Ca donne Quoi ? Après ses déboires dans l’arène et la perte de son bras qui ont provoqué sa chute, Lucius s’est exilé de Pompeï à Rome où il travaille sur le chantier du Colisée.
Là il s’est fait embaucher sur le chantier du Colisée et a pris sous sa protection Cyriacus, un jeune garçon doué pour la sculpture qui va se révéler être le chaînon manquant entre le passé du gladiateur de la plus troublante des façons pour ce dernier, et attirer sur lui l’attention malveillante de ses puissants ennemis.
5 ans! C’est le temps qu’il aura fallu patienter entre la parution des deux tomes de cette série qui devait même en comporter 3 au départ mais ce ne sera pas le cas, la conclusion de l’histoire étant résumée en fin de ce tome 2.
En l'état, si l’histoire est intéressante, cette fin en queue de poisson pourra décevoir les lecteurs (patients!) du premier tome et, surtout faire s’abstenir les éventuels intéressés par la découverte d’un récit antique qui ne manque pas de qualités, à commencer par le dessin anguleux et expressif de Enrique Breccia.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : SPARTACUS. HOUSE OF ASHUR
C'est de qui? J. LoDuca
La Couv':
Déjà entendu chez B.O BD? Oui
On peut écouter ?
Ça donne Quoi ? Décidément c’est la chronique des retours! Si 5 ans ont séparés les 2 tomes de Golgotha, ce sont pas moins de 13 ans que les -éventuels?- fans de la série TV Spartacus ont du attendre pour voir revenir l’univers du célèbre gladiateur passé à la moulinette sexe et effets spéciaux cheap de Starz.
Alors soyons honnêtes, si le scénar part d’un postulat complètement Wtf -Ashur, l’un des bad guys des saisons précédentes, pourtant envoyé ad-patres par les compagnons de Spartacus, est renvoyé sur Terre par les dieux et a repris le Ludus de son ancien maître - on sent qu’une décennie de TV et quelques dollars en plus on fait du bien à la série qui fait moins pitié notamment visuellement.
La B.O est toujours signée par Joseph Lo Duca et, comme de par le passé, c’est probablement l’aspect le plus réussi du show: une poignée de thèmes épiques, des choeurs oscillant entre le lyrique et l’arabisant, mélange d’orchestration classique et de sonorités et instrument métal (guitares saturées, batteries heavy) et, last but not least, des parties jouées -par le compositeur himself- sur des instruments folkloriques et/ou anciens qui ajoutent une belle couleur à l’ensemble.
C’était du tout trouvé pour cette conclusion en queue de poisson de Golgotha.
Ca donne Quoi ? Le fils d’Ulysse et sa petite troupe hétéroclite (dans le désordre : un cyclope, une princesse en fuite, un être de vent…) se retrouvent sur l’ile de la magicienne Circé.
Cette dernière a la fâcheuse habitude de changer les hommes qui ont le malheur d’achouer sur ses rivages en cochons ! Avec l’aide de la fille de Circé, qui clame être la demi sœur de Télémaque, nos héros s’enfuient de l’ile, échappent de peu aux facétieux –mais mortels- Charybde et Scylla, pour finalement aller dans le plus dangereux des endroits à la recherche du héros de Troie : l’enfer !
Avec ce second volet de Télémaque, Toussaint, décidément en état de grâce ces derniers temps, dépoussière de fort belle manière un texte pourtant aussi vieux que connu, via une narration inventive et originale et des trouvailles scénaristique bienvenue que ce soit dans l’humour ou le mélange des styles.
Le trait de Ruiz fait lui aussi dans le mélange des genres puisqu’il est résolument axé manga avec des couleurs très jeunesse qui ont ravi mes enfants ; ils ont dévoré l’album en s’extasiant, l’un sur les dessins (le plus petit), l’autre sur le lifting mythologique (la plus grande) : carton plein !
LA MUSIQUE:
C'est quoi :THE LIBRARIAN : QUEST FOR THE SPEAR
C'est de qui ? J. Lo Duca
La Couv':
Déjà croisé sur B.O BD? Pas mal de fois oui
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Si la carrière de Joseph Lo Duca est en dent de scie, alternant de francs succès critique avec de sombres séries B, voire Z ; la pate du compositeur est néanmoins aussi reconnaissable qu’appréciable surtout dans certains domaines.
Celui de l’aventure en est un, qu’elle soit fantasy (Xéna, Hercules, …) ou contemporaine.
La trilogie télévisée des Librarian en est un bon exemple, dés ce premier volet avec une musique haute en couleur aux cuivres triomphants, aux cordes et percussions dignes d’un bon Disney et à la bonne humeur communicative.
Les différentes mythologies abordées dans la franchise permettent au compositeur d’inclure dans une partition déjà riche des touches d’exotisme certes assez passe partout mais qui donne de la couleur à ses B.O.
On ne s’ennuie pas à l’écoute de ce score qui n’a pas pris une ride et qui se cale quasi parfaitement avec cette suite des mésaventures de Télémaque !
Ca donne Quoi ? Pour échapper à une troupe d’orcs sauvages venus massacrer les orcs civilisés de son village, Oscar fuit à travers le pays, bientôt rejoint par une princesse orc. Ils tentent de se réfugier au royaume des Gobelins, mais ces derniers ne voient pas les « migrants » d'un très bon œil, les accusant même de tous les maux, les parquant parfois dans des camps de fortune.
Le périple de nos deux orcs est parsemé d'embûches qui portent le nom d'intolérance, bétise, racisme...
Vous l'aurez compris, Théo Grosjean se sert d'une fiction de fantasy pour évoquer le sort des milliers de migrants hélas très d'actualité. Le propos est très juste et fait douloureusement mouche !
Coté graphismes on est dans la collection Shampoing, dirigée par Trondheim, on retrouve un style dans une mouvance proche de celui du co-créateur de Donjons et de son « école », avec des décors parfois très détaillés et des protagonistes plus déliés.
LA MUSIQUE:
C'est quoi :XENA WARRIOR PRINCESS
C'est de qui ?J. LoDuca
La Couv':
Déjà entendu chez B.O BD? Quelques fois oui.
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Comme j'ai déjà du l'évoquer, Loduca est un des compositeurs les plus mal employés et sous estimé de sa génération.
Pourtant c'était bien parti avec le premier Evil Dead, élevé au rang de film mythique par des générations aficionados d’épouvante cheap, mais le compositeur s'est ensuite lançé dans l'aventure de la érie tv avec, donc Xéna et ses six saisons, pour quasiment ne jamais ressortir vraiment la tête de l'eau.
Seul Christopher Gans lui redonnera sa chance par deux fois, avec, surtout, l'impeccable B.O du Pacte des Loups, mais c'était déjà semble t-il trop tard.
Revenons à nos moutons et à notre princesse guerrière ; les différents scores de Xena proposent, vous vous en doutez, une foultitude d'ambiances, où l'on croise pèle mêle des chœurs divers, des instruments orientaux, des arrangements électro dépassés, de l'épique et du comique, j'en passe et des meilleurs.
On sent que Loduca a pensé son taff comme un bac à sable musical et si tout n'est pas à garder, loin de là même, pas mal de pistes sont très réussies dans le genre fantasy débridée qui concorde bien aux mésaventures de l'orc migrant de Théo Grosjean.
Ca donne quoi ?On continue (et on conclue au moins pour le moment, n'abusons pas des bonnes choses!) dans le western avec un « truc en plus » qui se démarque de la pléthorique production du genre. Ce second tome (et dernier) d’Hell West en puisant ses influences aussi bien chez le récit classique de cow-boys que dans le fantastique et le steampunk, le tout non dénué d’humour, remplit donc le postulat et en plus le fait bien.
Pour ceux qui n’auraient pas lu le précédent, ou la chronique que nous en avions faite, l’action se passe en 1875 dans des Etats pas encore tout à fait unis d’Amérique uchroniques où les blancs réunis sous l’appellation White States of America, aimeraient bien faire main basse sur de grands territoires vierges où vivent non seulement des amérindiens mais aussi tout une ribambelle de bestioles cauchemardesques et, of course, hostiles.
Une relique en apparence fort puissante a été dérobée à leurs ennemis doit permettre de faire pencher la balance du coté des humains, sauf que parmi ce derniers tous ne sont pas des envahisseurs en puissance, et certains le sont par contre plus que d’autres. Nos héros, le sergent Ourtburst, son ami indien lycanthrope à ses heures et deux jeunes femmes accortes mais au caractère bien trempé, vont avoir fort à faire pour empêcher une apocalypse à base de bestioles monstrueuses.
Voilà donc le réjouissant programme, le tout dans un style graphique noir et blanc impressionnant, somme de ce que feraient peut –être aujourd’hui des gens comme Breccia, Battaglia ou Corben s’ils étaient nés à l’ère de Photoshop (et, pour une fois, ce n’est pas une critique). Si le scénar, un rien foutoir parfois, en même temps c’est le genre qui veut ça, est très fun et bien ficelé la plus-value graphique est évidente.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ?PAY THE GHOST
C'est de Qui ? J. LoDuca
La couv' :
Déjà croisé sur B.O BD? Oui
On peut écouter?
Ca donne quoi ? Joseph LoDuca, que l’on a pas mal entendu chez nous, est peut être l’un des compositeurs les plus sousestimé et mal employé de sa génération. Après un début prometteur sur la saga des Evil Dead il n’aurait peut être pas du passer les cinq années suivantes à mettre en musique les séries Xéna, Hercules et leurs différents spin-offs (même s’il produira de très bonnes choses dans le genre), le retour vers les salles obscures sera donc difficile et passera par une flopée de séries B (voire Z) d’horreur, un faux espoir via le Pacte des Loups de Bruno Gans, pour finalement retourner aux séries TV via la resucée chippendales de Spartacus.
Si il lui arrive encore de composer pour le cinéma, les propositions sont peu reluisantes et les budgets réduits à peu de chagrin. Un bon exemple que ce thriller de seconde zone aux allures fantastiques avec un Nicolas Cage cachetonnant (euphémisme ?!) Loduca se retrouve obligé de composer pour l’électronique, faute d’orchestre, et fait le minimum syndical dans le genre épouvante (on a même droits aux chœurs éthérés) tout en faisant preuve d’inventivité à quelques rares moments mais, sur la longueur, s’essouffle un peu, faute de motivation probablement.
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Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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"...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)