3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 07:20

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? JACK COOL 1966. QUELQUES JOURS AVANT JESUS GRIS.

 

 

C'est de qui ? Manini, Mangin.

 

 

La Couv':

 

Enquête sous acide  /  Jack Cool 1966  Vs.  La Curée

 

Déja croisé chez nous? Oui pour le scénariste.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle.

 

 

 

Une planche:

 

 

Enquête sous acide  /  Jack Cool 1966  Vs.  La Curée

 

Ca donne Quoi ? Fin des années 60, aux States, l’époque est à la libération de l’esprit et du corps et c’est ce que va faire notre héros à l’étrange main gantée de noir : tout plaquer pour se perdre et se retrouver au sein d’une communauté hippie accro au LSD menée par le gourou Ken Kesey.

 

Il va y hériter du surnom de Jésus Gris et, alors que l’on en apprend un peu plus sur son passé (Guerre du Vietnam, « malédiction » à la Dorian Gray, beau père tyrannique…) il part avec les Pranksters prêcher la bonne parole de la vie sous acide.

 

Lucille son épouse éplorée et incrédule engage alors Jack Cool afin de retrouver sa trace. Pas contre le fait d’arrondir ses fins de mois notre détective accepte parallèlement la requête de la starlette Jane Mansfield dont la fille a fugué…les petits buvards psychédéliques semblent être le lien de toute cette joyeuse cavale.

 

Inspirés de faits rèels le nouveau dyptique de Mangin et Manini mèle avec réussite comédie hippie, enquête socio culturelle, analyse de mœurs…le tout bien emballé par un trait soigné et, forcément coloré aux intéressantes trouvailles narratives (lors des flashbacks et trips par exemple).

 

Ce très bon premier tome est complété d’un intéressant dossier sur l’histoire du LSD et même …d’un buvard imbibé de la dite substance !…

(non je déconne ! )

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? LA CUREE

 

 

C'est de Qui ? Jean-Pierre BOURTAYRE et Jean BOUCHETY

 

 

La couv'

 

 

Enquête sous acide  /  Jack Cool 1966  Vs.  La Curée

 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Comme il l’avait fait avec Les Liaisons Dangereuses ou La Ronde, Vadim, avec sa muse de l’époque en premier rôle (la belle Jane Fonda), adapte Zola en actualisant le propos.

 

La plupart de ces films ont évidement pris un bon coup de vieux (ils sont tous très ancrés dans l’atmosphère de la fin des sixties), et leurs musiques sont hélas dans le même cas.

 

Mais pour une BD se déroulant dans l’univers baba-cool des 70’s, pas de problèmes, bien au contraire !

 

Si on laissera de coté les chansons signées Bourtayre (parolier entre autre pour  Claude François) on se délectera des pistes entre jazz langoureux, flute mélancolique et sitar psyché de Jean Bouchety ; c’est la grande mode de l’ouverture musicale (et de chakras dans la foulée) et, tout comme les Beatles à la même époque, de nombreux musiciens s’intéressent aux possibilités de cet instrument.

 

Si très souvent ce n’est que pour son coté folklo il faut reconnaître qu’il installe une ambiance indissociable dans l’imaginaire collectif de l’expérimentation d’hallucinogènes de cette époque révolue.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 12:34

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LES SŒURS FOX

 


C'est de qui : P. Charlot & G. Charlet

 

 

La Couv':

 

Esprit est tu là?  /  Les Soeurs Fox  Vs.  The Handmaid's Tale

 

Déjà lus chez nous? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Esprit est tu là?  /  Les Soeurs Fox  Vs.  The Handmaid's Tale

 

Ca donne Quoi ? Nous sommes au milieu du XIX° siècle, aux Etats-Unis. Dans une bourgade pieuse, la famille Fox nouvellement arrivée va attirer toute les attentions sur elle quand les deux filles vont prétendre développer la faculté de communiquer avec l’au-delà.

