeune prince dans la Norvège du XIII° siècle, ne partage pas grand chose avec son royal géniteur, homme brutal et cruel. Lorsque l’occasion se présente de s’éloigner de l’étouffante vie au château, à la poursuite d’un énorme loup blanc terrorisant la population, notre héros saute dessus.

 

En chemin il va faire la connaissance de Njal, un étranger qui prétend parcourir le monde. Plus tard, alors revenu au château, Pelle apprend que Njial a été attaqué par le loup, à l’auberge. Sur place pourtant, si la bête est bien là, aucune trace du jeune homme que Pelle retrouvera plus tard tapi dans la nature avec la même blessure que la flèche du prince a affligé à l'animal.

 

Les destinées des deux jeunes gens vont s’avérer intimement liées et Pelle n’hésitera pas à partir avec Njial à la recherche de sa sœur jumelle, elle aussi frappée d’une malédiction dans laquelle est impliqué le propre sorcier du père de Pelle. 

 

 

Une saga des pays du feu et de la glace  /  Snaergard  Vs.  Odin, from the land of ice and fire

 

Après avoir touché un peu à des genres aussi différents que le western ou le polar victorien, principalement  avec son compère Roger Seiter au scénario, et s’être essayé – avec réussite-  à la bd muette  en ombres chinoises pour enfant, Vincent Wagner saute le pas et propose, pour sa première expérience en solo, une saga nordique diablement maîtrisée, parcours initiatique à la fois sombre et  plein d’espoir où les vieilles croyances sont le sel de ce récit d’aventure plein de suspense. L'auteur a même puisé dans ses propres recherches "sur place" pour donner plus de réalisme à son background.

 

Coté ambiance, on pense à des choses comme Galkidek de Giroud et Grella ou l’Ombre Blanche d’Ozanam et Carrion : des récits originaux à plus d’un titre qui, tout en s’inspirant de choses existantes savent garder une part de nouveauté et une vraie personnalité sur un créneau pourtant très couru.

 

Au dessin  Wagner fort donc des expériences précédentes, conjugue les styles pour mieux illustrer cet album généreux (170 pages !) dans des tons de bleus, de noirs et de rouges du plus bel effet, des réminiscences de Breccia ou encore d’Alfonso Font apparaissent même de ci de là.

 

Allez, si je n’aurai qu’un petit reproche à faire à Snaergard ce serait une toute fin un brin abrupte mais rien qui ne vienne ternir le beau tableau de mon coup de cœur du mois !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? ODIN, FROM THE LAND OF FIRE AND ICE

 

 

C'est de Qui ? A. Butterworth

 

 

La couv'

 

Une saga des pays du feu et de la glace  /  Snaergard  Vs.  Odin, from the land of ice and fire

 

Déjà entendu chez nous ? Non.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ?   Œuvre « jeune » si on la compare au répertoire dont elle fait partie (la musique classique dans son ensemble), Odin, from the Land of Fire and Ice vient de fêter son trentième anniversaire.

 

Composée pour un ensemble de cuivres par le britannique Arthur Butterworth dont l’inspiration –de son propre aveu- émane principalement des contrées nordiques, de leur sauvagerie, leur primalité et, vous vous en doutiez au vu du titre de cette pièce, ses légendes, elle fait partie des plus techniques mais également des plus riches écrite pour cette famille d’instruments.

 

Le principal protagoniste de la mythologie nordique ne pouvait trouver meilleure couleur que celle des cuivres pour l’évoquer comme il se doit ; ici donc, en trois mouvements distincts, ils sont simplement (mais efficacement !) accompagnés de percussions, mais sur une partition pourtant pensée comme une véritable symphonie à l’imagerie grandiose et très imagée.

 

C’est à la lecture du préambule de Vincent Wagner que j’ai opté pour Odin au détriment du Roi d’Ys de Lalo que j’avais d’abord choisi (et que je vous garde pour plus tard), et le mariage s’est révélé enthousiasmant.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 12:45

 

Renouons avec notre classique du Mercredi Jeunesse, surtout qu’à l’approche des fêtes de fin d’année, vous pourrez même piocher de belles idées dans ce florilège de nouveautés!

 

 

 

Pour les plus jeunes:

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : BANDITS.

 


C'est de qui : Vincent Wagner

 

 

La Couv' :

 

Lisez Jeunesse!

 

C’est édité chez qui ? Les Editions du Long Bec.

 

 

Déjà lus chez B.O BD? Oui souvent.

