16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 09:14

 

Un Mini cycle manga avec, une fois encore, des oeuvres fort différentes mais toutes aussi intéressantes. Et on commence avec un Manhua (si vous êtes des habitués du coin vous savez qu'il s'agit d'un manga mais...chinois)

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LA PRINCESSE VAGABONDE 4

 


C'est de qui : Xia Da

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lu dans le coin? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? URBAN CHINA.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Yongning est plus que jamais précieuse à Ashina, le général qui l’a faite prisonnière avant d’en faire son conseiller stratégique ; en effet, son rival de toujours, le « Petit Khan » cherche à lui nuire et à le faire tomber en disgrâce auprès du grand Khan. Les choses se compliquent sérieusement pour nos protagonistes quand d’un coté Ashina retrouve au sein d’une caravane son ancien garde du corps, à qui il doit la vie, mais que le peuple de ce dernier se retrouve dans le collimateur du Khan qui a décidé de les exterminer sous le pretxte d’un tribut trop léger.

 De son coté Yongning est confrontée à un problème naturel mais qui pourrait se révéler fatal : sa menstruation …et tout ce que cela risque d’entraîner, rappelons que tout le monde dans le camp ennemi à l’exception de sa jeune aide de camp, croit que la Princesse est un homme.

La jeune auteure chinoise Xia Dia continue de développer avec un talent manifeste sa saga épique, ménageant ses effets et insufflant à une histoire historico militaire un coté très humain, le tout sans les « tics » habituels de la BD orientale. Ajoutez à cela un style graphique précis et soigné et un cliffhanger à couper le souffle et l’on obtient encore un tome très réussi.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? HARAKIRI

 

 

C'est de Qui ? T. Takemitsu

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous ? Oui.

 

 

On peut écouter? Vous pouvez, une fois de plus, même vous faire plaisir en regardant le film en entier!

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Compositeur quais attitré de Kurosawa pendant une longue période, Takemitsu a pour lui de savoir marier à merveille ses origines musicales nippones (qu’il apprendra à aimer pourtant sur le tard) et son amour pour la musique classique occidentale, notamment la Musique Savante du Groupe des Six.

Avant d’être un compositeur de B.O il est avant tout l’une des figures du classique dans son pays, en effet sur près de 50 années il écrira un nombre important de pièces classiques de toutes sortes, en parallèle d’une foisonnante carrière pour le grand écran.

Pour ce très beau drame complexe de vengeance déguisée et d'honneur familial, ayant pour background le thème du suicide rituel chez les samouraïs, Takemitsu travaille à l’économie (dans le bon sens du terme), écrivant une partition courte, très axée sur les percussions traditionnelles japonaises, dont le climax est l’un des duels finals.

Une ambiance très adulte qui apporte un contrepoint fort à ce quatrième volet de notre Princesse Vagabonde.

 

 

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Une Chronique de Fab

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 16:03

 

 

 

 

LA BD :

 

 

 

C'est quoi : UNE HISTOIRE POPULAIRE DE L'EMPIRE AMERICAIN

 

 

C'est de qui ? Mike Konopacki, Paul Buhle & Howard Zinn

 

 

La Couv' :

 

 

Déja Lu sur B.O BD ? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Une planche :

Ca donne Quoi ? S’il ne doit plus rester grand monde pour voir encore les Etats-Unis comme un modèle de démocratie et de tolérance universelles, on ne mesure pas forcément à quel point, ni depuis quand, cette image glorieuse qu’on essaye de nous vendre a été fabriquée par ses dirigeants successifs, de connivence avec les grands capitaines d’industrie (Rockefeller, Pullman, Morgan, Gould et consort).

La bd de Paul Buhle et Mike Konopacki permet de remettre les idées, et les choses, à leur place. S’appuyant sur les deux essais de l’historien Howard Zinn, Une histoire populaire des Etats-Unis, et son autobiographie, L’impossible neutralité, les auteurs partent de la réponse de George W. Bush aux attentats du 11 septembre – pour rappel : l’invasion de l’Afghanistan, puis de l’Iraq - pour mettre en lumière la stratégie sournoise qui a toujours sous-tendu la politique d’expansion de l’impérialisme américain, sous couvert de défense de la liberté des peuples.

Utilisant une conférence de Zinn lui-même pour structurer leur récit, Buhle et Konopacki retracent les grandes étapes d’une histoire généralement réécrite par les puissants, en donnant cette fois la parole au peuple : massacre de Wounded Knee, répressions sanglantes des luttes syndicales, guerre hispano-américaine, invasion des Philippines, Première et Seconde Guerres mondiales, Viêtnam, Iran… Autant de conflits intérieurs et extérieurs qui permettent de mieux appréhender le fonctionnement retors d’un pays qui s’est hissé au rang de première puissance mondiale, en s’appuyant en grande partie sur une logique de guerre et d’ingérences territoriales.

Si le dessin pas très folichon de Konopacki risque de rebuter certains lecteurs, il faut préciser qu’Une histoire… est avant tout une bd qui a des choses à nous dire et à nous apprendre, si l’on veut mieux comprendre les nombreuses crises et conflits qui déchirent le monde d’aujourd’hui.

 

 

 

 

LA MUSIQUE :

 

 

 

C'est Quoi ? BREAD & ROSES

 

 

C'est de Qui ?  James Oppenheim (pour le texte), Joan Baez (pour l'interprétation) et le "compositeur inconnu" (pour la musique)

 

 

La Couv' :

 

Déjà entendu par ici ? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Poème publié en 1911 par James Oppenheim dans The American Magazine, dont le titre lui a été inspiré par un discours de la syndicaliste et féministe Rose Schneiderman, Bread and Roses reste associé à la manifestation des ouvriers textiles de Lawrence (Massachusetts), en 1912, à qui il servit de slogan pour réclamer de meilleurs salaires et conditions de travail. Mis en musique et traduit dans de nombreuses langues, il reste encore aujourd’hui un symbole de lutte pour les minorités.

Précisons que la chanson sert de sous-titre au documentaire d’Olivier Azam et Daniel Mermet sorti l’an dernier et librement inspiré, lui aussi, d’Une histoire populaire des Etats-Unis. Entièrement financé par souscription populaire et produit par la coopérative Les Mutins de Pangée, le film reprend également certains éléments traités dans la bd, même s’il s’attarde davantage sur les terribles répressions exercées par le patronat et le gouvernement américain contre la classe populaire. Il permet de découvrir le parcours d’Howard Zinn (historien engagé, pacifiste et militant pour les droits civiques), ainsi qu’une interview filmée quelques années avant sa mort. Un complément indispensable à la lecture de Buhle et Konopacki.    

 

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Une chronique de Lio

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 09:06

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : ARTHUS TRIVIUM. LES ANGES DE NOSTRADAMUS.

 


C'est de qui : Landa & Raule

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Le moins que l’on puisse dire de la nouvelle série de chez Dargaud c’est qu’elle démarre sur les chapeaux de roue. Avec un titre qui fait (volontairement ? J’ose l’espérer !) un clin d’œil aux Charlie’s Angels (les Drôles de Dames en VF), les 3 héros charismatiques d’Arthus Trivium sont les agents de Nostradamus en personne, alors médecin du roi  Charles IX, pour qui ils accomplissent des missions...spéciales!

Le savant et sa famille ont été menacé et ses ouailles sont donc rappelés au bercail. Mais avant ils comptent bien mener à terme leurs enquêtes respectives : les deux hommes de l’équipe, Angelus et Arthus (le héros éponyme donc, pas encore trop mis en avant, gageons que cela ne saurait tarder) traquent un moine pédophile tandis qu’Angélique a fort à faire avec des morts vivants qui semblent en savoir long sur son passé.

Raule se révèle aussi à l’aise avec cette intrigue historico-ésotérique teintée d’aventure fantastique en pleine Renaissance que ce qu’il l’a été sur Jazz Maynard. Mais la vraie découverte de ce premier volet c’est le dessin dynamique impeccable de Landa, semi réaliste mais stylisé, et à la colo bien choisie. Le sujet de la série aidant, ceux qui ont lu la fort bonne série La Licorne de Gabella et Jean, trouveront peut être un air de famille. 

Un tome d’introduction qui ne perd pourtant pas son temps, voir même se lit presque trop vite, mais qui est prometteur.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE LAST WITCH HUNTER

 

 

C'est de Qui ? S. Jablonsky

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu par ici ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Quand on regarde la bande annonce de ce dernier chasseur de Sorcières on se demande si c’est un vrai film ou un montage de fan: Casting improbable, effets spéciaux rabâchés, scènes d’action grotesques et, cerise sur le gâteau, un Vin Diesel charismatique comme une porte de réfrigérateur. Bref, qui dit navet en puissance dit B.O calibrée.

Il n’est pas étonnant qu’en quatre années et demi de chroniques musicales nous n’ayons croisé que très peu de  fois Steve Jablonsky. Elève du toujours délicat Zimmer chez Remote Control, responsable de scores de chefs d’œuvre tels que les trois (quatre ? cinq ?) Transformers ou encore la plupart des navrants remakes de films d’horreur culte des années 70/80 (mais genre TOUS : Massacre à la tronçonneuse, Les Griffes de la nuit, Amityville, Vendredi 13…à se demander si le gars n’a pas perdu un pari ?!), il ne brille ni par son talent ni par son originalité.

Ici il cachetonne sévère en balançant des thèmes aussi chargés en testostérone qu’en suspense marteau piqueur ; il torture ses cuivres, tourmente ses cordes, le tout sans aucune imagination ni personnalité. On atteint presque le degré zéro de la B.O de genre avec une partition interchangeable entièrement dédiée à l’efficacité bas du front.

Et pourtant, …pourtant, contre toute attente cette débauche de violence musicale fait un écho prenant au rythme effréné des Anges de Nostradamus, mais, comme dit plus haut, heureusement que l’album se lit vite, en effet, pas sur qu'un auditeur puisse tenir plus d’une vingtaine de minutes avec ce score dans les oreilles.

 

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Une chronique signée Fab

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 17:40

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LEHAIM

 

 

C'est de qui ? Brremaud, Czerny et Rigano

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus sur B.O BD? Le scénariste oui.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? De la légende du Golem revue et corrigée aux conséquences des guerres Napoléoniennes en Russie, Fred Brrémeaud, décidément doué en tout, s’est acoquiné avec son beau-frère, spécialiste du sujet, pour raconter et adapter des légendes juives.

Alternant BD pure et courts récits illustrés où humour, émotion et Histoire se partagent la vedette les différentes parties de Lehaim expriment autant la richesse de leurs origines que le talent de conteur de leuurs auteurs.

Aux pinceaux Giovanni Rigano fait des merveilles, dans l’esprit d’un Enrique Fernandez, avec des couleurs pastel de toutes beautés et une mise en page inventive.

Un album enrichissant à bien des points de vue qui mériterait probablement plus de publicité que ce qu’il a dû avoir.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? BAR KOKHBA

 

 

C'est de Qui? J. Zorn

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé par ici? Oui.

 

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si l’on retrouve le génial et touche à tout John Zorn aux manettes de ce projet, seul son batteur a remis le couvert pour ce reprises de la série d’album Masada. Onze musiciens remplacent les trois originels et revisitent, voir dynamitent vingt-cinq morceaux du répertoire de Zorn.

Mélange  de jazz assez free et de mélodies aux influences yiddish prononcées, certaines parties font même quasiment avant-gardiste vu leur réorchestration. Véritable bac à sable pour Zorn, le double album Bar Kokhba est, tout comme l’était Masada mais dans une ouverture d’esprit bien différente, un hommage vibrant aux origines de l’artiste.

Un choix musical peut être surprenant, parfois un peu décalé mais au final assez approprié pour Lehaim.

 

 

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Une chronique signée Fab

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 12:13

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : SEPT FRERES

 

 

C'est de qui ? Convard & Boivin

 

 

La Couv':

 

 

Déja rencontré chez nous? Non.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt .

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne quoi ? Sept francs-maçons autrefois impliqués dans la Résistance Française sont mystérieusement convoqués en 1951 par lettre anonyme pour une cession extraordinaire de leur ordre. Cela ravive en chacun d'entre eux de pénibles souvenirs puisque leur groupe a été dissous en 1943 par les nazis après la trahison de l'un d'entre eux.

Cette cession va t-elle enfin révéler le « frère » au cours de douloureux souvenirs pas encore enterrés ?

Didier Convard se sert d'une intrigue policière plutôt simple mais palpitante pour dresser quelques portraits hauts en couleur de sept hommes meurtris à jamais par la Guerre.

Alternant constamment entre deux époques bien distinctes (1943 lors de leur arrestation et 1951 lors de leurs retrouvailles), le lecteur est pris dans une reconstitution méthodique de l'occupation.

Sans l'image imposée et chère au scénariste de dépeindre le milieu franc-maçon de l'époque, le divertissement serait total avec un étonnant Hervé Boivin aux pinceaux dessinant deux mondes englobés avec une rigueur et une précision fort éloignée de ses cauchemars surréalistes de Lili et Winker.

Malgré une intrigue secondaire légère sur un sujet qui ne l'est pas et quelques effets redondants de mise en scène (dont une lourde présentation inhérente malheureusement à cette série), un honnête divertissement dans un contexte tout aussi passionnant que cruel.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? ZODIAC

 

 

C'est de Qui ?    D. Shire

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé par ici? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Fait amusant, ayant utilisé les B.O de Conversation Secrète et Tous les Hommes du Président lors de ses séances de montage, Fincher décida de demander à leur auteur, David Shire, d’écrire la musique de sa version du tueur en série.

En compositeur qui aime le challenge, Shire décidé d’utiliser, en relation aux douze signes du zodiaque, douze tons musicaux pour sa grosse demi-heure de score et de les modifier en fonction de l’ambiance des scènes. Il alloue de plus certains instruments aux personnages, histoire de bien dissocier leurs thèmes.

Cocktail gagnant et ambiance musicale intéressante sur un album qui en avait bien besoin.

 

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Une chronique signée Jet et Fab

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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