16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 07:15

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LE CID.

 

 

C'est de qui : Palacios

 

 

La Couv':

 

Le Retour du héros  /  Le Cid  Vs.  Flesh & Blood

 

Déjà lu dans le coin ? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Le Long Bec.

 

 

Une planche:

 

Le Retour du héros  /  Le Cid  Vs.  Flesh & Blood

 

Ca donne Quoi ? Après l’excellente intégrale de Manos Kelly, parue l'an passé, les éditions du Long Bec nous font encore un beau cadeau avec la réédition classe d’une autre grande série de l’espagnol Palacios : Le Cid.

 

Afin de dissiper d’emblée tout malentendu, il faut prendre cette œuvre  comme une évocation romancée de la vie de Rodrigo Diaz de Bivar et non comme une quelconque adaptation de la pièce de Corneille.

 

Nous sommes en plein Moyen Age Espagnol, alors que les monarques chrétiens, Alphonso VI en tête, partent à la reconquête des territoires aux mains des musulmans.

 

C’est dans cette période propice aux batailles épiques et autres manigances, trahisons et conflits d’intérêts qu’évolue notre héros, au service du fils du roi espagnol.

 

Entre siège de place forte, assauts désespérés, tentative d’assassinat, complot et sauvetage de jeune fille en détresse (quoique !) le futur Cid a fort à faire tout au long de ses 4 histoires, dont deux étaient jusqu’alors inédites en français (les deux premières étaient entre autre parues au début des années 80 dans l’excellente mais fugace collection Noire aux Humanos).

 

Le Retour du héros  /  Le Cid  Vs.  Flesh & Blood

 

Au fur et à mesure des albums, outre une belle évolution dans le trait réaliste et dynamique de Palacios, on appréciera ses trouvailles graphiques (les passages avec les ogives du quatrième tome par exemple), son sens de la narration et un véritable talent pour le récit d’aventure.

 

Le genre s’y prêtant plus, la colo parfois un peu flashy d’époque est moins marquante que sur le western, et a tendance à s’atténuer au fil des tomes.

 

Pour cette nouvelle version, tout comme ça avait été le cas sur Manos Kelly, les couleurs ont été « nettoyées », la traduction refaite et l’ensemble est présenté avec des notes biographiques et historiques.

 

Bref, encore une œuvre quasi incontournable du patrimoine franco-belge qui refait surface dans un écrin à sa hauteur ; et l’on espère secrètement que l’autre grand artiste de la collection Noire des Humanos – Gianni De Luca- aura également droit un jour à ce traitement de luxe !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? FLESH AND BLOOD

 

 

C'est de Qui ? B. Poledouris

 

 

 

La couv'

 

Le Retour du héros  /  Le Cid  Vs.  Flesh & Blood

 

Déjà entendu chez nous? Oui, une poignée de fois.

 

 

 

On peut écouter ?  

 

 

Ça donne quoi? : Si l’on retrouve évidemment dans cette B.O des allusions à celles qu’il a composées pour les deux Conan dans les années précédentes, on peut doublement louer Basil Poledouris.

Tout d’abord, et ce n’est pas rien, pour n’avoir pas cédé à la facilité des synthétiseurs dont il va user et abuser tout le reste de la décennie (nous sommes en 85), et ensuite pour s’être débarrassé des chœurs à la Carl Orff bien présents sur les Conan, conférant à Flesh and Blood un aspect plus médiéval.

 

Le film de Verhoven se veut réaliste et violent, sa musique l’accompagne dans cette voie (enfin surtout la seconde partie !). Partant de mélodies de l’époque, Poledouris compose des thèmes variés où les cordes et les percussions sont constamment sollicitées.

 

Si les passages plus enlevés laissent un peu trop libre cours à des cuivres parfois pompiers, l’ensemble de son score, très rythmique, est une réussite digne des deux efforts suscités et s’accorde très bien avec l’esprit d’aventure épique du Cid de Palacios.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 16:10

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : SNAERGARD.

