7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 08:07

 

 

Y avait longtemps! Voici donc un nouveau week-end consacré aux mangas avec deux oeuvres aux antipodes (mais vous avez l'habitude maintenant) dont la première, finalement, n'en n'est peut-être même pas un...de manga:

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

C'est quoi : LA FORET MILLENAIRE

 

 

C'est de qui ? J. Taniguchi

 

 

La Couv':

 

A Boire et à Manga  /  La Forêt Millénaire  Vs.  Kikujiro

 

Déjà lu sur le site? Oui.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres.

 

 

 

Une planche:

 

 

A Boire et à Manga  /  La Forêt Millénaire  Vs.  Kikujiro

 

Ca donne Quoi ? Un jeune garçon quitte la capitale japonaise pour aller vivre dans un village avec ses grands-parents ; à nouvelle-école, nouveaux camarades et l’intégration est parfois difficile.

Et puis il y a aussi cette forêt, primale et imposante, dont toute une partie a été mise à jour par un tremblement de terre, et qui recèle de biens curieuses créatures.

 

 La Forêt Millénaire est un album aussi précieux que frustrant. Précieux car, outre le fait que ce soit un bel objet, format à l’italienne (comme le Fanfulla de Pratt également chez Rue de Sèvres), couverture toilée avec pas mal de bonus en fin d’ouvrage, c’est également le dernier livre de Jiro Taniguchi, conçu pour le marché français avant tout, auteur complet qui nous a autant plu ici, qu’il nous fasse visiter le Louvre à sa façon, ou qu’il revisite le mythe du Far-West.

 

Frustrant car c’est également le premier tome d’une trilogie dont nous ne connaîtrons donc jamais le développement ni la conclusion, du moins sous forme dessinée, et que ce début d’histoire, s’il prend son temps pour installer ses personnages et, surtout, son décor, porte en lui de passionnantes pistes.

 

Avec son trait fin et réaliste, aux couleurs directes superbes, le tout parfois étalé sur de pleines pages, qui doit autant sinon plus aux grands auteurs de la BD franco-belge, Taniguchi est probablement l’un des auteurs les plus accessibles, oserai-je dire universel, dans le manga ; le choix de ce mélange de thèmes qui promettait d’être aussi intéressant dans son analyse de l’humain que dans sa description d’un monde fantastique, laisse donc tristement rêveur.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE :

 

 

 

 

 

C'est quoi : KIKUJIRO

 

 

C'est de qui ? J. Hisaishi

 

 

La Couv':

 

A Boire et à Manga  /  La Forêt Millénaire  Vs.  Kikujiro

 

 

Déjà entendu chez nous? Une fois ou deux très probablement.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? La bande son que Hisaishi a écrit pour le film de Kitano, qui s’éloigne ici avec bonheur de ses règlements de comptes sanglants entre yakuzas, est, assez basique ment il faut le reconnaître, une variation de deux thèmes (déjà assez proches !) qui, sans être aussi oniriques ou poétiques (et…encore que !) que les travaux du compositeur japonais pour les studios Ghibli, résonnent de phrases très mélancoliques aux mélodies riches en arpèges.

 

Le piano est prédominant sur l’ensemble de l’album mais est souvent bien secondé par un violon et autres percussions folkloriques astucieusement utilisée.

 

Le phénomène de répétition évoqué plus haut ne posera finalement pas de problèmes à la lecture de La Forêt Millénaire vu que cette dernière est donc assez courte et je préconise l’écoute du morceau Mad Summer au moins, la plus originale des pistes très probablement.

 

 

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Une Chronique de Fab

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 07:37

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LA GRANDE OURSE

 

 

C'est de qui ? E. Bordier & Sanoe

 

 

La Couv':

 

L'étoile tombée du ciel  /  La Grande Ourse  Vs.  Le Chateau dans le ciel

 

Déjà lues chez nous? Non

 

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

 

Une planche:

 

 

L'étoile tombée du ciel  /  La Grande Ourse  Vs.  Le Chateau dans le ciel

 

 

Ca donne Quoi ? Je dois vous avouer que je n’étais pas forcément emballé par le pitch de départ de La Grande Ourse mais le trait de Sanoe et, surtout, le fait que l’album soit dans la collection Métamorphose de Barbara Canepa et Clotilde Vu, qui ne m’a jamais déçu voire même qui m’a souvent enchanté, ont eu raison de mes réticences.

 

On y suit une jeune fille qui, comme le héros de 6° Sens, voit des gens morts, sauf qu’elle a pas la chance d’avoir Bruce Willis pour lui filer un coup de main. Remarquez, elle c’est carrément une étoile, une de celles qui compose la Grande Ourse, la constellation préférée de notre héroïne, qui descend sur terre pour la secouer un peu vu qu’elle est en train de sombrer subrepticement (fallait le placer celui là !) dans une langueur irréversible.

 

A force de madeleines de Proust et autres interventions fantasmées de créatures fantastiques, l’astre parvient à pénétrer la mélancolie de sa protégée.

 

Un univers à la croisée des genres, que ce soit au scénar comme au trait où l’influence du manga est évidente et qui parlera probablement bien plus à un public ado, voire ado féminin (j’hésite à le faire lire à ma fille de 8 ans, pas sur qu’elle capte tout comme il faut) qu’à moi.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? LE CHATEAU DANS LE CIEL

 

 

C'est de Qui ?  Joe Hisaishi

 

 

La couv' 

 

L'étoile tombée du ciel  /  La Grande Ourse  Vs.  Le Chateau dans le ciel

 

Déjà croisé dans le coin? Probable

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? La musique du premier long métrage des mythiques studios Ghibli est peut être la plus passe partout de son compositeur dans le genre, dans le sens qu’elle possède beaucoup de passages obligés et variations attendues, caractéristiques de l’animation, qui pourraient presque la faire passer parfois pour une B.O de dessin animé occidental (il faut préciser que la version écoutée ici, la plus courante, est celle de la version américaine du film, pour lequel Disney, distributeur US, a demandé à Hisaishi de rajouter du matériel).

 

Ici foin des rythmiques et sonorités si particulières qui ont fait le charme et l’originalité d’un Princess Mononoke ou d’un Nausicca. Hisaishi développe plutôt des thématiques à la forte portée émotionnelle qui évoluent via des cordes de plus en plus présentes avant de se conclure plus sereinement via un piano soliste délicat.

 

Les arrangements sont très propres, un rien calibrés, et le grand spectacle comme la tendresse sont au rendez-vous, ce qui colle plutôt pas mal à l’univers de La Grande Ourse.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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