25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 08:09

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : GERONIMO, MEMOIRES D’UN RESISTANT APACHE

 


C'est de qui : Lugrin & Xavier

 

 

La Couv':

Panorama du Western   /  Geronimo  Vs.    Departum

Déjà croisés sur B.O BD? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Longtemps nous n'avons eu des amérindiens en général, et de leurs figures marquantes en particulier, que des images d'Epinal faussées via le prisme d'un cinéma hollywoodien sélectif et mégalo, peu enclin à reconnaître l'infamie faite aux peuples natifs du continent américain.

 

Pourtant quand j'étais gamin et que je regardais les westerns de John Ford ou Henry Hattaway, j'ai toujours eu plus d'empathie  pour les "Peaux-Rouges" que pour les tuniques bleues. Il était évident que l'album du jour allait me faire de l'œil.


Ce copieux ouvrage partisan (mais peut il en être autrement quand on évoque le personnage d'un résistant armé?) remet en perspective la vie de Geronimo, guerrier puis chef Apache qui s'est illustré dans la lutte contre l'invasion de l'armée U.S. 


En partant de la biographie rédigée par S.M Barret d'après ses entretiens avec Geronimo, les deux auteurs de l'album retrace le parcours tragique qui mènera ce dernier de sa vie paisible des plaines sauvages à la misère noire des réserves avec, en point d'orgues, les guerres indiennes et la traque de sa troupe.

 

 

 


A un dessin en noir et blanc semi réaliste les auteurs, qui sont allés sur place rencontrer les descendants du chef indien et assister aux cérémonies rituelles, ont choisi d'ajouter nombre de photos de leur cru et de documents qui appuient le côté reportage de l'album.


Si l'on pourra peut être leur reprocher l'usage de dialogues parfois aussi anachroniques que déplacés dans la bouche d'Apaches (l'un d'eux évoque tout de même les "Bisounours"!), force est de reconnaître que le but est atteint: la réhabilitation du personnage de Geronimo, loin d'un quelconque glamour et sans idéalisation.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? DEPARTUM

 

 

C'est de Qui ? Lisa Gerrard & De Francisci

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous ? Oui pour Gerrard, il y a peu.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? L’ex Dead Can Dance, après une paire de bandes originales en collaboration avec le compositeur américain De Francisci dont l’habité Tears Of Gaza, remet le couvert avec lui (façon de parler hein, en tout bien, tout honneur) pour un album plus traditionnels (comprendre pas une B.O de films) qui ravira les fans de l’ancien groupe de Gerrard.

 

La voix a muri, les ambiances sont toujours éthérées, plus cinématographiques forcément sur des pistes parfois fort courtes mais hypnotiques. Au sein des claviers  et des diverses percussions, viennent s’immiscer ici une guitare acoustique, là un dulcimer asiatique tandis que les cordes classiques viennent faire quelques apparitions remarquées.

 

Une musique aux influences et origines peut être un peu éloignées de celles de Géronimo mais qui ont bien appuyé le coté tragique et mélancolique de cette bio.

 

 

 

-----------------

 

 

Une chronique de Fab

Repost0
24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 12:32

 

 

Un classique du site, le cycle western pointe le bout de ses colts ce week-end sur B.O BD avec de la nouveauté, du grand classique et de l’original, en selle companeros !

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : L’ETOILE DU DESERT TOME 3.

 


C'est de qui : Desberg, Marini et Labiano.

 

 

La Couv':

Panorama du Western   /  L'Etoile du Désert 3  Vs.  Take A Hard Ride

Déjà croisés sur B.O BD? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Vingt ans après…ce n’est pas de la suite des Trois Mousquetaires dont nous allons faire la chronique aujourd’hui mais de celle de l’Etoile du désert, western historique (au sens figuré) de Marini et Desberg sorti il y à …vingt ans donc, oui, et dont un inattendu (quoi que) troisième tome sort aujourd’hui.

 

Nous voilà en pleine conquête de l’Ouest par les colons et autres desperados sans foi ni loi, dont les victimes sont bien entendu les natifs, une jeune fille blanche est sauvée par un guerrier indien d’un sort peu enviable et recueillie par des colons de passages. On va suivre en parallèle la destinée de la rescapée, devenue une belle jeune femme énigmatique, d’une guerrière indienne farouche nommée... Etoile du Désert, et de ses premiers émois, qu’ils soient amoureux ou guerriers, et enfin de Garth, le cow-boy du début, sans foi ni loi qui cherche une improbable rédemption à coups de revolver.

 

 

 

 

Si Desberg est toujours au scénario, Marini y participe mais ne fait que superviser la partie dessin, laissée à Hugues Labiano, dont  le style graphique se rapproche plus de celui d’un Malès ou d’un Kordey que de l’artiste italien, sans pour autant que cela ne gène en quoi que ce soit pour apprécier ce western solide, aux tenants classiques mais forts bien menés.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? TAKE A HARD RIDE

 

 

C'est de Qui ? J. Goldsmith

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous ? Oh oui !

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Au crépuscule de la mode western relancée par la vague des westerns spaghettis, sort en 1975 (grand millésime par ailleurs), cette coproduction italo-américaine au cul entre deux chaises (excusez l’expression !), long métrage particulier s’il en est battant le chaud et le froid sur un genre surexploité à l’époque.

 

L’une des (plus) grosses erreurs de Marghetti, le réalisateur (qui, pour l’exportation avait opté pour la pseudonyme de Anthony Dawson !), fut de charcuter la B.O composée par Jerry Goldsmith pour n’en garder qu’une partie et la compléter par des chutes de scores d’autres films sortis quelques années précédentes.

 

Cela étant, les années et la renommée du compositeur aidant, les bandes de l’intégralité du travail de Goldsmith ont pu être proposées au public. Et c’est tant mieux car c’est une B.O des plus honnêtes, riche en thèmes dédiés à l’action et au suspense, dont le choix de mélanger un piccolo soliste (en lieu et place des guitares et autres harmonicas traditionnellement employés sur ce genre de prod’ même s’ils sont bien là) avec des effets électroniques (relativement discrets cela dit) et un orchestre considérable en renfort est payant.

 

Goldsmith à un tournant artistique de sa carrière livre une partition  originale, avec des clins d’œil appuyés au maestro en la matière, (Ennio Morricone pour les cancres du fond !) mais qui porte en elle autant des gimmicks passés de son compositeur que de ses expérimentations à venir.

 

 

 

-----------------

 

 

 

Une chronique de Fab

Repost0
23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 15:18

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : LOUVE. LA REINE DES ALFES NOIRS.

 


C'est de qui : Yann & Surzhenko

 

 

La Couv':

Les chiens ne font pas des louves  /  Louve La reine des alfes noirs  Vs.  Fable The Journey

 

Déjà lus sur B.O BD ? Oui, les deux.

 

 

C’est édité par ? Le Lombard

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Les caractères antagonistes de la mère et la fille font des étincelles chez les Aegirsson, et l’absence de leur héros de mari/père n’est clairement pas vécue de la même manière. Ainsi si la blonde Aaricia s’est résignée à attendre l’hypothétique retour du héros, la brune Louve, préado en pleine rébellion, ne supporte plus cette interminable attente et fugue.

 

Son périple sera de courte durée puisqu’elle va devoir voler au secours du peuple nain, asservi par les alfes noirs qui fomentent le noir dessein de trancher les racines d’Yggdrasil et provoquer ainsi Ragnarök et autres joyeusetés.

De retours inattendus en épreuves héroïques, notre jeune guerrière à la double personnalité aura fort à faire !

 

Avec cet avant-dernier tome de la série dérivée de Thorgal (si l’on en croit la frise en fin d’album) Yann, fidèle à sa ligne directrice, continue de faire intervenir des figures plus ou moins marquantes de la séri en préparant ce qui semble s’annoncer comme de sacrées retrouvailles de la petite famille…à suivre.

 

 

 

 

LA MUSIQUE   

 

 

 

C'est Quoi ? FABLE. THE JOURNEY

 

 

C'est de Qui ? R. Shaw

 

 

La couv'

 

 

Déjà entendu par ici? Oui.

 

 

On peut écouter ?   

 

 

 

Ça donne quoi? : Compositeur de quelques uns des chapitres de cette saga vidéo ludique déclinée sur Xbox et ordinateurs, Shaw s’est semble t-il bien amusé avec ce Journey puisqu’il n’a pas hésité à utiliser les modes myxolydiens pour l’atmosphère sombre de certains passages et une grande variété de percussions et autres instruments traditionnels du monde entier pour le coté folklorique du jeu.

 

Contrairement aux précédents épisodes, ce Fable est plus axé action et la bande son s’en ressent, si les plages ambiantes sont toujours là (toujours aussi travaillées et mélodiques), on a droit également à un peu plus de pistes typiquement fantasy qui ne sont pas sans faire penser à quelques longs métrages du genre, que ce soit au niveau de l’écriture ou de la production.

 

Au final une fois encore nous voilà en présence d’une B.O de jeu vidéo qui n’a pas grand-chose à envier à celles de cinéma et est un véritable atout pour ce nouveau tome de Louve.

 

 

 

-----------------------

 

 

 

Une chronique de Fab

Repost0
23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 10:05

 

 

 

 

 

LA BD:

 


C'est quoi : MONSTER CLUB 2. DECAPODES ET VIEILLES LANTERNES.

 


C'est de qui : Masbou & Faw

 

 

La Couv':

La deuxième règle du Monster Club...  /  Monster Club 2  Vs.  The Body Snatcher

Déjà croisé sur le site? Le scénariste oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Trois ans après un tome 1 très sympa, voici la suite des aventures de nos intrépides aventuriers chasseurs de bestioles chimériques et autre curiosités.

 

Exit Leprévost, le dessinateur du précédent, parti vers des cieux plus cléments, remplacé par Faw qui, s’il s’en sort plutôt pas trop mal, a parfois du mal à faire oublier son prédécesseur. Niveau scénar’ on retrouve nos deux clubs de Cryptozoologues toujours aussi prompts à se lancer à la chasse aux créatures fantastiques ; qui vont explorer les fonds marins sur la trace d’un calamar géant.

 

Hommage à Jules Verne et son Capitaine Némo assumé, avec toujours un certain humour, cette nouvelle aventure est néanmoins un peu en deçà de la précédente et ce malgré un rythme bien mené et une narration en parallèle originale.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE BODY SNATCHER

 

 

C'est de Qui ? Roy Webb

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu dans le coin? Yep

 

 

On peut écouter? Avec une palanquée de musiques de films à son actif, (il lui est arrivé d’en livrer jusqu’à 20 certaines années !) Roy Webb s’est clairement illustré dans tous les genres ou presque. C’est bien simple, si vous tombez sur une série B datant des décennies 40 ou 50 il y a de fortes chances que la B.O soit signée de lui.

 

Pour cette adaptation de Stevenson avec les mythiques Bala Lugosi et Boris Karloff, dirigés par Robert Wise (sacré trio tout de même !), il fait ce qu’il sait faire de mieux : de la musique toute dédiée aux images qui sait se faire la plus discrète possible tout en étant juste indispensable à l’ambiance du film.

 

Entre inspiration harmonique qui semble provenir directement des impressionnistes, contrepoints surprenants dans le registre et couches complexes aux harmonies recherchées très avant gardiste en regard de ce qui pouvait se faire à l’époque, le travail de Webb est probablement aussi remarquable que sous-estimé et mérite d’être écoutés seul pour être apprécié à sa juste valeur.

 

Seuls, ou avec un album comme ce Monster Club second du nom  à qui il fait beaucoup de bien et dont il rattrape un peu la relative déconvenue.

 

 

---------------------------

 

 

Une chronique de Fab

Repost0
22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 16:11

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 


C'est quoi : BLACKFURY

 


C'est de qui : S. Goddard & Henscher

 

 

La Couv':

 Le futur du Super Héros ?  /  BlackFury  Vs.  I Robot

Déjà croisé sur le site? Oui pour Henscher

 

 

C’est édité chez ? Ankama

 

 

Une planche:

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Ne vous fiez pas (entièrement du moins) à la couverture de ce premier tome de Blackfury, vous n’êtes pas en présence d’une énième BD de super-héros lambda.

 

Si le personnage qui donne son titre à l’album est effectivement un être doté de pouvoirs surhumains, il évolue dans un univers futuriste, sur une autre planète, dans une réalité parallèle. Khatarsis, la planète aux huit continents, est dominée d’une main de fer par la presciente impératrice Meisha, secondée plus ou moins contre leur volonté par une assemblée de dirigeants aussi corrompus que peu fiables.

 

Blackfury, aidé par sa dulcinée Sky, oeuvrent pour une organisation supposée lutter contre les méfaits de l’empire, mais, en coulisses, le bal des alliances et des traitrises bat son plein et nos deux héros se retrouvent être les pions non consentants d’un jeu d’échec dangereux.

 

 

Nous sommes donc clairement dans un univers de SF aussi maîtrisé qu’original, à l’univers graphique résolument actuel à la croisée des chemins entre le manga, le franco-belge et le comics avec des réminiscences de vieilles séries animées cultes.

 

Stéphane Goddard, touche à tout doué, vient au 9° Art avec un premier album (écrit avec l’aide d’Henscher au scénario) des plus prometteur !

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi? I ROBOT

 

 

C'est de Qui ? M. Beltrami

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Trop librement adapté de textes d’Asimov, et bizarrement réalisé sans grand enthousiasme par un Alex Proyas impersonnel (probablement étouffé par la star du film et, vu l’argent en jeu –le placement de produits dans le film est tout bonnement hallucinant- par la prod’) I Robot reste un film, dans la lignée de Minority Report, de SF au suspense soutenu, où tout va très vite et où les scènes d’action prennent bien souvent le pas sur le reste.

 

C’est sans trop de surprises que Marco Beltrami, habitué aux scores d’épouvante et d’action, met tout son cœur à balancer la sauce sur les courses poursuites et autres poursuites tout court, à grands coup de rythmiques marteau piqueur et de cuivres explosifs, si le thème principal et celui des I.A sont plutôt sombres, l’ensemble souffre assez cruellement d’un manque d’inventivité manifeste et fait regretter le limogeage de Trevor Jones, initialement en charge de la musique de Proyas.

 

 Le travail de Beltrami n’aide évidemment pas à alléger le scénario mais se révélant assez adapté à l’univers du premier volet de Blackfury.

 

 

 

-----------------------

 

 

Une chronique de Fab

Repost0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags