10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 16:12
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA FILLE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE. PARIS 1867.

 

 

C'est de qui ? Willem & Marini

 

 

La Couv':

 

Julie, 12 ans plus tard  /  La Fille de l'exposition universelle. Paris 1867  Vs.  Complot de Famille

 

Déjà lus chez B.O BD? Oui, ensemble même.

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle.

 

 

Une planche:

 

Julie, 12 ans plus tard  /  La Fille de l'exposition universelle. Paris 1867  Vs.  Complot de Famille

 

Ca donne Quoi ? Revoilà Julie Petitclou, douze ans de plus au compteur que la dernière fois où nous l’avons croisé, déjà à Paris.

En cette nouvelle année d’Exposition Universelle, sa roulotte de voyante ne désemplit pas même si beaucoup de ces clients sont surtout des …prétendants.

Parmi eux cependant semble se cacher quelqu’un qui en veut aux têtes couronnées attendues dans la capitale, parmi lesquelles le Tsar de Russie, invité par Napoléon 3.

 

Notre héroïne, aussi futée que jolie, parviendra t-elle, comme avec l’Empereur, a déjouer le complot ? Est elle prête à payer le lourd tribut qui l’attend, elle et sa famille ?

 

Le scénario de ce second épisode de La Fille de l’exposition Universelle confirme toute la sympathie du premier, la petite et la grande Histoire se mêlant avec réussite et permettant à Etienne Willem de réaliser à nouveau de belles planches d’un Paris haussmannien très détaillé.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :COMPLOT DE FAMILLE

 

 

C'est de qui ? J. Williams

 

 

La Couv':

 

Julie, 12 ans plus tard  /  La Fille de l'exposition universelle. Paris 1867  Vs.  Complot de Famille

 

Déjà croisé dans le coin? Of Course !

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? John Williams, malgré sa notoriété grandissante (bien aidée par l’Oscar pour Jaws premier du nom), semble être dans ses petits souliers sur le score de ce qui sera le dernier film d’Alfred Hitchcock.

Plutôt que du au fait qu’il succède à des pointures comme Bernard Herrmann, compositeur attitré du réal’ jusqu’à leur brouille sur le Rideau Déchiré, mettons ceci sur le fait qu’Hitchcock, même amoindri par la maladie, reste un maniaque sur tout ce qui touche à ses films, B.O y comprise.

Si Complot de Famille a tout de la comédie noire, la musique de Williams semble s’être surtout attardée sur la partie comédie, avec des thèmes légers et entrainants, joués par les hautbois et les bassons, en renfort du clavecin, pour un effet inattendu et réussi.

Williams reprendra d’ailleurs certaines idées développées ici pour de futures compositions.

 

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 08:40

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES MENTORS.

 

 

C'est de qui ? Zidrou et Porcel

 

 

La Couv':

 

Terreur post natale  /  Les Mentors  Vs.  American Assassin

 

Déjà croisés sur le site? Oui, ensemble même.

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

Terreur post natale  /  Les Mentors  Vs.  American Assassin

 

Ca donne Quoi ? Alors qu'elle est en train d'accoucher Ana voit débarquer un groupe d'hommes armés et masqués qui enlèvent son enfant.

Profondément traumatisé, la jeune femme n'a de cesse, durant les 20 années suivantes, de traquer la moindre information sur les rapts de nouveaux nés, croyant fermement à une conspiration.

 

Elle fait la rencontre de Joy, ex entraîneuse en cavale poursuivie par un mac aussi rancunier que violent.

Si Joy dans un premier temps cherche juste à profiter d'Ana les deux paumées vont bientôt se rapprocher surtout quand elles vont découvrir que les délires d'Ana n'en sont peut être pas.

 

Jamais où on l'attend Zidrou retrouve son dessinateur des très bons Folies Bergères et Bouffon pour un récit à haute tension aux personnages certes un peu caricaturaux mais à l'action et au suspense soutenu.

 

Porcel de son coté livre une partie graphique loin des deux albums cités plus haut, plus axée comics, aux couleurs vives, qui sert bien son propos.

 

Un premier tome fort divertissant mais qui m'a moins marqué que les précédentes collaborations du duo d'auteurs.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :AMERICAN ASSASSIN

 

 

C'est de qui ? S. Price

 

 

La Couv':

 

Terreur post natale  /  Les Mentors  Vs.  American Assassin

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Même quand il travaille sur un projet calibré et lambda comme ce American Assassin, Steven Price, lauréat d'un Oscar pour la B.O de Gravity 3 ans plus tôt, n'hésites pas, tant qu'on lui en laisse l'opportunité, à s'investir complètement.

 

Ici, embauché alors que le film est au banc de montage, Price compose de son coté plusieurs thèmes et les fait ensuite parvenir au réal' sans pour autant donner d'informations sur les scènes.

Les deux hommes collaborent ensuite étroitement au développement des pistes et idées du compositeur.

 

Si le genre même et les influences de Price (Zimmeriennes en diable) ne font pas de American Assassin un score inoubliable, loin s'en faut, l'écriture du britannique reste intéressante et les ambiances sont efficaces surtout sur un thriller de la trempe des Mentors.

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

Repost0
18 mai 2019 6 18 /05 /mai /2019 15:12
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CAMP POUTINE 1

 

 

C'est de qui ? Anlor et Ducoudray

 

 

La Couv':

 

Si Vladimir m'était conté  /  Camp Poutine  Vs.  The River King

 

Déjà lus chez B.O BD? Oui, ensemble même.

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle.

 

 

Une planche:

 

Si Vladimir m'était conté  /  Camp Poutine  Vs.  The River King

 

Ca donne Quoi ? Dans la Russie du tsar Poutine un groupe de préados soviétiques participe à un camp de vacances perdu au milieu de la nature qui ressemble plus à un entrainement militaire qu’autre chose, avec son lot d’épreuves corsées et autres privations et engueulades supposées les endurcir.

A la clé pour le meilleur du camp, la rencontre avec le dirigeant suprême en personne.

Mais dans l’adversité les alliances et affinités naissent et bientôt nos jeunes russes réalisent qu’ils ne sont peut-être pas tombés où ils pensaient mais plutôt dans une sorte de guet-apens à l’issue incertaine. 

 

Aurélien Ducoudray est décidément comme le vin fin, il se bonifie avec l’âge (loin de moi l’idée de dire qu’Aurélien soit vieux vu qu’on est quasiment du même millésime !). Le mois dernier on avait eu droit à un fort sympathique premier volet de Maïdan Love, le voici qui revient avec ce Camp Poutine, aux côtés d’Anlor dont on avait beaucoup apprécié le trait anguleux semi réaliste sur Amère Russie (déjà avec Ducoudray).

 

Certains des thèmes chers au scénariste sont à nouveaux fort bien abordés dans ce huis-clos/battle royale toujours à la frontière entre le rire et les larmes dans une micro-société que l’on imagine à l’image de la Russie actuelle, sous le gouvernement d’une figure qui n’a pas grand-chose à envier à certains de ses sinistres prédécesseurs mais reste adulé par toute une frange de la population.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE RIVER KING

 

 

C'est de qui ? S. Boswell

 

 

La Couv':

 

Si Vladimir m'était conté  /  Camp Poutine  Vs.  The River King

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pour cette nouvelle collaboration avec le réalisateur Nick Willing, Simon Boswell, qui vient de loin vu qu’il a tout de même commencé sa carrière en mettant en musique des giallo de seconde zone, sort le grand jeu et opte pour une approche mélancolique, voire parfois contemplative là où on ne l’attendait pas.

 

La distance qui s’installe avec un sujet aussi grave qu’intelligemment abordé (la mort d’un adolescent sujet à des brimades de camarades) renforce le propos et crée une ambiance parfois malaisante à l’image du thème principal, où l’on entend de la harpe, du banjo et même du ukulélé, et qui est à l’image du reste d’une partition originale au point de souvent prendre son auditeur au dépourvu.

 

Un goût de doux-amer qui sied, je trouve, plutôt bien à ce premier Camp Poutine.

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 07:02

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  MAÏDAN LOVE 1

 

 

C'est de qui ? Ducoudray & Alliel

 

 

La Couv':

 

L'Amour derrière les barricades  /  Maïdan Love  Vs.  Syriana

 

Déjà croisés chez B.O BD? Oui ensemble même.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

 

Une planche:

 

L'Amour derrière les barricades  /  Maïdan Love  Vs.  Syriana

 

Ca donne Quoi ? Alors que Kiev vit des jours chaotiques, ponctués de manifestations aussi spectaculaires que violentes, Bogdan, jeune policier désireux de s’installer avec sa petite amie, décide de suivre une formation de Bekrout, les agents anti-émeutes.

Le soucis c’est que la petite amie en question se retrouve de l’autre coté des barricades le soir même du baptême du feu de notre héros idéaliste (si, si !).

 

N’écoutant que son amour pour la jeune fille, il déserte pour tenter de la retrouver. Va alors commencer pour Bogdan et une poignée de personnes qui gravitent autour de lui, une nuit aussi surréaliste que violente.

 

Ducoudray est un scénariste prolixe aux sujets variés, mais dont la politique internationale (à l’Est notamment) reste l’un de ceux qu’il affectionne particulièrement.

Il choisit ici la récente révolution ukrainienne où il place une histoire d’amours contrariés, évoquant comme il sait si bien le faire, la grande Histoire au travers d’une petite.

 

S’il est toujours volubile coté dialogues, ces derniers ont perdu ces petits « tics répétitifs» que l’on pouvait trouver parfois dans ses séries antérieures et, tout en gardant l’humour et la justesse de ton qui font l’originalité de son style, il nous propose là un premier tome très rythmé au découpage savamment pensé et au cliffhanger haletant !

 

Il retrouve son dessinateur des Chiens de Pripyat qui livre une copie sans fautes dans un style graphique semi réaliste aux influences aussi diverses qu’assimilées qui a agréablement évolué au fil des séries de l’artiste qui fait preuve ici d’un sens du mouvement et du cadrage réussis.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : SYRIANA

 

 

C'est de qui ? A. Desplat

 

 

La Couv':

 

 

L'Amour derrière les barricades  /  Maïdan Love  Vs.  Syriana

 

Déjà entendu chez B.O BD? Souvent.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Au terme d'une année chargée qui l'a vu écrire pas moins de cinq bandes originales, Alexandre Desplat, ne cède pas (encore) aux exigences étriquées des producteurs US et livre une partition aussi personnelle que loin des canons du genre pour ce film de guerre.

 

Mariant comme il en a le secret des sonorités ethniques aux instruments plus classiques, il choisit, comme souvent, le piano comme instrument principal, n'hésitant pas à le compléter de cordes ou d'effets de post productions atmosphériques.

 

On retrouve dans le score de Syriana ce qui fait la force du compositeur, cette légèreté empreinte de mélancolie, ce sens du changement d'ambiances et un spectre musical large au sein même parfois d'une même piste.

 

Si il aurait fallu peut être un ou deux passages plus fun de temps à autre avec ce premier volet de Maidan Love, le suspense, la gravité et même l'action appuyée sont eux bien au rendez vous !

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

Repost0
12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 09:01
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES BRULURES.

 

 

C'est de qui ? Zidrou & Bonneau

 

 

La Couv':

 

J'peux pas, j'ai pisicine  /  Les Brulures  Vs.  Eva

 

 

Déjà lus chez B.O BD? Zidrou oui, à plusieurs reprises.

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

J'peux pas, j'ai pisicine  /  Les Brulures  Vs.  Eva

 

Ca donne Quoi ? Assane, flic quarantenaire un rien désabusé qui souffre de la solitude et évacue son stress en faisant des longueurs à la piscine municipale, se voit confié le cas  du meurtre assez sauvage de 2 jeunes prostituées italiennes.

Alors qu’il rencontre une femme énigmatique et blessée par la vie, nageuse également, qu’il entend bien conquérir, son enquête prend un tournant assez radical. Notre héros est face à des choix qui pourraient changer le cours de son existence.

 

Zidrou revient à ce qu’il fait à mon sens de mieux : le roman noir. Celui ci est également une belle ode à la femme et à la relation qu’elle entretient avec les hommes et, pour ne rien gâcher, est parcourue de répliques qui font mouche (autre marque de fabrique du scénariste).

 

Si j’ai parfois tiqué sur certaines expressions de personnages j’ai néanmoins été plutôt conquis par le traitement graphique que Laurent Bonneau a appliqué à l’histoire de Zidrou.

Racontée en flash back, l’histoire est riche de respirations muettes bienvenues, qu’il s’agisse de scènes intimes ou de paysages torturés pleines pages, rendant la lecture des plus marquante.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :EVA

 

 

C'est de qui ? B.Coulais

 

 

La Couv':

 

J'peux pas, j'ai pisicine  /  Les Brulures  Vs.  Eva

 

Déjà croisé par ici? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 
Ca donne Quoi ? Sixième collaboration entre Benoit Jacquot et Bruno Coulais et presque autant de genres différents abordés, Eva n’est probablement pas le plus réussi, loin s’en faut, mais coté pellicule seulement.

En effet, si Jacquot (produit par Besson, pouvons nous y voir là un début d’explication ?!) a bien du mal à se rapprocher du film de Losey (sans même parler du roman d’origine), Coulais lui évite les écueils du thriller à la française avec une musique tout en retenue, en discrétion sournoise, en atmosphères lourdes de sens et de menaces.

Le compositeur renoue avec l’électronique omniprésent, retravaillant des parties de cordes déjà bien torturées et des solis de piano en post prod à grand renfort d’écho et de réverb’.

Pas ce que je préfère dans la panoplie de Coulais mais un travail musical qui est tout à fait désigné pour du noir psychologique et nuancé comme le dernier Zidrou.


---------------

 

 

Une Chronique de Fab 
 

Repost0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags