13 octobre 2025 1 13 /10 /octobre /2025 14:52





 

LA BD:

 


C'est quoi : HELEN DE WYNDHORN

 


C'est de qui :  King & Evely



 

La Couv':

 



 

Déjà croisés sur le site? Oui pour King



 

C’est édité chez qui? Glénat



 

Une planche: 

 


 

Ca donne Quoi ? De Peter Pan à Créatures Célestes en passant par Narnia ou encore Alice au Pays des Merveilles, les œuvres qui conjuguent monde réel et monde imaginaire sont un classique de la culture.



 

Tom King s’engage sur le créneau avec ce Helen de Wyndhorn qui nous raconte l’histoire d’une jeune femme dont le père est mort et qui est “receuillie” dans le manoir et d’une propriété immenses d’un grand père taciturne, flanquée d’une gouvernante aussi reveche que coincée.



 

Mais son aïeul cache un secret plus qu' étonnant: dans la forêt se trouve une porte vers un autre monde, une autre réalité dans laquelle le patriarche combat monstres terribles et créatures légendaires. Helen va être initiée au combat et accompagner son grand père dans ses aventures.



 

Tom King profite de ce récit initiatique d’aventure haut en couleur pour aborder des thèmes comme le deuil, la transmission familiale, le sacrifice… si l’intention est louable et fait souvent mouche on pourra reprocher au scénariste un récitatif omniprésent très souvent redondant des images qui alourdit un peu certains séquences qui s’en seraient facilement passé.

 


 

L’énorme point fort de cette mini série c’est une partie graphique flamboyante que l’on doit à la dessinatrice brésilienne Bilquis Evely qui, après s’être faite remarquer sur quelques grosses franchises livre ici un travail remarquable, que ce soit dans les décors victoriens du monde réel ou ceux fantastiques de la partie fantasy.

 

Le niveau de détail laisse sans voix et son travail minutieux est magistralement relevé par les couleurs expressives voire explosives de Matheus Lopes.

 

Dans le genre, je n’avais pas été aussi impressionné depuis les grands opus de P. Craig Russell, les connaisseurs apprécieront! L'artiste vient d'ailleurs d'être couronnée de l'Eisner Award de la meilleure dessinatrice 2025.

 



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : RACE FOR THE YANKEE ZEPHYR



 

C'est de qui ? B. May




 

La Couv':

 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 


 

Ca donne Quoi ? Brian May -non pas le guitariste de Queen, son homonyme australien-  s’est fait connaître à l’international grace à ses B.O pour  la trilogie Mad Max. 



 

Mais cette comédie d'aventure enlevée vient bien de chez lui et, s’il compose des pistes catchys pour les scènes d'action l’ambiance générale est plutôt légère.

 

 

 

En marge de pièces rugissantes aux rythmiques soutenues, May compose un thème pour chacun des principaux protagonistes qu'il fait s'entremêler avec beaucoup d'imagination sur les scènes communes.

 

Aventures et humour sont donc les deux principales composantes de cette B.O qui, si parfois un peu trop joyeuse peut être, s’avère un score intéressant pour le comics du jour.

 

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bobd - dans Comics Glénat King Evely
18 juillet 2025 5 18 /07 /juillet /2025 09:03


 

LA BD:





 

C'est quoi ? JENNY SPARKS



 

C'est de qui ? King & Spokes



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui? Urban



 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste



 

Une planche: 


 


 

Ca donne Quoi ? Quand les cadors de la Justice League ne sont pas capables de régler un problème de super héros qui appelle t-on?

Alors que Captain atom, un encapé aux pouvoirs démesurés, fait une crise existentielle dans un bar des states, risquant, outre la vie ds otages présents, celle de la planète entière, c’est Jenny Sparks, la “fée électricité”, l'esprit du XX° siècle”, sorte de gendarme/garde-fou des super héros qui dérapent, qui s’y colle! 



 

Bon, n’est pas Alan Moore qui veut. Tom King, en allant marcher sur les plates bandes de certains de ses célèbres pairs, le sorcier de Northampton cité ci dessus, Warren Ellis ou encore Garth Ennis, prêtait le flanc à une certaine critique.



 

Le principe du super héros uber puissant qui pête un plomb (au risque de dégâts collatéraux majeurs!)  et de l’anti-héros qui va le calmer a déjà été pas mal rabattu dans le comics U.S et, à mon humble avis, la “reprise” de Jenny Sparks (originellement apparue dans Authority de …Warren Ellis) par King n’apporte pas d’eau au moulin.



 

Souvent bavard, un brin répétitif (le nombre incalculable de fois où Sparks demande du feu sans succès…et qu’on ne vienne pas m’avancer l’excuse du comique de répétition), plein de cases quasi similaires où à peine un détail change (je pensais que depuis les efforts solo de B M Bendis plus personne n’osait faire ça), le run se révèle parfois laborieux à lire, dans son rythme comme dans son intérêt. 



 

Après je présume que les aficionados du scénariste seront en terrain connu et apprécieront cette mini série, tout comme ceux, plus jeune peut être ou n’ayant pas lu les scénaristes cités plus haut, apprécieront ce Jenny Sparks à sa juste valeur.



 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : MORBIUS



 

C'est de qui ? J. Ekstrand




 

La Couv':


 


 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

 


 

Ca donne Quoi ? On peut avoir des maîtres à penser, voire s’en inspirer (après tout l‘histoire de la musique est un éternel recommencement à grands coups de citations et autres accaparement) mais de là à pondre des choses qui s’apparentent plus à la photocopie qu’à l’hommage voire simplement à une œuvre originale, c’est assez dommage.

 

 

 

A l’écoute du score de Morbius, film littéralement éreinté par la critique à sa sortie, et probablement à juste titre, on se dit que Jon Ekstrand, pourtant prometteur sur ses précédents opus, aurait pu éviter cet écueil.

 

 

 

 

 

Fan de Carpenter tout comme le réal’ de Morbius qui l’a lancé dans cette direction du coup, Ekstrand reprend des recettes du maître de l’horreur en utilisant des claviers électroniques très old-school, agrémentés de bruits divers et variés (alarmes, drones, chauve-souris !) et soutenus de percussions massives.

 

 

 

L’ensemble est évidemment agressif, manquant souvent d’unité (ne parlons même pas de mélodie) mais apporte une touche noire intéressante à Jenny Sparks

 

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21 mars 2025 5 21 /03 /mars /2025 10:38

 

 

C'est quoi? BILLY SUMMERS



 

C’est de qui?  Stephen King

 


 

Et donc, ça donne quoi? Il y a une éternité que je n'avais pas tenté un Stephen King et j'ai été fort inspiré de reprendre par celui ci!

Moi qui affectionne le mélange des genres quand celui ci est réussi, ici j'ai trouvé plus que mon content!

Ça démarre comme un thriller avec cette histoire d'ex sniper reconverti tueur à gages mais qui ne prend comme contrats que des "méchants". King alterne dans son récit des passages "autobiographiques" écrits par  son héros et notamment son expérience en Irak puis ça tourne au road movie très noir.

Les styles sont simples mais maîtrisés, sans être un grand écrivain King est assurément un conteur hors pair. Ses "infos" sont documentées, son casting est travaillé et attachant.

 

Tout ça se lit sans temps mort, avec une fluidité rare qui fait de ses plus de 500 pages un véritable "page-turner"

 

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bobd - dans Livre King Noir
17 novembre 2023 5 17 /11 /novembre /2023 09:34

 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? LOVE EVERLASTING



 

C'est de qui ? Tom King et Elsa Charretier



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Urban

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour la dessinatrice.



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ?Joan aimerait bien trouver l’amour mais chaque fois que ça marche avec un homme ça finit toujours mal…et par mal comprenez “dans un bain de sang”!



 

Et en plus, ce qui est tout à fait bizarre c’est qu’elle se retrouve dans des époques et des situations très différentes, avec des gens différents, la seule chose qui ne change pas étant un cow-boy masqué qui apparaît au moment où elle déclare son amour à l’élu de son coeur pour lui coller une balle dans la tête!



 

Si vous voulez vous faire une idée du concept hautement wtf de Love Everlasting, imaginez un récit type Marvel Romance -ces comics romantiques qui paraissaient dans les années 70 et avec lesquels les patrons de spider-man et Captain America espéraient plaire au lectorat féminin - à la sauce Un Jour sans fin/ Edge of Tomorrow.

 

Rajoutez-y une pincée de voyage spatio-temporel et pas mal de gore et de langage fleuri et vous obtenez un récit bien dérangé et fun que le trait cartoony à la Darwyn Cooke de la plus française des artistes de comics rend encore plus décalé.  



 

On regrettera peut être un côté répétitif et un brin longuet sur la durée de ce premier TPB et il faut espérer que la suite varie un peu et lève le voile sur le pourquoi du comment amorcé en fin de recueil. 







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi : QUAND GRONDE LA COLERE



 

C'est de qui ? J. Barry



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD



 

On peut écouter ?

 


 

 

Ca donne Quoi ? Mister John Barry, responsable entre autre de certains des plus mémorables scores de la saga des James Bond met en musique ce petit film noir où Peter Sellers, joue un de ses rares rôles non comiques.

 

Ouvertement orientée jazz, la B.O de Never Let Go n’en oublie pas le suspense et si l’orchestre de Barry se fait parfois très présent (notamment sur certaines séquences du long métrage), le compositeur sait aussi ménager ses effets avec des breaks rythmiques lourds de menaces, des phrasés de flûte dans l’esprit d’un Lalo Schifrin et des cuivres menaçants qui ne sont pas sans rappeler parfois l’excellent travail de Bernstein sur The Man With The Golden Arm, quelques années plus tôt.

 

Un panaché d’ambiances très cool à l’image du décalage de ce premier TPB de Love Everlasting







 

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16 octobre 2023 1 16 /10 /octobre /2023 09:17




 

 

LA BD:





 

C'est quoi ? GOTHAM CITY: ANNEE UN



 

C'est de qui ? King & Hester



 

La Couv':

 


 

C’est édité chez qui ? Urban comics

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui pour le dessinateur.



 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Bien avant que Gotham soit sous la protection de l’Homme Chauve-Souris, quand elle n’était pas encore gangrénée par la pègre et les super vilains qui peuplent la mythologie du Dark Knight, les grands parents de Bruce Wayne tentaient de construire l’avenir de la ville.

 

Mais Samuel “Sam” Bradley, ex flic au tempérament parfois imprévisible, devenu détective privé, va vite s’apercevoir que si l’on gratte un peu le brillant du luxe qui entoure les Wayne, on découvre vite la pourriture.



 

Le bébé du couple a été enlevé et une forte rançon leur est réclamée. A son corps défendant Slam va devoir faire le bagman, quitte à se retrouver pris dans un engrenage aux rouages corrodés qui vont l'entraîner dans les bas fonds de la ville et de l’âme humaine de ses habitants, à commencer par les plus fameux d’entre eux.



 

Avec cette mini série inspirée, Tom King apporte sa pierre à l’édifice des récits parallèles de l’univers du Batman en imaginant une sorte d’”origine” à la Gotham que l’on connaît.

 

Des “Année Un” le canon en a déjà connu, et non des moindres, à commencer par celui de Miller, et si celui ci n’entend ni révolutionner le genre ni se hisser au niveau de certains de ses prédécesseurs, il propose une agréable variation en mode hard-boiled/roman noir, renouant avec les origines même du personnage (rappelons que, apparu dans les années 30 dans Detective Comics, Batman était un comic strips qui empruntait déjà aux codes des genres cités plus haut).



 

Cette bonne impression est renforcée par le trait anguleux de Phil Esther qui imagine une ville très référencée années 50 et offre quelques belles trouvailles graphiques.

 

Allez s’il ne fallait trouver qu’un bémol à cette VF ce serait une ou deux étrangetés de traduction, comme quand Madame Wayne explique que “Bat-man c’est l’homme chauve-souris en anglais” (alors que les personnages sont américains), ou qu’un flic répond un “on est l’après-midi” au héros qui lui a dit “bonjour” (traduction de “good morning”). Mais il est clair que les traducteurs doivent de temps à autre avoir à jongler avec les langues.







 

LA MUSIQUE:





 

C'est quoi :DOUBLE INDEMNITY



 

C'est de qui ? M. Rozsa



 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui



 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? La B.O de ce modèle de film Noir tourne autour de trois  thèmes principaux. Celui qui ouvre le film, très anguleux et profond, évolue de façon surprenante via une mélodie où se mélangent romantisme et suspense, on le retrouve avec quelques variations sur pas mal de scènes tendues.



 

Le thème d’amour,  typique du style de Rozsa, qui  inclut des arrangements classiques aux accents très européens.  Enfin le thème du meurtre est bien plus cru, tragique  voire brutal, avec ses rythmiques haletantes.

 

 

Pour leur seconde collaboration (qui en comptera cinq en tout) Rozsa et Wilder sont sur la même longueur d’ondes et la musique est un élément clé de la réussite du film, elle rapportera d’ailleurs à Rozsa l’Oscar cette année là.

 

On prendra donc beaucoup de plaisir à l’écoute de ce score en accompagnement de ce “elseworlds” réussi.







 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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