 

 

Une planche:

 

Lisez Jeunesse!

 

 

Ca donne Quoi ? Vincent Wagner nous revient avec un de ses petits bijoux d’albums jeunesse muets, tout en ombres chinoises (qui ne sont pas sans faire penser parfois au travail d’orfèvre de Lotte Reiniger) aux fonds par contre toujours très colorés.

 

Après les hommes des cavernes, les pirates ou encore les sorcières, ce nouvel opus a pour thèmes les bandits et l’on en retrouve aussi bien « de grands chemins » que des « Manchots » mais aussi au grand cœur et même des hauts comme trois pommes.

 

Que ce soit ce garçon qui n’hésite pas à creuser un tunnel qui traverse (littéralement!) la Terre pour venir en aide à un autre, ce petit américain qui avec un comparse indien, vont attraper un voleur terrible, ou encore ce jeune pirate farceur, les trois récits proposé par Wagner ici sont tous aussi attachants les uns que les autres et toujours aussi agréables à « lire » en famille, mes deux enfants sont d’ailleurs des fans avertis !

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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Pour les plus grands:

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : DANS LA FORET SOMBRE ET MYSTERIEUSE.

 


C'est de qui : Winschluss

 

 

La Couv' :

 

Lisez Jeunesse!

 

C’est édité chez qui ? Gallimard

 

 

Déjà lus chez B.O BD? Non.

 

 

Une planche:

 

Lisez Jeunesse!

 

Ca donne Quoi ? La couverture de cet ouvrage est plutôt trompeuse. Titre poétique et à rallonge, dessin chargé et charmant d'un jeune garçon perdu dans une forêt touffue et flamboyante, tout laisse croire que Gallimard a publié un conte pour nos têtes blondes.

 

Pourtant un détail discret interpelle l'oeil avisé du lecteur : l'auteur s'appelle Winshluss. Oui celui des oeuvres trash cultes des Requins Marteaux qui nous délivre ici une relecture sous acide d'Alice au pays des Merveilles et même de Mon Voisin Totoro dont le pitch de départ est identique (une métaphore de la nature et d'un être cher malade).

 

Angelo doit rejoindre, en famille, sa grand-mère souffrante. Oublié sur une aire de repos, le jeune garçon doit traverser une forêt pleine de surprises !

 

Découpant son récit en autant de chapitres, Winshluss se régale et nous régale par des rencontres aussi improbables que croustillantes... Entre des fourmis kamikazes, un écureuil se prenant pour un oiseau ou un ogre banquier, les surprises sont nombreuses et les éclats de rire au rendez-vous.

L’auteur réussit, grâce à son trait dynamique si particulier, à mettre en place un bestiaire inédit et parfois effrayant dans un rythme quasi parfait.

 

Il prouve avec maestria qu'il peut s'adapter à tous les publics et à tous les récits sans perdre pour autant le mordant féroce de ses précédentes créations. Encore un sans fautes très fréquentable dont on aurait aimé encore quelques pages de plus tant les 160 pages proposées ici filent à vive allure.

 

 

 

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Une chronique de Jet

 

 

 

 

Pour les amateurs de contes :

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : AYAK ET BORIS

 

 

C'est de qui ? Van der Steen & Legendre

 

 

La Couv':

 

Lisez Jeunesse!

 

Déja croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Kramiek

 

 

Une planche:

 

Lisez Jeunesse!

 

Ca donne Quoi ? Renouant avec la tradition des contes intemporels, les auteurs d'Ayak et Boris proposent deux histoires où ils s'amusent d'éléments connus auxquels ils donnent une saveur toute nouvelle.


Ainsi dans le récit-titre, AYAK, une jeune fille qui vit avec un savant farfelu fait par mégarde sortir un génie d'une théière et doit choisir un vœu. Entre innocence de l'enfance et pseudo bon sens des adultes le choix est cornélien mais Ayak saura trouver une solution épatante.


Dans la seconde histoire il est également question d'innocence candide puisque face à un talentueux peintre blasé et en manque d'inspiration c'est bel et bien du regard de l'enfance que jaillit l'étincelle.


Une version quelque peu actualisée du Pierre et le Loup de Prokoviev vient conclure un album dont l'une des grandes qualités est la partie graphique. Elle emprunte au meilleur du genre jeunesse grâce à  un trait fin et stylisé et son rendu crayon de couleur avec un jeu constant de changement sur ces dernières très original.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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