27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 16:56

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi : DYLAN DOG. GOLIATH.

 

 

C'est de qui ? Mari & Ruju

 

 

La Couv':

 

Horreur Maritime  /  Goliath  Vs.  Outland

 

Déjà lu chez nous? Oui pour le dessinateur.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Mosquito.

 

 

 

Une planche:

 

 

Horreur Maritime  /  Goliath  Vs.  Outland

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le lieu plus ou moins complètement isolé où un ou plusieurs protagonistes se retrouvent face à une menace est un classique dans le récit fantastique. Que ce soit un vaisseau dans l’espace, une île déserte ou encore un sous-marin, le huis-clos fonctionne en général fort bien.

 

Pour cette nouvelle aventure du détective transalpin Dylan Dog, c’est sur une plate-forme pétrolière gigantesque que Pasquale Ruju choisit de situer son intrigue.

 

N’ayant  plus reçu de nouvelles depuis plus de 3 jours, et ces dernières étant pour le moins alarmante (équipage terrifié, panique à bord, tentacules étranges) la compagnie propriétaire du Goliath missionne Dylan Dog (et un trio de mercenaires lourdement armés) afin de découvrir ce qu’il s’est passé.

 

Entre un accostage risqué en pleine tempête, la perte du bateau supposé ramener notre équipe, et la découverte de rescapés pour le moins effrayants, l’opération bascule rapidement dans l’horreur.

 

Les habitués de la série Dylan Dog l’auront compris, c’est une aventure pour le moins inhabituelle qu’ils vont pouvoir découvrir ici. Le flegme de notre enquêteur va être bien mis à mal dans ce scénario à cent à l’heure de film catastrophe qui emprunte aux grands classiques du genre.

 

Le trait nerveux  de Nicola Mari (dont c’est le troisième Dylan Dog paru en VF chez Mosquito) avec ses masses de noir et son travail sur les ombres, est d’une efficacité redoutable ici même s’il n’est parfois pas sans faire penser à celui de Mignola surtout sur ce récit aux évidentes réminiscences Lovecraftiennes.

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

 

 

C'est Quoi ? OUTLAND

 

 

C'est de Qui ? J. Goldmsith

 

 

La couv' 

 

 

Horreur Maritime  /  Goliath  Vs.  Outland

 

 

 

Déjà croisé sur B.O BD? Fort souvent.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Vous le savez si vous êtes amateur de musique de film ou si vous venez un temps soit peu fureter chez nous, Jerry Goldsmith, l’un des plus grands compositeurs de sa génération (voire toutes confondues) est un expérimentateur hors-pair.

 

Ce sont ses B.O qui ont indubitablement participé à la réussite de films comme La Planète des Singes, Alien ou encore Chinatown.

 

Dans la veine de ses scores de SF précédents, avec une certaine tendance à la montée d’adrénaline sévère, il compose au tout début des années 80 la musique de ce western futuriste où le « sheriff » Sean Connery enquête sur les malversations d’une entreprise minière droguant ses employés.

 

Cependant Outland est moins caractéristique du talent de Goldsmith que nombre de ses succès de l’époque. Basé sur des phrasés très rythmiques interprétés par les instruments aux registres les plus bas de l’orchestre (même si une poignée de cordes s’échappe avec véhémence de temps à autre) il joue beaucoup sur l’action et le suspense poussés et en devient assez éprouvant écouté seul.

 

Par contre, en « B.O » du survival maritime de notre Dylan Dog, c’est une dose supplémentaire de tension non négligeable et d’autant plus percutant.

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 14:05

 

 

Un petit cycle Epouvante pour nous amener jusqu'au week-end avec des choses aussi différentes qu'intéressantes, et on commence avec une BD à réserver aux adultes...de goût!

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BELZEBA, LA FILLE DE SATAN.

 

 

C'est de qui ? S. Fenzo

 

 

La Couv':

 

Visage(s) de la Peur (et BD X pour le coup!)  /  Belzeba  Vs.  I Tre Volti della Paura

 

Déja croisé chez nous? Non

 

 

 

C’est édité chez qui ? Tabou éditions

 

 

 

Une planche:

 

 

Visage(s) de la Peur (et BD X pour le coup!)  /  Belzeba  Vs.  I Tre Volti della Paura

 

 

Ca donne Quoi ? En Norvège au moyen-âge irrité de la véhémence d’un noble dans sa chasse au sorcière, le diable en personne envoie Belzeba fille qu’il a eu avec une mortelle, s’occuper du bonhomme.

 

Malheureusement pour elle notre plantureuse héroïne va tomber sous le charme de sa victime, s’attirant le courroux de son terrible géniteur !

 

Si les éditions Tabou nous avaient jusqu’alors habitué à de la BD coquine aussi fun que variée, elles franchissent un cap aujourd’hui avec la réédition d’une série historique au dessin old school fin et expressif (au minimalisme parfois volontaire) qui flirte avec un érotisme bon ton et qui, malgré une première scène assez surprenante (zoophile !), reste ensuite plutôt sage –quoique voluptueuse- surtout en comparaison d’autres titres de l’éditeur.

 

Une bien agréable redécouverte servie en plus par une pagination généreuse et une édition classe et soignée !

 

 

 

 

LA MUSIQUE :

 

 

 

 

C'est quoi :LES TROIS VISAGES DE LA PEUR

 

 

C'est de qui ? Nicolosi

 

 

La Couv':

 

Visage(s) de la Peur (et BD X pour le coup!)  /  Belzeba  Vs.  I Tre Volti della Paura

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui et non.

 

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Mario Bava, Boris Karloff, Michèle Mercier…artistes (pour au moins l’un d’entre eux diront nous !) dont les noms réunis au générique d’un même long métrage pourrait surprendre.

 

C’est pourtant le cas de ce film d’épouvante à sketches présentés (à la façon des anthologies d’horreur à la TV comme en comics) par l’ex mythique créature de Frankenstein –qui joue également un rôle dans un des épisodes – dont la B.O européenne a été écrite par Nicolosi, spécialiste par ailleurs du film de gladiateurs en jupettes.

 

La variété des thèmes (une femme harcelée au téléphone, une légende vampirique et, pour clore le tout, une histoire d’anneau maudit) permet au compositeur transalpin de piocher à volonté dans les divers gimmicks du genre, à grand renfort de cor solennel et de violons survoltés, le tout contre balancé par un peu de jazz easy listening d’époque qui, je vous l’accorde, est complètement à coté de la plaque pour Belzeba et que vous pourrez zapper sans soucis.

 

 

 

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Une Chronique de Fab

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 15:44

 

 

Pas de cycle western qui se respecte sans un Tex, et quand en plus c'est une sortie toute récente, que demander de mieux?

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : TEX. FRONTERA

 


C'est de qui : Boselli & Alberti

 

 

La Couv':

 

 

Panorama du Western /  Frontera  Vs.  In A Valley Of Violence

 

Déjà croisé chez nous? Pas sur.

 

 

Une planche:

Panorama du Western /  Frontera  Vs.  In A Valley Of Violence

 

Ca donne Quoi ? Cet album de Tex, sorti en couleur avec une pagination bien moins fourni que les petits volumes auxquels nous étions habitués (mais dans un format Franco-Belge) est un peu La Jeunesse de Blueberry adaptée au ranger transalpin.

 

On y voit en effet un Tex encore jeune, enfermé dans un pénitencier, qu’une fougueuse française, chanteuse de cabaret, va venir délivrer afin qu’il l’aide à accomplir sa vengeance.

 

Un ton sombre, voire violent, dans l’esprit du Cavalier Solitaire dessiné par Kubert où l’on découvre que notre héros peut aussi être un dur (et ça fait plaisir), je viens d’ailleurs de découvrir que la famille de Tex a été assassiné par des desperados et que ce n’est qu’après s’être fait justice lui-même et avoir bourlingué un peu qu’il est devenu ranger au Texas, je vais creuser la piste !

 

Un mot sur l’excellente partie graphique d’Alberti, qui met à bon escient ses multiples expériences que ce soit en franco-belge, en fumetti mais également outre Atlantique où il a bossé pour les Big Two; son trait est détaillé, expressif et original, un bol d’air sur une série aux codes parfois fort stricts.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 


C'est quoi : IN A VALLEY OF VIOLENCE

 


C'est de qui : Jeff Grace

 

 

La Couv':

 

Panorama du Western /  Frontera  Vs.  In A Valley Of Violence

 

Déjà entendu chez nous? Oui.

 

 

On peut écouter:

 

Ca donne Quoi ? Difficile aujourd’hui, on l'a souvent écrit ici, de faire un western qui arrive à être un tant soit peu original…enfin, encore faut-il en avoir envie !

 

Ce n’était pas semble t-il l’intention du réalisateur de ce film au scénario de vengeance bien basique ni non plus du compositeur de la B.O, Jeff Grace, habitué aux séries B de genre, qui singe sans vergogne Ennio Morricone et tout ses suiveurs.

 

Le générique donne d’ailleurs d’emblée le ton, « hommage » (hum !) visuel et musical à celui de Le Bon, La Brute et Le Truand  de Léone. Le reste est à l’avenant, heureusement que guitares et cordes, bien supportés par la rythmique, arrivent à se faire menaçants de temps à autre et créent un suspense intéressant, l’ensemble se laisse du coup écouter sans trop de lassitude surtout si c’est en fond sonore d’un Tex aussi intéressant que celui du jour.  

 

 

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Une chronique de Fab

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 13:10

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : MARVIN, L’AFFAIRE MARION COLMAN

 

 

C'est de qui : Berardi & Milazzo

 

 

La Couv':

 

Silver Screens  /  Marvin, L'Affaire Marion Colman  Vs.  36 Hours

 

Déjà croisés dans le coin ? Il ne me semble pas.

 

 

C’est édité chez qui ? Mosquito

 

 

Une planche:

 

Silver Screens  /  Marvin, L'Affaire Marion Colman  Vs.  36 Hours

 

Ca donne Quoi ? Vous connaissez  mon amour des dessinateurs italiens des années 70 et 80,  du cinéma old school et du Noir (sous toutes ses formes), vous imaginez donc mon enthousiasme à la découverte de ce one-shot paru il y a une paire de lustres chez Mosquito spécialiste des ré-éditions classes en noir et blanc.

 

Marvin est un ancien acteur de cinéma reconverti en détective privé; désabusé s’il en est, notre perdant magnifique va se voir confier sa première enquête par une mère éplorée dont la fille, aspirante starlette, a disparu.

 

Mais Hollywood, à l’écran comme dans la vie, n’a toujours été que miroir d‘illusions, et Marvin va devoir démêler le faux du vrai en tentant de ne pas y laisser trop de plumes.

 

Berardi livre un bel hommage en forme de pastiche à tout un pan de l’Age d’Or du cinéma américain,  porté par le dessin fort expressif de Milazzo, à la croisée des styles entre ses compatriotes de l’époque et les grands maîtres d’Outre Atlantique.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE   

 

 

 

C'est Quoi ? 36 HOURS

 

 

C'est de Qui ? D. Tiomkin

 

 

La couv'

 

Silver Screens  /  Marvin, L'Affaire Marion Colman  Vs.  36 Hours

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter ?  

 

Ça donne quoi? : Contrairement à ses grands succès dans les westerns et autres films à gros budgets, pour 36 Hours, film d’espionnage sur l’enlèvement d’un officier américain par les nazis, Tiomkin réduit considérablement son orchestre.

 

Habitué à une méthode de travail poussée (une fois les thématiques des scénarios dégagée, il allait jusqu’à étudier voix et intonations des acteurs pour adapter ses compositions et choisir les instruments les plus adéquats) il alterne ici avec métier des pizzicatos de violons au reste des instruments.

 

Ce que l’on pourra éventuellement lui reprocher c’est son recours quasi systématiques aux accords de pianos dans les graves qui font que l’on a parfois un peu l’impression qu’il traite un thriller comme un western et vice-versa.

 

Néanmoins on pardonnera au bonhomme tellement il est passé maître dans l’art de créer, et souvent par ce procédé d’ailleurs, des atmosphères sans cesse changeantes qui peuvent bifurquer sans crier gare d’une mélodie anodine à un suspense sous-jacent tenace.

 

Peut être qu’une B.O plus axée Noir aurait convenue à ce Marvin, mais, de par sa richesse mélodique et son exécution, le 36 Hours de Tiomkin ne fait pas tâche en accompagnement, loin de là même.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 16:18

 

 

Un grand classique chez B.OBD, le cycle western! Des nouveautés essentiellement pour ce week-end mais toujours de la variété, la preuve:

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : PRISONNIERE DES APACHES

 

 

 

 

C'est de qui ? P. Ruju & S. Tisselli

 

 

 

 

La Couv':

 

 

 

 

Panorama du Western: Prisonnière des Apaches Vs. Les Disparues.

 

C’est édité chez qui ? Mosquito

 

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Non

 

 

 

Une planche:

 

 

 

Panorama du Western: Prisonnière des Apaches Vs. Les Disparues.

 Ca donne Quoi ? Vous le savez, un cycle Western qui se respecte se doit d’avoir un Tex en son sein.

 

Si, fidèle à ses choix de mettre en avant les auteurs des albums qu’ils publient, les éditions Mosquito ne mentionnent pas le nom du Ranger sur la couverture de l’album, c’est bien de la star des fumetti qu’il s’agit.

 

Flanqué de l’increvable Kit Carson, Tex s’infiltre de nuit dans un campement indien pour y sauver une femme de militaire kidnappée. Mais les apaches ne l’entendent pas de cette oreille et bientôt, leur redoutable chef Octavio à leur tête, les guerriers prennent en chasse nos trois fuyards.

 

Cette aventure de Tex est inhabituelle à plus d’un titre. Assez brève si on la compare aux dizaines (voire centaines !) de pages des publications mensuelles habituelles transalpines, elle s’inspire des grands classiques du genre (de La Prisonnière du Désert  à Commanche en passant par La Captive aux Yeux Clairs ) mais, de par son graphisme hors norme, tout à la peinture dans des couleurs chatoyantes (là aussi c’est peu courant sur la série), se démarque de tout ce qu’on avait pu en lire jusqu’ici. 

 

Que ce soit les fans du genre, les amoureux de Tex ou les amateurs de belle BD originale, ce Prisonnière des Apaches devrait faire des heureux !

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? LES DISPARUES

 

 

C'est de Qui ? J. Horner

 

 

 La couv'

 

  

Panorama du Western: Prisonnière des Apaches Vs. Les Disparues.

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui.

 

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi?  Soyons, honnête, quitte à ne pas se faire que des amis, si la filmographie de James Horner comporte quelques pépites elle est également pas mal plombée par des choses moins réussies, voire quelques ratées qui n'ont pas passé l'épreuve du temps.

 

Ce sera très probablement le cas de la B.O de ce western dans lequel Tommy Lee Jones part à la recherche de deux jeunes filles enlevées par des indiens (tiens!) qui, souffre de sonorités et de mélodies très datées et pase-partout.

 

On retiendra pour la lecture de notre aventure de Tex une paire de pistes dédiées aux scènes de suspense du film, où Horner fait preuve d'inventivité en mélangeant des gimmicks classiques avec des sonorités inspirées par la musique amérindienne et jouée sur des instruments traditionnels ou approchant, et ponctuées de chants indiens.

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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