 


C'est de qui : V. Wagner

 

 

La Couv':

 

Une saga des pays du feu et de la glace  /  Snaergard  Vs.  Odin, from the land of ice and fire

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Le Long Bec.

 

 

Une planche:

 

Une saga des pays du feu et de la glace  /  Snaergard  Vs.  Odin, from the land of ice and fire

 

Ca donne Quoi ? Le moins que l’on puise dire c’est que Pelle, jeune prince dans la Norvège du XIII° siècle, ne partage pas grand chose avec son royal géniteur, homme brutal et cruel. Lorsque l’occasion se présente de s’éloigner de l’étouffante vie au château, à la poursuite d’un énorme loup blanc terrorisant la population, notre héros saute dessus.

 

En chemin il va faire la connaissance de Njal, un étranger qui prétend parcourir le monde. Plus tard, alors revenu au château, Pelle apprend que Njial a été attaqué par le loup, à l’auberge. Sur place pourtant, si la bête est bien là, aucune trace du jeune homme que Pelle retrouvera plus tard tapi dans la nature avec la même blessure que la flèche du prince a affligé à l'animal.

 

Les destinées des deux jeunes gens vont s’avérer intimement liées et Pelle n’hésitera pas à partir avec Njial à la recherche de sa sœur jumelle, elle aussi frappée d’une malédiction dans laquelle est impliqué le propre sorcier du père de Pelle. 

 

 

Une saga des pays du feu et de la glace  /  Snaergard  Vs.  Odin, from the land of ice and fire

 

Après avoir touché un peu à des genres aussi différents que le western ou le polar victorien, principalement  avec son compère Roger Seiter au scénario, et s’être essayé – avec réussite-  à la bd muette  en ombres chinoises pour enfant, Vincent Wagner saute le pas et propose, pour sa première expérience en solo, une saga nordique diablement maîtrisée, parcours initiatique à la fois sombre et  plein d’espoir où les vieilles croyances sont le sel de ce récit d’aventure plein de suspense. L'auteur a même puisé dans ses propres recherches "sur place" pour donner plus de réalisme à son background.

 

Coté ambiance, on pense à des choses comme Galkidek de Giroud et Grella ou l’Ombre Blanche d’Ozanam et Carrion : des récits originaux à plus d’un titre qui, tout en s’inspirant de choses existantes savent garder une part de nouveauté et une vraie personnalité sur un créneau pourtant très couru.

 

Au dessin  Wagner fort donc des expériences précédentes, conjugue les styles pour mieux illustrer cet album généreux (170 pages !) dans des tons de bleus, de noirs et de rouges du plus bel effet, des réminiscences de Breccia ou encore d’Alfonso Font apparaissent même de ci de là.

 

Allez, si je n’aurai qu’un petit reproche à faire à Snaergard ce serait une toute fin un brin abrupte mais rien qui ne vienne ternir le beau tableau de mon coup de cœur du mois !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? ODIN, FROM THE LAND OF FIRE AND ICE

 

 

C'est de Qui ? A. Butterworth

 

 

La couv'

 

Une saga des pays du feu et de la glace  /  Snaergard  Vs.  Odin, from the land of ice and fire

 

Déjà entendu chez nous ? Non.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ?   Œuvre « jeune » si on la compare au répertoire dont elle fait partie (la musique classique dans son ensemble), Odin, from the Land of Fire and Ice vient de fêter son trentième anniversaire.

 

Composée pour un ensemble de cuivres par le britannique Arthur Butterworth dont l’inspiration –de son propre aveu- émane principalement des contrées nordiques, de leur sauvagerie, leur primalité et, vous vous en doutiez au vu du titre de cette pièce, ses légendes, elle fait partie des plus techniques mais également des plus riches écrite pour cette famille d’instruments.

 

Le principal protagoniste de la mythologie nordique ne pouvait trouver meilleure couleur que celle des cuivres pour l’évoquer comme il se doit ; ici donc, en trois mouvements distincts, ils sont simplement (mais efficacement !) accompagnés de percussions, mais sur une partition pourtant pensée comme une véritable symphonie à l’imagerie grandiose et très imagée.

 

C’est à la lecture du préambule de Vincent Wagner que j’ai opté pour Odin au détriment du Roi d’Ys de Lalo que j’avais d’abord choisi (et que je vous garde pour plus tard), et le mariage s’est révélé enthousiasmant.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 12:45

 

Renouons avec notre classique du Mercredi Jeunesse, surtout qu’à l’approche des fêtes de fin d’année, vous pourrez même piocher de belles idées dans ce florilège de nouveautés!

 

 

 

Pour les plus jeunes:

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : BANDITS.

 


C'est de qui : Vincent Wagner

 

 

La Couv' :

 

Lisez Jeunesse!

 

C’est édité chez qui ? Les Editions du Long Bec.

 

 

Déjà lus chez B.O BD? Oui souvent.

 

 

Une planche:

 

Lisez Jeunesse!

 

 

Ca donne Quoi ? Vincent Wagner nous revient avec un de ses petits bijoux d’albums jeunesse muets, tout en ombres chinoises (qui ne sont pas sans faire penser parfois au travail d’orfèvre de Lotte Reiniger) aux fonds par contre toujours très colorés.

 

Après les hommes des cavernes, les pirates ou encore les sorcières, ce nouvel opus a pour thèmes les bandits et l’on en retrouve aussi bien « de grands chemins » que des « Manchots » mais aussi au grand cœur et même des hauts comme trois pommes.

 

Que ce soit ce garçon qui n’hésite pas à creuser un tunnel qui traverse (littéralement!) la Terre pour venir en aide à un autre, ce petit américain qui avec un comparse indien, vont attraper un voleur terrible, ou encore ce jeune pirate farceur, les trois récits proposé par Wagner ici sont tous aussi attachants les uns que les autres et toujours aussi agréables à « lire » en famille, mes deux enfants sont d’ailleurs des fans avertis !

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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Pour les plus grands:

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : DANS LA FORET SOMBRE ET MYSTERIEUSE.

 


C'est de qui : Winschluss

 

 

La Couv' :

 

Lisez Jeunesse!

 

C’est édité chez qui ? Gallimard

 

 

Déjà lus chez B.O BD? Non.

 

 

Une planche:

 

Lisez Jeunesse!

 

Ca donne Quoi ? La couverture de cet ouvrage est plutôt trompeuse. Titre poétique et à rallonge, dessin chargé et charmant d'un jeune garçon perdu dans une forêt touffue et flamboyante, tout laisse croire que Gallimard a publié un conte pour nos têtes blondes.

 

Pourtant un détail discret interpelle l'oeil avisé du lecteur : l'auteur s'appelle Winshluss. Oui celui des oeuvres trash cultes des Requins Marteaux qui nous délivre ici une relecture sous acide d'Alice au pays des Merveilles et même de Mon Voisin Totoro dont le pitch de départ est identique (une métaphore de la nature et d'un être cher malade).

 

Angelo doit rejoindre, en famille, sa grand-mère souffrante. Oublié sur une aire de repos, le jeune garçon doit traverser une forêt pleine de surprises !

 

Découpant son récit en autant de chapitres, Winshluss se régale et nous régale par des rencontres aussi improbables que croustillantes... Entre des fourmis kamikazes, un écureuil se prenant pour un oiseau ou un ogre banquier, les surprises sont nombreuses et les éclats de rire au rendez-vous.

L’auteur réussit, grâce à son trait dynamique si particulier, à mettre en place un bestiaire inédit et parfois effrayant dans un rythme quasi parfait.

 

Il prouve avec maestria qu'il peut s'adapter à tous les publics et à tous les récits sans perdre pour autant le mordant féroce de ses précédentes créations. Encore un sans fautes très fréquentable dont on aurait aimé encore quelques pages de plus tant les 160 pages proposées ici filent à vive allure.

 

 

 

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Une chronique de Jet

 

 

 

 

Pour les amateurs de contes :

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : AYAK ET BORIS

 

 

C'est de qui ? Van der Steen & Legendre

 

 

La Couv':

 

Lisez Jeunesse!

 

Déja croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Kramiek

 

 

Une planche:

 

Lisez Jeunesse!

 

Ca donne Quoi ? Renouant avec la tradition des contes intemporels, les auteurs d'Ayak et Boris proposent deux histoires où ils s'amusent d'éléments connus auxquels ils donnent une saveur toute nouvelle.


Ainsi dans le récit-titre, AYAK, une jeune fille qui vit avec un savant farfelu fait par mégarde sortir un génie d'une théière et doit choisir un vœu. Entre innocence de l'enfance et pseudo bon sens des adultes le choix est cornélien mais Ayak saura trouver une solution épatante.


Dans la seconde histoire il est également question d'innocence candide puisque face à un talentueux peintre blasé et en manque d'inspiration c'est bel et bien du regard de l'enfance que jaillit l'étincelle.


Une version quelque peu actualisée du Pierre et le Loup de Prokoviev vient conclure un album dont l'une des grandes qualités est la partie graphique. Elle emprunte au meilleur du genre jeunesse grâce à  un trait fin et stylisé et son rendu crayon de couleur avec un jeu constant de changement sur ces dernières très original.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 15:24

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : TROU DE MÉMOIRE 2.

 

 

C'est de qui ? Seiter & Regnauld

 

 

La Couv':

Mémoire Noire  /  Trou de Mémoire 2  Vs.  Espions sur la Tamise

 

C’est édité chez qui ? Le Long Bec.

 

 

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Oui, sur le tome précédent entre autres.

 

 

 

 

Une planche:

 

 

 

Mémoire Noire  /  Trou de Mémoire 2  Vs.  Espions sur la Tamise

 

Ca donne quoi?  Au jeu du puzzle de sa propre existence, Milton, notre amnésique tueur à gages, découvre que chaque nouvelle pièce complique plus la donne que ce qu'elle ne l'a simplifie.

Et si l'apparition d'un frère dans l'équation aurait pu éclairer la lanterne de notre anti-héros, elle va surtout précipiter sa chute.


Seiter, amateur et habitué du Noir (on notera la sympathique allusion à Jim Thompson, l'un des plus intéressants auteur du genre) se fait visiblement plaisir avec cette suite toute aussi réussie et toujours aussi originale dans son traitement graphique par un Regnauld inspiré.


Si les ingrédients sont classiques, la sauce prend bien et les amateurs se régaleront de ce diptyque accrocheur.

 

 

 

 

  

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ESPIONS SUR LA TAMISE

 

 

 

C'est de Qui ? Rozsa

 

 

 

La couv'

 

 

 

 

Mémoire Noire  /  Trou de Mémoire 2  Vs.  Espions sur la Tamise

 

Déjà entendu chez nous? Oui, souvent même.

 

 

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si pour le tome 1 on avait sélectionné la B.O d’un film assez récent, c’est vers les années 40 que je me suis tourné pour ce second volet.

 

Et bien m’en a pris car cette adaptation de Graham Greene par Fritz Lang, qui s’est alors fait une spécialité des films noirs mais qui reniera quelque peu ce long métrage par la suite (comme pas mal d’autres d’ailleurs), est mise en musique par rien de moins que Miklos Rozsa, lui aussi pointure du noir s’il en est.

 

Jonglant, comme à son habitude, entre ses phrasés mélodiques typiquement européens et les codes incontournables du genre, Rozsa livre une de ces B.O hybride dont il a le secret. Avec un thème  basé sur  la condition du héros, ancien interné dans un asile plongé dans une machination nazie cauchemardesque, la partition du maestro donne le beau rôle au suspense et la paranoïa via des cordes torturées.

 

 

La proximité de certaines  thématiques des deux media s’est révélé plus que payante même si parfois un peu trop grandiloquente.

 

 

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Une chronique de Fab

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 14:00

 

 

Comme promis on conclue notre cycle western en beauté avec une belle réédition d'un fleuron du genre:

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : MANOS KELLY. INTEGRALE.

 


C'est de qui : Palacios

 

 

La Couv':

Panorama du Western  /  Manos Kelly Intégrale   Vs.  100 Rifles

Déjà lu sur B.O BD ? Oui.

 

 

C’est édité par ? Le Long Bec

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Ma première rencontre avec Antonio Hernandez Palacios remonte à mes 6 ou 7 ans, mon père me ramène un petit album souple carré où l’on voit sur la couverture un cowboy en costume de sudiste (c’est du moins ce que ça m’inspirait à l’époque) tout colts dehors et un cheval cabrant derrière lui.

 

Si j’ai bien entendu oublié l’histoire de ce premier tome de Mc Coy (puisqu'il s'agissait de cette série), je me souviens encore d’avoir été captivé par le réalisme des dessins, le dynamisme des poses et la sauvagerie des scènes de fusillades ; de loin en loin, je rouvrais le bouquin pour me replonger avec autant de délice que d’appréhension dans ce western âpre et sauvage.

 

J’ai retrouvé le dessinateur espagnol presque 25 ans plus tard quand, à la recherche des albums de l’éphémère mais passionnante collection Noire des Humanos (que nous avons chroniqué ici) je découvre sa version, O combien fantaisiste mais au graphisme toujours aussi prenants du Cid de Corneille.

 

Autant vous dire que la parution toute récente de l’intégrale de la série Manos Kelly aux décidément étonnantes éditions du Long Bec a été pour moi un véritable bain de jouvence tout autant qu’un plaisir de bédéphile averti.

 

 

Antérieure à Mc Coy, la série Manos Kelly n’en n’est pas moins magistrale à bien des niveaux. Elle se déroule juste après la guerre Américano-mexicaine et fait essentiellement s’opposer cow-boys et indiens dans des intrigues travaillées.

 

Le degré de réalisme des décors, l’expressivité des personnages, la profondeur de certains scénarios et le soucis de précision historico-ethnique (notamment en ce qui concerne les tribus indiennes) fait plaisir à lire. Palacios, visiblement passionné par son sujet réalise trois albums sans fautes qui sont reproduits ici avec talent et méticulosité. Nouvelle traduction, couleurs  respectées, un dossier en préambule et, surtout, deux histoires inédites dont une en noir et blanc, qui, mais c’est personnel (et c’est la faute aux éditions Mosquito et à leurs rééditions classes en NetB), m’a presque fait regretter que les trois albums n’aient pas été proposés sous cette forme.

 

 

 

Un classique d’un autre âge qui n’a pourtant quasiment rien perdu de son charme et de son efficacité et que je ne saurais que trop recommander à tout amateur du genre qui se respecte.

 

 

 

LA MUSIQUE  

 

 

 

C'est Quoi ? 100 RIFLES

 

 

C'est de Qui ? J. Goldsmith

 

 

La couv'

 

 

 

Déjà entendu par ici? Oui.

 

 

On peut écouter ?  

 

 

Ça donne quoi? : Sortant de la Planète des Singes pour laquelle il venait d’écrre l’un de ses travaux les plus ambitieux en date, Goldsmith arrive sur ce western qui aligne autant de mauvaises idées que de oncifs et s’annonce comme un échec au moins artistique alors que la prod joue la réussite sur ses stars et son concept.

 

N’étant pas –encore ?- homme à bacler le travail, le compositeur s’aligne au genre et, s’il n’a clairement pas la liberté d’expérimenter autant que sur son précédent projet, il n’hésite pourtant pas à utiliser des rythmiques complexes et changeantes, à incorporer des instruments et percussions latines à son orchestre, à placer des phrases de flutes ou de timpani qui n’auraient pas déplues à un Jethro Tull, le tout en gardant en ligne de mire un goût pour l’action des plus surs où les cuivres se taillent la part du lion.

 

Au final le score de 100 Rifles est une réussite, un ovni assez rare dans la production encore massive de westerns à l’épqoue et qui, de par ses couleurs folkloriques et sa variété est une B.O magistrale avec cette ré-édition soignée de Manos Kelly.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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