12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 07:12

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : L'ILE DU DOCTEUR MOREAU

 

 

C'est de qui ? Dobbs (scénario) – Fabrizio Fiorentino (dessin) – Matteo Vattani (couleur) – Herbert George Wells (auteur du roman original)

 

 

La Couv':

 

Qui a peur du grand méchant… homme? / L'île du docteur Moreau vs King Kong

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche:

 

Qui a peur du grand méchant… homme? / L'île du docteur Moreau vs King Kong

 

Ca donne Quoi ? Un naufragé, Prendick, est recueilli par un bateau qui transporte une drôle de cargaison composée de cages contenant divers animaux sauvages. Montgomery est celui qui convoie ces cages avec un homme d'aspect étrange.

Ils abordent sur une île isolée où est installé le docteur Moreau. Ce grand biologiste a dû s'exiler suite à un scandale évoquant des vivisections animales et autres expériences cruelles.

Prendrick découvre vite l'étrange " humanité" que crée Moreau en opérant à vif les animaux : homme-léopard, homme-cochon, homme-singe, femme-félin… Malgré la Loi mille fois répétée, l'animalité reprend le dessus et Moreau est tué, puis Montgomery. Quand Prendick est recueilli sur une barque en mer, personne ne le croit.

 

La Science-Fiction balbutiante à l'époque de Wells a trouvé en lui un de ses grands créateurs. Cette époque se passionnait pour les découvertes scientifiques et Wells a rêvé les dérives possibles : physique, chimie et biologie.

Force est de constater que ses personnages principaux sont fous ou complètement désorientés… si ce n'est au début de l'histoire, c'est à la fin. Moreau est un personnage fascinant et inquiétant qui a nourri le cinéma dès son invention ou presque… pas mal pour un roman de 1896!

 

Dobbs est resté très fidèle au roman. Je crois qu'il a bien fait car cette œuvre est tellement connue qu'il y avait un grand risque de défigurer l'histoire et décevoir les lecteurs. En plus, elle reste toujours très actuelle et n'a pas vieillie.

 

Je n'aime pas toujours le style réaliste dans les dessins, mais ici Fiorentino n'avait vraiment pas le choix et il était nécessaire qu'il soit d'une fidélité graphique presque photographique pour les visages des hommes animaux… qui n'ont sûrement pas été faciles à dessiner.

 

Un album qui est une bonne introduction à la lecture du roman pour ceux qui ne le connaissent pas encore.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? KING KONG

 

 

C'est de Qui   Max Steiner

 

 

La couv'

 

Qui a peur du grand méchant… homme? / L'île du docteur Moreau vs King Kong

 

Déjà entendu chez nous?  Oui plus d'une fois!

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Je voulais absolument avoir du Max Steiner sur cet album. Ce grand compositeur de musiques de films a su magnifiquement décrire le côté jungle effrayante au début de cette BO de King Kong

 

En fait, c'est typique des BO des années 30, âge d'or hollywoodien, distillant l'angoisse à grands coups de trompettes claironnantes et bois sombres sur fond de tamtams obstinés ou violons langoureux. 

 

Pour accompagner les errances d'hommes animaux, rien ne vaut la musique du film du grand singe trop "humain"!

 

 

 

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Une chronique de Gen

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 08:21

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi :LES CHEVALIERS D’HELIOPOLIS 1
 

 

C'est de qui : Jodorowsky & Jérémy

 

 

La Couv':

 

Dans Versailles personne ne vous entendra crier...  /  Les Chevaliers d'Heliopolis  Vs.  Alien Covenant.

 

Déjà lus sur le site? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche:

 

Dans Versailles personne ne vous entendra crier...  /  Les Chevaliers d'Heliopolis  Vs.  Alien Covenant.

 

Ca donne Quoi ? Est-on, de nature d’amateurs de BD, foncièrement confiant ou particulièrement masochiste ?

 

La question est légitime quand on pense que, malgré le fait que depuis facilement plus de 15 ans je trouve que chaque œuvre que je lis de Jodo fait dans la surenchère démonstrative (de Bouncer à Sang Royal en passant par sa vision des Borgia ou du Pape Terrible), je continue à tomber dans le panneau et redonne sa chance au vieux briscard de la Franco-Belge.

 

A bientôt 90 balais le scénariste chilien cultive toujours les mêmes plates bandes : sexualité trouble et/ou exacerbée ; gémellité et autre fraternités tendancieuses, violence physique et morale, freaks…

 

Il a ici jeté son dévolu sur Louis XVII dont il ne fait rien de moins qu’une sorte de super guerrier membre en devenir d’une secte ésotérique aussi puissante que surréaliste. Supposé assassiné dans sa géole, le jeune non-roi est en fait protégé par un maître alchimiste qui va en faire un agent à la solde d’un pouvoir parallèle.

 

Entre duel épiques avec un gorille, rite d’initiation zoophage et autres acrobaties dignes d’un Assassin’s Creed, le cahier des charges de Jodo est plus que rempli…

 

A l’opposé, c’est bien le trait hyper réaliste et soigné de Jérémy qui m’a amené à lire ce premier tome des Chevaliers d’Hélioplois. Dans la lignée de ses précédents travaux, et la digne succession de Phillipe Delaby, à qui il rend un hommage très personnel dans l’album, le dessinateur prouve qu’il a néanmoins son propre style et sa patte et qu’il sera un des artistes importants des années à venir.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

C'est Quoi ? ALIEN COVENANT

 

 

C'est de Qui ? Jed Kurzel

 

 

La couv'

 

Dans Versailles personne ne vous entendra crier...  /  Les Chevaliers d'Heliopolis  Vs.  Alien Covenant.

 

Déjà entendu chez nous ? 2 ou 3 fois.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Au point où nous en sommes, on n’est plus à un écart près !

 

C’est donc la B.O du dernier (et semble t-il aussi décevant que son prédécesseur) film de la franchise essoufflée Alien (mais ça à force de crier dans l’espace c’était à prévoir !) qui a accompagné le nouveau délire de Jodo.

 

Jed Kurzel qui nous avait soufflé avec le score du Macbeth de son frangin se retrouve derrière le pupitre ; jouant dans la cour des grands depuis son boulot (pourtant moins abouti) sur l’adaptation d’Assassin’s Creed, le compositeur australien brouille ici un peu les pistes en alternant des parties très organiques faites de sons, d’effets divers et variés aux accents glaçants, et des parties musicales qui lorgne du côté de l’excellent travail de Goldsmith sur le premier opus ou qui fonctionne sur le même schéma : l’incursion de thèmes mélodiques sur des pistes rythmiques aux motifs parfois répétitifs.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 07:00

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : JUAN GIMENEZ. LA SAGA SF

 

 

C'est de qui ? Gimenez (dessins et scénario) – Ricardo Barreiro & Carlos Trillo (scénarios)

 

 

La Couv':

 

Bibendum vs Robby / Juan Gimenez, la saga SF vs Planète Interdite

 

Déjà croisé sur le site? Oui.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat.

 

 

 

Une planche:

 

Bibendum vs Robby / Juan Gimenez, la saga SF vs Planète Interdite

 

Ca donne Quoi ? Cette intégrale d'albums de Juan Gimenez comprend 4 anciens albums :

  • L'étoile noire qui, comme son titre l'annonce, raconte une expédition vers un trou noir par une équipe improbable à priori : un casse-cou, une jeune fille pilote émérite, un androïde un tantinet philosophe et un mystérieux commanditaire.
  • Gangrène est une histoire plus classique d'un monde post-apocalyptique où la société est divisée en ville surprotégée et polluante et extérieurs pollués où survivent des parias.
  • Mutante et Titania compilent des histoires courtes ou ultra courtes (2 pages) scénarisées par Juan Giménez seul.

 

Je suis amateur de SF depuis fort longtemps et il ne m'a pas fallu longtemps pour devenir fan de Juan Gimenez quand je l'ai découvert. Donc cette intégrale devait absolument rejoindre ma BDthèque. Ses dessins et scénarios de l'époque me semblent avoir été influencé par des "pointures" de la SF dessinée comme Enki Bilal ou Moebius ou Caza.

 

Bibendum vs Robby / Juan Gimenez, la saga SF vs Planète Interdite

 

 

Si le 1e album sacrifie à la "happy end", ce n'est pas vraiment le cas du 2e album. Mais j'ai bien ri de voir le Bibendum Michelin en idole adorée par un groupe d'exclus des villes.

 

Les 2 derniers étant composés d'histoires courtes aux sujets variés et souvent humoristiques sont forcément plus inégaux. J'ai regretté que la séparation entre les histoires ne soit pas plus claire, car le titre de la nouvelle est parfois donné à la fin. Certaines évoquent la série La 4e dimension par leurs chutes inattendues et/ou rigolotes… avec peut-être un peu d'inspiration du génial Fredric Brown qui fût un maître incontesté de la SF humoristique et des nouvelles ultras courtes.

 

Indispensable pour tous les fans de Juan Gimenez.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? PLANETE INTERDITE

 

 

C'est de Qui Bebe et Louis Barron

 

 

La couv'

 

Bibendum vs Robby / Juan Gimenez, la saga SF vs Planète Interdite

 

Déjà entendu chez nous?  non

 

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Ceux qui connaissent le film se souviennent sûrement de cette BO flippante et angoissante avec ces sons électroniques surprenants pour l'année de sortie du filM (1956). Je n'ai jamais oublié depuis mon 1e visionnage la scène où on entend les pas d'une créature invisible qui s'approche du vaisseau terrien alors qu'on ne voit que ses empreintes dans la poussière du sol…

Pour ceux qui vont la découvrir, ne cherchez pas un instrument de musique reconnaissable là-dedans, c'est impossible.

 

Bebe et Louis Barron sont considérés comme des pionniers en musique électronique et utilisation des bandes magnétiques sonores. Leur entourage comprenait quelques artistes d'avant-garde, souvent incompris à leur époque et encore aujourd'hui parfois, comme John Cage ou Jackson Pollock par exemple.

 

C'est un des directeurs de la MGM, Dore Schary, qui a commandé aux Barron cette bande sonore entièrement électronique. Par la suite, les Barron ont été mis sur la touche par le syndicat des musiciens et compositeurs américains qui refusait le nom de musique pour leurs compositions. Du coup, leurs interventions dans le monde cinématographique ont été classées en "effets sonores".

 

Cette BO accentuera le côté un peu glauque des 2 premiers albums de l'intégrale. Mais, pour ma part, je la trouve un peu abrupte pour les recueils de nouvelles.

À vous de voir… et écouter.

 

 

 

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Une chronique de Gen

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 12:24

 

 

Où, pour une trilogie des plus "à part" dans le paysage franco-belge, Jet et Fab font une chronique ... de concert!

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LE ROI DES MOUCHES

 

 

C'est de qui ? Mezzo et Pirus

 

 

La Couv':

 

Sa Majesté des camés  /  Le Roi des Mouches  Vs.  The Hunger

 

Déja croisé sur le site? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche:

 

Sa Majesté des camés  /  Le Roi des Mouches  Vs.  The Hunger

 

Ca donne Quoi ? Il n’est jamais trop tard… n’est ce pas ? Sur les insistants conseils de mon ami Jet, j’ai donc rattrapé ce manque dans ma culture bédéphilique et j’ai lu Le Roi des Mouches de Mezzo et Pirus.

 

Suite de scénettes impliquant plusieurs protagonistes qui vont rapidement se croiser, le scénario de Pirus s’attache à décrire une galerie de loosers pathétiques, ados découvrant les joies des relations sexuelles de la consommation de drogue et des galères qui en découlent, adultes désabusés et déprimés s’accrochant à tout ce qui peut les empêcher de chavirer.

 

Ne vous fiez pas à ce résumé lapidaire cela dit, si la chronique sociale est abordée on penche pas mal dans le Noir pur jus voire le récit psychologique barré audacieux mélange de David Lynch et Larry Clark, en effet si tout ceci se passe en France, dans l’Est, au début des années 2000, ça aurait, en effet tout aussi bien pu être dans une de ces banlieues ricaines que l’on connait par le prisme du ciné et de la littérature U.S.

 

Si je ne conteste pas la maîtrise graphique et narrative ou encore le caractère assez radical salvateur de l’œuvre dans le paysage  franco-belge de l’époque (voire d'aujourd’hui), j’ai moins accroché au nihilisme un rien forcé, à mi-chemin entre Chuck Palahniuk et Charles Burns, ou encore à la voix-off constante parfois redondante des images, pas mal de dialogues et monologues intégrés dans des phylactères auraient peut être conféré au récit un peu plus de fluidité.

 

Pour être tout à fait honnête, après les deux premiers tomes, et au vu des critiques assez acerbes sur le dernier, j’ai préféré rester sur cette impression mitigée mais plutôt positive, je laisse donc à Jet le mot de la fin concernant la conclusion de la trilogie:

 

 

Le troisième tome sonne un peu comme le bémol ou le chant du cygne d'une série qui m'avait enthousiasmé sur ses deux premiers opus.

 

On se rassure comme on peut mais si le dessin est toujours aussi inspiré, les dialogues le sont moins notamment dans les dialogues parfois incompréhensibles voire même vides de sens. Un comble qui suggère l'état végétatif d'Eric Klein sous l'emprise des drogues qu'il ingère...en ne distinguant plus la réalité de son imagination.

La conclusion n'est pas non plus à la hauteur de mes attentes et croyez-moi j'en suis le premier véritablement déçu car au final j'ai eu l'impression de ne pas avoir tout compris sans en avoir pris le même plaisir manifeste qu'aux deux premiers tomes....

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LES PREDATEURS

 

 

C'est de Qui ? M. Rubini, D Jaeger & divers.

 

 

La couv'

 

Sa Majesté des camés  /  Le Roi des Mouches  Vs.  The Hunger

 

Déjà entendu sur B.O BD? Certains peut-être.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Probablement l’un des seuls bons films de Tony « frère de Ridley »Scott; bien ancré dans son époque sans pour autant vraiment souffrir d’éléments qui pourraient le rendre trop daté aujourd’hui…hormis peut être sa B.O.

 

Et encore ! Au milieu de pièces classiques plus ou moins (très) connues de Schubert, Ravel ou encore ce bon vieux Bach, Rubini, qui  pourtant plombera à jamais Le Sixième Sens de Mann quelques années plus tard, compose une bande son surprenante, entre organique et électro (pour rappel, on est au balbutiement des années 80, remettre donc l’ « électronique » en question dans son contexte n’est ce pas) toujours sur le fil du rasoir entre atmosphère lascive et suspense torve.

 

A l’image d’un film ambitieux et léché, la musique de The Hunger remplit parfaitement son rôle et, même si les écarts sont grands de prime abord, installe une ambiance surréaliste sur ce Roi des Mouches qui n’en demandait pas tant !

 

 

 

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Une chronique de Jet et  Fab

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 11:26

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LENINE

 


C'est de qui : Ozanam & Rodier

 

 

La Couv' :

 

Il s'est fait la Russie  /  Ils Ont Fait L'Histoire: Lénine  Vs.  October Cantata

 

Déjà lu chez B.O BD? Ozanam fort souvent, pas Rodier par contre.

 

 

C’est édité par qui ? Glénat.

 

 

Une planche:

 

Il s'est fait la Russie  /  Ils Ont Fait L'Histoire: Lénine  Vs.  October Cantata

 

Ca donne Quoi ? Il y a un moment que je ne m'étais plus penché sur la collection Ils ont fait l'Histoire mais le sujet même de l'un des deux nouveaux volets s'est imposé de lui même.



En effet si j'évite fort soigneusement de parler politique sur un blog dédié à la - possible- alliance entre la Bd et à la musique de film, l'époque troublée dans laquelle nous vivons, faite de scandales et autres malversations en hauts lieux, me porte à croire qu'un album qui évoque des événements qui ont eu lieu il y a un siècle de l'autre côté de l'Europe, et qui seraient presque de mise aujourd'hui quand on voit les similitudes entre les situations, est quasiment d'utilité publique.
 


En effet demandez aujourd'hui à n'importe quel jeune de moins de 20 ans s'il sait qui était Lénine, il y a fort peu de chance qu'il vous réponde par l'affirmative. Pourtant, et même si, on le sait, le bonhomme ne fut pas exempt de reproches, loin de là même, c'est en grande partie grâce à son action que le communisme a pu voir le jour dans un empire dirigé par les tsars depuis des siècles (et si une éventuelle ressemblance entre des hommes d’état  au train de vie princier dirigeant  une nation de citoyens de plus en plus précaires vous apostrophe, elle n’est peut être pas fortuite et -devrait?- vous faire réfléchir sur la possible conduite à tenir dans quelques semaines...).


Mais revenons à nos moutons: Antoine Ozanam, adepte de sujets aussi divers qu'éloignés mais avec une constante dans la qualité, s'est attelé à la difficile tâche de raconter la biographie du dirigeant soviétique en y insufflant un maximum de "vie" via la narration graphique et le trait réaliste de Rodier.

 

Connaissant la culture et l’amour du scénariste pour le médium je suis quasiment sur qu’il connaît les précédentes BD consacrées au bonhomme dont le Lénine et la  grande Révolution que Poïvet a réalisé à la fin des années 60 dans Vaillant, récit aux graphismes réalistes prenants (même si évidement désuets) mais à la partialité quelque peu appuyée ...

 

Il s'est fait la Russie  /  Ils Ont Fait L'Histoire: Lénine  Vs.  October Cantata

 

ou encore le guère plus objectif Lénine dans la collection Les Grandes Biographies en BD et son format poche.

 

Si forcément très riche en texte, l'album d'Ozanam et Rodier ne tombe pourtant que très rarement dans le récitatif de ceux cités ci desus et n'est jamais pesant.

Si j'ai moins apprécié certains passages comme l'évocation de la vie amoureuse de Lénine par exemple, le scénariste a su parfaitement montrer par exemple l'opposition entre le train de vie du révolutionnaire, adepte d'un certain confort et voyageur infatigable, et  ses convictions politiques jusqu'au-boutiste.


La révolution d'Octobre et ses suites aurait peut être gagné à être un peu plus longuement évoquée au détriment d'autres passages, tout comme l’exécution du propre frère de Lénine qui aurait été à l’origine de ses velléités révolutionnaires, mais dans l’ensemble et au vu d’un probable cahier des charges forcément restrictif, le boulot est plus qu'honorable, que ce soit sur la partie scénar comme dessin avec un trait réaliste propre et au dessus de la moyenne de ce que la collection à pu proposer jusqu’ici.

 

Il s'est fait la Russie  /  Ils Ont Fait L'Histoire: Lénine  Vs.  October Cantata

 

Le volume est, comme à l’accoutumée, complété par un dossier sur Lénine, rédigé par Marie Pierre Rey spécialiste de la Russie et de son histoire.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? CANTATE D’OCTOBRE.

 

 

C'est de Qui ? S. Prokoviev

 

 

La couv'

 

Il s'est fait la Russie  /  Ils Ont Fait L'Histoire: Lénine  Vs.  October Cantata

 

Déjà entendu chez nous?  Fort souvent.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si évidement propagandiste et grandiloquente à souhait, la Cantate pour la célébration du vingtième anniversaire de la Révolution d’octobre (oui, j’ai opté pour le titre court) est une œuvre à part dans la discographie pourtant déjà magistrale de son auteur.

 

Ecrite avec enthousiaste pour glorifier la naissance de l’Union Soviétique, de la révolution de 1917 jusqu’à la mainmise de Staline sur le pays, elle permet au compositeur de se voir allouer des  moyens plus que conséquents, cette pièce en dix mouvements comporte un ensemble aussi diversifié qu’original d’instruments : à toute une batterie de cuivres et un chœur fourni viennent s’ajouter un ensemble d’accordéons, un orchestre militaire, des harpes et des claviers et même des sirènes, un véritable canon et un mégaphone (qui clame les discours de Lénine).

 

Si la composition est contrastée et originalement variée, on regrettera son caractère un peu trop « patriotique » (même si Prokoviev –qui reviendra vite de son engouement pour la politique de Staline- ne la proposera pas finalement pour la cérémonie d’anniversaire en question) mais là, reconnaissons-le, c’est de circonstance.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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