19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 06:52

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : MORT AUX VACHES

 


C'est de qui : Ducoudray & Ravard

 

 

La Couv':

22 les v'la!  /  Mort Aux Vaches Vs. Mannix

Déjà croisé sur le site? Ouaip

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Je me faisais la remarque, en lisant la dernière création en date de ted Naifeh, le bonhomme derrière Polly and the Pirates, Courtney Crumrin ou encore Princess Ugg, que certains scénaristes sont bons dans un domaine mais semblent destinés à le décliner à toutes les sauces.

 

Aurélien Ducoudray ne fait clairement pas partie de cette catégorie, lui il est capable avec le même talent de réinventer la légende de  la Bête du Gévaudan,  d’imaginer l’épopée de trois robots responsables d’un bébé ou de raconter une histoire d’amour interraciale dans l’Amérique des 60’s (et encore, n’est-ce pas, je n’évoque que certains des titres que j’ai lus et chroniqués ici).

 

Alors quand il rend hommage aux comédies de casse/de gangsters d’Après-Guerre y a plus qu’à s’asseoir bien tranquillement avec le casque sur les oreilles et à déguster.

 

Ferrant, vieux briscard du braquage, monte un coup avec son amant et deux acolytes : un gros baraqué pas bien malin et une allumeuse grande gueule de première. Si à la banque tout va comme sur des roulettes, la planque chez le tonton et son fils, éleveurs bas du front dans la France profonde, y avait probablement mieux comme idée.

 

 

 

Entre les prises de bec de l’équipe, les vieilles rancœurs familiales, un réseau de marieuses de l’Est, la police locale et la crise de la vache folle, la situation va rapidement partie à vau-l’eau, pour notre plus grand plaisir de lecteur !

 

Ah, oui, j’oubliais, Ducoudray, en plus, sait fort bien s’entourer coté dessinateurs, Mort Aux Vaches bénéficie du trait cartoony caricatural d’un Ravard qui a énormément évolué depuis Hamlet 77 (titre que l’on a chroniqué chez nous …deux fois ! Si, si !). Dans un noir et blanc tranché très en phase avec l’ambiance du scénario, il donne une vraie personnalité au récit.   

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi? MANNIX

 

 

C'est de Qui ? Lalo Schifrin

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur le site? Pas mal oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si vous avez moins de 30 ans il y a de fortes chances que la série Mannix ne vous dise rien, cela étant avec presque 200 épisodes au compteur, elle a permis à Lalo Schifrin de se faire la main et de développer ce qui deviendra sa marque de fabrique : mélange sur vitaminé de jazz funky axé 60’s, d’influences sud-américaines bien placées et de suspense tendu de temps à autre.

 

Les cuivres sont bien évidement à la fête- bien secondés par le piano - et la galette alterne entre pistes d’ambiance cool et thèmes aux mélodies catchy au possible dans une véritable fanfare groovy noire mais fun qui se marie bien avec cet hommage cocasse aux comédies d’antan!

 

 

 

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Une chronique de Fab

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 12:49

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LA DECONFITURE. 1

 


C'est de qui : Rabaté

 

 

La Couv':

La Petite Vadrouille  /  La Déconfiture  Vs.  Concerto Per Archi

Déjà croisé sur le site? Oui

 

 

C’est édité chez ? Futuropolis

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si l’on excepte Crève Saucisse, récréation agréable dont il n’assurait que la partie scénario, je n’avais plus croisé Rabaté depuis l’excellent Ibicus . C’est donc avec un grand plaisir que je l’ai retrouvé sur ce récit à l’humour noir doux-amer qui nous fait suivre un soldat en juin 40, séparé de son unité, et qui va se retrouver confronté à l’exode massif des français, alors que l’ennemi envahit inexorablement le pays.

 

Au tragique de la situation Rabaté oppose un cynisme à base de dialogues ciselés qui ne sont pas sans faire parfois penser à du Céline ou du Audiard, de rencontres parfois ubuesques, de situations saugrenues et j’en passe.

 

Le tout est dessiné dans un noir et blanc soigné, nous sommes certes loin du style proche de la peinture d’Ibicus, mais nous n’avons rien perdu en force expressive que ce soit sur l’expression des visages, devenue plus réaliste,  le travail sur les matières et les ombres portées ou encore les grands espaces vides bien placés. Bref, des retrouvailles qui font bien plaisir !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? CONCERTO PER ARCHI

 

 

C'est de Qui ? N. Rota

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé dans le coin?  Oui

 

 

On peut écouter? En live même !

 

 

Ca donne Quoi ? Parallèlement à une carrière cinématographique florissante, aux réalisations prestigieuses, Nino Rota a composé une quantité non négligeable d’œuvres classiques, dont une douzaine de concertos.

 

Cette pièce pour cordes, écrite entre 1964 et 1965, si elle a toute les caractéristiques d’une œuvre orchestrale, n’en reste pas moins très évocative et certains passages, comme le second mouvement, Scherzo, Allegretto comodo, ne sont évidement pas sans faire penser à des passages de B.O du maestro, même si on est plus proche de la nostalgie de Rocco et ses frères que de l’exubérance d’un 8 ½ .

 

Rota joue sur les changements de rythmiques et d’atmosphères, n’hésite pas à créer une certaine ambigüité par l’utilisation des chromatismes tout au long du morceau, et le fait que l’ensemble ne soit joué que par des cordes rend la chose d’autant plus intéressante d’un point de vue mélodique et harmonique.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 09:36

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LA FORET DES RENARDS PENDUS

 

 

C'est de qui ? N. Dumontheuil.

 

 

La Couv':

Au fond de la forêt  /  La Forêt des renards pendus  Vs.  Emperor of the North

Déjà lu dans le coin? Oui

 

 

C’est édité chez qui? Futuropolis

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Rafael est un malfrat qui aime vivre comme les gens de la haute, ça tombe bien les quatre lingots qu’il a dérobé lui permettent de voir venir, mais dans la crainte de voir ressurgir un ancien partenaire revanchard, notre voleur va s’exiler au plus profond de la forêt lapone.

 

C’est là que, par le plus grand des hasards il va faire la connaissance  de    major alcoolique, violent et dépressif qui veut échapper au monde et à ses démons puis de la plus vieille habitante du pays encore en vie. La cohabitation de ces trois là dans une cabane aménagée grand luxe va donner lieu à des scènes aussi cocasses que bucoliques.

 

Le dessin semi réaliste caricatural de Dumontheuil, ici en bichromie, qui se prête si bien aux univers burlesques (souvenez-vous, La Colonne) ne pouvait qu’aller bien aux mots de Paasilinna, spécialiste d’un humour décalé et souvent féroce, belle rencontre que celle de ces deux là !

                                                                                                                                                                                              

             

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi? EMPEROR OF THE NORTH

 

 

C'est de Qui ? F. De Vol

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur le site? Je pense que oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ?  Basé en partie sur les écrits autobiographiques de Jack London (comme un ouvrage déjà paru chez Futuro d’ailleurs) Emperor Of The North, réalisé par Robert Aldrich, raconte les errances de vagabonds dans le grand Nord-américain.

 

Pour la musique, De Vol capture à merveille l’esprit des années 30 (durant lesquelles l’action se passe) et leur ajoute des pistes plus classiques surtout axées sur l’action et la grande aventure. Une particularité intéressante de la B.O est l’utilisation des rythmiques pour personnifier la locomotive à vapeur.

 

L’ensemble est relativement enjoué et léger, et, hormis les pistes vocales et quelques moments trop marqués americana, c’est de fort bon aloi avec la comédie adaptée par Dumontheuil.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 07:41

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi ? UNE VIE : LA BIOGRAPHIE RETROUVEE. TOME 2.

 

 

C'est de qui :  Martinez & perrissin

 

 

La Couv':

La Vie continue.  /  Une Vie. La Biographie Retrouvée  Vs.  The Inn of the 6th Happiness

Déjà croisé sur le site? Oui, ensemble et séparément

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Après le tome premier, consacré à la jeunesse de notre héros hors du commun et les premiers évènements marquants de son existence, on le retrouve durant les quatre années qu’il a passé au sein du célèbre King’s Scholar, ponctuées de la découverte de l’amour (charnel) avec l’épouse de son bienfaiteur, de la mort de sa mère et de rencontres déterminantes avec, entre autres, l’auteur du Meilleur des Mondes, Aldous Huxley.

 

Ce second volet de la saga passe un cran au dessus, se faisant plus récit d’initiation, via des scènes fortes, que ce à quoi on pouvait s’attendre. Si les passages dans le présent sont plus faibles (notament niveau situation et dialogues), Une Vie confirme qu’elle a tout les atouts pour être une grande série historico-sociale.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE INN OF THE SIXTH HAPINESS

 

 

C'est de Qui ? M. Arnold

 

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD ? Non

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Avec la sensibilité et la véracité qu’on lui connaît, Hollywood met en images la bio de la missionnaire Gladys Aylward avec Lauren Bacall dans le rôle titre. L’actrice, alors star parmi les étoiles, se voit allouée pas moins de deux thèmes par Malcolm Arnold qui écrit une heure de musique pour orchestre réduit.

 

Les deux sont forts éloignés, le premier est enlevé, représentant le courage et la force du personnage, le second est plus romantique,  pas mal repris dans l’ensemble de la B.O, ils apportent un bon équilibre d’ambiances. 

 

Si Arnold réserve quelques passages pour la musique militaire, il évite de colorer son score de couleurs orientales prononcées, en faisant une musique agréable, bien qu’un brin grand spectacle parfois, pour Une Vie tome 2.

 

 

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Une chronique de Fab

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 16:55

 

 

 

Qui dit "panorama" dit large vision, on ratisse donc étendu comme l'ouvrage de ce soir le confirme.

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : ETUNWAN. CELUI QUI REGARDE.

 


C'est de qui : Thierry Murat.

 

 

La Couv':

Panorama du Western  /  Etunwan  Vs.  Dead Man

Déjà croisé sur le site? Non.

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Joseph Wallace photographe installé à Pittsburgh et reconnu dans sa profession, ressent un jour l’irrésistible appel de la nature primale, des grands espaces, pour s’évader de son petit cadre étriqué socio-familial, il part en compagnie d’une expédition scientifique vers l’Ouest encore sauvage.

 

La rencontre avec les Oglalas, sioux Lakotas va littéralement changer sa vie, sa vision de l’existence. Pour les indiens il est Celui Qui Regarde avec sa machine d’une nouvelle ère, pour lui ils sont la simplicité de la vie, la pureté originelle, parallèlement à sa découverte de la poésie de Poe et de Baudelaire il découvre celle de la Nature inviolée.

 

En inventant ce précurseur imaginaire d’Edward Curtis, Thierry Murat, avec son style graphique mixte si particulier, évoque avec talent ce voyage initiatique, cette catharsis de l’homme vers l’innocence perdue que les amoureux des récits contemplatifs et dépaysants.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? DEAD MAN

 

 

C'est de Qui ? Neil Young

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? On connait l’intérêt que Jarmusch porte au rock sous maintes formes, quand le vieux routard Neil Young lui propose d’ « écrire » la musique de son western mystique, le réal’ le mieux coiffé d’Hollywood saute sur l’occasion.

 

La B.O de Dead Man est une longue improvisation à la guitare électrique –souvent saturée d’effets- de Young sur les rushes de Jarmusch, qui sera ensuite un peu agrémentée d’orgue, de gratte acoustique et d’un piano incertain, et séparée en sept pistes.

 

Miroir atmosphérique de la longue errance d’un Johnny Depp étonnamment sobre dans son jeu (mais à l’époque point n’était encore question de Jack Sparroweries extravagantes), les riffs de guitare collent aux paysages en noir et blanc et aux images léchées des deux heures du film tout comme au parcours initiatique, aux hésitations existentielles et autres réflexions poétiques du héros de Etunwan.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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