25 octobre 2022 2 25 /10 /octobre /2022 13:19

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? MARSHAL BASS. LA MORT MISERABLE ET SOLITAIRE DE MINDY MAGUIRE

 

 

C'est de qui ? Macan et Kordey

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Pour  éviter la corde, voire pire, à Mindy, fille de petite vertu qui veint de refroidir son dernier client avant de se faire la malle avec les économies de ce dernier, Bass part à sa recherche espérant la retrouver avant le « posse » monté à la hâte par le sheriff du bled.

 

Il est bientôt rejoint par un gaillard rondouillard qui s’évère être le dernier de la fratrie que Bass a savamment décimé ces dernières années, bien souvent contre son gré.

 

Cerise sur le gâteau, comme si tout ceci ne suffisait pas à compliquer la donne, voilà qu’entre en jeu un mystérieux indien, rescapé de Little Big Horn, qui s’applique à tuer autant d’hommes blancs que possible.

 

Une bonne petite chasse à l’homme (enfin à la femme ici) fait toujours son effet dans le western et Macan et Kordey l’ont bien compris, le scénariste propose comme à son habitude un récit bien mené peuplé par une galerie de personnages plus hauts en couleurs les uns que les autres, avec force dialogues et situations décalées, tandis que le dessinateur assure avec toujours autant de maîtrise sa partie, donnant vie à cette distribution avec conviction, le tout dans des décors détaillés et riches.

 

On l'a déjà dit mais chaque album vient le confirmer, Marshal Bass est très probablement la série western la plus intéressante de ces denrières années!

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :THE LONGEST HUNT

 

 

C'est de qui ? Sante Maria Romitelli

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Pas sur.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Comme beaucoup de ses comparses Sante Maria Romitelli qui oeuvra pendant l’âge d’or du cinéma bis italien, toucha intensivement à tous les genres de séries B à Z, passant sans soucis du western au giallo avec des détours par le péplum ou la comédie.

 

C’est sur un western de seconde zone qu’on le trouve ici, le seul et unique de Bruno Corbucci, frère moins doué (quoi que) de Sergio, au scénario classique de traque et de vengeance avec quelques éléments intéressants mais mal portés par la réalisation et le jeu des acteurs.

 

Romitelli est finalement le seul qui s’en tire bien, optant pour une économie mélodique assez rare à l’époque, avec pas mal de pistes très « underscoring » aux sonorités éparses et inhabituelles qui jouent beaucoup sur les ambiances.

 

Le score n’est pas exempt de morceaux de bravoure et, hélas, de singeries de Morriconne, mais reste assez original pour accompagner comme il se doit cette nouvelle aventure du Marshall Bass.

 

 

 

 

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24 octobre 2022 1 24 /10 /octobre /2022 08:08

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LA DISPARTION DE JOSEF MENGELE.

 

 

C'est de qui ? Matz & Mailliet

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Les Arènes

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui pour Matz

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? En pleine débâcle de l’Allemagne nazie, le docteur Mengele, médecin d’Auschwitz responsable, entre autres horreurs, de la mort de milliers de juifs, embarque pour l’Amérique du Sud où nombre de ses congénères se sont déjà réfugiés.

 

Sur place, avec en ligne de mire une hypothétique renaissance du reich, le scientifique va devoir se fondre dans le décor et exécuter entre autres des travaux agricoles, frayant avec d’autres expatriés revanchards.

Mais bientôt il va être traqué par les descndants de déportés et rien moins que le Mossad.

 

 

 

Monté en suite de séquences dans les années d’après-guerre et de flashbacks dans les camps (chaque époque ayant ses teintes de couleurs), l’adaptation du roman d’Olivier Guez par Matz se lit comme un thriller politique tout en tension.

Si d’aventure celle de l’ex nazi pourrait émouvoir le lecteur, les flashbacks sur ses exactions dans les camps remettront vite les pendules à l’heure.

 

 

Quelle que fut la déchéance de Mengele, ses rapports avec ses femmes et ses enfants, légitimes ou non, ce n’est rien à l’aulne des crimes de guerre commis, ce que Matz souligne toujours justement.

 

 

Graphiquement le trait de Mailliet, dans la (noble) lignée de celui d’un Pratt ou d’un Pellejero (avant que ce dernier singe le premier pour les besoins d’une reprise forcément un brin mercantile), est un vrai atout pour cette version en BD, le dessinateur apportant une touche d’originalité via un style graphique qu’on attendait pas forcément sur le genre aux couleurs magnifiques.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :VOYAGE AU PAYS DE LA PEUR

 

 

C'est de qui ? R. Webb

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? A l'époque de sa toute puissance -ou presque- à Hollywood, Orson Welles fait la pluie et le beau temps à l'usine à rêves sur les projets sur lesquels il est impliqué.

 

Pour ce film d'espionnage il implique donc divers artistes de son entourage dont Roy Webb, alors en contrat chez RKO et qui va entamer avec Journey Into Fear une fructueuse série de films noirs.

 

 

Et effectivement ses compositions pour ce long métrage - fort moyen au demeurant – font preuve d'une finesse et d'une palette de nuances qui enrichissent et intensifient le suspense comme les passages plus dramatiques.

 

Utilisant avec minutie les corps d'instruments, Webb sait se faire discret quand c'est nécessaire laissant sa partition respirer pour mieux relever les images à des moments cruciaux.

 

 

 

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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 09:54

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? DRACULA EDITION DEFINITVE

 

 

C'est de qui ? Bess

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Il y a 3 ans de ça George Bess se frottait au Dracula de Bram Stoker pour un résultat réjouissant.

Glénat propose en cette fin 2022 une version augmentée de l’album avec, outre quelques pages de recherches graphiques en fin de volume, l’adaptation -toujours signée Bess- de la nouvelle l’Invité de Dracula, écrite par Stoker mais dont l’auteur n’était pas assez satisfait pour l’inclure à son chef d’œuvre.

 

Reste que Bess en livre une adaptation graphiquement impeccable, aussi expressive que détaillée, et qui rend tout l’efrroi du texte d’origine (racontant la première rencontre entre Jonathan Harker et le monde du  surnaturel).

 

Voici ce que l’on disait du Dracula lors de la sa sortie.

 

 

Bess opte pour un noir et blanc expressif et réaliste, dans un style réaliste à la fois old school et hors du temps qui retranscrit à merveille toute l'horreur gothique, la sensualité et la tragédie du matériau d'origine. Sa mise en page et ses choix graphiques et narratifs sont impeccables, sa ré-écriture du style épistolaire du roman est fournie sans jamais être trop chargée et, à quelques infimes exceptions près, tout est là !

 

Allez, si je devais émettre une seule réserve sur ce magnifique travail c'est le choix, à certains moments de proposer un fond de page style décor abstrait photoshoppé qui jure quelque peu avec la beauté du trait de l'artiste.

 

 

L'histoire me direz-vous ? Si vous avez la chance de la découvrir, je ne vais pas trop vous la spoiler, je vous dirais juste que c'est celle d'un comte vampire de Transylvanie qui fait l'acquisition de propriétés dans le Londres Victorien, afin de propager le mal dans la capitale britannique, et du groupe d'hommes et femmes valeureux qui va lui tenir tête (oui, je sais, j'ai synthétisé au maximum!).

 

 

Et, du coup, je rajouterai que vous avez encore plus de chance de découvrir Dracula conté par Georges Bess !

 

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :PARTITA

 

 

C'est de qui ? K. Penderecki

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Ce sont les similitudes de certaines mélodies, d'arrangements et autres atmosphères avec son contemporain Wojciech Kilar qui m'ont fait au départ m'intéresser à l’œuvre de Penderecki, en marge de celles, que nous évoquions il y a fort peu, utilisées au cinéma et pas toujours représentatives de l'étendue du talent du compositeur.

 

Celle qui nous intéresse présentement n'est, je vous l'accorde, pas d'une approche facile, et s'adresse à l'auditeur averti, amateur, ou, plus simplement, à celui qui va faire confiance au conseil du maître des lieux !

 

Violoncelles d'outre tombe, carillon frénétiques, basse et guitare électrique, cymbales malmenées, cuivres torturés... si les dissonances, et autre notes asynchrones ne rendaient pas déjà la pièce assez étrange comme cela, l'instrumentation panachée de Penderecki finit de faire de cette Partita une œuvre qui met mal à l'aise et a probablement été une source d'inspiration pour la génération de compositeurs de musiques de films actuelle, celle de la branche des Jed Kurzel, des Johann Johannsson et autres Hildur Guonadottir (comme il l' a été pour celle des films d'horreur des années 70 et 80).

 

Gageons que si ils avaient existé à l'époque Penderecki auraient utilisé lui aussi les sons de drones chers aux cœurs des artistes ci dessus.

 

Toujours est-il que la noirceur et le sentiment de malaise contant de cet opus fait un contrepoint idéal à la version inspirée de Georges Bess du roman mythique de Bram Stoker !

 

 

 

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21 octobre 2022 5 21 /10 /octobre /2022 07:43

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? FURIEUSE

 

 

C'est de qui ? G. Monde & M. Burniat

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Dargaud

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, les deux.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans un Moyen Age hasardeux, le Roi Arthur n’est pas le fringuant souverain que décrit la légende mais une épave avachie sur son trône, l’ombre de lui-même qui semble comme dépossédé de toute volonté sinon de son âme.

 

Son épée magique douée de la parole (entre autres choses), qui est plutôt ici un fleuret d’ailleurs, se languit des batailles épiques contre les démons et réussit à convaincre Ysabelle, cadette du roi, qui voit d’un fort mauvais œil le vieux noble libidineux qu’on veut lui imposer comme mari, de fuir ensemble le royaume.

 

Acculée, cette dernière accepte mais va vite se rendre compte que d’une part le pays et ses habitants sont bien moins agréables que ce qu’elle imaginait et d’autre part que l’épée n’est pas aussi amicale qu’elle semblait !

Pour couronner le tout le noble bafoué part en chasse de sa promise accompagné par son serviteur, grande brute hébétée.

 

 

 Furieuse s’inscrit dans la lignée des BD médiévales-féministes sorties ces dernières années mais a la bonne idée de ne pas chercher à montrer son héroïne sous son meilleur jour.

 

Victime d’une société uber-patriarcale, soumise à la tentation de la revanche dévastatrice Ysabelle va passer du coté obscur pour la plus grande satisfaction du lecteur de cette épopée fantasy menée à un rythme effrénée, pleine de violence et d’action avec une touche d’humour noir en prime.

 

 

Les graphismes haut en couleur de Mathieu Burniat, à mi-chemin ici entre manga et bd jeunesse cartoony, appuient encore un décalage bienvenu avec le genre et le propos pour un résultat étonnant.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :KULL LE CONQUERANT

 

 

C'est de qui ? Joel Goldsmith

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?  A de rares occasions oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? N’y allons pas par 4 chemins, Joel est loin d’atteindre le niveau de papa Jerry quand il s’agit de mettre en musique un film de fantasy aventures (et probablement un film tout court).

 

Ce Kull le Conquérant en est une preuve assez flagrante, avec son lot de plagiat du Conan de Poledouris (déjà douloureusement pompé sur Prokoviev) qui va de l’utilisation de cœurs graves éructant en latin (enfin on dirait) à ses percussions tapageuses, en passant par des envolées de cuivres pseudo-épiques.

Comble du goût douteux, sorti d’un thème correct, Goldsmith envoie un peu de guitare rock métal de ci de là pour un résultat assez désastreux mais heureusement parcimonieux.

 

 

Toujours est-il qu’avec le quasi pastiche bien dark du duo Burniat/Monde cette musique de genre qui n’hésites pas flirter avec le ridicule, rend la lecture quasi surréaliste, et c’est une expérience à tester, si, si !

 

 

 

 

 

 

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19 octobre 2022 3 19 /10 /octobre /2022 09:30

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? TERROR ISLAND

 

 

C'est de qui ? A. Nesme

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Mickey, Donald et Dingo ont décidé de relancer leur agence de détectives mais cette fois ci…sur l’eau !

Après avoir acheté et monté un bateau en kit, nos 3 détectives bras cassés se lançent dans leur nouvelle enquête : retrouver monsieur Pepermint, disparu lors de l’exploration d’une ile mysatéruieuse qui recelerait un trésor.

 

Trésor qui a attisé la convoitise légendaire de Pat Hibulaire, accompagné de Ratineau ; les deux lascars étant bien décidés, une fois sur place, à se débarrasser de la souris et de ses deux compagnons.

 

Mais tout ce petit monde n’était pas préparé à ce qu l’ile leur réserve de surprises macabres et autres dangers effrayants.

 

Après un Horrifikland graphiquement bluffant mais au scénario très enfantin, Alexis Nesme revient seul à la barre de son navire en kit et propose une nouvelle aventure à mon goût plus intéressante et « intergénérationnelle » avec toujours force humour et, surtout, un coup de crayon magistral, dans un style illustratif travaillé,  qui trouve ici un terrain de jeu idéal pour faire preuve de sa maestria.

 

 

Les décors de jungle sont truffés de détails, les scènes maritimes sont superbes et Nesme se permet même de jolies trouvailles narratives aux mises en page réjouissantes.

 

Une belle réussite sur le fond comme sur la forme dans une collection qui comptait déjà quelques pépites.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LE CORPS ET LE FOUET

 

 

C'est de qui ? C. Rusticelli

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

Ca donne Quoi ? Au début des 60’s, l’un des plus célèbre Dracula du grand écran commence à enchainer les sériez Z d’épouvante à l’image de ce long réalisé pourtant par Mario Bava dont on ne retient aujourd’hui que la partition de Carlo Rusticelli.

 

 Dans un pays qui compte les stakhanovistes de la B.O de film par poignées, Rusticelli est probablement le plus gros pourvoyeur sans pour autant que sa production s’en ressente (enfin pas trop).

 

 Il signe ici un score proche des classiques de la Hammer, avec tout l’attirail du genre, des cordes stridentes aux cuivres menaçants en passant par les percussions grondantes.

 

Pas d’une originalité à s’en relever la nuit certes mais doté d’un aspect suranné très fun avec cette Ile de la Terreur disneyenne.

 

 

 

 

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  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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