2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 07:47

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA MORT VIVANTE

 

 

C'est de qui ? Vatine et Varanda

 

 

La Couv':

 

N'est pas morte celle qui à jamais dort  /  La Mort Vivante  vs.  I Lunghi Capelli della Morte

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Vatine comme pour Varanda.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat / Comix Buro

 

 

 

Une planche:

 

 

N'est pas morte celle qui à jamais dort  /  La Mort Vivante  vs.  I Lunghi Capelli della Morte

 

Ca donne Quoi ? Ayant perdu sa fillette dans un accident sur la Terre, dépeuplée au profit de Mars, Martha une femme aussi riche que mystérieuse, fait venir de force Joaquim, jeune scientifique mis au ban, qu’elle pense capable de la cloner.

Mais c’était sans compter sans l’intervention de créatures gigantesques lors de la chute de l’enfant qui va fausser le résultat de l’expérience.

 

Annoncée il y a déjà pas mal de  temps cette adaptation d’un roman de Wul voit finalement le jour et l’attente valait la peine.

Comix Buro a rejoint le giron de Glénat qui propose deux versions de l’album, la standard en couleur (réalisées par Isabelle Rabarot et Vatine, qui a également signé le storyboard) et une en NetB pour les amateurs de beau dessin (version plus conforme au travail premier de l’artiste).

Car c’est en premier lieu de ça qu’il s’agit ici ! Certes Alberto Varanda a passé du temps sur sa copie mais le résultat est un quasi sans fautes.

 

N'est pas morte celle qui à jamais dort  /  La Mort Vivante  vs.  I Lunghi Capelli della Morte

 

S’inspirant d’illustres prédécesseurs, de Gustave Doré à Bernie Wrightson, le dessinateur portugais livre un travail assez remarquable, aux personnages anguleux et expressifs et aux décors parfois époustouflants, le tout avec un rendu « tramé » très old-school qui sied bien au scénario.

 

Quid de celui ci me direz vous ? Vatine s'était déjà frotté à Wul sur Niourk, mais ici c'est plus de la SF/fantastique à l’ancienne, qui convoque sans craintes les spectres des auteurs gothiques et les assaisonnent aux codes de l’anticipation futuriste.

 

Pour ceux qui trouveraient que l’histoire manque d’originalité, rappelons que le texte original date de 1958 et que ce que vous auriez pu prendre pour une redite pourrait fort bien être une source d’inspiration.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : I LUNGHI CAPELLI DELLA MORTE

 

 

C'est de qui ? C. Rusticelli

 

 

La Couv':

 

N'est pas morte celle qui à jamais dort  /  La Mort Vivante  vs.  I Lunghi Capelli della Morte

 

Déjà entendu chez B.O BD? Quelque fois je dirais.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après avoir mis en musique la Fruste e Il Corpo de Bava, Carlo Rusticelli revient à l'horreur à l'italienne avec ce film au background médiéval.

A n'en pas douter la B.O de I Lunghi Capelli della Morte a dû inspirer le regretté Wojcieh Kilar pour celle du Dracula de Coppola avec son introduction solennelle à base de cordes haut perchées ponctuées de cloches lugubres.

 

Le thème est ensuite repris sous la forme d'un requiem sur une poignée de pistes avant l'introduction du theremine qui fait toujours son petit effet coté étrangeté.

 

Si le thème principal est un peu trop générique quitte à en devenir presque répétitif, les broderies de Rusticelli apportent de belles ambiances macabres qui mettent l'emphase sur la noirceur romantique du scénario de La Mort Vivante.

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

Repost0
20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 14:46

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BLUEBELLS WOOD

 

 

C'est de qui ? G.Sorel

 

 

La Couv':

 

Le chant de la sirène  /  Bluebells Wood  Vs.  Wolfen

 

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

 

Une planche:

 

 

Le chant de la sirène  /  Bluebells Wood  Vs.  Wolfen

 

Ca donne Quoi ?Un peintre reclus entre les bois et la mer à la suite du décès de son épouse, découvre un jour une sirène dont il tombe amoureux mais qui lui réserve de bien mauvaise surprises.

 

 Algernon Woodcock, Les Contes de l’Ankou ou encore la mythique Ile des Morts…on connaît Guillaume Sorel grand amateur de fantastique et de contes avec un style graphique aux accents gothiques et torturés qui se prête bien au genre (et pas que of course). Après ses adaptations réussies de Maupassant et de Zweig l’auteur revient à ses amours de jeunesse avec ce Bluebells Wood.

 

L’histoire emprunte autant à Andersen qu’au mythe ancestraux de la créature folklorique avec un rien de Lovecraft (pas assez à mon goût d’ailleurs mais passons), et les thématiques de l’amour impossible, de la reconstruction après la perte d’un être aimé, de l’inspiration artistique, rendent l’ensemble un peu brouillon.

 

Le chant de la sirène  /  Bluebells Wood  Vs.  Wolfen

 

Heureusement que l’artiste n’a rien perdu de son incomparable talent et ses planches peintes sont de toute beauté, que ce soit dans le figuratif bucolique comme l’expressif des protagonistes. Une partie graphique impeccable qui rattrape un scénario un rien attendu.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : WOLFEN

 

 

C'est de qui ? J. Horner

 

 

La Couv':

 

Le chant de la sirène  /  Bluebells Wood  Vs.  Wolfen

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Seul film réalisé par Michael Wadleigh (avec le doc sur Woodstock, comme grand écart on fait difficilement mieux !) Wolfen voit Greg Safran, compositeur retenu, se faire lourder du projet alors que ce dernier était déjà pourtant bien avancé.

 

Horner, pas encore trentenaire à l’époque, le remplace au pied levé et écrit en peu de temps des thèmes très appropriés qu’il n’hésitera pas à développer plus tard (le monsieur est un habitué du procédé) dans ses futurs grands succès que seront Aliens ou Star Trek.

 

On appréciera notamment l’ostinato minimaliste mais très efficace du thème principal, qu’Horner étend par la suite dans la B.O avec un sentiment de peur grandissante.

 

Il utilise le trombone et la trompette pour les passages d’épouvante, et ce sont pianos et cordes qu’il garde pour la tristesse et la mélancolie (furtives mais bien présentes) dans des passages bien plus mélodiques très réussis qui sont d’ailleurs les plus intéressants avec Bluebells Wood auquel la B.O de Wolfen apporte une aura fantastique tendue qui lui manquait quelque peu.

 

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 06:59

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : ULYSSE

 

 

C'est de qui ? Lob - Pichard

 

 

La Couv':

 

Les dieux sont cruels avec les héros / Ulysse  Vs.  Barbarella

 

Déjà lu sur B.O BD? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche

 

Les dieux sont cruels avec les héros / Ulysse  Vs.  Barbarella

 

Ça donne Quoi ? Ayant connu d'autres albums de Pichard en couleurs (vives), j'ai été ravie de pouvoir profiter au mieux de ses dessins par l'utilisation du N&B.

 

Quand on connait un peu les œuvres des 2 compères Lob et Pichard, on ne s'étonne pas des tenues (dé)couvrant les personnages féminins variés de l'histoire, ni de leurs plastiques avantageuses!

 

Lob a un peu détourné le récit original de l'Odyssée puisqu'il fait d'Homère un des personnages participant au retour de Troie, devenant aveugle à cause du cyclope et seul survivant avec Ulysse.

 

Les dieux sont cruels avec les héros / Ulysse  Vs.  Barbarella

 

La plupart des étapes du voyage mythologique sont présentes, mais les dieux sont des extra-terrestres immortels qui suivent Ulysse dans leur Olympe volant. Pourquoi toutes ces épreuves pour le pauvre Ulysse? Tout simplement parce que les dieux s'ennuient et que seule Athéna va le défendre tout au long du périple.

 

Le sex-appeal et les tenues très légères des nymphes et déesses ont pu choquer à la sortie des 2 albums originaux, mais sont bien anodins de nos jours tout comme le contexte érotique et les scènes de sexe.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? BARBARELLA

 

 

C'est de Qui ?  Bob Crewe & Charles Fox

 

 

La couv' 

 

Les dieux sont cruels avec les héros / Ulysse  Vs.  Barbarella

 

Déjà entendu chez nous? non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ça donne Quoi ? La musique composée pour ce film délicieusement kitch (même à l'époque) correspond bien aux accompagnements des films de SF des années 1960/1970.

