16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 13:27

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? TENEBREUSE

 

 

C'est de qui ? Hubert et Mallié

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis 

 

 

Déjà croisés sur le site? Souvent pour Hubert.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un royaume médiéval, Arzhur, un ancien chevalier est devenu un mercenaire peu regardant, pas mal porté sur la boisson. Quand un trio de vieilles femmes étranges vient lui proposer beaucoup d’or et la rédemption pour aller délivrer une princesse enfermée dans un château en ruines entourée de créatures, le guerrier et son écuyer -qui persiste à dire que c’est une mauvais ide- se mettent en route sans tarder.

 

Mais alors qu’il réussit dans sa quête et est sur le point de ramener la jeune fille au roi son père il découvre que celle-ci est dotée d’étranges pouvoirs, que les trois commanditaires ne sont pas celles qu’elles prétendent et que derrière ce sauvetage se cache une sombre malédiction familiale et des enjeux qui dépassent notre pauvre héros déchu.

 

Hubert, pour l’un des ses derniers scénarios, réussit le mariage entre un conte d’antan cruel et fantastique comme il se doit et la tragédie shakespearienne (les trois vieilles font évidemment penser à Macbeth) avec son lot de tromperies, de relations familiales tordues et autre réflexion sur le pouvoir et ce qu’il pousse les hommes à faire.

 

 

Les protagonistes sont loin d’être caricaturaux avec leurs parts d’ombre respectives et l’on retrouve ici avec un grand plaisir l’aura d’œuvres précédentes du regretté scénariste, des Ogres Dieux à Peau d’Homme en passant par Beauté.

 

 

Que ce soit dans les scènes bucoliques, les décors de château, un bestiaire à mi-chemin entre la Belle au Bois Dormant d’Elwynd Earle et les créatures de Mignola, ou encore ses personnages aux visages si expressifs, Vincent Mallié livre lui aussi un boulot assez remarquable, soignant sa mise en scène par une narration et des cadrages impeccables.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :TALE OF TALES

 

 

C'est de qui ? Desplat

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Sorte de conte à tiroir baroque et foutraque au casting enthousiaste mais à la narration décousue, Tale of Tales est un festin visuel qui permet à Alexandre Desplat une parenthèse bienvenue après quelques longs à l’international dont le blockbuster…Godzilla.

 

 

Malgré la durée du film (plus de 2 heures) Desplat est assez économe dans son écriture, choisissant de développer une paire de thèmes auquel il apporte des variations intéressantes.

 

 A l’aspect à la fois onirique et ténébreux de sa partition, appuyé par l’utilisation notamment d’un idiophone, instrument à percussion en métal à cheval entre un mini piano et un xylophone, le compositeur apporte quelques touches bienvenues d’action et de fantastique.

 

Une œuvre originale et envoutante, très en phase avec ce premier volet de Ténébreuse.

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 10:30
 

 

Retrouvez en fin de chronique l'interview "Musique et BD" du dessinateur, Bertrand Gatignol.

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LES OGRES DIEUX. PREMIERE NEE.

 

 

C'est de qui ? Hubert & Gatignol

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, sur les précédents.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? A la fin du précédent opus, on quittait Petit, seul au milieu de la terrible forêt des Oloks, on opère dans ce quatrième tome un retour en arrière pour évoquer l’existence tumultueuse de sa mère, Bragante, première née du Fondateur, terrible souverain au look de Raspoutine, également père d’une poignée de garçons aussi bêtes que méchants qui donneront bien du fil à retordre à notre héroïne.

 

Femme de tête, lettrée et maline, elle aura hélas beaucoup de peine à tenter de renverser un pouvoir patriarcal et brutal qui finira par causer sa perte.

 

 

Si, à l’époque de la sortie du premier tome de cette magnifique série, Bertrand Gatignol m’expliquait, lors d’une rencontre-dédicace à Aix en Provence que l’univers des Ogres Dieux était si riche qu’Hubert et lui pouvaient proposer de nombreux albums en fonction du succès rencontré.

La disparition tragique du scénariste plus tôt cette année (qui aura vraiment été pourrie) met probablement un terme à ce qui va rester, à mon sens, comme l’un des fleurons de la BD Franco-Belge tous genres et époques confondus.

 

 

Entre la finesse des dialogues, la psychologie des personnages, les thématiques abordées (la place de la femme, la vanité, l’accès à la culture…), les scénarios dignes héritiers des meilleurs contes et légendes classiques et, last but not least, le trait hybride diablement expressif de Gatignol, à la croisée des chemins de l’animation, du manga et de l’illustration, les Ogres Dieux est une réussite totale, un mariage du fond et de la forme rare, un plaisir sans fin de lecture.

 

Peut être, qui sait, Bertrand Gatignol, seul ou accompagné d’un scénariste qui développerait les idées prévues par le talentueux et regretté Hubert, nous donnerons encore à lire les destins hors du commun de leur saga pleine de bruit et de fureur, mais même si ce n’est pas le cas, et si l’on se sent un peu orphelins à la fin de ce Première Née, on le referme en se disant qu’on a été témoin de la création d’un chef d’œuvre !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : DIANE DE POITIERS

 

 

C'est de qui ? J. Ibert

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Compositeur touche à tout aux multiples talents, qui a œuvré dans quasiment toutes les formes de la musique classique et s’est frotté, avec réussite, au monde du cinéma, Jacques Ibert fonctionnait, de son propre aveu, beaucoup aux émotions.

 

Ainsi quand Isa Rubinstein lui commande un ballet ayant pour thème Diane de Poitiers, il conjugue la musique traditionnelle en France au XVI° siècle  et la panache de folklore Russe et Inca (nations représentées par des rinces dans la pièce).

 

Musicien curieux, amoureux du mélange des tessitures, il complète ses sections de cuivres et de vents par des instruments moins classiques, du glockenspiel (sorte de xylophone double) à la harpe en passant par le hautbois d’amour, le vibraphone ou encore tout un assortiment de percussions.

 

Le résultat est très vivant, passant de la mélancolie langoureuse à un héroïsme joyeux qui inspirera probablement les compositeurs de cinéma d’aventure des décennies suivantes.

Une superbe pièce assez eu connue et d’une richesse rare, tout comme cet ultime ( ?) volet des Ogres Dieux !

 

 

 

 

 

 

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Bonjour Bertrand et merci d’avoir accepté de te prêter au jeu du questionnaire croisé B.O/BD.

 

 

Commençons par un classique :

 

 

Tes Cinq Cd de chevet ?

 

En ce moment et pendant la production de Première Né

Parachutes de Coldplay

Kiwanuka de Kiwanuka

Persona de Bertrand Belin

Let it be Naked des Beatles

Le Requiem de Mozart

 

 

 

 

Et tes Albums de Bd ?

 

Le Discours de la Panthère

Kingdom

Golden Kamui

Slam Dunk

Yawara

 

 

 

Les influences et les goûts :

 

Une musique de film qui t’a marqué, que tu affectionnes particulièrement (indépendamment du film) ?

 

Akira

 

 

 

 

Qui sont tes maîtres à penser en BD, ceux qui t’ont donné envie d’en faire, quelles sont tes influences ?

 

Katsuhiro Otomo

Akira Toriyama

Osamu Tezuka

Tom et Janry

Lambil et Cauvin

 

 

Ton travail :

 

Ecoutes tu de la musique quand tu dessines, et plutôt quoi ?

 

Je fais une play liste par album sur Deezer il y a un peu de tout dedans. Celle du Grand Homme était vraiment bien mais je l’ai effacé par mégarde. Quand je dis de tout c’est vraiment de tout:)

 

 

 

Ce sur quoi tu travaille actuellement, tes prochains projets (si tu as la liberté de les évoquer bien sur) ?

 

Sur du design en animation et sur un album où je serais aussi au scénario.

 

 

Et si…

 

…en lieu et place de la Bande Dessinée tu avais fait de la musique tu aurais été qui, tu aurais joué quoi ?

 

Mozart ou Schubert :)

 

 

Encore un grand merci pour tes réponses, et au plaisir de te retrouver dans les pages de Bandes Originales Pour Bandes Dessinées !

 

 

 

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Une chronique et une interview de Fab

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 14:03

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : PEAU D'HOMME

 

 

C'est de qui ? Hubert - Zanzim

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà croisés sur BO BD ? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche: 

 

 

 

Ça donne Quoi ? C'est une histoire étrange où la jeune Bianca, fiancée de Giovanni, voudrait bien connaitre un peu son promis avant le mariage… Quelle idée! A-t-on déjà entendu parler de cela en Italie à la Renaissance? Mais sa marraine lui donne le trésor des femmes de la famille : une peau d'homme. Grâce à elle, elle devient Lorenzo et découvre la gent masculine grossière et un peu bête. "Ils surjouent la grossièreté comme nous la délicatesse" lui explique la marraine.

 

Pour Bianca, être Lorenzo va devenir une sorte de drogue et elle va perturber la vie de la ville et surtout celle de Fra Angelo, prêtre fanatique et prêcheur contre toute forme de sexualité (et accessoirement frère de Bianca). Et le pire arrive pour elle, Giovanni aime les hommes et tombe éperdument amoureux de Lorenzo. Bianca va se faire une raison et trouver un équilibre de vie avec son mari… et leurs amants.

 

 

 

 

Le dernier scénario d'Hubert est une petite merveille d'intelligence et d'humour. Bien sûr, il égratigne les maux de la société de l'époque : fille "vendue" comme un contrat commercial d'union de 2 familles, hommes qui maintiennent une vie rangée en façade et remplissent leur "devoir conjugal" pour avoir des héritiers, fanatisme religieux hypocrite qui stigmatise les femmes et les couvre des pieds à la tête sous prétexte de protéger la vertu, même fanatisme qui se déchaîne contre les invertis (selon la dénomination de l'époque) qui osent aimer d'autres hommes…

 

Des maux qui persistent toujours dans notre société actuelle où l'hypocrisie règne toujours en maître dans nombre d'endroits, où de nombreuses sectes continuent à condamner ceux qui sont différents, où les femmes doivent encore souvent endosser des "peaux d'hommes" virtuelles pour être reconnues (en particulier dans le monde professionnel)…

 

Zanzim a remarquablement illustré cette histoire avec des personnages que je trouve beaux même s'ils sont parfois caricaturaux. La peau blanche et les longs cheveux roux de Bianca  forment un contraste saisissant avec la peau mate et les cheveux noirs et bouclés de Lorenzo. Les décors de la ville sont réalistes et il s'est amusé (je pense) plus d'une fois à faire déambuler les personnages dans une pleine page pour montrer leurs déplacements.

 

 

Les pages de chapitres sont de vraies enluminures où chaque détail compte comme l'utérus du chapitre 1 ou les archers du chapitre 4 qui visent Lorenzo. Les personnages sont expressifs et les scènes de bagarre sont plutôt dynamiques (une vraie réussite pour des images fixes).

 

Comme souvent dans cette collection 1000 feuilles, l'objet est particulièrement soigné et de belle qualité, ce qui ajoute encore à mon bonheur de lectrice.

 

C'est mon 3e coup de cœur de l'année et je vous le recommande particulièrement.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? ROMEO ET JULIETTE SUITE N°2

 

 

C'est de Qui ?  Sergei Prokofiev

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous ? oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ça donne Quoi ? Pourquoi une musique classique du XXe siècle pour une histoire de la Renaissance?

 

D'abord parce que Roméo et Juliette vivaient en Italie et à priori pendant la Renaissance. Puis parce que c'est l'histoire d'un amour à la fois possible et impossible et que Juliette est plutôt courageuse et décidée. Aussi parce qu'il y a un religieux un peu fou avec frère Laurent, mais dans le bon sens lui, même s'il est plutôt naïf de croire qu'un mariage pourrait réconcilier les familles. Parce que la nourrice protège Juliette comme Bianca l'est par sa marraine. Parce que les femmes étaient interdites sur scène et que c'était de jeunes hommes qui jouaient les rôles de "jeune première".

 

Et surtout parce que Fab et moi aimons beaucoup la musique de Prokofiev et la partager avec vous. La suite en question est suffisamment variée pour correspondre au sujet de l'album entre violence brute et douceur presque exagérée.

 

Une histoire d'amour qui finit mal pour une histoire d'amour qui finit plutôt bien.

 

 

 

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Une Chronique de Gen

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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 17:08

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : LE BOISELEUR

 

 

C'est de qui ? Hersent et Hubert

 

 

La Couv':

 

 

Déjà Lu chez B.O BD? Oui, pour l'une comme pour l'autre.

 

 

C’est édité par ?  Soleil

 

 

Une planche

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans la ville de Solidor, les nobles se battent pour acquérir à prix d'or les plus belles cages en bois conçues par Ilian, jeune apprenti du tyrannique maître Koppel. En effet la mode de cette contrée lointaine est de posséder les plus rares oiseaux exotiques.

Mais le jour où Illian prend l’initiative de créer un splendide oiseau en bois, Solidor s'empresse de vider les cages pour les remplacer par ces précieux substituts au grand dam du jeune homme. Las d'une ville sans chants d'oiseaux et d'un amour impossible pour la charmante fille de son Maître, Illian tente de redonner un sens à sa vie.

 

On connaissait Hubert pour les Ogres-Dieux et Beauté et cette méthode de détourner intelligemment les contes les plus désuets vers de possibles tragédies homériques, le voici à l'oeuvre pour une nouvelle variation au ton plus doux et certainement moins cruel qui donne une jolie histoire poétique.

 

Oeuvre qui ne serait sans doute pas la même sans le talent incroyable de Gaëlle Hersent qui livre ici probablement l'une des plus belles facettes de son travail, notamment avec de splendides doubles pages richement illustrées représentant la ville de Solidor sous un aspect féerique. Ses oiseaux ne sont pas en reste d'ailleurs!

 

Nous serons donc de retour pour l'ultime opus de cette jolie aventure (même si ce tome aurait quasiment pu se suffire à lui même!)

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : L’HISTOIRE DU SOLDAT

 

 

C'est de qui ? Stravinsky

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Probablement oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? On croit souvent, à tort, que l’Histoire du Soldat de Stravinsky est inspirée de Faust alors que sa source principale est un conte

 

Précédant de deux décennies le Pierre et le Loup de Prokoviev, Stravinsky choisit de faire de chacun des instruments un instrument soliste ; musique concue pour la scène, accompagnant un spectacle en partie chanté, c’est la version instrumentale que j’ai choisie pour aller avec le boiseleur.

 

On y apprécie bien mieux les jeux sur le rythme, les écarts entre les registres des instruments retenus pour chaque famille, et le coté parfois quasi burlesque de la pièce.

 

Si moins connue que d’autres œuvres du même registre, l’Histoire du Soldat est une musique très agréable de par ses trouvailles, son expressivité et son originalité mélodique et rythmique.

 

 

 

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Une Chronique de Jet et Fab

 

 

 

 

 

 

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 17:37

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES OGRES DIEUX. LE GRAND HOMME.

 

 

C'est de qui ? Hubert & Gatignol

 

 

La Couv':

 

Petit par la taille, grand(s) par le talent  /  Le Grand Homme  Vs.  Horn

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur les deux excellents premiers tomes.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil.

 

 

 

Une planche:

 

Petit par la taille, grand(s) par le talent  /  Le Grand Homme  Vs.  Horn

 

Ca donne Quoi ? LE chef d’œuvre de la (pourtant richissime !) collection Métamorphoses est de retour avec un troisième volet qui se démarque assez sensiblement des précédents sans pour autant perdre de sa force graphique ni de sa richesse narrative.

Exit la grandeur et décadence du palais des Ogres Dieux pour un environnement plus classique –quoique fouillé- et une intrigue qui, dans la continuité du premier tome, s’intéresse aux humains qui vivent en marge de leurs (ex) oppresseurs.

 

Petit, après avoir été plus ou moins malgré lui, responsable de la destruction du palais de son terrible père a réussi à survivre en protégeant Sala, sa compagne, jusqu’à ce que des hommes du Chambellan lui tendent une embuscade.

 

Notre héros ne doit sa survie qu’à l’intervention de Lours, un guerrier humain légendaire, chef de la résistance, au passé sombre qui voit en Petit le sauveur de leur terre.

Les troupes du Chambellan vont se lancer à la poursuite de nos renégats jusqu’à les obliger à se retrancher dans une forêt ancestrale maléfique dont personne ne ressortira indemne.

Petit par la taille, grand(s) par le talent  /  Le Grand Homme  Vs.  Horn

 

Hubert enrichit son univers avec cette suite, même si on est ici dans du scénario de course poursuite qui tranche avec les grands destins évoqués dans les tomes précédents. L’ensemble laisse à nouveau entrevoir des possibilités enivrantes (des suites ! plein de suites !) avec, une fois encore, l’alternance de BD et de textes narratifs.

 

Quant à Bertrand Gatignol, dont le style fait le grand écart –impeccablement réussi- entre le manga et Gustave Doré, il varie encore l’approche graphique, avec bonheur, et livre une copie remarquable dont toute la fin, dans cette forêt primitive et oppressante, est d’une efficacité mortelle.

 

Bon, et bien on pensait avoir lu un peu plus tôt le meilleur album de 2018, il semblerait qu’on avait vendu la peau de Lours un peu vite !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :HORN

 

 

C'est de qui ? A. Wintory

 

 

La Couv':

 

Petit par la taille, grand(s) par le talent  /  Le Grand Homme  Vs.  Horn

 

Déjà entendu chez B.O BD? Une poignée de fois oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Proposant un univers fantasy aussi riche que vaste, le jeu vidéo Horn, conçu pour mobiles et tablettes, alterne des phases de jeu et des passages de narration en images fixes où de mini animations à l’ancienne viennent s’incruster.

 

Si le jeu a vieilli (5 ans dans le monde vidéo ludique c’est une éternité !), sa bande originale garde toute sa fraîcheur et son originalité.

 

Wintory, qui fera ensuite des merveilles sur les deux volets de The Banner Saga, reconnaît qu'après avoir eu une certaine liberté sur ses précédents projets, la B.O de Horn s'est avérée plus contraignante.

A l'écoute de son travail on ne peut que féliciter le compositeur, notamment pour l'utilisation d'un ocarina, d'une flûte irlandaise ou encore de la viole de gambe en complément de l'ensemble symphonique d'Hollywood.

 

Une B.O variée aux accents épiques et qui ne manque pas de mélancolie, un très bon score pour ce nouveau Ogres Dieux !

 

 

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Une Chronique de Fab

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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