17 février 2020 1 17 /02 /février /2020 09:40

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  RETOUR DE FLAMMES

 

 

C'est de qui ? Grande & Gallandon

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site?Oui pour Galandon.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Paris à l’automne 1941, alors que la capitale vit sous le joug nazi, un incendiaire s’en prend aux pellicules de films faisant l’apologie du reich.

Le commissaire Lange et son équipe, pas vraiment copains avec l’occupant, sont chargés de retrouver le coupable, et obligé de travailler avec la gestapo, ce qui n’est pas pour leur plaire.

 

L’enquête du policier va l’amener à côtoyer le monde du cinéma qui, à sa façon, fait de la résistance. Tiraillé par de vieux démons intérieurs, Lange va devoir composer avec les multiples obstacles qui se dressent sur sa route.

 

Un polar historique diablement bien troussé, véritable « page turner » aux protagonistes complexes et dont l’intrigue mène le lecteur par le bout du nez en ménageant des effets de manche aussi surprenants que bienvenus. Cerise sur le gâteau, les cinéphiles comme votre serviteur apprécieront les quelques caméos de monstres sacrés du 7° Art tout au long de l’album.

 

Coté graphisme, pour une première incursion chez nous, l’espagnole Alicia Grande rend une copie des plus convaincante.

 

On n’a qu’une envie arrivé au cliffhanger de la dernière planche : connaître la suite, car bien malin qui pourrait dire de quoi il en retourne.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : CHINATOWN

 

 

C'est de qui ? J. Goldsmith

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? C’est probablement à ce genre de choses que l’on reconnaît la marque des grands. Suite au rejet par le producteur du score de Phillip Lambro, Goldsmith est embauché pour en réécrire un, avec un laps de temps des plus restreint puisqu’il ne dispose que d’une dizaine de jours.

 

Pourtant, loin de bâcler la commande, l’auteur de La Planète des Singes et d’Alien va proposer une partition inventive et originale, qui joue sur les codes du noir que ce soit dans le suspense ou le romantisme.

 

Après un générique des plus classique avec sa trompette langoureuse, Goldsmith flirte avec les dissonances sur un piano solo inquiétant, fait vibrer les cordes sur des passages presque lyriques et jette de ci de là des choses inattendues, de la harpe au vibraphone.

 

Chinatown va devenir un étalon de la B.O du film noir, effort que Goldsmith tentera de reproduire (avec une certaine réussite avouons-le) quelques années plus tard sur le très bon L.A Confidential, autre grand classique s’il en est.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 


 

 

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 10:45
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  FREDERIC, WILLIAM ET L’AMAZONE.

 

 

C'est de qui ? J.M. L’Ainé  & T. Olivier.

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat / Comix Buro

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? On ne croirait pas comme ça à voir l’inanité quasi générale des comics de super héros d’aujourd’hui, en constante redite histoire de rester dans la course d’une logique commerciale initiée il y a déjà pas mal d’années et démultipliée par le business des adaptations ciné maousse, mais fut un temps les bd pour les jeunes (et moins jeunes !) c’était…le Mal !

 

Et on parle là de campagnes de (dés)information appuyées allant jusqu’à des autodafés, si , si je vous assure !

Alors c’est vrai c’était au siècle dernier, il y a presque 80 ans de cela, mais tout de même…

C’est, en filigrane, de cette période noire pour le medium qu’il est question dans Frederic, Wiliam et l’Amazone, qui évoque la création du personnage de Wonder Woman (l’Amazone en question, pour les moins initiés de nos lecteurs) par William M. Marston, un homme ambigu, un brin arriviste, polygame affirmé, défendant une certaine émancipation de la femme, idées qu’il tente de faire passer dans les scénarios de son héroïne.

 

Face à lui, Frederic Wertham, psychiatre de son état, quelque peu pétri de traumatismes et d’idées reçues qui, en marge de son travail sur la psyché de tueur en série,  va faire de la lutte contre les comics et de leur supposée influence néfaste sur la jeunesse, son cheval de bataille.

 

De cette campagne naîtra la Comics Code et une édulcoration certaine de nombre de parutions qui mettra du temps avant de redevenir (un peu) moins coincée.

 

Jean Marc Lainé - passionné de comics et de BD en général, au passé de directeur de collection, d’auteur d’essais sur le mediun, traducteur et, last but not least,  scénariste - propose avec cet album une réflexion historico-culturelle prenante que l’on sent documentée et sans parti-pris, aux thèmes multiples et bien traités.

 

 

Au dessin, Thierry Olivier livre de son côté une copie sans fautes, très old school dans l’esprit de l’époque (les amateurs reconnaîtront les –bonnes-influences !), renforcé par un choix de noir et blanc et lavis judicieux, traversé à quelques instants clés, de touches de couleur marquantes.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : STRANGERS WHEN WE MEET

 

 

C'est de qui ? G. Duning

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? A quelques reprises oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? L’action de Strangers when we meet est assez proche dans le temps de celle de notre BD du jour, et sa thématique, l’adultère, est elle aussi délicate à l’époque, même si la censure semble quelque peu se relâcher dans cette période d’après-guerre tendue.

 

Si Kirk Douglas et Kim Novack livrent une performance plus que satisfaisante, l’une des grandes réussites du film est sans conteste le score à la fois sensuel et dramatique de George Duning.

A des parties de cordes luxuriantes typées mélo américain bon ton il oppose des thèmes au hautbois et à la clarinette qui ne sont pas sans faire penser parfois à la musique d’Un Tramway nommé Désir de North, mélange de classicisme et de jazz.

 

Si Strangers n’a peut-être pas la force évocatrice de certaines œuvres de son auteur, de Tant qu’il y aura des Hommes à 3h10 pour Yuma, elle reste néanmoins une de ses partitions les plus riche et, hormis un côté peut être un peu trop romantique parfois, fait une B.O des plus intéressante pour Frederic, Wiliam et l’Amazone.

 

 

 

 

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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 14:19

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES ENQUETES DE LORD HAROLD 1

 

 

C'est de qui ? Fourquemin et Charlot

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le jeune Harold Alaister, noble anglais de son état, s’ennuie dans sa luxueuse demeure du Londres victorien ; faisant fi de l’étiquette et des convenances, le voici qui s’enrôle dans la police au sein du pire quartier de la capitale.

 

Son idéalisme candide va devoir composer avec la corruption de ses pairs, la faune londonienne et la mainmise de trois jeunes femmes portant toutes une mystérieuse bague. Qu’à cela ne tienne, notre Alaister va contre vents et marées élucider sa première affaire, résolvant deux crimes d’un coup !

 

Coté scénario on est sur des ficelles classiques – la recrue ingénue parachutée dans un environnement hostile, la complot en intrigue secondaire, le majordome dévoué, etc…- mais le tout est plutôt bien ficelé et se lit avec plaisir en proposant un chapitre auto-conclusif qui se conclue cependant sur un petit clifhanger.

 

Un premier tome plutôt agréable donc pour cette série à mi chemin entre le polar victorien et la comédie fine, aspect d’ailleurs appuyé par le trait rond de Fourquemin quelque peu contrebalancé par les teintes choisies qui rendent bien l’atmosphère historique et sociale du background.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : A GAME OF SHADOWS

 

 

C'est de qui ? H. Zimmer

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? La surprenante vison de Sherlock Holmes par Guy « Snatch » Ritchie fait partie de la poignée de bons films du réal' et a, vraisemblablement inspirée le compositeur Hans Zimmer puisque il livre là ses deux scores les plus atypiques : comprendre loin des gros riffs de guitares saturéesn des rythmiques marteau pilon et autres sons de drones grondant.

 

Ici, probablement dans un soucis de véracité historico-géographique (quoique) ou de respect envers l'excellente B.O de la série TV anglaise des années 80, Zimmer a remplacé son attirail habituel par un ensemble d'instruments aux couleurs gitanes d'Europe de l'Est, avec force violons, flute, cymbalon et autre accordéons.

Les thèmes du premier opus sont plus ou moins retrouvés de ci de là dans cette suite, avec toujours cette ambiance survoltée et décalée même si on retrouve plus souvent ici des pistes un peu plus traditionnelles du style du compositeur (et de son sbire Lorne Bafle, également responsable d'une partie de la B.O), à savoir rentre dedans et plus efficaces que subtiles.

 

Une galette qui renforce le coté humoristique de ce premier tome des enquêtes de Lord Harold avec une petite touche originale.

 

 

 

 

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 13:51

Un week end dédié au plus célèbre des barbares avec des visions aussi originales qu'éloignées des aventures du cimmérien:

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CONAN LA CIMMERIEN. LE PEUPLE DU CERCLE NOIR

 

 

C'est de qui ? Runberg & Park

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site?Oui pour le scénariste.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Conan, alors chef d'une troupe de guerriers tribaux dont une poignée a été capturée par l'armée de Vendhya, se retrouve victime d'un chantage de la part de la jeune reine du royaume qui veut forcer le Cimmérien à traquer les responsables de la mort de son frère.

Mais personne ne peut se jouer du barbare et ce dernier kidnappe la souveraine afin de l'échanger contre la vie de ses hommes. Mais personne n'est au courant que la servante de la reine et le sorcier du palais tirent les ficelles de ce complot tortueux et alors que les pièces de l'échiquier se multiplient, la situation devient explosive.

 

Si le trait du coréen Jae Kwang Park est aussi accrocheur que détaillé- on sent d'ailleurs l'influence de son maître le virtuose Kim Jung Gi- je dois vous avouer que sa vision de Conan m' a parfois gêné, sur certaines scènes j'avais un peu l'impression de voir un personnage tiré d'un épisode de Dragon Ball.

 

 

Ce bémol mis à part ce huitième tome de la collection Glénat ne démérite pas à coté des précédents, loin de là, et l'on sent que le texte choisi par Sylvain Runberg est un des plus riches produits par Howard.

Les personnages féminins y ont pris de l'épaisseur et ne sont plus que de simples faire valoir sexy (bien que de coté là elles soient toujours fort bien pourvues!), les ennemis sont multiples et imposants et le background exotique dépayse.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE DRAGON PRINCE SEASON 3

 

 

C'est de qui ? F. Wiedman

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? La série de fantasy animée Netflix rencontre un succès mérité et, à mesure que l'intrigue et les personnages s’épaississent, les thématiques et l'ambiance s'en ressentent favorablement.

Ainsi, pour cette saison 3, fraîchement sortie sur la chaîne de streaming, Frederic Wiedman a eu l'occasion de proposer des thèmes plus matures, où il développe l'aspect épique et romantique mais aussi l'omniprésence du suspense des scénarios.

 

Après s'être fait les dents sur une paire de films d'animation de chez DC Comics (dont le Gotham by Gaslight) et d'un cinquième (!!) volet du Roi Scorpion, le compositeur d'origine allemande élargit sa palette musicale avec une mise en avant d'un violon celtique et d'un violoncelle respectivement pour les pistes dédiées aux héros et aux méchants.

Le duduk, originalité des deux précédents scores, est toujours là, tout comme le piano mais au sein d'un ensemble plus large.

 

L'orchestration est aussi plus ambitieuse avec des arrangements dignes des meilleurs long métrages de cinéma du genre.

Si quelques passages paraîtront trop « gentils » sur ce huitième tome de la collection Conan, le reste de la galette a la puissance d'évocation requise, sans soucis.

 

 

 

 

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7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 17:38

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  UCC DOLORES

 

 

C'est de qui ? La Tarquin family

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Gentiment remerciée de son couvent flottant, comme c’est la coutume pour les filles arrivé à 18 ans, Mony a hérité d’un immense vaisseau spatial de guerre appartenant à son père, ex pirate disparu, pour lequel elle a embauché Kash, vieux routard dont l’une des spécialités est de défoncer des robots à mains nues dans des combats d’arène.

 

Après avoir été pris en chasse par des brigands avides de retrouver le trésor du père de Mony, nos héros, affublés d’un étrange personnage retrouvé dans le vaisseau, se sont échoués sur Mety-Mety, une ile peuplé par des créatures sous le joug de religieux les exploitants pour récupérer du crystal.

 

 

Alors que les réparations avancent, Mony en apprend un peu plus sur le passé de Kash et, alors qu’ils réussissent à repartir en catastrophe de l’île, après la révolte des natifs, les voilà de nouveaux aux prises avec leurs poursuivants, revenus en force.

 

La saga space opéra de Didier Tarquin et sa fille (responsable entre autre de la couleur) prend peu à peu de l’épaisseur avec ce second volet riche en rebondissement, si elle ne révolutionne pas le genre, elle est agréable à lire, agrémentée d’une pointe d’humour et son scénario certes classique est fort bien mis en image par le dessinateur de Lanfeust et ses spin-off.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE MANDALORIAN

 

 

C'est de qui ? Göransson

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Vous vous doutez bien que sur une franchise aussi maousse que Star Wars, surtout depuis que Lucas l'a revendu à Mickey, les codes de la musique sont hyper balisés, à commencer par l'héritage pesant de John Williams.

 

Si Göransson s'est donc plié aux lourd cahier des charges imposé par la prod (pour l'anecdote l'orchestre ayant enregistré le score du Mandalorian enregistrait en parallèle celui du Star Wars à venir), il a néanmoins réussi à insuffler à la fois des ambiances vaguement tribales mais aussi un son résolument actuel.

 

On échappe pas à quelques passages un peu trop bon enfant(comprendre quasi disneyen) à mon goût mais qui, pour le coup, accompagnent bien l'humour d'

'UCC Dolores . Pour le reste c'est grand spectacle et aventure garantis ; rien a redire.

 

 

 

 

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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