21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 09:38

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : WIKA ET LES FEES NOIRES.

 

 

C'est de qui ? Thomas Day et Olivier Ledroit

 

 

La Couv':

Sortez vos lunettes teintées /  Wika 2 vs La Belle et la Bête

 

Déjà croisé sur le site? Oui sur le tome 1.

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche:

Sortez vos lunettes teintées /  Wika 2 vs La Belle et la Bête

 

Ca donne Quoi ? Ceux, dont je suis, qui aiment les dessins, les mises en pages et la démesure d'Olivier Ledroit seront comblés. Mais cela sera sans doute un peu plus difficile d'accès pour les personnes qui aiment les BD avec des gaufriers plus ou moins standard. Ici il n'y a pas une partie blanche où se reposer les yeux, les pages sont remplies d'un coin à l'autre et il faut parfois s'y reprendre à 2 fois pour lire les bulles dans le bon ordre (si tant est qu'il y ait un bon ordre!). Certains vaisseaux volants m'ont rappelé les nefs des goules et des vampires dans Requiem chevalier vampire… mais cela n'a rien d'étonnant.

 

Côté scénario, un personnage à priori positif apparaît dans cet album : le plus jeune fils d'Obéron dont je suppose qu'il aura un rôle important dans les prochains albums (2 annoncés). Thomas Day s'amuse beaucoup avec des allusions à divers contes ou mythes pas toujours évidentes à retrouver. Si Hamelin, le prince joueur de flûte, est plutôt facile à remettre en face du conte de Grimm de base, l'allusion à Tracassin risque de passer au-dessus de ceux qui connaissent le personnage sous son nom allemand de Rumpelstilzchen.

 

 

Sortez vos lunettes teintées /  Wika 2 vs La Belle et la Bête

 

J'apprécie toujours autant l'originalité des "tatouages" variables de Wika qui permettent de comprendre immédiatement son humeur : fleurs et papillons = calme et sérénité et tête de mort = fureur et rage.

 

Bien qu'Olivier Ledroit ait dit avoir fait cette série pour que sa fille puisse lire une de ses œuvres, il est clair que ce n'est pas destiné à la fille de notre ami Fab avant une dizaine d'années.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? LA BELLE ET LA BETE

 

 

C'est de Qui   Pierre Adenot

 

 

La couv' 

 

Sortez vos lunettes teintées /  Wika 2 vs La Belle et la Bête

 

Déjà entendu chez nous?  Non.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Pour accompagner la tristesse et la mélancolie de Wika dans ce 2e album, le score du film La Belle et la Bête convient parfaitement avec son mélange d'airs tristes et doux et d'airs plus rythmés.

 

Comme la majorité des compositeurs de musiques de films, Pierre Adenot a suivi une formation classique qui transparaît dans la rigueur d'écriture de cet accompagnement musical. On retrouve ainsi les usages classiques qui donnent aux cuivres ou bois graves et sourds le côté angoissant, aux cordes le côté furtif d'exploration des lieux. Ajoutons des accords légers sur un piano ou avec des clochettes pour donner un peu de mystère. Pierre Adenot a mis un peu d'exotisme dans sa musique avec l'utilisation d'un instrument à cordes frappées : cymbalum ou tympanon. Mais il n'a pas su éviter l'usage trop classique d'un chœur à bouches fermées pour les instants funèbres.

 

Une musique très symphonique pour accompagner en douceur (ou presque) la lecture d'un album foisonnant… et pas vraiment doux! Après tout, Wika n'est-elle pas un mélange de la Belle et de la Bête?

 

 

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Une chronique de Gen

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 16:20

 

 

Pour cette seconde chronique jeunesse de la journée ce n'est rien moins que notre Jet qui signe son retour, et en grande forme en plus!

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi ? LA JEUNESSE DE MICKEY

 

 

C'est de qui : Tébo

 

 

La Couv':

Young Mickey  /  La Jeunesse de Mickey  Vs.  Ren & Stimpy

Déjà lu chez nous? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche

Young Mickey  /  La Jeunesse de Mickey  Vs.  Ren & Stimpy

 

Ca donne Quoi ? On prend les mêmes et on recommence ?

 

Surement pas ! Après le récit pastiche de Trondheim et sa fameuse narration à trous et l'hommage toute en délicatesse de Cosey, Tebo sort son épingle du jeu en reprenant le fameux principe des Histoires de l'Oncle Paul à la sauce Disney.

 

Mickey est devenu un vieux briscard à qui on ne la fait pas. Norbert, son petit neveu, va vite l'apprendre à ses dépens en écoutant les aventures de jeunesse de la vieille souris.

 

C'est l'occasion rêvée pour mettre en scène de courtes histoires se déroulant pêle mêle au Far West, pendant la prohibition du Chocolat ou la Première Guerre Mondiale.

 

Se faisant sans cesse interrompre par une Minnie lui rappelant de raconter la vérité sans l'enjoliver ou quelques raccourcis scénaristiques hilarants, Mickey pétrit ses histoires avec panache. Le trait tout en rondeurs et en dynamisme de Tebo explose littéralement par de nombreuses scènes tout en mouvement et parfois sur de splendides doubles pages détaillées.

 

Encore un sans fautes dans cette prolifique collection des aventures de Mickey par des auteurs français. On attend de pied ferme la version de Loisel qui va bientôt arriver.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? REN AND STIMPY PRODUCTION MUSIC VOL.3

 

 

C'est de Qui ? Divers

 

 

La couv' 

Young Mickey  /  La Jeunesse de Mickey  Vs.  Ren & Stimpy

 

Déjà entendu sur B.O BD ? Probable

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Le show volontairement vintage et foncièrement politiquement incorrect voire subversif Ren & Stimpy, diffusé étrangement sur Nickelodeon pendant quasiment 5 ans, piochait, coté musiques d’accompagnement, allègrement dans les ambiances des grands classiques du cartoon d’humour du siècle dernier, de Hanna Barbera à Tex Avery.

 

Nous voici donc avec le troisième volet d’une compilation faite par des internautes il y a maintenant un bail et devenues de véritables collectors pour certains.

Source inépuisable de fun, de gags instrumentaux et autres illustrations sonores inventives, cette collection de pistes plus réussies les unes que les autres est tout à fait désignée pour la version Tébo des jeunes années de la plus célèbre souris du monde !

 

 

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Une chronique de Jet &  Fab

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 09:36

 

 

 

Chronique un peu particulière que ce Ravage puisque ce sera la dernière de Lio pendant quelques temps, obligations professionnelles oblige.

 

Nous lui souhaitons bonne chance et espérons qu’il reviendra au plus vite dans les colonnes de B.O BD dont il a été un des principaux artisan de réussite et d’originalité depuis son arrivée, moteur et force de proposition d’un site qui ne serait pas tout à fait le même sans ce qu’il lui a apporté.

 

A très bientôt camarade, tu nous manque déjà !

 

 

 

 

 

LA BD :

 

 


C'est quoi RAVAGE, TOME 1

 


C'est de qui : Macutay, JD Morvan & Walter

 

 

La Couv' :

 

LA BD :

 

 


C'est quoi LA GUERRE DU FEU

 


C'est de qui : Roudier & Champelovier

 

 

La Couv' :

Paris brûle-t-il ? / Ravage Vs. Caprica

Déjà lu sur le site ? Oui

 

 

C'est édité chez qui ? Glénat

 

 

 

Une planche :

 

 

Ca donne quoi ? Dans un futur indéfini, les armées du Patriarche François, cent-trente ans au compteur, mais toujours bon pied, bonne oeil (après quelques injections), donnent l'assaut à la place-forte d'Albert le Forgeron, seigneur séditieux, inventeur d'une terrible machine à vapeur... Paris, 2052. Alors que le jeune et un peu raide François Deschamps attend de voir passer sur les écrans sa belle Blanche Rouget, devenue Regina Vox, la nouvelle égérie du producteur Jérôme Seita, l'électricité disparaît soudainement et livre la capitale au chaos et à la destruction.

 

Se lancer dans une adaptation de Ravage implique de tenir compte de la tonalité si particulière du style de Barjavel, plus proche par moment de la poésie sombre et absurde d'un Boris Vian ou du Brazil de Terry Gilliam que de l'âpreté du 1984 d'Orwell. La démarche impose également de se demander comment aborder l'idéologie anti-moderne et anti-scientifique qui sous-tend son propos. Une idéologie sur laquelle les critiques débattent encore pour savoir si elle relève du pétainisme (rappelons que le livre a été publié sous l'Occupation et la férule du régime de Vichy) ou au contraire si l'écrivain, conforté par son éditeur, l'ambigu Denoël, s'est inspiré de la philosophie prônée par Lanza del Vasto, qui préfigurait les mouvements écologistes radicaux qui essaimeraient à la fin des années 1960 et avait l'avantage de ne pas s'opposer aux doctrines nauséabondes du Maréchal et de ses sbires.     

 

En choisissant de bousculer l'organisation du roman, dont l'épilogue tendancieux tient désormais lieu de prologue, et en faisant du Patriarche un mélange de Solomon Kane droit dans ses cuissardes noires et de Gandalf implacable, façon Peter Jackson, qui défouraille à tour de bras ses ennemis du haut de leurs remparts, Jean-David Morvan et son dessinateur, le talentueux Rey Macutay, livrent une entrée en matière fracassante, digne d'un épisode de Game of Thrones ou de Vikings. Ce parti-pris, pour jouissif qu'il soit, évacue cependant toute polémique éventuelle concernant la relecture qui est faite de Ravage et n'a, au final, pas grand chose à voir avec sa tonalité décalée évoquée plus haut.

 

 

Toutefois, dès que le flash-back nous ramène au "début" de l'histoire, la BD commence à trouver son point d'équilibre entre fidélité au roman et innovations bienvenues. C'est alors avec un intérêt croissant que l'on s'attache à suivre les parcours de François et Blanche à travers un Paris futuriste lumineux qui doit moins à la Métropolis de Fritz Lang (comme c'était le cas chez Barjavel) qu'à la Coruscant de Star Wars, accommodée à la sauce haussmannienne.

 

Se concluant quelques pages seulement après l'extinction de toutes les sources d'énergie de la capitale, ce premier tome (sur trois) apparaît comme une mise en place de l'intrigue et des personnages qui pèche parfois par son inspiration anglo-saxonne trop appuyée, mais parvient malgré tout à remplir la mission que ses créateurs semblent s'être fixée : immerger le lecteur dans le crépuscule des "Temps nouveaux" imaginés, il y a plus de soixante-dix ans, par Barjavel avec une incroyable acuité.  

 

 

 

 

 MUSIQUE :

 

 

 

 

C'est Quoi ? CAPRICA
 

 

 

C'est de Qui ? Bear McCreary

 

 

La couv' :

 

 

Déjà croisé sur B.O BD ? Oui

 

 

On peut écouter ? Une mise en bouche qui accompagne bien les 1ères pages de la BD

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Délicat de trouver une bande-son qui permette de concilier trois ambiances aussi variées que celles proposées dans Ravage. « Provençale fantasy » (pour reprendre la belle expression de Morvan) épique et rugueuse d’un côté, déambulation dans un Paris ultra-technologique de l’autre et enfin, dans les dernières pages, prémices de l’effondrement… au propre comme au figuré, de notre belle Capitale. Et pourtant…

 

Diffusée en 2010, la première et unique saison de Caprica, préquelle avortée du magistral reboot de la série Battlestar Galactica, orchestrée par Ronald D. Moore, propose à bien y regarder un cadre assez proche à celui du premier tome de l’adaptation de Barjavel : la description d’un univers futuriste, qui concilie esthétique rétro et innovations high-tech - on y bidouille du Cylon en conduisant des Citroën DS ! - dont la confiance aveugle en la technologie va causer sa perte.

 

Compositeur de l’excellente BO de Galactica, Bear McCreary rempile derrière le pupitre et poursuit son exploration d’un univers sonore riche et diversifié. Il émane de son travail  un sentiment de mélancolie qui sied parfaitement aux scènes intimistes de la BD (le morceau "Amanda Graystone" semble avoir été écrit pour Blanche), tandis que les percussions tribales, marque de fabrique de la série, n’en sont pas pour autant oubliées. Il n’y a qu’à écouter les pistes "Terrorism On The Lev" et surtout "Cybernetic Life Form Node" pour s'en convaincre, qui accompagneront à la perfection le prologue guerrier de Ravage. Enfin, la noblesse toute en retenue de "The Adama Name" permettra de souligner toute la majesté du Paris de Macutay et de son ballet incessant de voitures volantes en suspension.

 

 

 

 

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Une chronique de Lio

         

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 12:44

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : MONSIEUR DESIRE ?

 

 

C'est de qui : Augustin & Hubert

 

 

La  Couv':

Le Portrait des Liaisons Dangereuses  /  Monsieur Désire ?  Vs.  The Remains Of The Day

Déjà lu chez nous? Oui pour la dessinatrice mais aussi le scénariste.

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Après un détour par un l’univers des contes (Petit et sa suite), Hubert nous revient avec un scénario se déroulant dan l’Angleterre Victorienne, alors que la monarque qui donna son nom à la dite époque vient de monter sur le trône.

 

Un jeune Lord d’à peine 25 ans, vivant dans l’oisiveté et la débauche, va- au mépris de toute conventions sociales- faire de l’une de ses nouvelles servantes, fille aussi commune que simple mais dont la pureté d’âme est le pendant de la noirceur de celle de son maître, sa confidente.

 

Attitrée aux fins de nuits de dépravation de ce dernier, elle va donc subir ses confessions trash, dans un jeu aussi malsain que vain.

 

Si c’est chez Grimm ou Perrault que l’on pouvait chercher les influences de certains des précédents ouvrages du scénariste, et si, ici encore, c’est un beau miroir de l’âme humaine qu’il nous livre, ce sont les spectres d’Oscar Wilde et de Choderlos de Laclos (« salué » en milieu d’ouvrage d’ailleurs) qui planent sur Monsieur Désire, que ce soit dans son sujet ou ses dialogues ciselés.

 

Hubert a trouvé dans le trait fin et expressif et les très beaux choix de couleurs de Virginie Augustin, le vecteur graphique idéal pour conter cette histoire douce-amère.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE REMAINS OF THE DAY

 

 

C'est de Qui ? R. Robbins

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous ? Il semblerait que non.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Bien avant la mièvrerie addictive d’un Downtown Abbey, Anthony Hokins et Emma Thompson, devant la caméra de James Ivory, avaient déjà personnifié à l’écran la vie et les affres de la caste servante des familles nobles britanniques.

 

Pour évoquer musicalement le dévouement extrême du personnage principal du film, Richard Robbins s’en tient à sa méthode, efficace mais redondante, du thème discret (pour ne pas dire austère) et cyclique qui se répète à foison tout au long de la B.O.

 

Si il y a bien quelques variantes, propres à créer des pics émotionnels ou psychologiques, l’ensemble reste assez répétitif même si le but recherché est clairement atteint.

 

L’usage assez surprenant d’effets et instruments électroniques en renfort des bois et des cuivres omniprésents est néanmoins fait avec assez de métier pour ne pas déranger et sonner trop anachronique.

 

L’atmosphère sobre, voire solennelle de l’ensemble, sa mélancolie latente et persistante, ont été de beaux compagnons musicaux à l’album de Virginie Augustin et Hubert.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 16:44

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LES 4 DE BAKER STREET. L’AFFAIRE MORAN.

 

 

C'est de qui ? Djian, Etien, Legrand

 

 

La Couv':

Leur plus sombre affaire  /   Les Quatre de Baker Street  Vs.  Murder By Decree

C’est édité chez qui ? Vent D’Ouest

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Revoilà les 3 gamins (et leur chat) les plus futés des bas-fonds londoniens pour leur déjà septième aventure, fin de la « seconde saison » de la série.

 

 Holmes est toujours en planque, attendant patiemment que son nouvel ennemi mortel, le Colonel Moran, fasse le faux pas qui permettrait son arrestation. Mais le chasseur et la proie pourraient bien échanger les rôles surtout que nos Francs-Tireurs, en pleine crise existentielle, sont peu prudents et que la bande rivale dirigée par Scabs a une dent contre eux.

 

On ne s’ennuie pas une seconde dans ce nouveau tome des Quatre de Baker Street dont le ton est devenu clairement plus sombre avec ce second arc. Les scènes dramatiques au suspense soutenu sont nombreuses et l’utilisation que font les scénaristes des créations de Sir Conan Doyle est d’une grande intelligence.

 

Last but not least, le dessin est toujours aussi virtuose, rehaussé par une colo sans fautes qui en fait l’un des meilleurs dans le genre en Franco-Belge aujourd’hui.

 

La série, qui va s’enrichir semble t-il de nouvelles recrues, confirme, après sept tomes sans baisse de régime qu’elle est devenue un classique pour tous âges ou presque.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi? MURDER BY DECREE

 

 

C'est de Qui ? Paul Zaza & Carl Zitrer

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Intéressant à plus d’un titre ce score. Tout d’abord ce n’est pas celui que j’avais pensé utiliser en premier lieu, mais au vu du tournant assez sombre que le scénario de ce nouveau volet a rapidement pris, il a remplacé celui initialement prévu.

 

Deuxièmement, c’est la première fois que l’on écoute Paul Zaza et/ou Carl Zitrer chez, nous, en quasiment 2000 chroniques ce qui est aussi étonnant qu’encourageant puisque ça signifie quelque part que l’on a encore de la marge dans la découverte !

 

Et enfin car la B.O de cette rencontre entre le célèbre détective et le non moins célèbre Eventreur a longtemps été un fantasme de scénaristes, qu’ils soient de littérature, de cinéma ou de BD.

 

Pianiste de formation, musicien de comédies musicales et de tournée, Zaza s’est lancé dans la B.O de films, téléfilms et séries TV sur le tard mais n’a pas chômé ensuite puisqu’il a à son actif près de 175 réalisations.

Murder By Decree est l’une de ses premières, il l’obtient grace à Zitrer, ami avec le réal, qui sait que le bagage symphonique de Zaza va être un vrai plus. Jusqu’alors Zitrer a essentiellement mis en musique de l’horreur de série B mais connaît le boulot sur le bout des doigts.

 

La collaboration des deux hommes, l’un à l’écriture pour grand orchestre, l’autre à l’édition et au montage, fait des merveilles sur un film qui, s’il ne restera pas dans les annales des films sur Sherlock Holmes, est tout à fait honorable. Sa musique, inspirée par les classiques du genre, est probablement ce que son auteur a fait de mieux, et ne manque ni d’ampleur ni de qualités mélodiques, que demander de mieux pour nos Francs-Tireurs ?

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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