16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 10:38

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : RED SKIN 2.

 


C'est de qui : Dorison & Dodson

 

 

La Couv':

Une espionne très recherchée  /  Red Skin 2  Vs.  Most Wanted

Déjà croisé chez nous? Glénat

 

 

C’est édité chez qui ? Oui, sur le tome précédent entre autre.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? A la lecture de Red Skin, Il semble évident que Dorison avait  très envie d'écrire un scénario de comics dans lequel il rendrait hommage aux codes du genre tout en les brocardant joyeusement.


On retrouve donc notre uber sexy agent soviétique aux prises avec sa Némésis, l'improbable Charpentier, parangon des ligues de vertu et de la future sénatrice Jacky Core, a côté de laquelle même Sarah Palin fait office d'enfant de chœur. Afin de combattre à armes égales Red Skin va devoir devenir une super héroïne à l'américaine.


Humour référentiel, rythme endiablé et petite pointe d'érotisme suggéré (la série est également parue aux States donc je présume que certains codes devaient être respectés) Red Skin a tout ce qu'il faut pour attirer les amateurs de comics, à commencer par le trait virtuose et généreux de Dodson.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? MOST WANTED

 

 

C'est de Qui ? Lalo Schifrin

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Yep

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? On le sait peu mais, en marge de sa production cinéphilique remarquable, Llo Schifrin a également sorti une quantité importante d’albums allant du jazz à la musique latino, avec une constante : le groove.

 

Couvrant une décennie complète, cette compilation regroupe, outre quelques brulots des B.O revisitées du maestro (Dirty Harry, Jaws, Enter The Dragon) des morceaux beaucoup plus rares et surprenants, comme ce Agnus Dei, morceau de rock liturgique où les instruments du jazz s’essayent aux arrangements religieux, ou encore des choses plus expérimentales comme la reprise psychédelique du Spill The Wine de War.

 

Un florilège exhaustif et funky d’un artiste complet, une galette à vous filer une furieuse envie de bouger et tout a fait raccord avec le tome 2  de Red Skin.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 15:51

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LE PORT DES MARINS PERDUS

 

 

C'est de qui : Teresa Radice et Stefano Turconi, sans oublier le traducteur Frédéric Brémaud

 

 

La Couv':

C'est pas les hommes qui prennent la mer... /  Le Port des Marins Perdus  Vs.  Master and Commander

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

C'est édité chez qui ? Glénat (treize étrange)

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Gen : Un chef d'œuvre… Un de mes coups de cœur (je palpite peut-être trop souvent) de ces derniers mois!

 

Fab : Complètement, en tout cas ce que j’ai lu de plus réussi cet été, belle alliance du fond et de la forme. Qu’est-ce qui t’as plu dans ce Port des Marins Perdus Gen ?

 

Gen : Pour reprendre l’expression très à propos des auteurs cet "opéra graphique en 4 actes"

nous offre une histoire baignant dans l'étrange, l'aventure, le romanesque… avec des personnages centraux auxquels on s'attache très vite. Dans l'ordre d'entrée en scène, il y a :

  • Abel, jeune garçon amnésique découvert sur les côtes du Siam en juillet 1807. Ramené à Plymouth par le HSM Explorer, il montre une connaissance importante de la vie en mer et des usages sur les bateaux de sa Majesté.
  • William Roberts, premier officier et commandant de l'Explorer depuis que le capitaine Stevenson a disparu avec le trésor de guerre pris sur un vaisseau espagnol
  • Helen, Heather et Harriet Stevenson, filles du capitaine déchu, qui tiennent l'auberge L'Albatross… où William va loger Abel
  • Rebecca Riordan, tenancière de la maison close Pillar to Post
  • Nathan Mc Leod, capitaine du Last Chance appartenant à la Compagnie des Indes, colosse écossais amant de la belle Rébecca
  • Yasser Allali, premier officier du Last Chance et ami de Nathan Mc Leod, qui cite régulièrement des adages et citations arabes

Il y a aussi le port des marins perdus que, seuls, Abel et Rébecca peuvent voir comme tous ceux qui ont eu une chance de rattraper une mission que la mort leur avait volé.

 

Fab : On sent le souffle de la grande aventure à l’ancienne souffler sur cet album, l’inspiration vient clairement des grands classiques du genre.

 

Gen : Oui, une nouvelle épopée s'ajoute aux grands récits maritimes mondialement connus que sont L'île au trésor (d'un certain Stevenson!), Moby Dick, 20000 lieues sous les mers… (Chacun pourra ajouter ses propres lectures).

 

 

 

 

Fab : Et que dire du parti pris graphique !Dés les premières pages j’ai trouvé un air très disenyen aux visages et en effet la bio des artistes en fin de volume indique qu’ils ont bossé tous deux pour le studio aux Grandes Oreilles.

 

Gen : Les auteurs ont eu une excellente idée en choisissant de garder les pages crayonnées plutôt que de les encrer et de les coloriser. Cela ajoute un charme extraordinaire que la page scannée ne peut rendre convenablement. Les dessins sont fins et les personnages d'une expressivité rarement atteinte en bande dessinée. Peut-être que les spécialistes auraient des choses à dire sur les détails des uniformes ou les voiles des bateaux, mais les décors marins ou terrestres sont si beaux que l’on se moque que les boutons ne soient pas exacts!

 

Gen :  Il serait dommage de passer à côté : ce gros livre de plus de 300 pages est tellement prenant qu'il est difficile de lâcher avant d'avoir atteint la fin. Il y a des albums de 50 pages bien plus indigestes.

 

Fab : C’est pas souvent, mais sur ce coup là on est clairement sur la même longueur d’ondes ! Faut-il que l’un de nous deux s’en inquiète ? ^^

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? MASTER AND COMMANDER

 

 

C'est de Qui ? Iva Davies, Christopher Gordon & Richard Tognetti

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous?  Non

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Pour ce film de marins qui surfe (hum !) sur la vague de popularité de Russel Crowe à l’époque sans pour autant atteindre forcé ment la qualité de ses illustres prédécesseurs, ce ne sont pas moins de trois compositeurs à qui a fait appel la prod’.

 

Plus ou moins connus dans leur contrée d’origine –l’Australie- ils conjuguent, chacun dans sa partie,  chansons originales, adaptations de folklore et œuvres de grands compositeurs classiques: Bach, Boccherini, Corelli, Mozart…

 

Si coté musiques déjà existantes et chansons la B.O est impeccable pour le Port des Marins Perdus, le reste du score à proprement parlé manque parfois un peu d’enthousiasme, d’esprit de grand spectacle à l’ancienne et ça pourrait être dommage si la BD n’avait pas besoin de moments plus intimistes.

 

D'ailleurs les auteurs du livre ont mis Master et Commander dans la longue et intéressante liste de musiques qui les ont inspiré pour l’écriture de l’album.

 

 

 

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Une chronique de Gen et Fab

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 15:39

 

 

 

Et on conclue notre mini cycle par un western "multi-genre" inspiré.

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : PRETTY DEADLY 1

 

 

C'est de qui ? De Connick & Rios

 

 

La Couv':

Panorama du Western  /  Pretty Deadly  Vs.  What Lies Beneath

Déjà lu dans le coin? Non

 

 

C’est édité chez qui? Glénat

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Afin de racheter le péché de la mort de sa femme un homme rencontre la Mort qui, après l'avoir rendu aveugle lui somme de détruire une bête maléfique s'il veut atteindre ses fins.

Mais dans un monde où morts et vivants cohabitent rien ne va se passer comme prévu et vengeance et rédemption vont mener le destin de nos protagonistes.


On l'a vu à plusieurs reprises, le mélange western-fantastique a le vent en poupe depuis quelques années, avec plus ou moins de réussite. Le duo féminin derrière Pretty Deadly livre un boulot intéressant en empruntant à différents folklores et croyances dans un univers à la fois référencé et très personnel, notamment au niveau graphique et narratif.

Un récit multi genre original dans le fond comme sur la forme, peut être un brin foisonnant parfois mais intéressant.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi? WHAT LIES BENEATH

 

 

C'est de Qui ? A. Silvestri

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Des nombreux scores de Silvestri que l’on a croisé chez nous celui de ce thriller psychologico fantastique est assez surprenant de par son caractère lambda voire plagiaire.

 

En effet le compositeur semble peu inspiré quand il singe Bernard Herrmann et son Psycho et guère plus original sur les passages d’épouvante plus marqué qui charrient leur lot de clichés.

 

Probablement dans le même état d’esprit que ses pairs à l’époque (Goldsmitth, Horner,… les années 90) Silvestri est en mode automatique, il compose des thèmes passe partout où alternent underscoring à base de cordes souvent monotones et passages survoltés où cuivres et percussions sont de sortie.

 

Après si c’est très calibré, c’est quand même de l’ouvrage d’artisan qui connaît son boulot et, pour aller avec un récit du genre de Pretty Deadly ça passe plutôt pas mal.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 12:37

 

 

 

 

LA BD :

 

 


C'est quoi ? LES FILS D'EL TOPO 1.  CAIN

 

 

C'est de qui : José Ladrönn & Alejandro Jodorowski

 

 

La Couv' :

Le Retour du Jodo / Les Fils d'El Topo Vs. El Topo

Déjà croisé sur B.O BD ? Jodorowski, oui / Ladrönn, jamais

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche :

 

 

 

Ca donne Quoi ? Quarante-six ans après la sortie d’El Topo, c’est sous la forme d’une bande dessinée, annoncée comme une trilogie, qu’Alejandro Jodorowski nous livre enfin la suite des pérégrinations métaphysiques des fils de l’ancien pistoléro devenu un saint. Décrit par le scénariste lui-même comme un "graphic movie", Les Fils d’El Topo doit donc être abordé par le lecteur comme le story-board Delux d’un film qui n’a pu être réalisé, faute de moyens suffisants, même si Jodorowski n’a pas perdu tout espoir de le voir se concrétiser un jour… prochain, si possible, car à 87 ans le créateur de L’Incal a bien conscience que le temps lui est compté.

 

Caïn apparaît avant tout comme une remise en contexte de l’intrigue, les premières pages de la BD constituant même un bref résumé des dernières minutes du film : ayant retrouvé son père qui l’avait abandonné enfant, Caïn ne peut se résoudre à le tuer, mais promet de se venger sur son second fils, Abel. Pour empêcher ce fratricide, El Topo interdit à quiconque de lui parler et de le regarder sous peine de mort et lui impose une marque sur le front avant de s’immoler (ça rigole pas dans la famille !).

 

Une bonne décennie plus tard, si l’on en juge par l’apparence d’Abel, la tombe d’El Topo est devenue un lieu de pèlerinage pour de nombreux cultes religieux, plus intéressés par les menhirs d’or qui y ont mystérieusement "poussés", que par la dépouille spirituelle qui repose à leurs pieds. Après des années d’errance, Caïn revient sur la tombe de son père et le somme de lever la malédiction qui pèse toujours sur lui. Essuyant un refus, il reprend la route, bien décidé à faire "ce qu’il faut" pour que les gens le regardent enfin ! Pendant ce temps, le pur Abel anime un spectacle itinérant de marionnettes avec sa mère. Lorsque celle-ci vient à mourir, elle demande à son fils, comme dernière volonté, de conduire son corps jusqu’à la tombe d’El Topo, avec l’aide de Caïn…

 

 

Jodorowski continue de mettre le genre balisé du western au service d’un conte mythologique hautement symbolique. A la fois récit autobiographique marqué par le conflit entre deux frères, violente critique des religions qui placent leurs intérêts économiques et politiques au-dessus des valeurs spirituelles, mais aussi réflexion pertinente sur le poids de l’héritage (il n’est pas anodin que  José Ladrönn donne à Caïn, porteur désormais du costume en cuir noir d’El Topo, les traits de Jodorowski à l’époque où il incarnait lui-même le personnage), Les Fils d’El Topo constitue une œuvre exigeante (il paraît difficile d’y entrer sans avoir en tête le film originel) dont l’ambition est mise en valeur par un dessin à la précision exceptionnelle et un cadrage volontairement cinématographique. Jodorowski expliquait dans la longue interview accordée dans le dernier numéro de Mad Movies que : "Dans le premier [volume], c’est surtout de la mise en place, mais après, ça éclate de tous les côtés, c’est incroyable !". On a diablement hâte de voir ça !  

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LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? EL TOPO

 

 

C'est de Qui ? Alejandro Jodorowski

 

 

La couv' :

 

 

 

Déjà entendu chez nous ? Non

 

 

On peut écouter ?

Ca donne Quoi ? Dans les très éclairants commentaires audio livrés par Jodorowski en bonus du DVD d’El Topo, le réalisateur, crédité également à la composition, explique les différentes techniques qu’il a pu utiliser pour écrire la bande son du film : prendre une partition de Beethoven et la réarranger de façon aléatoire ou encore envoyer quelques lignes de musique à différents amis, les inviter à un repas et organiser le morceau en fonction de leur ordre d’arrivée… Mythe ou réalité ?

 

Quoi qu’il en soit, on pouvait s’attendre à ce qu’une telle méthode "collaborative", bien dans l’esprit psychédélique des années 60, aboutisse à un résultat inaudible. Que nenni. Si la BO d’El Topo s’inscrit dans l’époque qui l’a vue naître, c'est avant tout pour son mélange savamment orchestré de score traditionel (certains morceaux trouveraient facilement leur place dans un western spaghetti classique), de fanfares décalées, de jazz et bien sûr de flûte à bec (instrument dont le personnage joue à plusieurs reprises).

 

Ces différentes inspirations donnent ainsi à l'album une coloration folk-rock qui prolonge admirablement l'ambiance très particulière du film, autant qu'elle la souligne.

 

 

 

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Une chronique de Lio

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 09:47

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : ELISABETH Ière

 


C'est de qui : Delmas, Regnault & Meloni

 

 

La Couv':

Destins de Reines  /  Elisabeth Ière  Vs.  The Other Boleyn Girl

Déjà croisés chez nous? Oui.

 

 

C’est édité chez ? Glénat.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Si il y a bien une figure historique à coté de laquelle la collection  Ils Ont Fait L’Histoire de chez Glénat, ne pouvait pas passer, c’est bien celle d’Elisabeth Première, dernière des Tudors qui refusa de se marier et fut à l'origine de changements sans précédents en Angleterre.

 

Depuis le superbe film de  Shekhar Kapur il y a presque 20 ans, je suis fan du personnage et attendait au tournant cette « bio », surtout après l’impressionnant La Vierge et la Putain, de Juncker,  déjà chez Glénat.

 

Mon sentiment après lecture est mitigé, si coté dessin c’est honnête quoiqu’assez classique, et si la personnalité de la reine vierge est plutôt bien rendue,  l’album souffre des limites de format de ses prédécesseurs de la collection.

 

En effet, condenser 44 années de règne en un seul volume oblige à des coupes franches et des choix drastiques, et la monarque aurait peut être mérité un second tome.

Néanmoins les grandes lignes sont là et l’album, notamment grâce à son cahier historique en fin de volume, remplit son rôle.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ?  THE OTHER BOLEYN GIRL

 

 

C'est de Qui ? Paul Cantelon

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez B.O BD ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Drôle d’idée que ces arrangements parfois très (trop) contemporains pour mettre en musique ce « biopic » qui se déroule au XVI° siècle en Angleterre et raconte la romance entre Henry VIII et les sœurs Boleyn(note aux scénaristes, penser à prendre des actrices qui se ressemblent au moins un peu quand elles doivent incarner deux sœurs). Plutôt que d’opter pour le parti pris de la fort bonne série The Tudors et ses morceaux d’époque mélangés à des compositions originales mais dans le même esprit, Paul Cantelon préfère se concentrer sur l’intrigue plutôt que l’époque.

 

Du coup ce qui aurait pu être une bonne évocation via une musique de chambre aux accents historiques reflète plutôt le coté romantique et tragique du scénario .

 

C’est d’autant plus dommage que l’on n’aurait pu difficilement être plus raccord coté époque vu que l’une des protagonistes principales du film est Ann Boleyn qui n’était autre que la mère de notre Elisabeth.

 

 

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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