 

Bientôt leur renommée dépasse les limites de la ville grâce aux articles d’un jeune journaliste ambitieux (mais qui a flairé la supercherie). Sous prétexte de protéger nos « médiums », leur grande sœur les amène à New-York où elles vont pouvoir servir ses désirs de gloire.

 

Inspiré de faits réels – qui ont d’ailleurs été à l’origine du phénomène du spiritisme qui prendra l’ampleur extravagante que l’on sait- le scénario de Philippe Charlot évite le sensationnalisme en s’intéressant aux protagonistes, dont les principales sont d’ailleurs aussi attachantes que nuancées.

 

Le dessin de Grégory Charlet –qu’il met d’ailleurs fort bien en couleur lui-même- qui n’est pas sans rappeler parfois celui de Bastien Vivès en plus précis, apporte une belle touche d’originalité à un titre déjà surprenant.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE HANDMAID’S TALE

 

 

C'est de Qui ? A. Taylor

 

 

La couv'

 

Esprit est tu là?  /  Les Soeurs Fox  Vs.  The Handmaid's Tale

 

Déjà entendu chez nous? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? The Handmaid’s Tale est un peu la dystopie poussée dans ses extrêmes retranchements. Dans un futur tout proche, aux Etats Unis, alors que la majorité des femmes ne peut plus avoir d’enfants, une société patriarcale impose un ordre quasi moyenâgeux de servitude et de castes.

 

La nouvelle adaptation TV du roman d’origine est assez impressionnante niveau visuel ou interprétation, indéniablement l’un de ses atouts majeurs reste son illustration musicale.

 

Adepte du minimalisme, et déjà responsable de B.O pour des courts métrages, Adam Taylor travaille ici sur l’opposition de nappes de sons électroniques sombres et bourdonnants sur lesquelles il vient parfois placer des mélodies lancinantes au piano solo, des phrases de cordes (au violon ou au violoncelle) mélancoliques, voir des chœurs éthérés.

 

L’opposition entre la nature même des instruments fonctionne à merveille créant des ambiances délétères et oppressantes qui sont le sel même de la réussite de la série TV et une vraie plus value mystique à l’évocation de Sœurs Fox.

 

 

 

 

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Une chronique de Fab

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 13:16

 

 

 

Une chronique Pour/Contre aujourd'hui sur B.O BD:

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : L’AMOUR EST UNE HAINE COMME LES AUTRES

 


C'est de qui : Marty et Louis

 

 

La Couv':

 

Ça n' empêche pas les sentiments?  /  L'Amour est une haine comme les autres  Vs.  12 Years a slave

 

Déjà croisé sur le site? Non.

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Ça n' empêche pas les sentiments?  /  L'Amour est une haine comme les autres  Vs.  12 Years a slave

 

Ca donne Quoi ? Abélard, le jeune noir futé et Will le gros rouquin pas bien malin deviennent amis à la vie à la mort quand le second sauve la vie du premier et que Abe lui promet d’être toujours là pour lui quand ses capacités seront mises à rude épreuve.

 

Les années passent et le pacte, secret, nous sommes dans la Louisiane des années 30 à 50, celle du Ku Klux Klan et des différences raciales, lie toujours les deux amis. Mais une jeune femme aux dents longues va venir chambouler tout ça et les préjugés et la haine vont rattraper Abe et Will.

 

Si pas mauvais en soi, ce one-shot aligne à mon goût un peu trop de lieux communs du genre, insitant sur le pathos de la situation, pour emporter l’adhésion.

 

Coté dessin cependant c’est très réussi, avec une influence d’Outre Atlantique intéressante et de belles couleurs.

 

 

L'avis de Gen:

 

 

Contrairement à mon ami Fab, j'ai bien aimé cet album.

 

Déjà il y a en effet les beaux graphismes et la colorisation en teintes "photos anciennes" de Lionel Marty qui donnent un charme particulier au récit en atténuant la violence de certaines scènes

 

Puis le scénario de Stéphane Louis qui certes semble très classique et inspiré de nombre de films évoquant les amitiés "contre-nature" entre noirs et blancs dans les états racistes du Sud des USA dans les années 1930/1940. Mais il y a les 2 mères, en particulier celle d'Abe (le jeune noir), qui donnent un éclairage différent.

