31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 07:13

 

 

 

 

LA BD:

 


C'est quoi : LA MALBETE. BARTHELEMY DE BEAUTERNE.

 


C'est de qui : Ducoudray & Hamo

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus chez nous? Oui, ensembles et séparément.

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ?Durant l’année qui a séparé la sortie des deux tomes de ce diptyque, j’ai eu l’occasion de revoir le Pacte des Loups, version cinématographique à gros budget du mythe de la bête du Gevaudan, plombée par un scénariste/réalisateur talentueux mais bien trop fan-boy pour ne pas tomber dans des excès qui tirèrent une balle dans le pied d’un film qui aurait pu annoncer le renouveau du cinéma de genre en France mais en a plutôt sonné le glas.

A l’aune du long-métrage, la Malbête de Ducoudray et Hamo, en évitant le sensationnalisme démonstratif, en restant proche de l’humain, en réintroduisant le coté religieux historique (persécutions des protestants) est bien plus réussie.

 

Cela dit les deux mediums ont un point commun, dans ce second et dernier volet, Barthélémy le jeune héros adopté par Antoine de Beauterne (qui n’est pas ici le triste individu décrit par Gans) lui aussi retourne en Gévaudan alors que la Bête a été soi-disant tuée (mais que les meurtres continuent), mais, tout autant que pour enquêter à nouveau, c’est également pour découvrir ce qu’il est advenu de Lise, la jeune fille dont le père, protestant, a été arrêté à cause de Barthélémy. Il va découvrir le pot aux roses et une sombre histoire de vengeance.

 

En choisissant une explication qui tient aussi bien la route que toutes celles qui ont pu être avancées sur un mystère jamais élucidé, Aurélien Ducoudray démystifie quelque peu la légende en lui donnant un coté historico-sociologique intéressant à laquelle le dessin assez axé « jeunesse » d’Hamo finit de donner un coté original mais universel.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? LE HUSSARD SUR LE TOIT

 

 

C'est de Qui ? J.C Petit

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu dans le coin? Possible

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Grosse machine du cinéma français (l’un des plus gros budget de son histoire d’ailleurs), l’adaptation de Giono par Rappeneau, alors auréolé du succès mérité d’une autre adaptation littéraire, Cyrano de Bergerac, en a tout les atouts : décors (naturels), stars (talentueuses, au moins ici, après, pour l’un comme pour l’autre, ça se gâtera !) et, last but not least, musique !

 

Cinq ans après une collaboration fructueuse qui vaudra à Jean Claude Petit un César (sur le film sus-cité), les deux hommes remettent le couvert pour ce road-movie provencal.

Si l’aventure populaire et la romance sont les deux mamelles auxquelles vient s’abreuver la partition de Petit, ce dernier n’en n’oublie pas sa solide formation classique et propose des arrangements quasi sans fautes de goût. Et c’est tout de même là que le bât blesse parfois. Trop écrite, attendue sur les passages forts du long métrage, la B.O du Hussard n’a pas la verve et le grain de folie qu’avait celle de Cyrano.

 

Néanmoins ne me faîtes pas dire ce que je n’ai pas écrit, nous sommes en présence de bel ouvrage, et, si l’on omet les passages un peu trop enthousiastes de la galette, on obtient une très belle B.O pour la conclusion de la Malbête.

 

 

 

--------------------------------

 

 

Une chronique de Fab

Repost0
28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 08:21

 

Souvent considérée comme la pierre angulaire de son oeuvre, Les Tours de Bois Maury est, à plus d'un titre, une oeuvre magistrale dans son genre, et dans la BD Franco-Belge en général.

 

 

 

LA BD

 

 

 

C’est quoi ? LES TOURS DE BOIS MAURY.

 

 

C’est de qui ? Hermann

 

 

La couv’ :

 

 

Déja lu chez nous? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne quoi ? Plus de 400 Pages ! J’ai lu plus de 400 pages d’Herrman en l’espace d’une douzaine de jours qui m’ont permis de découvrir (« 30 ans après, il était temps diront certains! » , «Il n’est jamais trop tard pour bien faire leur rétorquerais-je ! ») une série médiévale assez magistrale au dessin réaliste soigné jusque dans les moindres détails et d’une beauté qui laisse parfois sans voix (dans sa version en noir et blanc en plus !).

Coté scénarios, en utilisant le concept du « retour impossible » qu’on retrouve aussi bien dans la littérature (l’Odyssée d’Homère) que dans la B.D (Thorgal de Rosinsky et Van Hamme) et qui est une valeur sure s’il en est, Hermann fait vivre à son héros, le chevalier Aymar de Bois Maury qui cherche à retrouver le domaine de sa lignée, maintes quêtes au fil de ses pérégrinations. Le parti-pris est au réalisme également dans la description de temps et de contrées difficiles, sans la patine voire le glamour que d’autres œuvres ont pu lui conférer, ainsi que dans le langage employé et ses expressions d’époque. Si les premières aventures sont assez classiques mais néanmoins captivantes (la bande de maraudeurs qui a investi un château dans Germain, (1986) est un très bon huis-clos), rapidement le scénariste dessinateur choisit de faire évoluer sa série vers d’autres horizons et n’hésites pas à flirter avec d’autres genres. Dés le tome suivant par exemple (Reinhardt, 1987) le fantastique fait son apparition et donne un résultat saisissant dans l’univers aride des Pyrénées moyenâgeuses. Hermann s’intéresse également aux mythes nordiques dans un Sigurd (1990) clairement en marge du reste des albums.

 

 

La suite, avec le départ de Bois Maury pour les croisades, m’a moins emballé, même si la qualité que ce soit à l’écriture comme au trait, est toujours là. Cette intégrale se clôt sur le retour du chevalier vieillissant (et futur papa) à sa quête et Olivier (1994) sera le dernier de la saga qui continuera sous le titre Bois Maury avec, dés le douzième tome le fils d’Hermann au scénario pour un résultat considéré par beaucoup comme bien en deçà de la saga mère.

 

De mon coté je m’en tiendrais à la série principale, réussite du genre s’il en est et qui passe à merveille l’épreuve du temps.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 C'est Quoi ? THE WAR LORD

 

 

 C'est de Qui ? J. Moross

 

 

 La couv' :

 

 

 Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter? Une suite

 

 

 

 

 

Ca donne quoi ? Vous vous doutez bien que sur l’équivalent de dix albums j’ai écouté plusieurs choses, selon les épisodes notamment ceux se déroulant en Terre Sainte, mais les débuts des Tours de Bois Maury ont eu droit au très réussi, bien que fort court (une demi-heure de musique à tout casser) score du Seigneur de Guerre par Jérôme Moross.

Ce dernier a d’ailleurs du mérite d’avoir livré un tel résultat vu les soucis rencontrés lors de la composition. Avec un temps imparti divisé par deux dû à des rivalités de studios, il a même du faire appel à Salter, pilier du genre à Hollywwod, pour une paire de thèmes d’action. Pour le reste, Moross mélange avec talent des influences médiévales bien assimilées à une orchestration dynamique et contemporaine pour un résultat édifiant. Bien plus subtile et originale que pas mal des B.O du genre toutes époques confondues, The War Lord n’est finalement frustrant que par sa brièveté. 

 

 

-----------------------------

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 14:39

 

 

Et donc deuxième partie de notre mini cycle Indés avec la première BD d'un nouvel éditeur. Quand on connait la situation du marché en France on ne peut que saluer la démarche surtout quand l'album est aussi soigné (et réussi!)

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : L’INSOUMISE. LES EAUX DE LUNE.

 


C'est de qui : D. Haziot & F. Baranger.

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? La Mare Aux Loups.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Un puissant duc éperdument amoureux de sa toute jeune épouse va rapidement se retrouver pris au piège de la jalousie maladive jusqu’à lui en faire concevoir un stratège machiavélique pour punir l’infidélité de la duchesse.

Si leur précédente série se déroulait dans l’Egypte Antique, c’est l’Italie de la Renaissance qu’à pour cadre L’Insoumise, véritable tragédie shakespearienne du scénariste David Haziot et du dessinateur/peintre François Baranger.

Ce qui frappe de prime abord c’est la beauté formelle et l’élégance des illustrations de ce dernier, véritable peintures dans l’esprit des artistes de l’époque évoquée, souvent rehaussées par de grandes cases occupant des demi pages et qui donnent encore plus de force à un récit où grande et petit histoire se mêlent à merveille. L’esprit de l’ensemble est assez hors du temps et des modes (et c’en est d’autant plus appréciable), l’Insoumise est une série qui n’est pas sans faire penser à certaines de ses vénérables ancêtres dans une ambiance old school qui m’a ravi.

Le second volet, paraîtra en début d’année prochaine ; gageons que d’ici là, la toute jeune et prometteuse maison d’édition La Mare Aux Loups, saura nous surprendre à nouveau.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? ANGELIQUE

 

 

C'est de Qui ? N. Mechaly

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Il faut savoir que la série des Angélique, la vieille avec Michèle Mercier et Robert Hossein, est synonyme de traumatisme pour moi tant elle m’a été imposée en long, en large et en travers dans ma prime jeunesse ...et probablement, c'est vrai aussi synonyme de premiers émois vu que la sus-citée Michèle Mercier n'hésitait pas à montrer à l'écran ce que dieu lui avait donné, mais bon bref, passons.

 

 

Du coup, et même si elle aurait été peut être plus adaptée, il était hors de question que je m’inflige la B.O de Michel Magne pour ma lecture de L’Insoumise.

C’est donc vers celle du remake (que je me suis bien gardé de visionner vous vous en doutez) que je me suis tourné. Le nom de Nataniel Mechaly au générique (c’est le cas de le dire !) m’amusait aussi beaucoup, le monsieur étant connu pour œuvrer dans les franchises estampillées Besson, de Revolver à Transporter en passant par Taken.

 

La surprise est plutôt agréable sur une grande partie de la galette, avec des thèmes pour cordes qui rappellent les grandes heures du cinéma de capes et d’épées, les vents ne sont pas oubliés et un souffle romanesque bienvenue plane sur certaines pistes. Ce classicisme inattendu fait tout de même parfois la place à des passages bien plus contemporains, voir anachroniques où on imagine presque Liam Neeson en papa d’Angélique courant après Joffrey de Peyrac pour lui coller une bastos ! Cette anicroche mise à part, la B.O d’Angélique cuvée 2013 s’écoute plutôt bien avec la BD de Haziot et Baranger.

 

 

---------------------

 

Une chronique de Fab

Repost0
8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 12:01

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : PANCHO VILLA. LA BATAILLE DE ZACATECAS.

 


C'est de qui : Eco & Paco Ignacio Taibo

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Nada Editions.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? L’un des plus célèbres révolutionnaires de l’Histoire a à nouveau droits aux honneurs du 9° Art via l’évocation de la prise dans le sang de la ville de Zacatecas, qui sera synonyme de la fin du gouvernement Huerta et de l’apogée de la révolution Mexicaine. Alors qu’en Europe l’un des plus sanglant conflit de l’Histoire débute, au Mexique, Villa, colonel de Madero et de Zapata, lance ses troupes à l’assaut du dernier bastion du régime en place. L’affrontement fera des milliers de morts mais la cause des Zapatistes en sortira grand vainqueur.

 

Si le sujet se prête à une évocation épique, que le romancier Paco Ignacio Taibo ne pouvait que sublimer, le père du « Noir Mexicain » fait cela dit preuve d’une extrême sobriété en réduisant les dialogues au minimum, préférant l’utilisation de phrases descriptives efficaces et souvent courtes pour accompagner les illustrations. Et parlons en de ces illustrations ! Plus que le fond, c’est vraiment la forme qui force le respect de ce superbe album à l’italienne. Les gravures d’Eko, dans un noir et blanc sur-expressif, étalés sur de pleines pages ou, plus rarement, sur quelques cases, sont d’une beauté frappante. On pense à de la carte à gratter tellement le trait est âpre et puissant.

 

A mi chemin entre la BD et l’illustration, Pancho Villa, La Bataille de Zacatecas, est l’un des plus beaux albums qui m’ait été donné de lire ces derniers temps.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? VIVA ZAPATA

 

 

C'est de Qui ? A. North

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Steinbeck, Kazan, Brando, Quinn…j’en rajoute ? Allez oui, la cerise sur le gâteau, Alex North. Si la vision hollywoodienne de la révolution mexicaine fait un peu clichée (rien que l’accent et les grimaces de Brando prêtent souvent à sourire) Viva Zapata capture néanmoins parfaitement l’essence du message, tout comme la musique de North, compositeur doué qui a écrit pour  les plus grands réalisateurs de son époque (Kubrick, Mankiewicz, Houston,…).

Pour sa seconde collaboration avec Elia Kazan, il a poussé le professionnalisme jusqu'à étudier la musique folklorique mexicaine afin de colorer une partition qui fait la part belle à l’héroïsme (et n’est pas sans rappeler parfois certains passages de son Spartacus) tout en la teintant de romance bon teint. Un score original et d’une grande qualité de composition qui sera d’ailleurs nommé aux Oscars (mais qui perdra assez logiquement face à High Noon de Tiomkin).

 

-------------------

 

Une chronique de Fab

Repost0
29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 17:18

 

 

 

Retrouvez, après la chronique musicale, une interview du scénariste du Roy des Ribauds.

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : LE ROY DES RIBAUDS. TOME 2.

 

 

C'est de qui ? Toulhoat, Brugeas

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus chez nous Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Akileos

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Tempête sur l’échiquier pour Phillipe Auguste, tiraillé par son ennemi de toujours, Richard Cœur de Lion, relâché par l’ancien allié du roi. Son fidèle serviteur de l’ombre, notre balafré héros, est là pour lui sauver la mise mais pendant ce temps, dans son dos, ses rivaux envieux et de nouveaux venus sapent son  autorité et attaquent ses gens. Alors que le plus dur des coups lui tombe dessus, il va devoir faire un choix d’alliance difficile, quitte à y laisser des plumes.

 

Après un premier tome qui mêlait avec bonheur  l’Histoire et la légende, remaniée par le duo d’auteurs, cette suite se concentre plus sur les affrontements et autres coups bas entre les factions en place, et notamment celles des bas fonds parisiens. Graphiquement c’est toujours aussi puissant et nerveux et la différence de colo (dûe à l’arrivée providentielle de J. Corgié) si elle donne une ambiance moins marquée que dans le tome 1 a aussi le mérite de rendre certains passages plus lisibles.

 

Tenez, question à 100 euros (facile pour ceux qui ont lu la postface du premier volet) : quel est le point commun entre la genèse de Game Of Thrones et celle du Roy des Ribauds ?  Et bien toutes deux ont été inspirées par l’excellente saga des Rois Maudits de Maurice Druon. Et en effet dans la série de Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat on retrouve ces incessantes intrigues politiques, ces complots menés dans l’ombre, cette noirceur réjouissante des manigances…même si, dans ce nouveau tome, on sent aussi d’autres influences, de Frank Miller (la scène de l’orgie chez le beau père de Trsitan fait quelques clins d’œil à 300) au monde du métal (le Roi des Mendiants à physiquement un petit coté Rob Zombie). Un sacré condensé qui donne un résultat hautement recommandable, et qui se défend bien dans pas mal de catégories.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? ANCESTRAL SERBIA

 

 

C'est de Qui ?   Naakhum & Senmuth

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu par ici ? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? C’est en cherchant des groupes proches de Wadruna (les norvégiens notamment présents sur la B.O de la série Vikings que l’on a entendu ici sur…le tome 1 du Roy des Ribauds ou encore sur un des derniers Thorgal) que je suis tombé sur Naakhum, concept dû à un artiste espagnol multitâche, musique métallo ambiante aux fortes influences folkloriques (ici d’Europe du Nord et de l’Est).

Si le résultat est moins original et efficace que les albums du groupe sus-cité, il faut reconnaître que Naakhum se défend bien sur le créneau. Sur cette collaboration avec le soviétique  Senmuth, autre individu à tout faire œuvrant plus ou moins dans le même délire, les deux artistes explorent le folklore serbe pour livrer leur interprétation du patrimoine musical du coin, le mâtinant de couleurs vikings bien sombres.

Une ambiance aussi lugubre et puissante que ce second volet des mésaventures de notre Roy des Ribauds.

 

 

------------------------------------

 

 

Bonjour  Vincent et merci d’avoir accepté de te prêter au jeu du questionnaire croisé B.O/BD.

 

 

Commençons par un classique :

 

Tes Cinq Cd de chevet ?

 

Question extrêmement difficile !! Je dois séparer mes « madeleines de Proust », que je n’écoute des fois quasiment plus, des découvertes plus récentes….

Korn avec « Issues » et Marylin Manson avec « Holywood » m’ont accompagné durant une très grande partie de mon adolescence. Tout comme Rammstein (« Mutter » ou « Reise, Reise »), que j’écoute encore régulièrement par contre. Noir Désir avec « Tostaky » me revient très souvent dans les oreilles.

Aujourd’hui, je suis volontiers un peu plus électro, avec des groupes comme M83… et je peux citer aussi l’album « The way » de Zack Hemsey, découvert récemment, mais qui tourne presque  en boucle ! Cependant, tout ceci n’est vraiment qu’une goutte d’eau dans l’ensemble des choses que j’écoute…

 

 

 

 

 

Et tes Albums de Bd ?

 

 

Humm, je vois qu’on aime les questions aux réponses simples !! Je vais plutôt m’attacher à des découvertes très récentes, plutôt que d’écumer les classiques…

La trilogie « La colère de Fantômas » de Bocquet et Rocheleau m’a beaucoup plus, de même que la réécriture de « Choc » par Colman et Maltaite. Moins récent, la série « Locke & Key » de Joe Hill et Rodriguez m’a scotché, de même que le manga « Poison City » de Tetsuya avec sa thématique très effrayante sur la censure.

Enfin, grand fan de cette période historique, le manga « Ad Astra » de Michachi Kagano comble mes attentes à chaque parution !!!

 

 

 

 

Les influences et les goûts :

 

Une musique de film qui t’a marqué, que tu affectionnes particulièrement (indépendamment du film) ?

 

 

La B.O de Braveheart fut l’une des premières à me scotcher, j’avais dix ans. Puis Gladiator est arrivée ensuite. Aujourd’hui, j’en écoute énormément, mais si je devais en retenir une, ce serait celle de Tron Legacy, par les Daft Punk… une B.O que j’ai beaucoup écouté, mais dont je n’ai jamais vu le film !!! 

 

 

 

 

 

Qui sont tes maîtres à penser en BD, ceux qui t’ont donné envie d’en faire, quelles sont tes influences ?

 

Je n’ai pas particulièrement de maître à penser en BD. J’ai beaucoup d’auteur que j’affectionne, mais aucun ne m’a « pousser » à en écrire. À vrai dire, avant de connaître Ronan, j’écrivais un roman. J’ai toujours voulu raconter des histoires, peu importe leur forme. C’est ma rencontre avec Ronan qui m’a fait venir à la BD. Ensuite, j’ai puisé mes influences un peu partout, en BD, au cinéma, etc.

 

 

 

Ton travail :

 

 

Ecoutes tu de la musique quand tu écris/dessine, et plutôt quoi ?

 

 

J’écoute systématiquement quelque chose lorsque j’écris et la plupart du temps, ce sont des musiques de films, de séries ou encore de jeux vidéo. Dans le cas contraire, il faut que ça chante anglais, ou allemand… enfin pas en français en fait. Aucun anti-chauvinisme là-dedans, les paroles ne doivent simplement pas interférer avec mon écriture. Et si je peux « oublier » facilement l’anglais, j’ai plus de difficultés avec le français… donc je réserve Noir Désir, les Cowboys Fringants, etc pour quand je n’écris pas.

Bien entendu, le type de musique et les albums changent suivant les projets ou les scènes !!

 

 

 

 

Morceau que, d'après les confidences du dessinateur, le duo a pas mal écouté durant la conception de l'album

 

 

 

 

Ce sur quoi tu travaille actuellement, tes prochains projets (si tu as la liberté de les évoquer bien sur) ?

 

 

Mis à part le troisième tome du Roy des Ribauds, pour l’instant je travaille exclusivement à des projets « top secret »….

 

 

Et si…

 

…en lieu et place de la Bande Dessinée tu avais fait de la musique tu aurais été qui, tu aurais joué quoi ?

 

 

Alors là !! Pour moi, faire de la musique, c’est de la pure science-fiction !! Le solfège révèle pour moi de la sorcellerie et un grave manque de coordination avec mes doigts font de moi un piètre musicien… mais bon, à choisir, je serais le batteur de Metallica, qui fait toujours des tronches de malade en concert !

 

 

Ce sur quoi tu travaille actuellement, tes prochains projets (si tu as la liberté de les évoquer bien sur) ?

 

 

Mis à part le troisième tome du Roy des Ribauds, pour l’instant je travaille exclusivement à des projets « top secret »….

 

 

Et si…

 

…en lieu et place de la Bande Dessinée tu avais fait de la musique tu aurais été qui, tu aurais joué quoi ?

 

Alors là !! Pour moi, faire de la musique, c’est de la pure science-fiction !! Le solfège révèle pour moi de la sorcellerie et un grave manque de coordination avec mes doigts font de moi un piètre musicien… mais bon, à choisir, je serais le batteur de Metallica, qui fait toujours des tronches de malade en concert !

 

 

Encore un grand merci pour tes réponses, et au plaisir de te retrouver dans les pages de Bandes Originales Pour Bandes Dessinées !

 

 

-----------------------------

 

 

Une Chronique et une interview par Fab 

Repost0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags