18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 14:45

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? GRENDEL

 

 

C'est de qui ? M. Wagner et divers artistes

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban comics

 

 

Déjà croisés sur le site? Certains oui.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Cette année on fête le 40°anniversaire de la création du personnage de Grendel, héros pas forcément super d’un point de vue éthique puisque, tel un Punisher ou un Batman il n’hésites pas à tuer quand c’est nécessaire. Œuvre marquante du monde du comics, pas tant connue que ça aujourd’hui, qui revient sur le devant de la scène VF dans la collection Cult de chez Urban aux cotés d’une paire de classiques.

 

L’existence du personnage aura été chaotique, aussi bien sur le papier qu’éditorialement parlant puisque, débuté chez un éditeur indépendant, Grendel passera par quelques autres maisons d’édition et sera mis en image par pas mal d’artistes pour des épisodes qui, sur le modèle d’un Hellboy par exemple, se veulent autant de pièces du puzzle de la destinée d’un personnage tout en nuances, quasiment un anti-héros.Hunter Rose est un écrivain qui, la nuit se transforme en Grendel pour diriger un empire de crime. Il n'a d'affection que pour sa fille adoptive et redoute surtout sa Nemesis, le loup garou nommé Argent.  

 

Le dessin, surtout sous le crayon de son créateur est souvent baroque, ambitieux voire gore parfois, hérité d’une école expressionniste appliquée au monde du comics que des dessinateurs aussi talentueux qu’éloignés, de Bernie Wrightson à Breccia, auront porté au rang d’art.

 

Un premier tome à la pagination généreuse qui donne un bel aperçu de cette oeuvre à part.

 

 

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LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? SANDMAN. DEATH

 

 

C'est de qui ? N. Gaiman et pléthore d’artistes

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Urban

 

 

Déjà croisés sur le site? Pour pas mal d’entre eux c’est le cas oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Death (qui pour ceux qui séchaient les cours d’anglais dés la 6° signifie Mort) est une jeune fille gothique qui fait partie du casting de Sandman, série protéiforme et parfois déroutante de l’un des auteurs majeurs du médium, Neil Gaiman.

 

Déroutante car, un peu à l’image du Grendel chroniqué ci-dessus, la chronologie n’est pas toujours au programme de la série, tout comme l’unité de temps ou de narration.

 

Parue à une époque chez Delcourt, elle se décomposait en récits plus ou moins longs illustrés par des artistes de renom (dont on retrouve ici la présence) Sandman, si elle a acquis le statut d’œuvre culte, n’est pas à proprement parler ce que j’appellerai un comics grand public.

 

Mais revenons à Death, personnage au look inspiré de Cinamon Hadley, une copine punkette du premier dessinateur de la série, et non par Siouxie du groupe du même nom (il paraît même que Gaiman voulait qu’elle ressemble à Nico, passionaria du Velvet Underground), elle est la sœur du Sandman et l’une des plus puissante des Eternels (rien à voir avec ceux de chez  Marvel les plus perspicaces de nos lecteurs l’auront compris).

 

Elle visite les humains qui viennent de mourir pour les accompagner dans ce qui vient après mais pas que. Ici elle va rencontrer et aider un ado, une grand-mère ou encore un militaire, le tout avec force réflexions et séances de rêveries dark.

 

Dans le panel d’histoires proposées dans ce beau volume on retrouve tout ce qui fait le sel de Sandman (sa poésie sombre, son style  récitatif particulier) mais qui pourra rebuter quelque eu le lecteur peu habitué.

En effet outre certains graphismes qui datent pas mal (celui de Malcolm Jones III par exemple) le comics est particulièrement bavard et a même tendance à s’éparpiller.

 

Gageons que la série TV à venir prometteuse si l’on s’en tient au mini teaser proposé sur la toile (mais vous et mois savez bien que l’on ne peut pas n’est ce pas !) relancera un certain attrait pour le comics et que ce pavé dédié à Death trouvera un nouveau public mérité.

 

 

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LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :GENERATION PERDUE

 

 

C'est de qui ? T. Newmann

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Souvent oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Génération perdue est un film qui aura marqué la sienne (de génération) à plus d’un titre. Si le film est parsemé de morceaux rock-pop qui ont quasiment tous très mal vieilli, son score à été écrit par un Thomas Newman au début de sa carrière qui, sur une grosse partie de la partition fait dans un underscoring aussi menaçant que radical, où les nappes de claviers sont ponctuées de soudaines explosions sonores et autres emballement rythmiques prompts à faire sursauter l’auditeur.

 

Paradoxalement si elle est essentiellement synthétique, elle passe encore plutôt pas mal l’épreuve du temps, ne serait-ce que de par sa propension à flirter avec les gimmicks de la musique de film d’épouvante et  les quelques ajouts de vrais instruments, orgue d’église en tête.

 

Si pas toujours adéquate, et probablement un peu courte (même pas une demi-heure en tout), elle se place pas mal sur les deux omnibus « historiques » de chez Urban, à condition de les lire par épisodes.

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 07:56
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  SNOW, GLASS, APPLES

 

 

C'est de qui ? Neil Gaiman & Coleen Doran

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisés sur le site? Pas mal de fois oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Neil Gaiman, auteur multi récompensé à la carrière aussi riche que marquante, dans le domaine du comics comme de la littérature fantastique, n’a pas son pareil pour s’approprier et réinventer les contes et histoires traditionnels.

 

Les plus anglophones de nos lecteurs auront déduit qu’avec un tel titre il ne pouvait s’agir ici que de son adaptation, ô combien personnelle du conte popularisé par les frères Grimm puis, surtout (hélas) par Disney.

 

Gaiman opte pour le parti pris original et payant de faire de la belle-mère la victime de l’histoire (et non pas la « gentille » attention), transformant la pauvre héroïne de base, Blanche Neige donc, en vampire avide –et incestueuse même !- dont il va bien falloir se débarrasser !

Et l’intervention d’un jeune prince nécrophile ne va pas aider à la tache !

 

 

Si ce résumé peut vous faire hausser un sourcil et emmètre un « what the fuck » compréhensible, dites-vous que le gore de l’histoire est aussi bien tempéré que traduit par une partie graphique somptueuse que l’on doit à l’artiste américaine Coleen Doran qui s’inspire de l’Art Nouveau, du Symbolisme et des œuvres de l’Irlandais Harry Clarke pour proposer des pleines pages aux compositions spectaculaires, gothiques à souhaits et chatoyantes de couleur.

 

Hormis quelques pages de cases et bulles, ce petit album envoûtant pourrait s’apparenter à un livre illustré plus qu’à un comics lambda mais peu importe les classifications, quand le vin est bon, il faut le boire (même s’il a un goût de sang !).

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :MALEFICENT MISTRESS OF EVIL

 

 

C'est de qui ? G. Zanelli

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Probable

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? La paresse intellectuelle n’a décidément pas de limite à Hollywood et tout particulièrement chez Disney qui, dés qu’un film marche un peu, s’empresse d’enclencher une voire plusieurs suites.

 

C’est le cas pour la version « live » de La Belle au Bois Dormant, retitré à l’époque Maleficent histoire de mettre plutôt en avant le personnage Bad Ass de l’histoire, interprété par l’ex madame Brad Pitt, dont les joues n’en finissent plus de se creuser.

 

Rebelote donc avec cette fois çi l’arrivée d’une autre antiquité en la personne de Michelle Pfeifer –dont le plastique de Catwoman est décidément fort lointaine- encore plus méchante que Jolie (Angelina/Maléfique pour ceux qui n’auraient pas suivi).

 

Passons sur l’intérêt éventuel du…scénario (hum !) et intéressons-nous à la B.O.

L’un des élèves les moins doués de chez Remote Control, Geoff Zanelli, pour lequel j’ai beau chercher je ne vois pas de faits de gloire dans la filmographie, a la lourde tâche de succéder à James Newton Howard.

