7 novembre 2017
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08:37
LA BD:
C'est quoi : SHI. LE ROI DEMON.
C'est de qui ? Zidrou et Homs
La Couv':
Ca donne Quoi ? On retrouve nos deux héroïnes dans des situations peu enviables ; Kita se retrouve enfermée dans une maison close où elle doit assouvir les plaisirs pervers de clients parfois haut placés tandis que Jay a été uni de force au prêtre aux mœurs déviantes ami de son père. Et cela va aller de mal en pis puisque que notre riche héritière va se retrouver internée à l’asile après avoir défiguré son vil mari mais Kita va retrouver son ancien senseï et l’heure de la vengeance va enfin pouvoir sonner !
Sorti en début d’année, le premier tome de Shi m’avait plutôt emballé de par son graphisme magistral (et ce malgré un scénario un brin « too much »), il faut dire que le trait de Homs le place à mon sens parmi les 10 artistes les plus doués de sa génération.
Si la série est prévue en 4 tomes, ce second volet enfonce le clou et place d’ores et déjà Shi comme un must du genre, notons que l’album ne se conclue pas sur un cliffhanger comme le précédent même si, évidement, la majorité des trames restent ouvertes.
On en apprend un peu plus aussi, en filigrane, sur l’organisation secrète Shi, composée exclusivement de femmes vengeresses, qui, au fil des époques, a perduré en frappant là où ça fait mal.
Sorte d’écho involontaire à la triste actualité sur le harcèlement, ce petit gout de vengeance fait du bien par où il passe !
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? LA NUIT DES MALEFICES
C'est de Qui ? M. Wilkinson
La couv'
Déjà entendu chez nous? Probable.
On peut écouter?
Ca donne Quoi ? Entre ses multiples références pseudo occultes et sa nudité soft mais quasiment gratuite, Blood on Satan’s Claw est un classique de l’épouvante britannique de série B des années 70.
Au milieu de cordes glissantes et d’échos hypnotiques, Wilkinson utilise des instruments comme l’Onde Martenot ou le cymbalum pour apporter une atmosphère aussi flippante que possible à une partition déjà bien barrée dont le thème n’a rien à envier aux meilleurs travaux d’Herrmann pour Hitchcock et préfigure tout le style de Danny Elfman.
De par ses ajouts inventifs, la B.O de Blood on Satan’s Claw se démarque nettement du reste de la production musicale de l’époque, dominée par les canons instaurés par la Hammer la décennie précédente.
Une musique étrange et prenante qui est de bonne compagnie surtout avec ce second tome de Shi !
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Une Chronique de Fab
30 janvier 2017
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12:20
LA BD:
C'est quoi : SHI. AU COMMENCEMENT ETAIT LA COLERE.
C'est de qui : Zidrou & Homs
La Couv':
Ca donne Quoi ? C’est un Zidrou en grande forme que l’on retrouve en ce début d’année avec ce récit se déroulant sur des époques différentes où il est question de vengeance…féminine.
L’album s’ouvre sur une scène choc s’il en est ; à Londres de nos jours, le grand patron d’une fabrique d’armes voit sa femme et son fils périr dans un attentat préparé avec ses propres créations. Flashback, même lieu mais à l’époque de l’Exposition Universelle ; une jeune fille de bonne famille (mais toute bonne famille a ses vilains secrets n’est ce pas ?) au tempérament rebelle, décide de s’intéresser au sort d’une japonaise dont le bébé est mort et qui a été enfermée dans un asile, sans se douter que ses actes impulsifs vont avoir de graves répercussions.
Beaucoup d’action, parfois très rocambolesque, pour un premier tome riche (même un brin trop coté narration au départ), magnifiquement illustré par un Homs dont le trait réaliste expressif et des plus sensuel, n’est pas sans faire penser à ceux de Landa ou d’Anthony Jean.
De l’aventure avec un grand A, amenée à se décliner dans le temps ce qui, si la qualité d’écriture reste la même et les promesses sont tenues, n’est pas pour me déplaire !
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? THE GRANDMASTER
C'est de Qui ? Shigeru Umebayashi
La couv'
Déjà croisé dans le coin? Non
On peut écouter?
Ca donne Quoi ? J’ai été fort étonné, pendant le générique de cette bio plutôt réussie de l’expert en arts martiaux qui entraina, entre autres, Bruce Lee, de voir, accolé au nom du compositeur japonais figurait celui de Nathaniel Mechaly. En effet, après prise d’infos, il semblerait que Mechaly ait été embauché pour « occidentaliser » le score du film pour les publics américains et européens.
Si pas foncièrement mauvais ce dernier a hélas un peu trop bossé pour l’écurie de nounours Besson et y a chopé des automatismes disgracieux ; là il a même poussé le vice jusqu’à inclure deux morceaux de Morricone !
Nonobstant, les compositions d’ Umebayashi ont encore une place prépondérante sur la bobine et la galette, Wong War Kai, avec qui le compositeur a bossé une paire de fois, lui a demandé de faire juste part entre mélodies traditionnelles savamment imbriquées dans des thématiques plus cinématographique et pistes d’action.
On entend tout de suite l’apport de Mechaly sur des passages bien plus bateaux, voire parfois un brin dégoulinants et, surtout, bien plus formatés.
Si l’on fait abstraction d’un réel manque d’unité sur l’ensemble, surtout à l’écoute seule, on obtient là un accompagnement intéressant pour ce premier épisode de Shi qui, lui aussi, mélange orient et occident (et plus su affinités !)
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Une chronique de Fab