12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 17:29

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi :LES CHIENS DE PRIPYAT

 

 

C'est de qui ? Ducoudray et Alliel

 

 

La Couv':

 

Au pied les irradiés!  / Les Chiens de Pripyat  Vs.  Planetarium

 

Déja croisé sur le site? Oui pour le scénariste qui est un habitué du coin!

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Au pied les irradiés!  / Les Chiens de Pripyat  Vs.  Planetarium

 

Ca donne Quoi ? Kolia, un adolescent fragile et son acariâtre de père sont aux premières loges quand, par un beau soir de printemps de 1986, la centrale de Tchernobyl se transforme en feu d’artifice maousse.

 

Profitant de l’occasion, le père et le fils, avec une bande disparate,  s’improvisent chasseurs de chiens dans la zone désertée, à raison de 30 roubles par tête d’animal.

Entre bandes rivales, survivants irréductibles et paysages surréalistes, leur mission prend un bien drôle de tournant.

 

Le Ducoudray cuvée hiver 2017 débarque, le sujet est épatant, les "respirations" dans le récit sont intéressantes et originales, on se demande clairement où on met les pieds dans ce scénario qui pioche dans pas mal de genres tout en gardant une vraie personnalité.

 

Si j'avais été un brin déçu par À coucher dehors, je suis agréablement surpris par le tome 1 de ce nouveau diptyque dont le ton et les thématiques se démarquent des précédents travaux de son scénariste sans pour autant perdre en brio.

 

Le dessin semi réaliste d’Alliel, avec des visages très expressifs, parfois à la limite de la caricature sont aussi inattendus que bienvenus sur un tel sujet.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? PLANETARIUM

 

 

C'est de Qui ? Rob

 

 

La couv'

 

Au pied les irradiés!  / Les Chiens de Pripyat  Vs.  Planetarium

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? La dernière (et seule de mémoire) fois que l’on a entendu le français Rob, c’était pour la B.O de l’intriguant mais bancal Horns d’Alexandre Aja. La musique du film possédait peu ou prou les mêmes défauts et qualités mais restait néanmoins prometteuse et nous permettait de découvrir le savoir faire d’un musicien touche à tout talentueux.

 

A l’instar de Mica Levi, que nous avons croisé il y a peu, la B.O n’est pas le domaine de prédilection (ou du moins ne l’était pas à la base) de Rob et le travail de ces « nouveaux venus », moins formatés que leurs comparses du métier, en est bien souvent d’autant plus intéressant et rafraichissant.

 

On le retrouve donc sur ce scénario qui se déroule dans les années 30 à Paris où l’excellente Natalie Portman et la « fille de » Lily Rose Depp incarnent des médiums repérées par un grand réalisateur. Rob semble avoir été inspiré par son projet, sa B.O est plus ambitieuse et symphonique que pour Horns, sans pour autant céder à la facilité des fioritures, au contraire, on appréciera une certaine économie d’effets, les cordes et les vents étant utilisés à bon escient la majeure partie du temps.

 

Balançant entre un romantisme hors du temps et des passages subrepticement menaçants, l’ensemble de la partition (assez courte puisqu’elle fait moins de 40 mns) est des plus réussie, fait un contrepoint musical prenant à ce premier tome éclectique des Chiens de PriPyat et prouve que Rob est un artiste aux influences aussi larges que digérées, on surveillera de près ses prochains travaux.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 16:52

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : A COUCHER DEHORS

 


C'est de qui : Ducoudray et Anlor

 

 

La Couv':

Finie la belle étoile?  /  A Coucher Dehors  Vs.  Don Camillo

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Bonne aubaine pour Amédée et ses deux compères SDF, voilà que sa tante vient de passer l’arme à gauche et lui lègue son pavillon de banlieue. Finie les nuits sous les ponts et les couvertures en carton de frigo…sauf qu’il y a une petite condition, pour profiter de la maison, faut s’engager à s’occuper du cousin trisomique qui va avec, Nicolas, qui rêve de devenir Youri Gagarine.  C’est la douche froide, mais qu’à cela ne tienne, Amédée et sa bande vont faire de leur mieux…dans la mesure du possible.

 

Si je jetais des fleurs en veux-tu en voilà à Ducoudray il y a encore peu, je me dois d’être honnête, ce nouvel album est peut être l’un de ceux auquel j’ai le moins accroché.

 

Attention, n’allez pas me faire dire qu’A coucher dehors n’est pas une comédie sympathique pleine de passages forts amusants, c’est juste que j’ai trouvé que le scénariste s’aventurait sur le terrain de prédilection de ses confrères en vogue, de Lupano à Zidrou (que, cela dit, on apprécie en général beaucoup chez nous) et que, ce faisant, il laissait un peu de ce qui fait son charme sur le bas coté.

 

Si ça reste bien écrit, on a tout de même parfois l’impression de la recherche du dialogue qui fasse mouche ou du second rôle attendu. Cela étant, un bon point pour A Coucher Dehors c’est la présence coté graphismes de Anlor, déjà de mèche avec Ducoudray sur le très réussi Amère Russie, et notre artiste s’en tire aussi bien pour croquer les SDF parisiens que les chiens enragés tchétchènes.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? DON CAMILLO

 

 

C'est de Qui ? A. Cicognini

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé par ici ? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Avant de connaître la renomée que lui apporta la franchise des Don Camillo, Cicognini a écrit pour certains des plus fameux réalisateurs de son époque pusiqu’on lui doit, entre autres, les B.O du Voleur de Bicyclette de De Sica (dont il mettra en musique pas mal de films), de Pain, Amour et Fantaisie de Comencini ou encore A breath of Scandal de Michael Curtiz.

 

Adapté par Julien Duvivier (derrière la caméra également) et Barjavel, le Don Camillo de Guareschi est devenu, sous les traits de Fernandel, une véritable icone ( !) de cinéma. Des générations de téléspectateurs ont pu apprécier toute la finesse et la portée de ce portrait en modèle réduit de l’Italie de l’époque, partagée entre la peur de la religion et les sirènes du communisme.

 

La musique de Cicognini est un joli miroir des ambiances des films, souvent joyeuses, parfois mélancoliques ou plus rarement romantiques, le tout recomposé d’oreille pour les besoins de la sortie en CD (aucun enregistrement séparé n’ayant été réalisé à l’époque) et interprétée par un orchestre d’une quarantaine d’instruments qui rendent à merveille les différents thèmes : la marche pour Peppone et les communistes et une pastorale pour Don Camillo. Les deux sont utilisées à plusieurs reprises, incorporés dans des pistes plus longues.

 

A quelques exceptions près, une B.O joviale et légère qui rend A Coucher Dehors encore plus agréable.

 

 

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Une chronique de Fab

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 15:50

 

 

 

 

LA BD:

 


C'est quoi : LES NAUFRAGES DU METROPOLITAIN 2

 


C'est de qui : Ordas et Berr

 

 

La Couv':

Les Tigres se mouillent  /  Les Naufragés du Métropolitain 2  Vs.  Du Rififi chez les Hommes

Déjà croisés chez nous? Oui sur le tome précédent.

 

 

C’est édité chez ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Pas d’honneur entre voleurs ! C’est en partie la phrase qui pourrait définir la conclusion des Naufragés du Métropolitain où la bande ayant fait main basse sur les diamants que la Maison Verne préparait pour la famille du Tsar se dispute le butin.

 

C’est un jeu dangereux de chat et souris qui s’engagent entre les malfaiteurs, la Brigade du Tigre et…la crue ! Car l’eau monte dans Paris et ce n’est pas le moindre des problèmes de notre casting.

 

Ordas confirme la bonne impression du tome 1, paru l’an passé, ajoutant à la reconstitution historique et  au drame social une enquête policière tendue et menée de main de maître plutôt bien servie par le trait classique  de Nathalie Berr.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ?  DU RIFIFI CHEZ LES HOMMES

 

 

C'est de Qui ? G. Auric

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez B.O BD ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? La filmographie de Jules Dassin a deux constantes : des thématiques qui tournent toujours plus ou moins autour du noir et des B.O classes.

 

Evidement, Du Rififi chez les hommes ne déroge pas à cette règle, film de casse autant que film de gangs le scénario est un modèle de film noir. Après un passage remarqué aux States et Outre Manche, le réal maîtrise le genre comme peu de ses contemporains.

 

Au pupitre on retrouve Georges Auric qui, s’il n’est pas coutumier du genre (une petite poignée de films noirs à son palmarès en une quinzaine d’années) n’y a pas moins fait des choses fort intéressantes. Sa formation classique aidant le compositeur est passé maître dans l’art d’écrire des morceaux illustratifs arrangés avec soin, et aux tessitures riches qui, pourtant, remplissent parfaitement leurs rôles.

 

Ici il flirte avec les codes du genre sans en faire des tonnes gardant pour le morceau de choix – le thème principal- des couleurs jazz de l’époque qui n’ont pas pris une ride.

 

Si parfois un brin décalé chronologiquement avec ce tome 2 des Naufragés du Métropolitain, la B.O de Georges Auric, de par son ambiance au suspense imparable, en fait un accompagnement de choix !

 

 

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Une chronique de Fab

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 13:12

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : L’ADOPTION

 

 

C'est de qui ?  Zidrou & A.Monin

 

 

La Couv':

 

 

Adopte un Papy  /  L'Adoption  Vs.  Fortunella

Déjà lu chez nous? Oui pour Zidrou, première fois pour Monin.

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une  planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Zidrou m’énerve. Depuis quelques années chaque fois que j’ouvre un de ses albums je me dis « bon il va réutiliser ses bonnes vieilles ficelles, rien de nouveau sous le soleil, ça va bien finir par me gonfler »…et à chaque fois je me fais avoir, je n’arrive pas à fermer l’album avant d’être arrivé au bout.

 

 Alors certes les dialogues, les situations, et autres bons sentiments sont tous là bien présents, souvent attendus, parfois téléphonés, mais ils sont quasi imparables.  Dans l’Adoption, il nous raconte la destinée d’une petite fille, rescapée d’un tremblement de terre au Pérou, qui a été récupérée par un couple de français qui la ramène en métropole. Là elle va faire la connaissance de son nouveau grand-père, Alain, boucher retraité, pétri d’idées reçues et de bonnes vieilles habitudes, dont le petit monde va être bouleversé par la présence de ce petit bout-de-chou de 4 ans qui fait remonter dans le cœur du vieil homme tout l’amour qu’il n’a pas donné avant, et dieu sait qu’il en a à revendre !

 

 

Mais Zidrou est un malin et il clôt cette première partie (sur deux) par un cliffhanger qui laisse tout le monde dans l’expectative, lecteur y compris.

 

Coté dessin, le trait de Monin a un cousinage certain avec celui de Jordi Lafebre, style graphique cartoony anguleux qui va bien à ce type d’histoires douce-amère.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? FORTUNELLA

 

 

C'est de Qui ? Nino Rota

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? L’héroïne de cette comédie légère de la fin des années 50 est une jeune femme qui vit d’expédients mais s’imagine être une riche héritière.  Fortunella a l’odeur d’un film de Fellini, le goût d’un film de Fellini, la couleur d’un film de Fellini…mais n’est pas du maestro. En fait pas vraiment. Fellini a bien co-écrit le scénario avec les collaborateurs de ses longs précédents ; la thématique, l’humour, le casting, tout fait penser à la patte du cinéaste mais ce dernier a d’autres projets plus ambitieux en tête à l’époque, le producteur du film engage donc De Filippo pour le réaliser.

 

Nino Rota –dont c’est déjà le 6° film rien que pour cette année là- n’a pas à aller chercher loin l’inspiration, vous l’aurez compris, il livre une B.O légère et gaie, avec ses airs de musique de cirque et autre envolées de cuivres dansant. Une poignée de passages sont un brin plus mélancoliques ce qui fait de cette galette un accompagnement de choix pour la nouvelle œuvre de Zidrou.

 

Les amateurs reconnaîtront l’un des principaux thèmes du Parrain de Coppola, que Rota avait écrit pour Fortunella et qu’il recyclera avec bonheur quelques année plus tard (mais qui lui coutera une nomination aux Oscars !)

 

 

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Une chronique de Fab

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 13:56

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LE POIDS DES NUAGES

 

 

C'est de qui ? Manini & Chevereau

 

 

La Couv':

La tête dans les nuages  /  Le Poids Des Nuages  Vs.  A Nous La Liberté

Déjà lus sur B.O BD? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Background des plus original pour cette nouvelle série puisque nous voilà an Amérique du Sud, dans la capitale argentine pour être plus précis, au lendemain direct de la Seconde Guerre Mondiale. Jean Vatine, constructeur d’avions, s’est exilé à Buenos Aires pour échapper à l’occupation et tente de faire affaire avec le gouvernement pour placer un prototype d’avion de chasse. Bientôt rejoint par son fils, les deux hommes vont braver les difficultés, quelles soient politiques ou sentimentales, pour essayer de réussir leur pari.

 

On avait chroniqué une poignée de BD « D’aviation » il y a une paire d’années mais silence radio sur le genre depuis, ce dernier n’étant pas ma tasse de thé. Il faut reconnaître à la nouvelle série de Manini et Chevereau de savoir mélanger petite et grand histoire avec réussite, tout en insufflant un côté humain appuyé qui ne tombe jamais dans le cliché.

 

L’ensemble, servi par un dessin original, dans l’esprit des fumetti de nos voisins transalpins se laisse lire sans déplaisir.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? A NOUS LA LIBERTE

 

 

C'est de Qui ? Georges Auric

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu dans le coin?

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Critique légère mais évidente d’un certain capitalisme à venir (on pourrait même ajouter visionnaire vu l’évolution de la société dans les décennies suivantes), A nous la liberté de René Clair a également été le symbole d’un certain étât d’esprit libertaire sinon contestataire de tout une époque.

 

S’accordant au réalisme poétique et utopique du film, Auric, lui-même proche des idées communistes dans les années 30, continue sur la lancée initiée par la B.O du Sang d’un poète de Cocteau, à adapter pour l’écran et des œuvres très personnelles sa vision de la composition. Une musique qui se veut le miroir du courant  surréaliste tout en restant claire et simple ; dans le bon sens du terme. Très figurative, quasi diégétique (Auric écrit même une poignée de chansons pour le film de Clair), sa partition est, comme le seront d’ailleurs beaucoup des suivantes, de La Belle et la Bête à Orphée en passant par La Symphonie Pastorale, un véritable pont d’or entre les genres.

 

Une bande originale parfois anachronique mais qui relève le goût mélodramatique de ce premier tome du Poids des Nuages.

 

 

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Une Chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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