 

Heureusement (pour lui, pour nous) Zanelli, spécialiste des pistes additionnelles pour ses petits camarades sbires de Zimmer, est très fort dans le domaine du mimétisme. Ainsi sous couvert d’unité thématique et autre continuité musicale, le compositeur reprend une bonne grosse partie du matériel du premier film, retravaillant un thème ici, arrangeant (souvent en moins bien !) une mélodie ailleurs.

Les cuivres sont un peu plus appuyés, l’action plus tonitruante, les chœurs plus hystériques… bref, du score de fantasy calibré et rentre dedans mais dont l’aspect grand guignol a justement eu un effet des plus inespérés sur la relecture gore de Blanche Neige par Gaiman et Doran (heureusement que la lecture est tout de même assez brève par contre).

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 07:51
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  A STUDY IN EMERALD

 

 

C'est de qui ? N. Gaiman, R. Albuquerque & Stewart

 

 

La Couv':

 

Le Vert est la couleur du désespoir  /  A study in emerald  Vs.  Inferno

 

 

Déjà lus sur B.O BD? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Le Vert est la couleur du désespoir  /  A study in emerald  Vs.  Inferno

 

Ca donne Quoi ? Le Londres victorien, dans une réalité parallèle où les Grands Anciens (le panthéon inventé par Lovecraft) règnent parmi (et sur !) les hommes. Un détective conseil aux méthodes hautement efficaces et son nouvel ami, docteur retraité de l’armée, enquêtent sur la mort violente d’un noble allemand, neveu de la Reine d’Angleterre.

Une piste les mène vers une troupe d’acteurs qui sembleraient faire partie des Restorationistes, un mouvement cherchant à se débarrasser des déités horrifiques qui les gouvernent.

 

Si, on le sait, le pastiche est un exercice difficile, et si ceux de l’œuvre de Conan Doyle sont légions, il ne fallait rien de moins que le talent de Neil Gaiman, l’un des conteur et scénaristes les plus doués de sa génération, pour réussir un mélange entre les univers du détective de Baker Street et celui des horreurs Lovecraftienne.

Outre un bakground original on se délectera d’un twist quasi acrobatique mystifiant.

 

La partie graphique n’est pas en reste sur l’adaptation de cette nouvelle, Albuquerque dont on avait apprécié le style anguleux et original sur American Vampire, livre ici une copie sans fautes que ce soit dans le look de ses personnages ou le rendu d’un Londres anxieux et foggy. Son trait est rehaussé par l’incontournable et toujours impeccable travail du coloriste maison (entre autre) mister Dave Stewart en personne.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :INFERNO

 

 

C'est de qui ? K. Emerson

 

 

La Couv':

 

 

Le Vert est la couleur du désespoir  /  A study in emerald  Vs.  Inferno

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? A la séparation du trio Emerson, Lake & Palmer, le premier s’aventure dans la musique de film sur un projet plutôt inattendu puisqu’il compose le score de Inferno de l’italien Dario Argento, maître du giallo s’il en est.

 

Une fois le générique toujours un rien guimauve passé, on se retrouve avec une partition où le piano est l’élément dominant, tout en dissonances et tensions, avec des thèmes à peu de notes et à motifs répétitifs et des passages rythmiques originaux.

Les cordes et cuivres sont aussi souvent présentes mais dans une utilisation moins lambda que ce que l’on a l’habitude d’entendre.

L’ensemble est à mi chemin entre le minimalisme d’un Glass et l’expérimentation de Goblin et l’on comprend sans peine que cette porte d’entrée est était décisive pour la reconversion de son auteur.

Si l’on a –hélas- quelques passages très rock progressifs avec guitares aux effets à l’infini et claviers dépassés, que l’on prendra soin de zapper sur la lecture du jour, le reste de la B.O d’Inferno est un intéressant contrepoint musical à A Study In Emerald et son fond« meta », apportant une couche supplémentaire de référence intemporelle.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 07:55

 

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : COMMENT ABORDER LES FILLES EN SOIREES

 


C'est de qui : Moon et Ba adaptent Gaiman

 

 

La Couv':

 

Girl power(s)  /  Comment aborder les filles en soirées  Vs.  Something Wicked This Way Comes

 

Déjà croisé sur le site? Oui tous.

 

 

C'est édité chez qui? Urban

 

 

Une planche:

 

Girl power(s)  /  Comment aborder les filles en soirées  Vs.  Something Wicked This Way Comes

 

 

Ca donne Quoi ? Vous vous souvenez peut être, il y a encore peu j’évoquais la difficulté parfois de trouver un accompagnement musical adéquat à la lecture de certains albums. Comment aborder les filles en soirées s’est révélé un exemple flagrant de ce problème. En effet, difficile d’identifier à première vue dans quelle catégorie pouvait bien rentrer cette adaptation d’une nouvelle de Gaiman par les jumeaux argentins. Nouvelle que, pourtant, j’ai lu lors de sa première parution en VF mais c’était il y a trop longtemps pour que j’en ai un souvenir quelconque.

 

De quoi parle t-elle donc cette histoire ? De deux jeunes potes qui se retrouvent à une soirée pour essayer d’emballer des filles mais qui vont vite se rendre compte que tous les canons qui sont présents à la fête sont des plus particulières…mais genre particulière d’une autre dimension voyez-vous ?!

 

Le tout, vous connaissez Gaiman, raconté avec force détours et réflexions sur les relations entre les sexes, l’estime de soi, l’amitié et la vie en général. L'alliance du fond et de la forme quoi.

 

La poésie de l’auteur britannique trouve un beau vecteur dans le trait si particulier de Moon et Ba qui rendent leurs protagonistes féminins aussi troublants  que possible tout en leur donnant à chacune un charme vénéneux, la colo, surtout sur les effets de fin d’histoire, est, de plus, plutôt bien choisie.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi? SOMETHING WICKED THIS WAY COME

 

 

C'est de Qui ? B. Adamson

 

 

La couv' 

 

Girl power(s)  /  Comment aborder les filles en soirées  Vs.  Something Wicked This Way Comes

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Le talentueux Barry Adamson, hors des modes, a su, au fil des années trouver et imposer son style, entre jazz cinématographique sexy et crooner classe.

 

Lynch ne s’y est d’ailleurs pas trompé en utilisant ce morceaux au groove imparable dans la scène du mythique Lost Highway où le film bascule définitivement dans l’étrange cher au réalisateur aux cheveux platine.

 

 

Something Wicked this way come est composé de samples de choses aussi éloignées que surprenantes, le Blue Lines des incontournables Massive Attack, Spooky des Classics IV et, last but not least, Le Temps des souvenirs de Francoise Hardy !

 

Le titre, tiré d’un vers de Shakespeare, a été utilisé maintes fois en musique, dans des genres forts différents, et figure sur Oedipus Schmoedipus le quatrième album d’Adamson, l’un de ses plus abouti et des plus cinématique.

 

Aussi agréable que borderline ce morceau s’est finalement révélé plutôt sympa avec Comment aborder les filles en soirées.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 16:05

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : SANDMAN OUVERTURE

 

 

C'est de qui ? N. Gaiman, J.H.William III & D. Stewart

 

 

La Couv':

 

Toujours plus à l'Ouest  /  Sandman Ouverture  Vs.  Westworld S.1

 

Déja croisé sur le site? Oui tous.

 

 

C’est édité chez qui ? Urban Comics

 

 

Une planche:

 

Toujours plus à l'Ouest  /  Sandman Ouverture  Vs.  Westworld S.1

 

Ca donne Quoi ? Vingt ans après ! On ne parle évidemment pas ici de la suite qu’Alexandre Dumas père écrivit à ses Trois Mousquetaires mais du prologue que Neil Gaiman, l’une des figures les plus marquantes de l’histoire du medium vient de pondre à son mythique Sandman (mais pas vraiment un prologue, de toute façon la série n’a pas de réelle chronologie donc bon).

 

Si certaines reprises récentes de comics historiques, de Dark Knight en passant par Watchmen, ont pu –souvent à raison- faire hurler au mercantilisme, la lecture des 7 chapitres d’Ouverture convaincra même les plus réticents de la qualité et du bien fondé de l’œuvre. On y retrouve ses protagonistes incontournables, les Infinis, dans un maelstrom scénaristiques et visuels des plus impressionnants.

 

Sur un scénario où la philosophie devient poétique, J.H .Williams rend une copie qui frôle le sans faute, éclatant les limites narratives du médium, dans la droite lignée de sa collaboration avec un autre fleuron du scénario, Alan Moore, sur Prométéha. Le tout est magnifié par les couleurs de Dave Stewart -loin de ses automatismes pour la team Mignola- et le lettrage de Tod Klein n’est pas en reste puisqu’il participe pleinement à la réussite de l’ensemble.

 

Toujours plus à l'Ouest  /  Sandman Ouverture  Vs.  Westworld S.1

 

Alors qu’est ce qui a fait que, une fois encore, je sois resté assez hermétique à cette lecture ? Un trop plein d’informations qui n’en sont pas peut être ? Des pistes et des lignes directrices toutes aussi mystérieuses et évasives que tout ce que j’ai pu lire de la série auparavant ?

 

Probablement un peu de tout ça. Je dirais que je suis soit trop vieux soit pas assez pour apprécier Sandman à sa juste valeur, et que ça fait bien 15 ans que c’est le cas.

 

Néanmoins, si vous vous sentez l’aventure, si vous êtes fans d’une série clairement à part dans l’univers parfois si formaté de la BD anglo-saxonne, je ne saurais que vous recommander de plonger dans la beauté formelle de cette Ouverture, les plus de 40 pages d’interviews et autres bonus graphiques qui concluent l’album étant d’une valeur inestimable pour tout amateur de comics.

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 


C'est quoi ? WESTWORLD

 


C'est de qui ? R. Djawadi

 

 

La Couv' :

 

Toujours plus à l'Ouest  /  Sandman Ouverture  Vs.  Westworld S.1

 

Déjà croisé chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Soyons, une fois n’est pas coutume (hum !) mauvaise langue et gageons que Ramin Djawadi n’aurait surement pas eu le succès et l’exposition qu’il connaît aujourd’hui sans son travail sur Game Of Thrones (pourtant répétitif et décroissant dans le temps, mais passons).

 

Toujours est-il qu’aujourd’hui le compositeur est en odeur de sainteté et se retrouve associé à des projets de plus ou moins grande envergure. C’est sans surprises qu’on le retrouve attaché à la nouvelle tendance chez HBO (déjà chaine du GOT cité ci dessus), Westworld, série de SF aux qualités qui n’ont d’égales que ses défauts.

 

Coté B.O Djawadi est allé piocher une poignée de morceaux cultes des années 60 à 90, d’artistes aussi éloignés que les Stones, Radiohead, Soundgraden ou encore The Cure, qu’il a remixé en version piano mécanique et grand orchestre. Le tout, servant de musique diégétique dans la série, est amusant même si le procédé est loin d’être nouveau.

 

Pour le reste de la B.O, le piano, traditionnel cette fois, et les cordes qui ont fait le succès du thème de GOT, sont de mises, Djawadi mélangeant les styles, entre anticipation tendue et classicisme désuet afin, dixit l’auteur himself, d’entretenir l’ambiance particulière du show où, au fur et à mesure, les limites entre réalité et virtuel s’amoindrissent.

 

Si pas mauvais en soi, le score de Westworld est loin d’être un modèle d’originalité mais reste assez intéressante et pas trop mal fichue pour coller à l’atmosphère de cet ultime résurrection de Sandman.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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