10 janvier 2016
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/2016
11:50
LA BD:
C'est quoi :PIETER ET LE LOKKEN
C'est de qui ? Olivier Supiot et Olivier Ka
La Couv':

Déjà croisés sur B.O BD? Oui pour Supiot.
C’est édité chez qui ? Delcourt, un lien vers le site :
http://www.editions-delcourt.fr/serie/pieter-et-le-lokken.html
Une planche:

Ca donne Quoi ? Delcourt a inauguré en fin d’année dernière une nouvelle collection joliment appelée « Les Enfants Gâtés » et destinée…aux enfants oui, tout à fait je vois que certains suivent, merci. Donc deux titres déjà parus, dans de très grands formats, contenant de courtes histoires (une grosse vingtaine de pages) dues à des artistes ayant déjà réalisé des albums et séries traditionnelles. Pieter et le Lokken, celui qui nous intéresse aujourd’hui, se déroule dans un village du grand nord où un jeune garçon va, malgré les avertissements de son chasseur de père, se lier d’amitié avec un être en apparence inoffensif mais qui va vite se révéler des plus dangereux. Une jolie histoire très poétique, qui, comme son titre l’indique, n’est pas sans faire penser au chef d’œuvre de Prokoviev et qui, notamment grâce au trait de Supiot, ravira vos têtes blondes sans trop les effrayer et leur donnera – c’est du moins le louable but de cette collection- le goût de la BD (oui, alors attention quand même parce que ça peut vite devenir une passion dévorante, moi-même qui vous parle en souffre depuis fort longtemps et…oui bon, je m’égare !)
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? LE CANARD EST TOUJOURS VIVANT
C'est de Qui ? Friot et Verdier
La couv'

Déjà entendu chez nous? Non
On peut écouter? Un extrait très court par là:
Ca donne Quoi ? Je ne vous cache pas que j’ai crié haut et fort au crime de lèse majesté à l’annonce de cette hérésie musicale dont Bernard Friot, auteur jeunesse, et son compère Jean François Verdier, compositeur, se sont rendus coupables ! Donner une suite à Pierre et le Loup en osant aller marcher sur les plates bandes de l’inimitable et génial Prokoviev, il fallait, au choix, être inconscient, avide ou fort présomptueux. On va donc savoir ce qu’il arrive à ce cher canard (qui n’est devenu une canne que chez Disney), mais aussi ce que le loup fait de beau au zoo, et même l’apparition de nouveaux animaux. Si l’ensemble ne manque pas de savoir faire et reste agréable que ce soit au niveau texte, musique ou même illustration (avec un petit coté vintage sympa), …ah oui, pardon, et est amusant sur notre Pieter et le Lokken… je n’en démords pas, on ne nous aura rien épargné !
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Une chronique signée Fab
8 janvier 2016
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/2016
16:14
LA BD:
C'est quoi : DANS LES BOIS
C'est de qui : Emily Carroll
La Couv':

Déjà lue chez nous? Non
C’est édité chez qui ? Casterman, un lien vers le site :
http://www.casterman.com/Bande-dessinee/Catalogue/albums/dans-les-bois
Une planche:

Ca donne Quoi ? Dans le domaine de l’horreur il est de nos jours quasiment aussi difficile de proposer quelque chose d’original que, par exemple, en Fantasy. Pourtant la jeune Emily Carroll, avec ce premier ouvrage traduit chez nous, s’en tire avec les honneurs. Prenant comme cadre la classique mais imparable forêt, elle y implante 5 courts récits aux sujets variés et aux scénarios glaçants et dont le dessin n’est pas en reste. S’affranchissant des codes de la narration classique, dans un style délicieusement old school, anguleux et expressif, elle réveille les peurs primales en flirtant avec ses glorieux ainés, de Lovecraft à Edgar Alan Poe ; que ce soit en noir et blanc ou via des thématiques de couleurs pertinentes Dans les bois brille par sa maîtrise formelle et révèle au public francophone une artiste à suivre !
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? CRIMSON PEAK
C'est de Qui ? Fernando Velasquez
La couv'

Déjà entendu sur B.O BD? Oui, à deux ou trois reprises.
On peut écouter?
Ca donne Quoi ? Contrairement à son réal qui, plutôt que de renouer avec ses longs métrages de jeunesse et non content d’être celui qui a flingué le passage d’Hellboy sur grand écran, a préféré nous pondre une baudruche gore au possible et désamorçant le peu de promesses du début du film, Velasquez a écrit une vraie bonne B.O d’horreur gothique, avec juste ce qu’il faut de poésie macabre et un thème récurrent aussi beau qu’inquiétant selon ses déclinaisons. Quand le scénario flirte avec l’horreur démonstrative, le compositeur sait rester simple et efficace, avec des morceaux effrayants au possible. L’usage intensif du violoncelle, qui décidément a la cote ces derniers mois (et ce n’est pas moi qui m’en plaindrait tant qu’il est utilisé à bon escient), apporte une saveur classique des plus agréable. Bref, une B.O grande classe pour une BD qui la méritait bien et à qui elle va comme un gant.
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Une chronique par Fab
7 janvier 2016
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/2016
17:33
LA BD:
C'est quoi : BOCA NUEVA. SOUFRE.
C'est de qui : Youness Benchaieb et Sylvain Almeida
La Couv':

Déjà croisé chez nous? Non.
C’est édité chez qui ? Casterman, un lien vers le site :
http://www.casterman.com/Bande-dessinee/Catalogue/albums-boca-nueva/boca-nueva-1-soufre
Une planche:

Ca donne Quoi ? Ese, jeune félin mal dégrossi, débarque à Boca Nueva, véritable cité état médiévale, où, par un malheureux concours de circonstance, il va se retrouver propulsé adjoint d’un vieux flic canin bourru et alcoolo qui vient de perdre son précédent partenaire. Le duo mal assorti enquête sur un trafic d’armes et d’une substance inconnue appelée « poudre noire » aux vertus…explosives ! Encore une nouvelle série de Fantasy me direz-vous ? Je répondrais par l’affirmative mais Boca Nueva a tout de même quelques atouts pour elle qui devrait lui permettre de trouver son public. Placée sur le créneau laissé vacant par la bande à Trondheim après l’arrêt de la mythique Donjons, elle partage avec son ainée un dessin et un ton clairement décalé et le style animalier. Graphiquement on pense un peu aussi à Adventure Time. Dans ce premier tome, qui sert essentiellement d’introduction, au background aussi riche que travaillé, l’équipe créative cherche un peu ses marques mais livre un épisode fun et prometteur.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? THIERRY LA FRONDE
C'est de Qui ? Jacques Loussier
La couv'

Déjà entendu chez B.O BD? Oui
On peut écouter?
Ca donne Quoi ? Décidément en ce début 2016 c’est le retour aux sources des génériques old school puisque, après l’Arsène Lupin de Bourtayre en début de mois, voici le Thierry la Fronde de Loussier. Son générique a marqué toute une (voire deux, facile) générations de téléspectateurs qui durant plus de 50 épisodes, ont pu voir un tout jeune Jean Claude Drouot se la jouer Robin des Bois à la française avec fougue et non sans humour. Deux qualités dont la musique de Loussier ne manque pas, il faut dire que le monsieur en connait un rayon. Pianiste de jazz, arrangeur et accompagnateur de pointures, il a pas mal œuvré dans le 7°Art et pas pour des manchots. Ses qualités de compositeur et ses facilités d’écriture lui permettent de fournir aux quatre saisons de Thierry la Fronde une B.O aux accents évidements médiévaux mais qui fleure bon l’aventure classique, avec des arrangements simples mais redoutables. Un petit décalage avec le premier tome de Boca Nueva, sans doutes, mais bien fun tout de même.
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Une chronique par Fab
7 janvier 2016
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/2016
10:32
LA BD :
C'est quoi : LE PONT
C'est de qui : Christian Durieux
La Couv':

Déjà croisé sur le site ? Oui
C’est édité chez qui ? Futuropolis
Une planche:

Ca donne Quoi ? Situé dans un univers alternatif à la charnière du XIXème et du XXème siècle, plongé dans un hiver perpétuel, Le Pont suit les pas de Salpatrès, un savant exilé de sa patrie. Ce dernier est à la recherche d’un mystérieux trou noir, vers lequel convergeraient inexorablement les forces telluriques de la planète, mais également la destinée de ses habitants. Secouru par un capitaine de navire en mission d'exploration, le jeune homme est conduit jusqu’à une cité lacustre prise dans les glaces où sa rencontre avec Léda, la troublante épouse du gouverneur, va élever sa quête vers une dimension hautement allégorique. En s’appuyant à la fois sur les éléments constitutifs de l’aventure scientifique à la Jules Verne, du récit fantastique et de la fable, Durieux plonge le lecteur dans une ambiance d’« étrange familiarité », sans avoir besoin de recourir à de multiples explications. Allusif donc (un reproche qui a pu être adressé à l’auteur, mais que ce dernier semble parfaitement assumer), mélancolique et doté d’une grande force poétique, Le Pont n’est pas sans rappeler certaines œuvres du grand Andréas avec qui (tiens, tiens…) Durieux avait justement collaboré sur la trilogie Mobilis. Une BD un brin exigeante pour débuter l’année 2016, mais qui offre une belle réflexion sur l’amour et le sens de la vie humaine (envisagé ici sous un angle des plus concrets). Deux éléments aussi énigmatiques et insaisissables qu’un paysage qui disparait sous la neige…
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? MAN WITH A MOVIE CAMERA
C'est de Qui ? Biosphere
La Couv':

Déjà entendu sur BOBD ? Non
On peut écouter ?
Ca donne quoi ? Sorti en 1929, le chef d’œuvre documentaire de Dziga Vertov a eu droit à pas moins de cinq bandes-son, dont une de Pierre Henry (au milieu des années 90), la plus célèbre restant, à ce jour, celle du Cinematic Orchestra (2000). Composée quatre ans plus tôt, la musique de Biosphere - aka. Geir Jenssen - musicien d’électronique ambient d’origine norvégienne, à qui l'on doit aussi la BO d’Insomnia (le film de Skoldbjaerg, pas son remake réalisé par Christopher Nolan), déploie une atmosphère froide comme la banquise sur laquelle planerait un épais et inquiétant brouillard. Cette nappe sonore opaque, d'où s'élèvent parfois quelques craquements organiques et l'écho de mélodies d'un autre âge, s'accorde au final assez mal avec l'esthétique très urbaine du Vertov (surtout lorsqu'on a goûté au sublime accompagnement du Cinematic Orchestra !). En revanche, elle apporte un surcroît de mystère à la lecture de la BD de Durieux, dont elle renforce l'atmosphère intemporelle (mais aussi d'un temps pôlaire) qui en émane.
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Une chronique signée Lio
6 janvier 2016
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/2016
17:14
LA BD:
C'est quoi : LA CAROTTE AUX ETOILES
C'est de qui Thierry Murat, Régis Lejonc et Riff Reb’s
La Couv':

Déjà lu chez nous? Oui pour le dessinateur.
Une planche:

Ça donne Quoi ? Via une allégorie animalière qui n’est pas sans faire penser aux fables de La Fontaine (si le monsieur avait vécu au XX° siècle s’entend) Murat, adapté ici par Lejonc, raconte la perte des rêves et des illusions en nous contant l’histoire d’un lapin scientifique qui, après avoir réussi à atteindre son but, créer une carotte volante/feu d’artifice va se retrouver confronté au progrès, vendre son invention à un requin (au sens propre !) de la finance puis participer pour le compte du roi soleil à la création d’une carotte de destruction massive qui anéantira la lune elle-même. S’éloignant un temps des récits maritimes expressifs, Riff Reb’s prouve, si besoin était, qu’il est à l’aise quelque soit le contexte et réalise un sans faute animalier superbe. Un récit universel qui parlera aussi bien aux petits qu’aux grands.
LA MUSIQUE
C'est Quoi ? VINCENT
C'est de Qui ? Ken Hilton
La couv'

Déjà croisé chez B.O BD? Non
On peut écouter?
Ca donne Quoi ? Alors encore sous contrat chez Disney, Burton se voit alloué un budget et une équipe réduite afin de réaliser un court métrage inspiré d’un poème qu’il a écrit et comptait transformer en histoire pour enfant avant de décider d’en faire un film d’animation. Le résultat, si fort peu prisé par le studio aux grandes oreilles qui le retirera rapidement du circuit, est un bijou dans son genre, hommage au cinéma expressionniste européen du début du siècle (précédent aujourd’hui n’est ce pas) à l’univers d’Edgar Allan Poe et, last but not least, au grand Vincent Price qui prêtera d’ailleurs sa voix à la narration. La musique en leitmotiv (au début et à la fin) est de Ken Hilton qui reprend un air célèbre intitulé The Streets of Cairo (écrit par un certain Sol Bloom) et souvent associé aux charmeurs de serpents (bien que, si vous voulez mon avis, aucun charmeur de reptiles n’a jamais du la jouer mais passons). Le reste du dessin animé est plein d’orgues menaçantes et gothiques à souhait singeant avec humour les B.O des vieux films d’horreur de la Hammer ou de chez Universal.
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Une chronique signée Fab