 

Enfin, pour la fin qui redonne un peu d'espoir pour le futur de l'humanité.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? TWELVE YEARS A SLAVE

 

 

C'est de Qui ? H. Zimmer et divers.

 

 

La couv'

 

Ça n' empêche pas les sentiments?  /  L'Amour est une haine comme les autres  Vs.  12 Years a slave

 

Déjà entendu sur B.O BD?  Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si d’aucun ont salué la retenue inhabituelle dont a fait preuve Hans Zimmer sur la B.O de ce bestiau à Oscar, faisons notre langue de pute quelques instants et évoquons la plainte pour plagiat à l’encontre du thème principal du film ou encore les similitudes plus qu’évidentes entre le dit thème et celui d’Inception du même Zimmer…

 

Tout ça pour dire que, certes ce score est moins pompier que la production habituelle du boss de Remote Control,  qui de son propre aveu n’était pas forcément le meilleur choix pour mettre le film en musique et qui, heureusement, n’a pas fourni beaucoup de pistes, le reste de la galette étant composé de compositions originales d’artistes comme Alicia Keys, Chris Cornell ou encore John Legend.

 

L’atmosphère générale est évidement en phase de notre album du jour que ce soit dans la couleur comme dans les bons sentiments.

 

 

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Une chronique de Gen et Fab

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 08:44

 

 

Autre temps, autre moeurs...autre guerre, non moins sanglante, non moins célèbre puisque elle est même passé dans le langage courant (voir plus bas!), seconde chronique de notre cycle thématique du week-end:

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LA NUIT DE L’EMPEREUR 2

 


C'est de qui : Ordas et Delaporte

 

 

Une Couv':

 

Guerre et BD  /  La Nuit de l'Empereur 2  Vs.  The Pride And The Passion

 

Déjà croisé sur le site? Oui sur le tome 1

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Guerre et BD  /  La Nuit de l'Empereur 2  Vs.  The Pride And The Passion

 

Ca donne Quoi ? L’Empereur (pas la vieille édentée qui crèche sur l’Etoile Noire hein, on parle du petit caporal Corse là) est pour beaucoup une idole, voire, soyons fous, un fantasme. Pourtant son désir démesuré d’expansion dans les traces – toutes proportions gardées n’est-ce pas- d’un Alexandre le Grand par exemple, est tout de même, outre la marque d’un égo démesuré et d’une soif inextinguible de pouvoir,  surtout, ce qui causa sa perte.

 

La calamiteuse campagne de Russie (fait amusant : la Bérézina –rivière traversée en catastrophe par l’armée napoléonienne lors de la retraite russe- est d’ailleurs devenue une expression consacrée pour évoquer un fiasco sans précédent), début de la fin, est le cadre de ce diptyque dont le tome 2 confirme le bien qu’on avait pensé du début. 

 

Nous retrouvons notre escouade suicide ( !) aux prises avec les cosaques, qui, quitte à y laisser des plumes, décide d’y aller avec la manière forte. Si l’addition est lourde à payer, le contrat est rempli, le sosie de Napoléon est sauvé et le traitre capturé.De son côté l’Aigle fait face à l’ennemi Russe et, là aussi au prix de lourdes pertes, s’en sort avant de retrouver et remercier ses émissaires.

 

Scénar’ mouvementé et bien mené, dessin nerveux et original, bref, une petite variation historique des plus divertissantes.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE PRIDE AND THE PASSION

 

 

C'est de Qui ? G. Antheil

 

 

La couv'

 

Guerre et BD  /  La Nuit de l'Empereur 2  Vs.  The Pride And The Passion

 

 

Déjà croisé sur B.O BD?  Yep

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne quoi? Alors, disons le d’emblée, il faut zapper les deux premières pistes de cette galette pour ne pas être complètement décontenancé à la lecture de ce second volet de la Nuit de l’Empereur ou se demander si le rédac’ chef de B.O BD ne vous prend pas pour des guignols).

 

En effet, si la période historique correspond – les guerres Napoléoniennes- The Pride and The Passion se déroule en Espagne. Antheil, passionné de musique espagnole (ah ben ça tombait bien du coup !) se laisse donc aller, et on lui pardonnera sans peine, à insérer des éléments de folklore de ci de là dans sa partition, via des mélodies ou plus simplement l’utilisation de certains instruments.

 

Pour le reste ce sera du tout bon, du hollywoodien solide et relativement classique où les cordes sont dédiées aux grands sentiments et à la romance et où les cuivres et les percussions (là aussi souvent colorées hispanisantes) se chargent des parties plus épiques (et il y en a !).

 

Pour la petite histoire, c’est la seule B.O d’Antheil a avoir connu une sortie en disque, mais à l’ère d’internet, heureusement, on peut assez facilement redécouvrir pas mal des travaux de ce compositeur majeur.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 13:01

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LE RETOUR

 


C'est de qui : Duhamel

 

 

La Couv':

 

Éternel Retour  /  Le Retour  Vs.  The Secret life of Walter Mitty

 

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Éternel Retour  /  Le Retour  Vs.  The Secret life of Walter Mitty

 

Ca donne Quoi ? Après avoir goûté à la célébrité dans le vaste monde, Cristobal, artiste peintre conceptuel, vient faire un retour aux sources méritées sur l’île volcanique qui l’a vue naître.

 

Quand il découvre les projets hôteliers immobiliers sauvages en développement il s’insurge et décide de s’engager dans un bras de fer avec les autorités locales et de faire de l’île une sorte d’œuvre d’art à part entière.

 

Comme tout grand artiste mégalo et avec sa part d’ombre, Cristobal va lentement provoquer sa propre perte.

Pour son premier album seul aux manettes, Bruno Duhamel compose un portrait sans fards de la condition de l’artiste, en décrivant un personnage foncièrement  marginal qui, sous couvert d’altruisme culturel et patrimonial va se révéler un égocentrique total.

 

Le trait que l'on pourrait qualifier de classique franco-belge d'humour (même si là le registre est en effet assez éloigné) est toujours aussi agréable, le choix des couleurs pour la vie du peintre et de la bichromie pour l’enquête sur sa mort fonctionne plutôt bien.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? THE SECRET LIFE OF WALTER MITTY

 

 

C'est de Qui ? T. Shapiro

 

 

La couv'

 

Éternel Retour  /  Le Retour  Vs.  The Secret life of Walter Mitty

 

Déjà entendu chez nous?  Une fois ou deux.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Mea Culpa, il peut m’arriver d’être tétu et sectaire. Par exemple, il y a une poignée d’acteurs que je ne peux pas encadrer et, de ce fait, je refuse de voir leurs films. Tom Hanks, Jim Carrey, Ryan Gosling ou encore Ben Stiller font partie du lot. Ainsi, et malgré tout le bien que j’ai pu en entendre je n’ai pas vu le film dont j’ai pourtant retenu la B.O pour Le Retour.

 

C’est en fait le nom de son compositeur qui m’a attiré sur cette galette. En effet, si l’on peut – à raison- se méfier de quelques une des comédies bas du front qui parsèment sa filmo, Shapiro a prouvé avec des travaux comme Trumbo ou Girlfight qu’il était capable de couvrir un large éventail.

 

Ici il crée une suite d’ambiances douces-amères, un vaste paysage thématique tout en nuances, à base de nappes électroniques simples, enrichies de percussions variées et de fredonnements masculins. Sur quelques rares pistes le score devient plus classique, avec le retour de vrais instruments sans pour autant nuire à l’harmonie de l’ensemble.

 

Une B.O qui donnerait presque envie de voir le film pour lequel elle a été écrite et qui a été fort intéressante sur le one-shot généreux de Duhamel.

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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