2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 16:40

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CONAN. LA MAISON AUX 3 BANDITS.

 

 

C'est de qui ? Louinet & Martinello

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Non (quoique).

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Victime de son impulsivité (mais pas que c’est vrai) notre cimmérien préféré se retrouve à moisir dans une geôle après avoir été trahi par une compagne d’un soir. Pas pour longtemps cela dit car il reçoit la visite d’un noble arriviste désireux de faire disparaître un prêtre noir qui pourrait le faire chanter.

Conan accepte le deal mais va bien évidemment se fourrer dans un pétrin pas possible  à base de groupuscule nationaliste, magie noire, homme singe et autre trahisons en série.

 

Je me répète (c’est l’âge peut être) mais décidément la collection d’adaptations des récits de Howard chez Glénat fait un quasi sans fautes depuis le début.

Ce dixième tome, scénarisé par Patrice Louinet, spécialiste de Howard et co-directeur de la collection, ne fait pas exception à la règle. Sous couvert d’un scénario basique aux scènes d’action et de combat nombreuses, le thème de la civilisation progressiste face à un état naturel (et barbare !) est abordé avec profondeur.

 

Aux crayons l’italien Paolo Martinello rend une copie soignée, dans un style réaliste et dynamique qui sied à merveille à l’univers de Conan. Entre ses compostions riches, ses visages expressifs et sa palette de couleur sélectionnées avec talent, on ne peut qu’apprécier sa version du monde Hyborien.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LE REGNE DU FEU

 

 

C'est de qui ? E. Shearmur

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Peut être

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Loin des clichés de la fantasy et du post-apo, le britannique Edward Shearmur, que rien ne prédisposait à atterrir sur un tel projet (hormis Sex Intentions et les premier Drôles de Dames –qui ne sont déjà pas des chefs d’œuvres !- sa filmo en dent de scie alignait les séries B), compose pour ce film sombre où Christian Bale et Matthew Mc Conaughey rivalisent de bodybuilding et de mines renfrognées, un score aussi ténébreux qu’épique.

 

Les cuivres ont certes la part belle mais ils sont loin de la fanfare héroïque où on les entend d’habitude dans le genre. Ici ils sont agressifs, saccadés, flirtent avec les dissonances, appuyés par des cordes dans les aigus et des percussions très métalliques.

 

S’il est vrai que la rudesse quasi constante de la B.O, son absence de thème porteur et le schéma un brin répétitif de la lente montée en puissance qui se finit en apothéose, peuvent lasser l’auditeur sur la longueur, avec ce nouveau Conan, riche en action et en suspense, c’est du tout cuit !

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 14:02

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LES FILLES DES MARINS PERDUS

 

 

C'est de qui ? Radice et Turconi

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui sur leur précédent album.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Le Pilar To Post est une maison close où l’amour  est vendu dans la gaieté et la bonne humeur, où les clients peu délicats sont fermement ramenés à la porte et où les pensionnaires vivent parfois de beaux contes de fées.

L’arrivée de Tane, géant des îles manchot va, dans la première histoire, créer un peu de remous dans ce microcosme trop beau pour être vrai tandis que, dans la seconde, une de nos héroïnes sexy va découvrir l’amour envers et contre tout.

 

Suite directe du Port des Marins perdus, que nous avions beaucoup apprécié ici lors de sa sortie, Les filles des Marins perdus reprend le ton doux amer du premier tome en y ajoutant un peu de légèreté amusante voire naïve par moments, le tout couronné de Happy ends attendues.

 

Graphiquement, là où Le Port… était tout en crayonnés en noir et blanc avec un effet expressionniste marqué, ces Filles là se parent de jolies couleurs bien choisies qui rehaussent avec délicatesse le trait disneyen en diable de Stefano Turconi (même si j’ai préféré ses choix sur Tosca des Bois).

 

Au final deux histoires pleines de bons sentiments, fort joliment contées et présentées dans un format original, même si je vous avoue que j’ai eu parfois l’impression de voir les princesses disney devenues filles de joie ce qui, vous en conviendrez est assez bizarre !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :SHADOWLANDS

 

 

C'est de qui ? G. Fenton

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dans la droite lignée de notre George Delerue, dont la carrière internationale fut plus que remarquée, George Fenton s’est fait une spécialité des scores romantiques classieux dont l’écriture emprunte plus au répertoire classique qu’à celui de la musique de film.

 

Pourtant pour Shadowlands, biopic de Sir Richard Attenborough –excusez du peu-qui raconte l’idylle entre deux écrivains anglo-saxons, il lorgne autant du coté de Delerue que de celui de John Barry dans sa période années60-70.

Si le thème principal est luxuriant, avec des arrangements soignés pour les parties de cordes et de vent notamment, le reste de la B.O fait plutôt dans une discrétion charmante et sage, à quelques exceptions près, l’ensemble de l’orchestre étant rarement mis à contribution en même temps.

 

Un underscoring tout en douceur, un peu comme les bluettes de ces Filles des Marins Perdus.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 14:56
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  HOPE ONE. TOME 2

 

 

C'est de qui ? Fane & Grelin

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat / Comix Buro

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, Fane sur le précédent et Grelin également.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Ce second volet va surprendre les lecteurs du premier car, en lieu et place du vaisseau spatial dans lequel ce dernier se déroulait, nous voici au début des années 70, dans un bled perdu du nord de l’Amérique, balayé par des rafales de neige dans lequel un agent du FBI un peu trop porté sur la bouteille vient prêter main forte à la police locale dont le sheriff a disparu tout comme une starlette de cinéma, en tournage dans les studios locaux.

 

Au fur et à mesure de l’enquête, et grâce au nom de l’actrice recherchée, on découvre assez rapidement le lien entre les deux tomes de Hope One, mais cette suite, sous forme de thriller sous tension plein de rebondissements, s’avère néanmoins très prenant à suivre jusqu’à son dénouement …détonnant !

 

Fane, seul aux commandes du premier volet, laisse ici à Grelin le soin de mettre en images et en couleurs son storyboard. Si je préférais l’aspect brut de décoffrage de Fane à l’inspiration manga de Grelin, ce dernier assure bien sa partie avec ces décors enneigés oppressants, ces protagonistes anguleux et cette ambiance aussi sombre que le scénario.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :WESTWORLD SEASON 3

 

 

C'est de qui ? R. Djawadi

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Je ne vais pas me faire des amis en écrivant ceci mais Westwworld est, à mon sens, une baudruche survendue qui, hormis pour les amateurs de visuels léchés et d’ambiances pseudo-étranges, n’ a rien de la série culte que HBO, toujours en quête de son prochain The Wire ou GOT, essaye de nous vendre.

 

A la lenteur de l’avancement de l’intrigue et de certaines séquences soporifiques au possible Ramin Djawadi, qui eut d’ailleurs dire merci à HBO de lui avoir confié GOT et une mise en lumière qu’il n’aurait peut-être jamais eu autrement, fait dans un certain minimalisme atmosphérique, digne héritier d’un Vangelis sous tranquillisants, avec force claviers et échos bourdonnants forts à la mode dans la SF de nos jours.

 

Pourtant, sa partition électro chirurgicale se révèle diablement efficace en accompagnement de cette suite surprise de Hope One avec qui elle partage un certain sens du suspense à fleur de peau, de la noirceur menaçante constante.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 09:45

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  NOO 2. SUBRAL.

 

 

C'est de qui ? Genefort & Sentenac

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat / Comix Buro

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, sur le précédent.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Notre jeune héros et son père d’adoption, figure mythique de la résistance, sont en cavale. Recherché par les troupes du gouvernement en place, effrayé par les idées révolutionnaires de Jouve. Leur fuite va les emmener au travers d’un territoire en proie aux effets du Noo qui ne laissera pas le groupe indemne.

 

Voyage initiatique et révélations sur lui-même vont être le lot de Brice qui va apprendre, de la manière forte que si on ne peut tuer une idée…

 

S’il parvient fort bien à capter l’essence de son matériau d’origine, et à retranscrire les thématiques abordées par l’auteur, Subral, second tome de l’adaptation du dernier roman de Stefan Wul, souffre parfois un peu de l’aspect « course poursuite » omniprésent de son scénario.

Les décors détaillés et inspirés, notamment ceux en pleine page, de Sentenac aident à apprécier le voyage, mais  certaines petites cases auraient méritées d’être plus claires ou agrandies pour une meilleure lisibilité de l’action.

 

Le prochain volet conclura cette saga SF d’une autre époque qui n’a pourtant pas pris une ride, dans son fond comme dans sa forme !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : FUTUREWORLD

 

 

C'est de qui ? F. Karlin

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si cette suite mercantile de Westworld (le film d’origine pas la série soporifique de HBO) sorti trois ans après l’original, n’arrive jamais à ne serait-ce que s’approcher de son modèle, force est de constater que la partition de Fred Karlin est quasiment aussi réussie que celle qu’il a écrite pour Westworld.

 

Compositeur et arrangeur ultra doué dont la force est la diversité de ses influences et de ses domaines de prédilection - de la musique médiévale aux scores de Peanuts en passant par le jazz et plus d’une centaine de B.O – le compositeur, en plein milieu des années 70, sait rester classique mais efficace.

 

Ses thèmes aussi dramatiques que pleins de suspense, sont joués successivement par les cordes, les cuivres puis les vents pour un effet surprenant de fraicheur et de force à la fois.

 

Avec des rythmiques que n’aurait reniées ni le Poledouris de Conan ni le Goldsmith de la Planète des singes, jouées via tout un panel d’instruments de percussions, Karlin évite constamment la surenchère et le mélo malgré des mélodies souvent presque trop riches.

 

Les rares ajouts d’électronique bien dosés (et pas trop désuets aujourd’hui, quoique) font de ce score un modèle de musique de SF d’une époque hélas oubliée mais qui est fort raccord sur ce second volet de Noo.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 13:48
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  FAR SOUTH

 

 

C'est de qui ? Santullo & Fernandez

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site?Oui pour le scénariste, et oui aussi pour le dessinateur.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? C’est dans le  troquet crasseux de Montoya, dans un coin perdu d’Amérique du Sud, que se croisent tout ce que le coin comptent de malfrats, d’arnaqueurs, de bandits, de briseurs de grèves et autres syndicalistes véreux, de femme fatale et de tueur légendaire.

Tout ce petit monde valse, déblatère, tue et baise dans un tango morbide.

 

Avec cette anthologie aussi noire que jubilatoire le duo d’artistes sud-américain s’inscrit dans la droite lignée de ses illustres prédécesseurs – voire compatriotes- dans l’esprit comme dans l’identité graphique.

En effet, le ton de ces histoires courtes au vitriol n’est pas sans faire penser à la verve d(un Trillo ou d’un Abuli tandis que l’ombre de Carlos Trillo (dont le dessinateur a été l'élève) plane sur le travail graphique de Fernandez, que ce soit dans la façon de jouer sur les ombres, de cadrer une scène cinématographique en diable, ou de croquer une trogne d’un second couteau. A noter le très bon travail sur le traitement de la trichromie avec des teintes différentes selon les histoires.

 

 

Comme influences, vous l’avouerez, on a fait pire, et si celles ci sont peut être un peu trop présentes elles font néanmoins de ce Far South le meilleur album à ce jour de la collection GrindHouse de chez Glénat.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : PEAKY BLINDERS SEASON 4

 

 

C'est de qui ? A. Genn & M. Slattery

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? L’excellente série Peaky Blinders qui pourrait par certains aspects être considérée comme une sorte de Parrain version TV, s’est démarquée du lot, entre autre, par un choix d’illustration musicale percutant.

 

En effet le showrunner en optant pour l’utilisation de morceaux rock de ces dernières décennies pour aller avec une intrigue se déroulant dans l’Angleterre des années 20 a pris le public de court mais il faut reconnaître qu’entendre la crème de l’indé GB, Nick Cave et PJ Harvey en tête sur les exactions du gang de Cilian Murphy est d’une rare délectation.

 

Néanmoins toute création audiovisuelle a aussi besoin d’accompagnement musical plus classique (Tarantino si tu nous lis !) et le duo Genn (qui n’est pas le premier venu ayant collaboré avec Pulp, Elastica ou encore Joe Strummer) et Slattery, déjà responsable de B.O pour Black Mirror, a composé une soixantaine de pistes (bon certaines sont il est vrai fort courtes) pour la quatrième saison de Peaky Blinders (chaque saison a un compositeur différent avec néanmoins une sorte de fil conducteur)

L’esprit rock et rugueux est donc de mise même si il est ici rendu par une instrumentation plus traditionnelle en plus des guitares, batterie et basses, ce qui n’en rend l’impact que plus grand.

La musique prend une dimension plus illustrative et dramatique tout en gardant une originalité et une noirceur manifeste qui donne à Far South une atmosphère un peu plus actuelle que ses influences marquées ne lui confèrent au départ.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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