21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 09:09

 

Allez, tenez puisque c'est la fête de la musique aujourd'hui, la chronique, forcément musicale, d'un album qui ne l'est pas moins!

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi ?  BREAK. UNE HISTOIRE DU HIP HOP

 

 

C'est de qui ? Ledoux & Liano

 

 

La Couv':

 

 Now, what you read is not a test  /  Break. Une Histoire du Hip-hop  Vs.  A Complete Introduction to Sugar Hill Records

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Steinkis

 

 

Une planche:

 

 Now, what you read is not a test  /  Break. Une Histoire du Hip-hop  Vs.  A Complete Introduction to Sugar Hill Records

 

Ca donne Quoi ? Le Hip Hop est comme le bon vin, plus il est vieux meilleur il est.

Forcément quand on fait écouter à un ado d’aujourd’hui un morceau de Grandmaster Flash ou du Sugar Hill Gang la plupart du temps ça ne lui parle pas, il ne comprend tout simplement pas qu’il est face aux balbutiements géniaux de toute une culture dont découlera un pan entier de l’histoire de la musique moderne.

Mais laissez lui le temps et, si il est un temps soit peu mélomane et amateur de hip-hop, il y reviendra de lui même.

 

Et en attendant mettez lui donc entre les mains l’album de Ledoux et Liano qui, en amateurs éclairés, évoquent dans Break la naissance du mouvement via la situation socioculturelle de New York dans les années 70.

Tout comme Baz Luhrman l’a fait il y a peu avec the Get Down, mais le coté romantico clinquant en moins, le duo d’auteurs français rend hommage aux pionniers que furent Kool Herc, Afrika Bambata et les autres, au travers de la destinée de deux frères passionnés par cette folie naissante qui allait révolutionner la musique et le reste.

J’ai préféré cette approche à celle de Hip Hop Family Tree de Piskor, aux graphismes peut être plus originaux mais à l’aspect « catalogue » un rien lassant (nous reviendrons d’ailleurs cet été sur la version X-Men de Piskor)

 

Altérant passages en noir et blanc et en couleurs, avec des effets intéressants pour rendre les figures de danse, la partie dessins, si parfois un brin inégale, est néanmoins très en phase avec le propos, réalisée à 4 mains, la narration dynamite son sujet.

 

Un album de passionnés à coté duquel, chez B.O BD, on ne pouvait pas décemment passer !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : A COMPLETE INTRODUCTION TO SUGAR HILL RECORDS

 

 

C'est de qui ? Divers

 

 

La Couv':

 

 Now, what you read is not a test  /  Break. Une Histoire du Hip-hop  Vs.  A Complete Introduction to Sugar Hill Records

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? En amateur insatiable de musique, de quasiment tous les horizons (si l’on excepte la musique commerciale produite aux seules fins de vendre en masse via le bastonnage radiophonique en règle), je me suis rapidement intéressé au hip-hop (via entre autre l’émission tv de Sydney, ce qui parlera peut être aux moins jeunes de nos lecteurs).

Néanmoins, et encore aujourd’hui, si j’apprécie le flow et le timbre de voix de nombre de rappeurs (de RZA à Def Bond pour ratisser large), je préfère les autres facettes du mouvement : la danse, le scratch, les samples.

 

J’ai donc failli vous conseiller des choses purement instrumentales mais j’ai finalement opté pour cette compilation de morceaux plus ou moins emblématiques du label Sugar Hill qui a le mérite de proposer les balbutiements de la révolution musicale et de ses pionniers.

 

Certains ont bien vieilli, d’autres un peu moins, mais les samples y sont souvent épiques et ont été pillés ensuite tout au long de l’histoire du hip hop.

Vous y retrouverez certains des groupes et artistes cités dans Break, n’hésitez pas à creuser ensuite, vous avez une mine d’or à portée d’oreilles !

 

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 


 

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 07:16
 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  VALHARDI. INTEGRALE TOME 5

 

 

C'est de qui ? Jijé, Philip & Mouminoux

 

 

La Couv':

 

Un héros de toujours  /  Valhardi  Vs.  Cash On Demand

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Jigé.

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Une planche:

 

Un héros de toujours  /  Valhardi  Vs.  Cash On Demand

 

Ca donne Quoi ? Cinquième volet de la belle édition intégrale éditée par Dupuis, on retrouve ici les cinq derniers albums dessinés par Jigé (qui va laisser sa place au grand René Follet) pour des aventures variées dans le ton comme géographiquement.

 

En effet on retrouve Valhardi aux States ou à Cassis –où ont vécu la famille Gillain- sur  deux scénarios signés du propre fils du dessinateur, Philip (qui écrira également pour son paternel sur Jerry Spring )

Les trois autres albums, écrits eux par Mouminoux, font peut être plus surannés, avec une histoire que n’aurait pas reniée le scénariste de Michel Vaillant et des ambiances très sixties où l’humour et l’aventure font bon ménage.

 

Si l’ensemble est, évidemment fort classique, dans sa narration comme ses sujets, le trait de Jigé n’a rien perdu de son charme.

Le plaisir de redécouvrir ces classiques de l’école Marcinelle s’accompagne de dossiers critiques copieux, riches en iconographie, de biographies et même d’un scénario débuté par Philip qui ne sera finalement pas réalisé.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : CASH ON DEMAND

 

 

C'est de qui ? W. Josephs

 

 

La Couv':

 

 

Un héros de toujours  /  Valhardi  Vs.  Cash On Demand

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Evidement sur cinq aventures différentes j’ai écouté divers B.O mais Cash On Demand possède tous les atouts pour faire une musique d’accompagnement toute désignée à Valhardi.

                  

Au plus fort de sa célébrité les studios de la Hammer, en marge de leur prolifique production de films d’horreur à succès (les franchises Dracula, Frankenstein et Momie en tête), proposèrent également des petites séries B dans divers genres.

 

Sur ce film noir classique mais honnête, amusante relecture du Chant de Noël de Dickens) les compositeurs attitrés des studios étant surement occupés ailleurs (ce qui n’était pas le cas semble-t-il de Peter Cushing que l’on retrouve – toujours avec plaisir- à l’affiche ici), c’est Wilfried Josephs que l’on retrouve à la partition.

 

A côté d’une riche carrière dans le classique Josephs travaille pas mal pour le petit et le grand écran, boulot probablement plus rentable au quotidien.

Il touche à tous les genres et son bagage musical se ressent beaucoup dans son écriture, que ce soit dans la richesse des thèmes ou l’aspect souvent un rien grandiloquent de certaines mélodies.

 

Adepte de la composition faisant appel à plusieurs familles d’instruments, Josephs ne lésine pas sur les moyens sans pour autant que cela n’alourdisse l’ensemble.

 

De la B.O à l’ancienne pour une série qui ne l’est pas moins (tout ceci au bon sens du terme évidement).

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 08:35

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  L’AGENT. 1 INITIATION.

 

 

C'est de qui ? Gabella & Dagnino

 

 

La Couv':

 

Une Agent très spéciale  /  L'Agent  Vs.  Being Human

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour le scénariste.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

 

Une planche:

 

 

Une Agent très spéciale  /  L'Agent  Vs.  Being Human

 

Ca donne Quoi ? Rhym, agent des stups, a des « visions » qui lui permettent de résoudre des affaires. Quand une opération tourne mal, impliquant plusieurs dizaines de personnes dans un cas d’amnésie collective surnaturelle, notre héroïne est contactée par un autre mystérieux agent, qui lui laisse entendre que le paranormal fait bel et bien partie de notre monde et qu’elle a un don qu’il va lui falloir exploiter.

Les voilà sur les traces d’une drogue particulièrement puissante.

 

Mathieu Gabella, décidément à l’aise dans de nombreux genres, de la biographie historique à la relecture médiévale de super héros, livre ici un récit nerveux à la croisée des chemins entre le BPRD de Mignola et la série TV Supernatural.

 

De série TV cet Agent a beaucoup d’éléments d’ailleurs, le scénariste explique être grand fan du Bureau des Légendes (dont l’univers n’est pas si éloigné que ça de celui de l’album d’ailleurs), et situe son action en France. Si j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire au départ, on accroche en fait assez rapidement à une intrigue qui mêle astucieusement fantastique, action et suspense.

 

Le trait réaliste du dessinateur espagnol Fernando Dagnino, habitué du super héros de l’autre côté de l’Atlantique remplit bien le job même si le style n’est pas ma tasse de thé.

Ce premier tome auto-conclusif présente les personnages principaux et les factions en présence, en laissant assez de pistes ouvertes et de zones d’ombre pour avoir envie de découvrir la suite.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : BEING HUMAN

 

 

C'est de qui ? R. Wells

 

 

La Couv':

 

Une Agent très spéciale  /  L'Agent  Vs.  Being Human

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Le grand public boude parfois des séries britanniques pourtant très réussies du fait d’un manque de moyens comparées à leurs cousines américaines.

Il n’est pas rare d’ailleurs de voir des adaptation « U.S » de ces séries (aux qualités évidentes) avec des aspects plus prompts à attirer l’audimat, ce qui est le cas de la série qui nous intéresse aujourd’hui.

 

C’est pourtant bien le score de la version d’origine qu’il est question comme accompagnement de l’Agent.

 

Richard Wells, qui dans le cinéma et les séries TV, a essentiellement œuvré dans le fantastique, fait preuve d'une sensibilité intéressante en alternant pistes mélancoliques d'illustration musicale et des morceaux d'épouvante pure sur des modes qui provoquent le trouble chez l'auditeur.

L'ensemble fait preuve d'une belle unité et d'une richesse manifeste dans la variété des ambiances.

Si toutes ne s'accordent pas avec notre BD du jour, il y a tout de même de quoi faire largement l'affaire.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 15:45
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  CAPTAIN DEATH

 

 

C'est de qui ? Bacci

 

 

La Couv':

 

On n'échappe pas à Captain Death  /  Captain Death  Vs.  War between the planets

 

Déjà lu sur B.O BD? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman

 

 

Une planche:

 

On n'échappe pas à Captain Death  /  Captain Death  Vs.  War between the planets

 

 

Ca donne Quoi ? Imaginez que la Mort soit une chasseuse futuriste au look de cousine de Skeletor qui, inlassablement, traque ceux pour qui l’heure a sonné.

Et là y a du boulot puisque c’est carrément la planète Terre dans son intégralité qui doit être rayée de la carte intersidérale.

 

Manque de bol pour notre chasseresse à forte poitrine (si, si !) 7 survivants ont réussi à prendre la tangente. Commence alors une traque sans merci où les gibiers ont décidé de se frotter à leur prédateur…mais sans bien réaliser la nature même de la cible.

 

Après Lastman Stories sur lequel il collaborait avec Vives, Bacci signe là un petit album délirant au look hybride, dans un format proche du manga (taille, design, traitement) avec des graphismes en bichromie caricaturaux bien barrés.

On n’est pas loin de la défunte collection KSTR qui avait en son temps proposé de très bons albums !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : WAR BETWEEN THE PLANETS

 

 

C'est de qui ? A.F. Lavagnigno

 

 

La Couv':

 

On n'échappe pas à Captain Death  /  Captain Death  Vs.  War between the planets

 

Déjà entendu par ici? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? N’y allons pas par 4 chemins, une BD comme Captain Death c’est du pain béni pour B.O BD vu qu’il n’y a qu’à puiser dans le vivier de scores de SF old school qu’on peut dénicher sur la toile.

 

Prenons ce War between the planets par exemple, pour lequel Lavagnigno use et abuse d’effets spéciaux électroniques divers et variés sur lesquels il vient rajouter des sons de cymbales trafiqués et autres boucles de claviers hypnotiques à souhait.

 

Si le compositeur italien avait plutôt bien débuté sa carrière pour le cinéma, en mettant entre autre en musique deux longs pour Orson Wells (excusez du peu) rapidement il va se retrouver abonné aux péplums et autres séries B d’épouvante.

On comprend pour le coup un peu mieux ses expérimentations sonores sur ce genre de projet où la liberté de création était quasi-totale vu le budget alloué aux scores.

 

Celui du jour, plein de reverb’ et d’écho, est, je vous l’accorde difficilement écoutable en tant que tel et fait plus penser à une expérimentation sous LSD digne d’une face B des Pink Floyd époque Syd Barret, mais, en fond sonore de l’ovni de Bacci, ça ne fait rajouter qu’au plaisir coupable !

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 06:56

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  BOOTBLACK 1

 

 

C'est de qui ? Mikael

 

 

La Couv':

 

Cirage de pompes  /  Bootblack  Vs.  Never Let go

 

Déjà lu chez B.O BD? Oui.

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud.

 

 

Une planche:

 

Cirage de pompes  /  Bootblack  Vs.  Never Let go

 

Ca donne Quoi ? Après nous avoir fait côtoyer les hauteurs de New York au début du siècle dernier, Mikael reste dans la Grosse Pomme a la même époque mais situe sa nouvelle histoire dans les bas fonds.

On y suit Al, un jeune américain d’origine allemande qui, avec d’autres compagnons de galère, cire les chaussures des riches pour subsister.

 

Il est amoureux de la jolie Maggie –aspirante actrice au quotidien pas toujours rose- pour laquelle il est bien décidé à sortir de sa misérable condition, même si cela implique de bosser pour des gangsters ce qui, en général, ne finit jamais très bien comme notre bootblack va l’apprendre à ses dépends.

Ayant eu, par dessus le marché, la brillante idée de s’engager dans l’armée, le voilà envoyé au front en Europe où, là aussi, ses illusions vont voler en éclat.

 

Le trait caractéristique de l’auteur franco canadien fait toujours mouche sur cette histoire terriblement humaine dont le scénario –écrit également par l’artiste- par bien des points, n’est pas sans faire penser parfois au Il Etait une fois en Amérique de Leone.

Les couleurs pastel se font forcément un peu plus sombre que sur le précédent diptyque mais l’ambiance est des plus réussie.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :NEVER LET GO

 

 

C'est de qui ? J. Barry

 

 

La Couv':

 

Cirage de pompes  /  Bootblack  Vs.  Never Let go

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Mister John Barry, responsable de certains des plus mémorables scores de la saga des James Bond met en musique ce petit film noir où Peter Sellers, joue un de ses rares rôles non comiques.

 

Ouvertement orientée jazz, la B.O de Never Let Go n’en oublie pas le suspense et si l’orchestre de Barry se fait parfois très présent (notamment sur certaines séquences du long métrage), le compositeur sait aussi ménager ses effets avec des breaks rythmiques lourds de menaces, des phrasés de flute dans l’esprit d’un Lalo Schifrin et des cuivres menaçants qui ne sont pas sans rappeler parfois l’excellent travail de Bernstein sur The Man With The Golden Arm, quelques années plus tôt.

 

Si, je vous l’accorde, la musique de Barry manque peut-être un peu de passages plus dramatiques qui auraient été bienvenus sur certaines scènes de ce premier tome de Bootblack, l’atmosphère de Never Let Go met l’emphase sur le glissement des héros dans l’illégalité.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

 

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