17 avril 2025 4 17 /04 /avril /2025 13:35





 

LA BD:





 

C'est quoi ? LE SERPENT MAJUSCULE




 

C'est de qui ? Lemaître & Monfery



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Rue de Sèvres




 

Déjà croisé sur le site? Oui




 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Mathilde est une ancienne résistante qui a un peu trop pris goût à dégommer des gens, remarquez, peut être qu’elle était déjà comme ça avant, allez savoir!?

 

Le fait est que son ancien chef de réseau, plusieurs années après le maquis, refait appel à elle quand il a besoin d’éliminer quelqu’un.

Il faut dire que personne ne se méfie d’une dame de plus de 70 ans qui parle à son dalmatien et se promène en ciré jaune.

 

Et on a tort car elle est drôlement efficace la dame en question! Mais quand elle commence à partir en vrille et à saloper le travail, l’organisation qui l’emploie se dit qu’il va falloir s'occuper d’elle.

 

Mais on apprend pas au vieux singe à faire la grimace et Mathilde va se révéler bien difficile à éliminer.



 

Le Serpent majuscule est le premier roman de Pierre Lemaître qui a pu être édité suit au succès de son -autre- premier roman, Au Revoir La Haut et son succès critique et public.

 

Et c’est tant mieux pour ce petit polar aussi noir que jubilatoire qui se voit aujourd’hui décliné en BD chez Rue de Sèvres (qui publie aussi d’autres adaptations de Lemaître) car c’est une lecture fort divertissante quoique particulièrement gore!

 

On est dans la parodie de serial killer débridée avec notamment un taux de personnages sympathiques dézingués digne d’un Game Of Thrones.

 

Même si c’est assez rare je crois que le passage du roman aux cases a fait du bien à ce texte de jeunesse, lui apportant un côté graphique bien servi par le trait expressif semi réaliste de Dominique Monféry qui prouve qu’il est aussi à l’aise dans ce registre que dans la reconstitution historique ou le western, là où nous lavions crois précédemment sur B.O BD!




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi ? KISS KISS BANG BANG




 

C'est de qui ? J. Ottman




 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ? 

 


 

Ca donne Quoi ? la réussite de cette comédie noire est en partie due à la musique de John Ottman qui propose des thèmes légers voire impertinents, aux composantes variées parfois empruntées un peu à droite et à gauche, du funk américain des années 70 (pour la wah-wah discrète mais efficace), au jazz suave (le saxo et les cuivres) en passant par le folklore sud-américain sur quelques rythmiques.

 

 

 

Ottman, souvent cantonné aux B.O de blockbuster super héroïques ou aux films d’épouvante de seconde zone, prouve ici qu’il excelle dans ce genre de thriller décalé. Il fait étal de son savoir-faire sur les arrangements, très classes, qui portent sa partition aux côtés d’autres réussites du genre signées Goldsmith ou Barry.

 

 

 

De l’humour, du suspense, un sens de la dérision malin sont les ingrédients de ce score qui a bien vieilli et apporte une touche supplémentaire d’originalité à ce Serpent maju

 

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 09:48
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  COULEURS DE L’INCENDIE

 

 

C'est de qui ? De Metter adapte Lemaître

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Déjà lu sur le site?Oui ensemble

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors qu’elle enterre son père, Madeleine assiste impuissante à la tentative de suicide de son fils. Et ce n’est là que le début d’une suite de malheurs qui vont s’abattre sur la jeune femme : ruine, trahison, abandon. Mais notre héroïne est dotée d’un caractère combatif et va rendre coups pour coups à ses adversaires.

 

Christian De Metter adapte pour la seconde fois Pierre Lemaître ; si Couleurs de l’incendie est la suite de Au revoir là haut, les liens entre les deux œuvres sont ténus. On y suit la destinée de Madeleine et des déboires qu’elle va connaître causés par les hommes qui traversent son existence : le conseiller financier, amoureux éconduit et revanchard, l’oncle intéressé et peu scrupuleux, le précepteur vicié et arriviste…autant dire que les homes chez Lemaître sont des salauds de la pire espèce, quitte à manquer d’ailleurs peut être un peu de nuance.

Mais si Au revoir s’inscrivait dans le genre drame historique, cette suite lorgne clairement plus du coté du roman noir, avec quelques ficelles inhérentes au genre mais auxquelles l’époque historique va bien (terribles années 30 !)

 

La peinture de De Meter sert à mon goût encore mieux ce volet que le précédent, comme sur les polars de l’auteur, on retrouve ici sa palette toute en ombres, en bruns, en demi teintes qui sied bien au genre. L’artiste a du trancher dans le lard du généreux roman de Lemaître, quitte à éclipser certains passages et protagonistes mais s’en sort plutôt bien.

 

Aura t-on droit à sa version de a dernière partie de la trilogie, sortie il y a peu ? Gageons que oui (et croisons les doigts surtout !).

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE MAN WHO KNEW TOO MUCH

 

 

C'est de qui ? A. Benjamin

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? La cantate que le compositeur australien Arthur Benjamin écrit pour cette première version de l’Homme qui en savait trop, est un peu la parfaite osmose entre la pièce orchestrale et le score dramatique, au point que Bernard Herrmann, en charge de la musique du remake de 1956 (réalisé également par Hitchcock), décider de ne pas écrire une nouvelle partition, préférant ré-arranger quelque peu la version d’origine.

 

La partie chantée, lyrique à souhait, pourra gêner un peu le lecteur non habitué à accompagner sa BD d’une musique, et d’ailleurs, comme vous le savez si vous êtes un habitué du site, il est fort rare que je sélectionne des morceaux avec voix. Cependant l’harmonie entre instruments et chant fonctionne fort bien et marie avec réussite B.O de film de suspense et grande émotion, un cocktail que l’on retrouve d’ailleurs sur Couleurs de l’incendie.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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