15 décembre 2025 1 15 /12 /décembre /2025 16:51





 

LA BD:

 


C'est quoi : ODR

 


C'est de qui? M. Truc & Locass



 

La Couv':


 



 

Déjà croisés sur le site? Non.






 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Le "manfra", manga à la française, a su s'imposer depuis quelques années avec de beaux coups d'éclats, dans des genres parfois forts différents, que ce soit le Save Me Pythie d'Elsa Charretier, les Lastman du trio Vivès, Balak et Sanlaville ou encore le Radiant de Tony Valente.

le premier tome du diptyque du jour va pouvoir s'inscrire dans la liste des réussites tant il est maîtrisé sur le fond comme sur la forme.

 

Violente histoire de vengeance dans une Europe Nordique moyenâgeuse, l'intrigue de Odr se déroule dans un hameau où des forces armées font une halte pendant laquelle le fils du meneur va violer la fille d'un des villageois. Celle ci va se venger de façon terrible.

En parallèle un géant berserk vivant en ermite dans les bois jouxtant le village lutte contre ses démons intérieurs et le souvenir des siens qu'il a massacré lors d'un accès de fureur.

 

Il va se retrouver à aider le village et les envahisseurs vont comprendre leur douleur. Mais la violence attirant toujours la violence et une spirale infernale est en marche !

 

Vous l'aurez compris, Odr est une oeuvre mature à conseiller aux fanas de la série Vikings, du film The Northman ou encore des romans de Robert Howard.

Si l'histoire en elle même ne respire pas une folle originalité elle met bien à profit ses inspirations et le rythme attrape le lecteur pour ne plus le lâcher.

 

 

La partie graphique est quant à elle une vraie claque visuelle! Les décors bucoliques sont criants de réalismes, avec un soucis du détail que ne renierait pas Gou Tanabe par exemple.

Les personnages sont forts expressifs tout en évitant l'écueil des gimmicks mangas traditionnels.

 

Une belle surprise que cette prod de chez nous et on souhaite à ses auteurs de transformer rapidement et durablement l'essai!




 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : THE FIRST OMEN



 

C'est de qui? M. Korven




 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD




 

On peut écouter ?

 

 

 


 

 

 

Ça donne Quoi ? The Omen - la Malédiction chez nous- avait elle vraiment besoin d’une énième suite? Question bien évidemment rhétorique quand l’on connaît la propension depuis quelques décennies à Hollywood de remaker et pondre sequel et prequel de succès du passé plutôt que d’essayer de proposer de nouvelles choses un peu originales.

 

Passons donc sur les éventuelles qualités du long métrage pour nous intéresser plutôt à sa bande originale, Mark Korven a eu la lourde tâche de passer après le grand Jerry Goldsmith et, à sa façon, relève le défi avec un certain brio.



 

Il écrit une partition essentiellement tournée vers les cordes et les voix, quasiment sans recourir aux cuivres et avec peu de percussions et aucun instrument à vent.

 

Il crée des oppositions très marquées entre les parties d’instruments, avec des violoncelles agressifs sur des violons plus doux, des chants aigus sur des basses profondes voire gutturales. 



 

Une atmosphère oppressante à souhait, tout en tension, qui souligne celle de ce premier tome d’Odr avec efficacité.

 



 

 

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15 juillet 2024 1 15 /07 /juillet /2024 09:41

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? UN SOMBRE MANTEAU




 

C'est de qui ? J. Martin




 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Dupuis



 

Déjà croisé sur le site? Oui.




 

Une planche: 

 



 

Ca donne Quoi ? Dans les Pyrénées espagnoles, Serena une jeune femme rousse en proie à ses démons, erre sans but avant de rencontrer une ermite qui vit seule dans une cabane où elle concocte potion et onguents à base de plantes qu’elle échange ou vend aux villageois du coin.



 

L’arrivée de Serena est vue d’un fort mauvais œil par les paysans qui n’apprécient déjà pas des plus la vieille guérisseuse et, bientôt, alors qu’une maladie frappe les bêtes et les gens, les bouc émissaires semblent tout trouvés!




 

Exit les chroniques historico familiales pour ce nouvel opus de Jaime Martin, même s’il est question de famille(s) et que le récit se déroule toujours en Espagne.

 

Ici l’auteur complet nous livre un conte aux accents fantastiques qui fleure bon le terroir, avec ses paysans soupçonneux et aigris, deux héroïnes aussi marginales qu’ atypiques et des thématiques fortes -et cruellement d’actualité- comme la peur de celui qui est différent et le rejet de l’autre.



 

Les graphismes du barcelonais se font plus anguleux, ses colo plus ocres, afin de servir son scénario pessimistes qui n’est pas sans faire penser  à des choses comme la Mare au Diable, aux nouvelles fantastiques de Maupassant ou, plus proche de nous à celles d‘un  Claude Seignolle.



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : LE PHARE



 

C'est de qui ? M. Korven

 

 

La Couv':

 



 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 


 

Ca donne Quoi ?  Après avoir mis un bon coup de pied dans la fourmilière de la musique de film d’épouvante grâce à son travail léché sur The Witch, le canadien Mark Korven collabore à nouveau avec le réalisateur du film sus-cité pour The Lighthouse, huis clos où Robert « Twilight » Pattinson affronte le monument Willem « Dernière Tentation du Christ, mais pas que » Dafoe, au sein d’un phare.

 

Spécialiste de la word music, Korven a poussé le vice jusqu’à créer un instrument spécifique, mélange de choses diverses (orgue indien, vielle à roue, sitar, teremin, violoncelle et j’en passe) qu’il a sobrement baptisé « The Arprehension engine ». Ce redoutable hybride dont aurait rêvé des gens aussi divers –et talentueux- que Gyorgi Ligeti,  Jimmy Page ou David Gilmour, crée des sons assez ahurissants, comme tout droit sortis d’un cauchemar musical.

 

Le compositeur a mis son invention à profit donc sur la musique de The Lighthouse, tissant des thèmes aux harmoniques aussi sombres que crispants parfois, des grincements sonores personnifiant le vent, la marée, les craquements du bois. Les cuivres quant à eux, nombreux et variés semblent imiter les sirènes de bateau, les hurlements des créatures marines étranges.

B.O quasi organique aux mélodies rares et arides, jouant plus sur la tension sonore que sur la musicalité, The Lighthouse traduit par ses atmosphères plaintives et menaçantes toute la noirceur et la mélancolie qui règne dans Un Sombre Manteau.

 

 

 

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10 septembre 2022 6 10 /09 /septembre /2022 08:11

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? SERIAL

 

 

C'est de qui ? T. Moore

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt comics

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Zoé est une fillette très particulière puisque sous son apparence enfantine elle est possédée par un démon depuis un demi-siècle.

 

Quan sa seule amie est assassinée, Zoé enquête sur le meurtre et découvre une qu’une jeune femme rend la justice elle-même de manière aussi efficace que glaçante. La prédatrice va alors devenir la proie.

 

 

Si ce nouveau récit signé Terry Moore est bien mené et qu’on sent l’américain bien dans son scénar, force est de reconnaître que l’auteur reste en terrain connu.

 

Abonné aux héroïnes atypiques -je pense pouvoir avancer sans me tromper que l’intégralité de ses séries ont des personnages principaux féminins- il fait tourner ses recettes habituelles.

 

 

Les amateurs et/ou les nouveaux lecteurs apprécieront ce récit extrêmement glauque (pour ce derniers cependant ils ne connaîtront pas l’origine de la fillette, issue d’une précédente série- c’est dommage) qui soulève un concept intéressant -peut on faire justice soi-même – mais pas mal exploité en littérature, cinéma, BD, etc…

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :BLACK PHONE

 

 

C'est de qui ? M. Korven

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Avec un bagage qui intimerait le respect (ou devrait en tout cas !) à plus d’un faiseur de scores, le canadien Mark Korven, inventeur on l’a vu chez nous de l’ « aprhension engine », sorte d’instrument diabolique aux sonorités cauchemardesques,  risque, malgré son bagage dans la world-music et l’expérimental, de se retrouver cantonné aux films d’épouvante s’il continue à œuvre -aussi efficacement- dans la genre.

 

 

Il prouve sur cette adaptation d’une nouvelle de Joe Hill que le genre n’a -déjà- plus de secrets pour lui, naviguant entre orchestration classique sur des passages obligés bien appréhendés, et tentatives sonores certes discrètes mais assez marquantes pour faire sortir la B.O d’un lot fort pourvu.

 

 

Juste ce qu’il faut de frissons et de tension pour finir de faire de Serial l’égal de ces séries TV à sensation qu’on voit fleurir sur les chaines payantes ces dernières années.

 

 

 

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22 août 2020 6 22 /08 /août /2020 15:39
 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  YAGA

 

 

C'est de qui ? Ozanam & Rodriguez.

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés sur le site? Pour le scénariste comme le dessinateur, on a du couvrir la plus grosse partie de leurs carrières respectives.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ça donne Quoi ? Dans la Russie des Tzars une jeune femme malmenée par la vie va, auprès d’une ermite des bois, apprendre les secrets des plantes et des potions. Mais bientôt la méchanceté et la bêtise des hommes la rattrape, la perte de son mentor et de sa meilleure amie la mèneront à pactiser avec le diable et à devenir la terrible Baba Yaga !

 

Antoine Ozanam, scénariste touche à tout à l’aise dans tous les genres qu’il aborde -et notamment les biographies- a imaginé l’origine de cette créature issue du folklore russe et (quelque peu) popularisée par Mike Mignola il y a quelques années quand il en a fait l’une des adversaires de son personnage fétiche : Hellboy. Si ce récit initiatique est dans l’ensemble construit sur une trame classique il est narré avec talent, présentant des protagonistes travaillés et attachants et une intrigue prenante.

 

 

L’autre particularité du scénariste est de savoir s’entourer de dessinateurs aussi orignaux que talentueux, pour Yaga il a choisi le trait cartoony hybride de Pedro Rodriguez qui, après ses adaptations de nouvelles fantastiques, se frotte à nouveau au genre avec réussite. Que ce soient les paysages de toundra, le bestiaire ou la galerie de personnages, c’est un sans-faute !

 

Financée via le crowdfunding, l’édition est soignée, la taille de l’album, un peu plus grande que le classique franco-belge, permet du coup d’apprécier les planches colorées de l’artiste espagnol à leur juste valeur.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE LIGHTHOUSE

 

 

C'est de qui ? M. Korven

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une paire de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Après avoir mis un bon coup de pied dans la fourmilière de la musique de film d’épouvante grâce à son travail léché sur The Witch, le canadien Mark Korven collabore à nouveau avec le réalisateur du film sus-cité pour The Lighthouse, huis clos où Robert « Twilight » Pattinson affronte le monument Willem « Dernière Tentation du Christ, mais pas que » Dafoe, au sein d’un phare.

 

Spécialiste de la word music, Korven a poussé le vice jusqu’à créer un instrument spécifique, mélange de choses diverses (orgue indien, vielle à roue, sitar, teremin, violoncelle et j’en passe) qu’il a sobrement baptisé « The Arprehension engine ». Ce redoutable hybride dont aurait rêvé des gens aussi divers –et talentueux- que Gyorgi Ligeti,  Jimmy Page ou David Gilmour, crée des sons assez ahurissants, comme tout droit sortis d’un cauchemar musical.

 

Le compositeur a mis son invention à profit donc sur la musique de The Lighthouse, tissant des thèmes aux harmoniques aussi sombres que crispants parfois, des grincements sonores personnifiant le vent, la marée, les craquements du bois. Les cuivres quant à eux, nombreux et variés semblent imiter les sirènes de bateau, les hurlements des créatures marines étranges.

B.O quasi organique aux mélodies rares et arides, jouant plus sur la tension sonore que sur la musicalité, The Lighthouse traduit par ses atmosphères plaintives et menaçantes toute la noirceur et la mélancolie qui règne dans cette évocation de la jeunesse de la Baba Yaga.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 11:43
 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BLACK HAMMER 3

 

 

C'est de qui ? Lemire & Ormston.

 

 

La Couv':

 

Si j'avais un marteau  /  Black Hammer 3  Vs.  Our House

 

Déjà croisés sur le site? Oui, sur le premier tome.

 

 

C’est édité chez qui ? Urban

 

 

Une planche:

 

Si j'avais un marteau  /  Black Hammer 3  Vs.  Our House

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que Lucy, la fille du défunt Black Hammer, erre dans des dimensions aussi parallèles qu’improbables, tombant de charybde en scylla ou plutôt de bar démonique miteux en enfer surréaliste, le reste de la troupe de la ferme voit son quotidien passablement modifié.

Que ce soit les relations amoureuses qui évoluent en bien ou les révélations post mortem qui choquent, nos super héros exilés vont devoir faire face à une situation difficilement acceptable qui va tout remettre en question.

 

Cette suite de Black Hammer propulse la série à des hauteurs rarement atteintes dans le genre –super héroïque- qui permet à Lemire de se hisser au rang des Alan Moore et Autre Neil Gaiman (si, si !) que ce soit sur un plan scénaristique, avec des études de personnages poussées et des rebondissements aussi inattendus que bien amenés, que sur le plan de la narration et de la mise en page.

 

Dean Ormston, assisté de Peter Gross sur des story-boards détaillés, livre lui aussi une copie plus que convaincante avec certaines idées de composition de page qui ne sont pas sans faire penser parfois à celles de Kevin O’Neill sur la Ligue des Gentleman extraordinaires.

Ce troisième tome se conclue sur un cliffhanger qui laisse présager une conclusion en apothéose !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : OUR HOUSE

 

 

C'est de qui ? M. Korven

 

 

La Couv':

 

Si j'avais un marteau  /  Black Hammer 3  Vs.  Our House

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Korven avait attiré notre attention avec l’excellent score de The Witch il y a une paire d’années et a continué de faire parler de lui en créant –entre autres choses- avec un luthier un instrument dédié à la musique d’épouvante.

 

On le retrouve ici derrière le pupitre pour ce film d’horreur qui modernise tant bien que mal le mythe de Frankenstein et pour lequel le compositeur, s’il n’opère pas une approche aussi radicale que sur le précédent long, sors néanmoins des sentiers battus en mélangeant l’électronique et l’acoustique afin de créer des passages hypnotiques effrayants non pas par leur intensité mais par le suspense sous-jacent qui affleure constamment.

 

Une poignée de pistes est plus radicale dans l’expression de la peur, avec des thématiques un brin plus traditionnelles mais qui ne rendent pas l’ensemble moins original, loin s’en faut.

 

Un score rafraichissant dans sa catégorie et qui intensifie la qualité de ce nouveau Black Hammer.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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