 

Difficile de trouver dans cette BO des extraits sans chansons, mais cela s'explique sûrement par le fait que Bob Crewe est plus créateur de chansons que de musique instrumentale. C'est donc Charles Fox qui a dû composer ces perles de la reine noire.

 

Débauche de percussions, cuivres, synthétiseurs sur des rythmes syncopés dominent dans ce morceau… pas le temps de rêver, c'est l'action qui prime.

 

Donc une musique idéale pour accompagner un album aux multiples rebondissements… et aux personnages mythologiques dont les tenues sont très "barbarelliennes" (certaines devant leurs apparences à la patte de Paco Rabanne).

 

 

 

---------------

 

 

 

 

Une Chronique de Gen

 

Repost0
6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 07:45

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  DONALD HAPPIEST ADVENTURES

 

 

C'est de qui ? Trondheim & Keramidas

 

 

La Couv':

 

Jeunesse joyeuse /  Donald Happiest Adventure

 

Déjà croisés sur B.O BD? Oui.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

 

Une planche:

 

 

Jeunesse joyeuse /  Donald Happiest Adventure

 

Ca donne Quoi ? Après avoir inauguré la Collection Disney by Glénat par un Mickey's Craziest Adventures de haute volée, le duo Keramidas/Trondheim revient 2 ans plus tard avec un album au principe similaire recentré sur Donald Duck.

 

Trondheim s'est assagi en proposant une histoire complète cette fois-ci perdant l'originalité au passage des planches perdues laissant gré au lecteur de combler les trous narratifs.

 

Avec parfois  quelques clins d'oeil aux aventures précédentes, le Canard de Disney part donc conquérir le bonheur perdu sur l'injonction de son oncle Picsou et croiser de ce fait la route de Donald Dingue, Mickey, Pat Hibulaire mais également de se retrouver dans un pays despotique et permettant de ce fait à Trondheim de retrouver sa verve acide.

 

Jeunesse joyeuse /  Donald Happiest Adventure

 

Le look vintage des pages jaunies reste similaire et le trait de Keramidas étonnamment un peu en retrait de ses précédentes planches (Mickey's Craziest Adventures y compris) achèvent de faire de cet ouvrage un opus légèrement en retrait du précèdent. La formule reste bonne mais semble s'épuiser. "à la recherche d'une inspiration pour un dernier opus sur oncle Picsou ? Malgré tout, on ne serait pas forcément contre du rab avec Picsou en opus final.

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Jet

 

Repost0
4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 10:25

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  IL FAUT FLINGUER RAMIREZ

 

 

C'est de qui ? N. Petrimaux

 

 

La Couv':

 

La chronique sans musique de Jet  /  Il faut flinguer Ramirez

 

Déjà lu chez nous? Non

 

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

 

Une planche:

 

 

La chronique sans musique de Jet  /  Il faut flinguer Ramirez

 

Ca donne Quoi ? Outre le joli clin d'œil au classique Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia de Sam Peckinpah et les multiples références à la mode rétro disco néon eighties (biffez la ou les mentions inutiles), il ne faut pas croire que le tout nouveau bébé du prometteur Nicolas Pétrimaux se résume uniquement à une compilation nostalgique.

Certes ce premier acte en est gorgé mais arrive à entretenir un petit univers crédible autour du fameux Ramirez avec rythme et brio.

 

Simple réparateur d'aspirateurs, Ramirez est un employé dévoué sans histoires. Portant de jolies bacchantes et affublé d'une tâche de vin sur le visage, Jacques Ramirez n'aspire qu'à une vie sans histoires mais il est identifié par la mafia mexicaine comme un redoutable tueur à gages porté disparu.....

 

La chronique sans musique de Jet  /  Il faut flinguer Ramirez

 

Sur un rythme sans failles, voici une jolie brochette de pieds nickelés à la poursuite d'un muet dont certaines cases vous feront hurler de rire ou régaleront les pupilles.

Une première oeuvre étonnante et épatante se plaçant comme la Bd inattendue de 2018, ni plus ni moins. Du fun pas crétin et hautement sensoriel, voilà qui fait du bien et longue vie à Ramirez !

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Jet

Repost0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags