6 mars 2018 2 06 /03 /mars /2018 08:08

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  LA DECONFITURE PARTIE 2

 

 

C'est de qui ? P. Rabaté

 

 

La Couv':

 

(Dé) confiture pour les cochons  /  La Déconfiture tome 2  Vs.  Poème pour Orchestre de chambre

 

Déjà croisé chez nous? Oui, sur le précédent.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

 

Une planche:

 

 

(Dé) confiture pour les cochons  /  La Déconfiture tome 2  Vs.  Poème pour Orchestre de chambre

 

Ca donne Quoi ? Cassegrain, notre vaincu « sans avoir tiré un coup de fusil » se retrouve avec nombre de ses malheureux camarades à marcher vers le pays de l’ennemi.

On échange des impressions, des souvenirs et des regrets ; on lutte contre l’envie de crier au vainqueur toute sa rancœur…et puis on s’évade !

 

Dans l’esprit d’un Audiard, l’auteur soigne ses répliques et dialogues même si certains font peut être parfois un peu trop écrits, son histoire, toujours entre le tragique et le comique, sonne très juste.

 

Avec un trait toujours aussi fort dans le rendu des expressions, dans la gestion des ombres et des trames (sur des scènes de nuit au rendu saisissant), Rabaté n’est pas en reste coté graphisme, livrant son scénario touchant dans un écrin impeccable.

 

Un diptyque très réussi sur un sujet original et fort.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : POEME POUR ORCHESTRE DE CHAMBRE

 

 

C'est de qui ? M. Thiriet

 

 

La Couv':

 

(Dé) confiture pour les cochons  /  La Déconfiture tome 2  Vs.  Poème pour Orchestre de chambre

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ?S’il est l’auteur de plus de 150 musiques pour le cinéma, Maurice Thiriet restera surtout célèbre pour avoir co-écrit la bande originale des Enfants du Paradis…et ne pas en avoir tiré crédit, ce dernier étant revenu à Joseph Kosma.

 

Néanmoins la carrière de Thiriet, que ce soit pour le grand écran, la scène ou dans le répertoire classique, est un vivier de choses aussi réussies qu’étonnantes parfois.

 

J’en prends à témoin ce poème, écrit en 36, et qui déjà, alors qu’il débute au cinéma, est une œuvre à la force descriptive manifeste, avec ses cordes sinueuses et ses vents en écho, le tout guidé par un piano saccadé en fond.

 

La mélodie hypnotise littéralement l’auditeur, accompagnant ici la marche interminable de nos soldats infortunés mais également l’étrangeté de leur cavale et l’implacable conclusion.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 17:39

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

 

 

C'est quoi : LE SUAIRE

 

 

C'est de qui ? Liberge, Prieur, Mordillat.

 

 

La Couv':

 

Tissu saint?  /  Le Suaire  Vs.  La Passion de Jeanne D'Arc

 

 

Déjà lu chez nous? Oui pour Liberge.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis.

 

 

 

Une planche:

 

 

Tissu saint?  /  Le Suaire  Vs.  La Passion de Jeanne D'Arc

 

 

 

Ca donne Quoi ? A l’aube de l’an 2000, athée convaincu, j’ai eu l’occasion de lire un ouvrage intelligemment intitulé Jésus contre Jésus, qui proposait une vision originale du mythe de Jésus, écrit par Gérard Mordillat, et Jérôme Prieur, qui, ensemble ou séparément, en littérature comme à l’écran, ont ensuite continué leurs analyses et travaux sur le sujet.

 

Cette nouvelle année débute avec leur premier scénario commun de bande dessinée, le Suaire, qui, sur la trame d’une histoire d’amour  à travers les époques, évoque, vous vous en doutiez, la religion, la croyance et ce que les hommes sont prêts à faire pour.

 

Ce premier volet se déroule en 1537 en Champagne où un homme d’église va tromper son monde en présentant un faux suaire au peuple afin de récolter des oboles pour la construction d’une église, avec la complicité forcée de Lucie, une jeune religieuse tourmentée par son amour interdit pour son cousin, évèque de Troyes.

C’est ce triangle amoureux que nous retrouverons dans les deux prochains albums se déroulant dans des lieux et époques différents.

 

Tissu saint?  /  Le Suaire  Vs.  La Passion de Jeanne D'Arc

 

Le suaire de Turin, figure scénaristique centrale de la trilogie,  avait déjà fait l’objet d’un album concept, Trois Christs (lire la chronique musicale ici) qui interrogeait le lecteur sur la véracité de la relique et son pouvoir de suggestion.

 

Ici les auteurs ont choisi le parti pris de présenter le linceul comme un faux (ce qu’il est comme la datation au Carbone 14 l’a prouvé) préférant avec subtilité s’intéresser aux relations des hommes avec la religion, l’amour et le pouvoir.

 

Au dessin on retrouve un Eric Liberge diablement ( !) inspiré par son sujet qui livre un travail en noir et blanc remarquable que ce soit dans le soucis du détail de décors foisonnants, de paysages enneigés saisissants ou encore de personnages très expressifs qui n’ont plus du tout ce petit rien de figé photo-réaliste que l’on pouvait trouver dans les albums de « jeunesse » (il faudra un jour que je termine Tonnerre Rampant d’ailleurs !).

Son trait est probablement le meilleur vecteur que pouvaient espérer les scénaristes pour ce premier tome fort.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? VOICES OF LIGHT

 

 

C'est de Qui ?  R. Einhorn

 

 

La couv' 

 

Tissu saint?  /  Le Suaire  Vs.  La Passion de Jeanne D'Arc

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Non.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? A l’époque de la sortie du Jeanne d’Arc de Dreyer les musiques de films étaient jouées en direct dans les salles lors des projections, la version de la vie (et de la mort) de la Pucelle par le réal’ Danois n’en n’avait donc pas de définitive même si, par exemple, une partition écrite par Leo Pouget et Victor Alix accompagnait la diffusion parisienne.

 

Dreyer n’en n’était cependant pas amateur et ne réussit jamais à se décider sur une version définitive malgré pas mal de propositions.

 

Comme on l’a vu déjà par le passe chez nous, pas mal de compositeurs du siècle dernier ont donné leurs versions de B.O pour des films d’avant l’âge du parlant.

 

La Passion de Jeanne D’Arc ne déroge pas à la règle avec cette œuvre par l’américain Richard Einhorn qui, dans les années 80, cherchait un sujet religieux et se vit conseiller l’histoire de Jeanne d’Arc, ses recherches l’amenèrent à visionner le film de Dreyer auquel il décidé de consacrer sa partition.

 

Auteur d’une poignée de B.O de films d’horreur de seconde zone entre 77 et 89 le compositeur, qui a pas mal touché aussi à l’électro (d’époque n’est ce pas), joue ici dans une catégorie bien supérieure puisqu’il s’inspire notamment de manuscrits anciens datant du moyen âge.

Le livret, pour soliste féminine, chœurs et orchestre a rencontré un vif succès lors de projections publiques et sa nature éthérée et solennelle se marie assez bien avec ce Suaire, premier du nom.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 13:32

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : URBAN 4

 

 

C'est de qui ? Luc Brunschwig – Roberto Ricci – Manolo Linares

 

 

La Couv':

 

Le jeu… ou la vie? /  Urban 4 Vs. eXistenZ

 

Déjà croisés sur B.O BD? oui

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

Une planche:

 

Le jeu… ou la vie? /  Urban 4 Vs. eXistenZ

 

 

 

Ça donne Quoi ?  Dans ce tome, les auteurs nous offrent quelques clés de leur monde avec un retour aux origines de la création de Monplaisir. Grâce à son accès autorisé aux archives, Zach, même aux arrêts à son hôtel, va découvrir beaucoup de choses… et le lecteur aussi.

 

Que dire de ce tome sinon que le puzzle se met en place pièce après pièce et nous promet une fin explosive dans le tome 5.

 

Côté graphismes, rien à dire de plus de plus que dans le passé : dessins superbes, monde fantastique et colorisation intelligente.

 

Il y a au moins 2 points qui m'interpellent dans cette série :

  • Le choix d'utiliser partiellement le monde d'Alice aux pays des merveilles créé par Lewis Carroll avec comme personnage principal un mélange du lapin blanc et du lièvre de Mars, le 1e pour le côté officiel et le 2e pour la folie. Ici Alice est à la fois une copie du modèle créé par John Tenniel (voir ci-dessous) et une machine… mais physiquement ce n'est plus une petite fille malgré la robe bleue et le tablier blanc!

 

Le jeu… ou la vie? /  Urban 4 Vs. eXistenZ

 

  • La personnalité de Zach me rappelle plusieurs héros des romans de Philip K. Dick. Souvent ces "héros" sont dépassés par les évènements auxquels ils sont associés et plus entraînés par l'action que meneurs. Au risque de peiner ceux qui ne connaissent que le film Blade Runner, Rick Deckard est aussi dans cette situation dans le roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?. Ce roman, en particulier, semble avoir partiellement servi de modèle à la série Urban (Terre partiellement dévastée et colonies sur des planètes lointaines où les humains triment pour presque rien).

 

J'attends avec impatience le tome 5… comme beaucoup de lecteurs! (idem! -Fab.)

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? eXistenZ 

 

 

C'est de Qui ?  Howard Shore

 

 

La couv'

 

Le jeu… ou la vie? /  Urban 4 Vs. eXistenZ

 

 

Déjà entendu chez nous? oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ça donne Quoi ? Inutile de présenter Howard Shore qui a une filmographie tellement longue que l'on pourrait puiser dedans plus souvent encore que nous ne le faisons déjà.

C'est un compositeur qui sait passer de la pure angoisse (limite horreur) à la franche gaieté en passant par la rêverie. Et il compose aussi en dehors du cinéma : par exemple, son concerto pour violoncelle : Mythic Gardens.

 

Ici, il a écrit une musique lancinante et pesante pour accompagner un monde glauque et sombre. La musique d'un film où l'on ne sait plus si l'on est dans un jeu ou dans la réalité pour accompagner parfaitement un album où réalité et jeu sont liés.

 

Un morceau qui instillera un rien d'angoisse au lecteur pour lui mettre encore un peu plus les nerfs à vif.

 

 

 

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Une chronique de Gen

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 13:56

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LES DISPARUES D'ORSAY

 

 

C'est de qui ? Stéphane Levallois

 

 

La Couv':

 

Où sont les femmes?  /  Les Disparues d'Orsay  Vs.  Farenheit 451

 

Déjà croisé sur le site? non

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

Une planche:

 

Où sont les femmes?  /  Les Disparues d'Orsay  Vs.  Farenheit 451

 

Ca donne Quoi ? Depuis que des musées se sont associés avec des éditeurs de BD pour laisser la possibilité à des auteurs de créer des albums ayant leurs musées pour décors, nous avons pu découvrir de très bonnes histoires (et d'autres moins intéressantes). Ce sont des guides de visites un peu luxueux passés au filtre de la vision d'un artiste contemporain.

 

Stéphane Levallois a imaginé la disparition de toutes les muses, déesses, jeunes femmes des tableaux du musée. Le gardien (fantôme?) Virgile Gautrey part à leur recherche… à moins qu'il ne lui faille se retrouver lui-même.

 

L'histoire est surtout un prétexte à un travail graphique d'une extrême virtuosité sautant  d'un style pictural à un autre dans le respect de l'œuvre originale en passant par l'animation de statues ou la caricature de peintres. Il a adopté pour les pages de transition un style fluide aux couleurs passées. Trop d'œuvres sont visibles pour les évoquer toutes ici, mais elles sont répertoriées en fin d'album.

 

Je ne sais pas si c'est volontaire de la part de Stéphane Levallois ou juste une réminiscence, mais j'ai retrouvé un plan du film 2001, l'Odyssée de l'Espace quand Virgile arrive au bout de sa quête : à la porte d'un intérieur cossu et en scaphandre!

 

Une agréable et ludique façon de découvrir les œuvres du musée.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? FAHRENEIT 451

 

 

C'est de Qui   Bernard Herrmann

 

 

La couv'

 

Où sont les femmes?  /  Les Disparues d'Orsay  Vs.  Farenheit 451

 

 

Déjà entendu chez nous?  Oui, plus d'une fois…

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Bernard Herrmann arrive à nous faire imaginer une course rien que par le rythme de sa musique avec des violons haletants soutenus par des percussions franches. Il sait distiller la crainte avec quelques notes, en grand magicien de la BO qu'il est.

Toutes ces ambiances variées sont dominées par les cordes passant de la douceur mélancolique à une stridence violente. Et pourtant tout avait commencé avec des clochettes bucoliques!

 

Il semble incroyable que ce grand compositeur n'ait eu qu'un seul oscar… en plus pour un film que j'avoue ne pas connaître : The Devil and Daniel Webster. Ni les BO de Citizen Kane, La mort aux trousses, Psychose, Les oiseaux ou Fahrenheit 451 n'ont séduites les membres du jury… surprenant quand on pense que de nombreux compositeurs reconnaissent l'influence qu'il a eue sur eux.

Mais le monsieur n'avait pas un caractère facile (ses brouilles successives avec Orson Welles ou Alfred Hitchcock le prouvent) et c'est peut-être ce qui lui a nui.

 

C'est un de ceux que l'on a le plus écouté chez nous et nous le retrouverons sûrement très vite sur BOBD au vu de sa filmographie.

 

 

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Une chronique de Gen

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 15:25

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : 1234 RAMONES

 

 

C'est de qui ? Cadène, Bétaucourt et Cartier

 

 

La Couv':

 

Fab is a punk rocker (ou pas!)  /  1234 Ramones  Vs.  Ramones

 

 

 

Déjà lu chez nous? Non

 

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

 

Une planche:

 

 

Fab is a punk rocker (ou pas!)  /  1234 Ramones  Vs.  Ramones

 

Ca donne Quoi ? Au tout début des années 90, quand j’étais ado et que je jouais de la gratte électrique dans des combos aussi éphémères que voués à l’échec, nous avions une blague récurrente sur les compos à jouer en concert : on s’interdisait de compter de 1 à 4 en intro vu que c’était comme ça que débutaient TOUTES les chansons des Ramones, groupe de punk que nous considérions comme l’exemple à ne pas suivre.

 

Soyons honnêtes, si la bande à Joey et Dee Dee est un mythe du genre (chose amusante, depuis ma lecture de l’album j’ai croisé au moins 3 t shirts à l’effigie du groupe sur des personnes qui ne les ont probablement jamais écouté !), la médiocrité du niveau du jeu de ses différents musiciens n’avait d’égal que l’énergie qui débordait des disques et concerts du combo new yorkais.

 

Raconté par leur bassiste et principal compositeur (hum !), Dee Dee Ramone (né Douglas Colvin), junkie notoire à l’enfance difficile, l’album du trio Cadène, Bétaucourt et Cartier ne cherche à aucun moment à rendre les Ramones glamour ou à en faire un grand groupe, s’attachant plutôt à montrer les failles des différents membres du combo, leurs faiblesses, leurs rivalités et autres embrouilles.

 

Fab is a punk rocker (ou pas!)  /  1234 Ramones  Vs.  Ramones

 

Le dessin en noir et blanc réaliste de Cartier est très bon, et immerge totalement le lecteur dans les années Ramones évoquées via un soucis du détail qui fait plaisir à lire, j'ai d'ailleurs été plus convaincu par cet album que par son boulot précédent.

 

 Alternant les flashbacks de façon chronologique et ce qui aurait du être le concert sud américain de la réunion, 1234 Ramones est un bel hommage documenté de cette époque bénie, on y croise d’ailleurs quelques figures marquantes de Iggy à Sid Vicious en passant par les Clash et même une apparition éclair clin d’œil de William Burroughs.

 

Allez, 1,2,3,4…

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? RAMONES

 

 

C'est de Qui ? Euh…

 

 

La couv'

 

Fab is a punk rocker (ou pas!)  /  1234 Ramones  Vs.  Ramones

 

Déjà croisé sur B.O BD? Non.

 

 

On peut écouter? Certes.

 

 

 

Ca donne Quoi ? Pas évident de choisir quelque chose de probant sur la bio d’un groupe de rock (même du calibre de nos Ramones), on la joue donc facile en choisissant le premier album du combo.

 

Si vous ne connaissez pas vous vous apercevrez rapidement qu’absolument tout les morceaux se ressemblent sensiblement, la faute à un rythmique binaire on ne peut plus basique et à une connaissance d’accords restreintes au possible.

 

On ne vous tiendra d’ailleurs pas rigueur d’arrêter la galette avant la fin de votre lecture.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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