19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 16:02

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : SAINT BARTHELEMY. SAUVETERRE.

 


C'est de qui : Stalner & Boisserie

 

 

La Couv':

La religion ensanglantée  /  Saint Barthélémy  Vs.  Borgia

Déjà croisé chez nous ? Oui pour l'un comme pour l'autre

 

 

C’est édité par ? Les Arènes

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Raconter la grande Histoire en utilisant une  « petite » est un procédé parfois payant s’il est bien pensé. C’est le cas de cette nouvelle série qui prend pour fond le massacre de triste renommée qui, en août 1572 vit Paris être mis à feu et à sang par les catholiques et qui mènera à la mort de près de 2500 protestants.

 

On y suit la destinée du jeune Elie, de son domaine de Sauveterre, attaqué par des soldats, à la cour d’Henri de Navarre. Les dix années qui séparent ces deux époques, le jeune homme les passe à guerroyer dans d’incessants conflits religieux qui aboutissent au rapprochement des deux religions.

 

Rapprochement bien éphémère hélas et l’album se conclut sur la sinistre nuit de la Saint Barthélémy, en attendant ses conséquences dans le suivant.

 

Scénariste chevronné dans bien des domaines, Boisserie aborde son sujet avec métier et ménage son intrigue sans sacrifier au souci de reconstitution historique, les protagonistes sont tous là, de La Médicis à De Guise en passant par Coligny et Margot. On pense bien entendu –notamment dans le passage où notre héros est conduit dans Paris par une jeune femme-  au film de Chéreau à qui l’album tient la dragée haute, mais également aux échos que cette période de notre Histoire trouve encore aujourd’hui.

 

Coté graphisme Stalner assure sa partie avec talent, que ce soit dans les décors pointus ou sur les expressions des personnages on sent qu’il prend plaisir à travailler sur le genre.

 

 

 

 

LA MUSIQUE  

 

 

 

C'est Quoi ? BORGIA

 

 

C'est de Qui ? C. Morin

 

 

La couv'

 

 

Déjà vu chez nous ? Bizarrement il semblerait que non.

 

 

On peut écouter ?   

 

 

Ça donne quoi? : Crée par Tom « Oz » Fontana, cette série internationale sur la famille  sanglante (plus réussie à mon goût que l’autre, celle avec Jeremy Irons) a plus d’un atout dans la manche, et son compositeur n’est pas le moindre.

 

Cyril Morin a été choisi parmi plusieurs de ses confrères grace à sa capacité à mélanger musiques d’époque et orchestration moderne, le compositeur a effectué pas mal de recherches et s’est inspiré autant des rushes de tournage que des personnages de la série (n’hésitant pas à utiliser la guitare par exemple pour le thème de Rodrigo Borgia, d’origine espagnole).

 

L’ensemble, interprété par un orchestre symphonique sonne aussi majestueux que sombre, très actuel, la présence de mélodies ou d’instrumentation historique restant finalement fort en deça.

On  rapprochera d’ailleurs plus cette B.O de celles de films d’action historique récents dont Hollywood a le secret voire même de jeux vidéos comme Assassin Creed.

 

La multitude de pistes et d’évolution de thèmes fait de la musique de Borgia un vivier d’inspiration pour la lecture de Saint Barthélémy.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 14:34

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LA GESTE DES CHEVALIERS DRAGONS

 


C'est de qui : Ange, toute une flopée de dessinateurs, et S. Paitreau à la colo

 

 

 

En guise de première partie de conclusion (si, si, promis!) à cette saga de l'été, je voudrais revenir sur quelques points qui sont soit importants pour la lecture des albums déjà publiés ou pour les prochains, soit curieux (erreurs des auteurs ou mauvaises lectures et/ou incompréhensions de ma part).

 

Importants tout au long de la série :

 

  • Les dragons : il n'y a pas un seul modèle de dragon. L'imaginaire de chaque dessinateur y est sans doute pour beaucoup. Ailé ou non, cracheur de flammes ou non, cornu ou pas, avec ou sans crête, ces charmantes bestioles vont du lézard surgonflé au gigantesque cauchemar volant à 6 yeux en passant par le yong coréen. Un point est apparu rapidement dans l'album 13 : les dragons apparaissent le long de lignes sur la carte (des méridiens du monde?)… Il ne semble pas avoir été repris par Ange depuis.

 

 

 

 

 

 

  • Le Veill : cette aura des dragons qui contamine leur entourage et grandit en force avec la puissance de la bête. Personne ne sait vraiment comment agit le Veill : certains êtres sont touchés immédiatement, d'autres après une longue durée; certains êtres sont touchés physiquement, d'autres mentalement ou les 2 ensemble.

  • La virginité des chevaliers dragons : seules les vierges ne sont pas touchées par le Veill et peuvent approcher des dragons… bien que la proximité des dragons puisse leur provoquer des cauchemars (le plus souvent des réminiscences du passé).

  • Les épées : seules les armes faites en écailles de dragon ou dans un métal créé par le Veill peuvent traverser la carapace des dragons. 3 armes historiques ont été faites avec le premier métal trouvé : 2 épées et 1 hache. Une épée peut être transmise de chevalier à chevalier. Mais quand l'une d'elle meurt face à un dragon, ses compagnes marquent sa tombe avec son épée ou l'incinère avec.

 

 

 

  • La politique : officiellement, l'ordre ne se mêle pas de politique, mais en réalité celle-ci est omniprésente. De plus comme le dit Oris dans le tome 2 : "un acte public, quel qu'il soit, est toujours politique." Ce qui explique l'hostilité de l'ordre religieux d'Aman ou de certains dirigeants à diverses époques envers l'ordre.

  • La corruption : elle existe un peu partout (ordres religieux, dirigeants ou fonctionnaires des cités). Côté ordre des chevaliers dragons, il y a beaucoup d'hypocrisie : les chevaliers ont interdiction d'accepter des dons d'argent mais elles peuvent recevoir des cadeaux "symboliques" comme vêtements, armes, denrées à manger ou à boire… à condition que cela ne soit pas trop voyant auquel cas elles devront tout donner au trésor de l'ordre. Comme le dit la très vieille Oris dans le tome19 : "La prochaine fois, elles n'auront qu'à mieux dissimuler leurs bêtises…"

 

 

 

 

  • La sexualité : elle est sous-jacente plus d'une fois dans la série. D'abord au sein de l'ordre : soit par des pratiques hétérosexuelles protégeant la virginité (voir Eléanor dans le tome 19: "Rien en-dessous de la ceinture"), soit par des pratiques homosexuelles plus ou moins cachées. Hors de l'ordre: mariages forcés, polygamies, viols, dons d'êtres humains… reviennent plus d'une fois dans les albums.

 

 

 

  • La misogynie : mis à part les chevaliers dragons, la position des femmes n'est pas vraiment enviable dans la plupart des lieux rencontrés dans la série. Les prêtres d'Aman maintiennent des règles tenant la femme en position de faiblesse vis-à-vis des hommes. Le mariage les met sous la tutelle de leur époux après celles de leurs pères ou leurs frères. Dans beaucoup de villes, les femmes doivent avoir une tenue chaste et décente (comportement et vêtements). Mais, curieusement, Messara a une impératrice dirigeant la partie ouest du monde au moment de la guerre des Sardes… Comme disait La Fontaine dans la fable "Les animaux malades de la peste" : "Selon que vous serez puissant ou misérable, / Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

  • Les sciences : le monde des chevaliers dragons est dans un contexte plutôt médiéval où les études scientifiques ne semblent pas être faites au grand jour (voir Hassan dans le tome 9 et les allusions faites à ses écrits dans les tomes 13 et 19). Seule la cartographie du monde semble être couramment pratiquée (même si les auteurs ne nous ont pas encore donné une carte du monde). L'utilisation de tisanes ou drogues sans doute issues des plantes est utilisée pour soigner et sans doute aussi des onguents ou cataplasmes.

 

 

 

  • Les arts et artisanats : le travail des métaux ou des tissus ou du verre, la fabrication du papier, la construction de bâtiments, la fabrication de meubles ou de bijoux… sont florissants et ont générés quelques merveilles. Des artistes réputés sculptent, peignent ou, sans doute, composent (plus difficile à représenter en BD!)

  • La magie : elle est sous-jacente dans certains albums comme le 1e où la ville est protégée des chutes d'eau par un sort si l'on en croit les prêtres d'Aman. Ellys peut devenir enceinte grâce à un collier magique dans le tome 12. Le fonctionnement des bateaux volants, évoqué dans le tome 19, est lié à la magie des routes de pierres rouges qu'ils sont obligés de suivre. Sans doute, une persistance des pratiques religieuse et magiques des Nauris du tome 6. Le capitaine du vaisseau résume ainsi : "Vous ne savez pas pourquoi les dragons apparaissent… et nous ignorons pourquoi nos vaisseaux volent."

 

 

 

 

  • Les sardes : ce peuple de pillards nomades vivant dans le désert est cité quelques fois avant d'apparaître dans le tome 11 et d'être en permanence soit physiquement, soit en citation dans d'autres tomes puisque ce sont les ennemis de l'empire de Messara pour la guerre de 1000 ans.

  • La liste n'est sans doute par complète. À chacun de rajouter ses points marquants manquants.

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Nous avons eu la chance de pouvoir échanger avec le scénariste Ange (la partie féminine du duo) et voici ses commentaires et éclaircissements :

 

 

 

 

"Analyse extrêmement intéressante et complète ! Merci Gen !

 

 

J’en profite pour rajouter quelques points qui intéresseront peut-être les Nerds de la Geste. ;)

 

 

L’univers de la Geste s’étale sur 12 000 ans environ, de l’histoire de « La Première », à l’époque actuelle. L’époque actuelle, dans la Geste, évolue constamment : elle correspond à l’album le plus avancé chronologiquement dans notre histoire. Pour l’instant, « l’époque actuelle » est la Guerre des Sardes ; il n’y a rien de publié qui se passe « après »… cela va changer bien sûr.

 

Dans les pages de garde des albums, tu trouveras maintenant les histoires classées par ordre chronologique, donc de « La Première » (- 11 000 ans) à « Naissance d’un Empire », + 628 dans notre chronologie non officielle.

 

L’an zéro correspond au premier album de la Geste.

 

Il y plusieurs époques dans notre série :

 

- D’abord, l’avant premier tome... La préhistoire (avec « La Première »), la création de l’Ordre des Chevaliers Dragon (dont on voit la légende dans « La Faucheuse d’Ishtar », et ses débuts difficiles (illustrés dans « Par delà les Montagnes »). Au moment de la création de l’Ordre, Messara est une petite ville, dirigée par un petit roi. Mais la montée en puissance de l’Ordre des Chevaliers Dragons, dont le premier Ordre est installé à Messara, donne à la cité l’impulsion pour devenir une puissance militaire… puis un Empire.

 

 

 

 

 

 

 

- Ensuite vient « notre époque narrative numéro un ». C’est l’an zéro de notre chronologie non officielle, l’époque de « Jaïna » (le tome 1), la première époque où nous nous sommes arrêtés. L’époque classique, l’âge d’or de l’Ordre des Chevaliers Dragons. Là, nous avons écrits toute une série d’albums dont les histoires s’enchevêtrent sur une période de soixante ans environ… (« Brisken », « Aveugles », « Jaïna », « Akanah », «Le Pays de Non Vie », « les Jardins du Palais »). C’est l’époque de la bataille de Brisken et de ses conséquences, ce sont les histoires de Jaïna, d’Ellys, d’Akanah et d’Eléanor.

Et d’Oris qui est le Chevalier Dragon qu’on voit le plus dans la Geste. Oris apparaît à peu près dans tous les albums de cette époque, à des âges divers. C’est notre Chevalier préféré !

 

Un Empereur, celui qui a trahi les Chevaliers à Brisken, est à la tête de l’Empire de Messara, qui sera ensuite nommé simplement « l’Empire », puis « L’Empire d’Occident » après la scission.

 

- Ensuite… six cent ans passent. Certains albums non reliés aux autres, comme « La Déesse », « La Porte du Nord », « Revoir le Soleil », sont placés entre les deux époques majeures.

 

- Puis vient notre « époque narrative numéro deux », celle de la Guerre des Sardes. Là encore nous nous arrêtons pour toute une série d’albums dont les histoires s’enchevêtrent sur une période de cinquante ans. « La Guerre des Sardes » bien sûr, mais aussi « Toutes les Mille et Une Lunes », « La Mer Close », « L’Ennemi », « Vers la Lumière » « Naissance d’un Empire », et même certaines parties de « La Première » qui montrent Amarelle enfant.

 

Oris était le personnage clé de la première période narrative, Amarelle est le personnage clé de cette période ci. C’est le moment du schisme, et de la séparation de l’Ordre des Chevaliers Dragons en deux organisations rivales : l’Ordre des Chevaliers Dragons d’Orient et l’Ordre des Chevaliers Dragons d’Occident… qui vont se haïr et se combattre. Et il y a maintenant deux Empires. L’empire d’Occident (l’ancien Empire) est dirigé par une femme, Helsana.

 

Pour l’instant, la chronologie s’arrête là – il n’y a pas d’album publié qui se déroule après la mort d’Amarelle. Mais deux d’entre eux sont en cours de réalisation.

 

 

 

 

 

 

Tout cela pour dire que certaines des différences culturelles entre les albums de La Geste des Chevaliers Dragons sont des différences d’époques. En 12 000 ans, beaucoup de choses changent, et même en six cents.

Nous faisons bien attention à faire évoluer les rituels, les habitudes et les traditions… il ne serait pas crédible que deux Ordres séparés de mille kilomètres et de sept cent ans aient les mêmes habitudes.

 

Et quant aux femmes (bien vu !), en l’an – 400 (« Par delà les Montagnes ») elles n’ont pas le droit d’entrer dans les auberges non accompagnées, en l’an zéro c’est un Empereur sur le trône et les femmes commencent à se battre pour leurs droits (la Comtesse de Cressay dans « Aveugles ») et six cent ans plus tard, une femme est impératrice.

 

La magie existe en effet mais elle est légère, et parfois, elle n’est qu’un mensonge. Comme le collier qui permet à Ellys de tomber enceinte dans le Tome 12. (Ne le répétez pas, mais la voyante n’a fait qu’un peu de travail psychologique…)"

 

 

 

 

2e partie de cette conclusion à paraître en début de semaine prochaine.

 

 

 

 

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Une chronique de Gen, commentée par Ange

 

 

 

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 10:17

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : AU FIL DE L’EAU

 


C'est de qui : J. Diaz Canales

 

 

La Couv':

Sombre retraite  /  Au Fil De L'Eau  Vs.  Carol

Déjà lu chez nous ? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Rue de Sèvres

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Innoffensive cette bande de petits vieux espagnols octogénaires ? Pas tant qu’on le croit vu le traffic d’objets divers auquel ils se livrent…et quand ils commencent à se faire assassiner les uns après les autres, Alavaro et Roman, respectivement petit-fils et fils de Niceto, l’un des papys de la bande, découvrent que les ancêtres leur cachait de bien sombres choses !

 

Seul cette fois aux manettes, Canales, que l’on a croisé sur des hits comme Blacksad et la reprise du Corto de Pratt, démontre qu’il se défend aussi bien au scénario qu’aux dessins avec ce polar atypique à paraître de mercredi, qui se double d’une réflexion douce-amère sur la vieillesse qu’il illustre d’un noir et blanc expressif et original.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? CAROL

 

 

C'est de Qui ? C. Burwell

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé sur B.O BD ? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Le spécialiste de l’underscoring, parfois même à l’extrême, livre avec la B.O de cette passion interdite entre deux femmes dans les années 50, l’un de ses travaux les plus émouvants.

 

Abandonnant rapidement l’idée de n’employer que deux instruments (un pour chacune des héroines), il fait du piano l’instrument principal auquel il va rajouter des effets en studios en fonction des ambiances recherchées.

 

Accompagné par un orchestre assez réduit, la clarinette et le vibraphone sont les deux autres solistes retenus par Burwell pour ses thèmes principaux. Si la mélancolie et la romance sont les ambiances dominantes, le suspense n’est pas absent, bien qu’en retrait.

 

Une galette certes courte (un peu moins de 40 minutes de musique, complétées par une poignée de morceaux pop-soul de l’époque du film) mais qui exacerbe le trouble et la nostalgie qui règnent sur Au Fil de L’Eau.

 

 

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Une chronique de Fab

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 10:13

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : SHANGRI-LA

 

 

C'est de qui ? M. Bablet

 

 

La Couv':

(Encore un peu) de Science, (toujours de la) Fiction  /  Shangri-La  Vs.  The Martian

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Déjà lu dans le coin? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Ce qui devait arriver est arrivé l’Homme a épuisé la Terre, voilà les survivants de l’humanité parqués dans une immense base spatiale en orbite de notre ex-planète, également peuplée d’animoïdes (animaux dotés de caractéristiques humaines), tous conditionnés « boulot–dodo-conso » par Tianzhu, entreprise conglomérale omniprésente qui contrôle les masses via l’obsolescence programmée.

 

Scott, astronaute en charge de missions de reconnaissance, explore plusieurs vaisseaux endommagés par l’explosion de ce qui semble être des sphères surpuissantes d’une nature inconnue.

 

Alors qu’il commence à se poser des questions sur la nature de leur existence, il est contacté par une faction rebelle qui lutte contre la mainmise de Tianzhu, et découvre bientôt des enjeux qui dépassent tout ce à quoi il aurait pu  s’attendre.

 

 

Après avoir joliment abordé la fantasy dans sa série précédente, Mathieu Bablet s’attaque à la S.F d’anticipation avec –presque-autant d’originalité.

 

Shangri-la est un album riche, foisonnant, quitte à être parfois un peu trop gourmand même ; abordant de multiples thématiques  problématiques très d’actualité (la société de consommation dévorante, la domination des multinationales, la sempiternelle course en avant vers une fin inéluctable, l’aliénation des libertés individuelles, le racisme, j’en passe et des meilleures), l’auteur livre une œuvre qui n’est pas sans faire penser à certains illustres prédécesseurs (2001 entre autre ) mais sait garder une vraie personnalité grâce à un graphisme de toute beauté, que ce soit dans les structures titanesques flottant dans l’espace, les espaces confinés oppressants de la mégapole technologique ou encore les époustouflantes scènes apocalyptiques.

 

Changeant radicalement de genre, Mathieu Bablet, avec un livre extrêmement soigné par l’éditeur qui a en plus eu la bonne idée  de le sortir sous la forme d’un one-shot, prouve qu’il est définitivement un auteur à suivre dans le paysage Franco-Belge.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi? THE MARTIAN

 

 

C'est de Qui ? H. G. Williams

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur le site? Oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Leur collaboration précédente datait de Kingdom Of Heaven (avec des emprunts assez hallucinants de ci de là !), et les retrouvailles sont plutôt bénéfiques à l’un comme à l’autre. Williams écrit pour le film de Scott un score particulièrement abouti, surtout au vu du reste de la production du compositeur.

 

Via le mélange bien dosé d’électronique et d’instruments traditionnels, dont certains inattendus, comme la harpe par exemple, il innove en insérant par exemple des pauses entre ses phrases musicales, que ce soit sur des thèmes crescendos destinés à l’enthousiasme de la découverte, d’autres plus tragiques et, même s’ils sont en infériorité, ceux d’action plus relevés. L’opposition entre certains passages chargés en sons synthétiques et d’autres où le piano par exemple est mis en avant sont intéressants.

 

L’ensemble est du coup plus subtil que ce que l’on aurait pu craindre et fait preuve d’une belle intensité dramatique générale même si pas dénuée de passages un brin attendus.

 

En tout cas de la B.O calibrée pour la saga d’envergure de Shangri-La.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 17:17

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : NAINS 5. TISS DU BOUCLIER

 

 

C'est de qui ? Jarry et  Demare 

 

 

La Couv': 

 

MLF vaincra   /   Nains 5  Vs.  G.I Jane

Déjà croisé sur le site? Oui pour le scénariste

 

 

C’est édité chez qui ? Soleil

 

 

Une planche: 

 

 

 

Ca donne Quoi "Tenir ou périr", telle est la devise des guerriers du bouclier. Et jamais encore, on n'a vu une pisseuse entrer dans la garde? Mais Tiss, suite à l'accident de son frère qui l'a laissé estropié, décide de se lancer à l'assaut de ce bastion masculin.

Les instructeurs vont lui donner sa chance parce qu'ils pensent qu'elle ne tiendra pas et aussi parce que beaucoup de guerriers ont péri lors d'affrontements avec les orcs et les ogres. Mais Tiss s'entête et supporte toutes les humiliations et les brimades pour montrer qu'elle a sa place.

Place qu'elle va tenir jusqu'au sacrifice ultime après avoir acquis le respect de tous pour sa force de caractère.

 

Une BD "féministe" était bien la dernière chose que j'attendais avec cette série. Mais Nicolas Jarry m'a fait un énorme plaisir avec cette histoire dans laquelle je me suis partiellement reconnue… Pas côté taille (bien que je ne dépasse pas 1m57), mais plutôt côté combat dans un monde industriel masculin pour exister en tant que professionnelle reconnue. Dans ce genre de milieu, une femme doit constamment prouver qu'elle est "à la hauteur", qualité que l'on ne demande pas aux hommes pour qui cela va de soi.

 

 

 

 

Nicolas Demare s'est parfaitement fondu dans le design de la série. Il a créé des personnages expressifs dans la force, dans la déchéance ou dans la bêtise. Bon d'accord, sa citadelle des Grav a un petit air de ressemblance avec la forteresse du gouffre de Helm dans la trilogie de films Le Seigneur des Anneaux, mais on lui pardonne.

 

Cet album est à faire lire à toutes les petites filles et adolescentes qui croient encore qu'il y a des métiers qui ne sont pas pour elles… et à leurs parents et leurs professeurs.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? G.I. JANE

 

 

C'est de Qui   Trevor Jones

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous? oui

 

 

On peut écouter? 

 

Ca donne Quoi ?  Trevor Jones nous avait habitué à plus original, voire plus fin. En même temps au vu du scénrio de ce Rambo taillé pour Demi Moore, alors au sommet de sa gloire.

 

De la bonne grosse musique bien hollywoodienne, épique et grandiose à souhait, mais bien en phase avec le combat contre la connerie que les 2 héroïnes ont en commun.

 

Peu de douceur dans cette BO où l'on entend plutôt une marche constante et continue à grands renforts de cuivres et percussions omniprésentes. À ne pas mettre trop fort pendant le lecture sous peine d'avoir du mal à se concentrer sur les dialogues!

 

Pas très raffinée, mais les nains ne sont pas du tout raffinés!

 

 

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Une chronique de Gen

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