7 septembre 2018
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LA BD:
C'est quoi ? MULO. VILLEGIATURE
C'est de qui ? Le Bihan & Pog
La Couv':
Ca donne Quoi ? Mulo ne saurait dire de la surprise ou de l'agacement ce qui prime quand ce curieux notaire vient lui annoncer qu'il hérite de son grand père, vu que les rapports familiaux n'étaient pas au beau fixe semble t-il.
Sur place la situation devient encore plus étrange quand le voilà dans le manoir de son aïeul avec la nouvelle femme de ce dernier, les enfants d'icelle, des domestiques étranges. Après un repas macabre (au sens propre un oiseau mort est servi en guise de plats- les membres de cette réunion glauque commencent à disparaître.
Le scénariste de Mulo propose une alternative intéressante au toujours attendu « second tome » d'une série qui était bien partie en évoquant le passé de son héros et en le plaçant dans un huis-clos sombre s'il en est avec des codes du genre plutôt bien exploités.
Le découpage, la narration et le style graphique, tous trois maîtrisés et originaux, participent à la réussite de cette suite.
LA MUSIQUE:
C'est quoi :SLEUTH
C'est de qui ? P. Doyle
La Couv':
Déjà entendu sur le site? Pas mal oui
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? C'est le coté grande maison en huis clos qui m'a fait opter pour cette B.O. Si le film n'est pas à la hauteur de l'original et, de loin, pas le meilleur de Branagh, la musique de Doyle, compagnon quasi infaillible du réalisateur, se démarque par ses choix inattendus.
En effet, loin de sa magnificence orchestrale habituelle, avec un thème assez simple à quatre notes en mode mineur, Doyle fait dans la simplicité en replaçant ce dernier tout au long de la galette. Ce pseudo minimalisme néanmoins ne fait pas mouche à chaque fois -n'est pas Phillip Glass qui veut- et si un certain humour british et un suspense classe font bien partie de la fête, la musique, en elle même ; lasse sur la longueur.
Mais par contre en B.O de cette Villégiature, c'est décalé juste ce qu'il faut !
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Une Chronique de Fab
6 septembre 2018
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06:51
LA BD:
C'est quoi ? POUSSIERE
C'est de qui ? G. Monde
La Couv':
Déjà lu chez B.O BD? Dans Axolot si je ne m’abuse.
C’est édité chez qui ? Delcourt
Une planche:
Ca donne Quoi ? Sur une étrange planète, dans un futur lointain – ou une réalité parallèle ?- un peuple humanoïde lutte contre d’immenses êtres nommés les Cyclopes et formés des différents éléments. Poussière, guerrière qui veille sur son frère et sa sœur depuis la mort de leurs parents s’inquiète des pouvoirs de la fratrie et quand les Cyclopes vont détruire leur ville, elle décide, une fois dans la capitale, d’enquêter sur l’Homme Noir, légende urbaine ou nouvel ennemi.
En SF, comme en Fantasy, on a deux écoles ; celle qui livre tout un background hyper détaillé à base de dates de cartes et autres évenments et celle qui plonge son lecteur directement dans l’action sans lui donner de détails ou repères précis.
Loin de son registre habituel, Geoffroy Monde nous propose ici un univers clairement dans la seconde catégorie. Ses créatures sont originales et hautement travaillées tout comme son monde et ses décors mais on ne sait pas grand chose sur l’ensemble (même si la fin apporte un éventuel début de piste). Ce n’est pas pour autant que le lecteur sera gêné, l’action étant assez soutenu et l’alliance du fond et de la forme (Monde joue avec les techniques numériques, changeant de style pour différencier les rêves, les atmosphères géographiques ou encore les perceptions) fonctionne bien.
En l’état ce premier tome (sur trois au moins) lève bien plus de questions qu’autre chose mais l’ensemble est relativement prometteur.
LA MUSIQUE:
C'est quoi :SOLAR CRISIS
C'est de qui ? M. Jarre
La Couv':
Déjà croisé dans le coin? Oui
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Pour rentrer en beauté dans la nouvelle décennie, Maurice jarre n'hésites pas à prouver à la jeune génération que lui aussi il sait se renouveler et utiliser les dernières technologies .
Ainsi si la B.O de ce film de SF à grand spectacle avec Charlton -J'aime les gros flingues- Heston est pleine de la grandeur orchestrale dont sait faire preuve le maestro, il retravaille pas mal des pistes en post prod, les tronquant, les restructurant, certaines semblant même s’enchaîner telle une longue suite musicale.
La complémentarité notamment des cuivres et percussions et de l'électronique (même si certaines sonorités ont assez mal vieillies aujourd'hui) donnent une couleur musicale intéressante et une efficacité manifeste qui, sur ce premier tome de Poussières, fonctionne fort bien.
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Une Chronique de Fab
4 septembre 2018
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11:01
Pour cette période de rentrée scolaire, j'avais envie de mettre l'accent sur un très chouette album déjà ancien puisque paru en 2009. Cet album parle des enfants différents, ceux qui trainent une casserole dans leur vie. Cela concerne toutes les différences et s'adresse à tous : enfants trainant une casserole ou non et toutes les personnes concernées ou non
L'ALBUM:
C'est quoi : LA PETITE CASSEROLE D'ANATOLE
C'est de qui ? Isabelle Carrier
La Couv':
Déjà croisés sur BO BD ? Non
C’est édité chez qui ? Bilboquet
La 4e de couverture :
Ça donne Quoi ? Qui sont-ils, ces enfants aux casseroles? Tous ceux qui ont une différence visible ou invisible : les dys-quelque chose, les handicapés physiques, les déficients mentaux, les enfants atteints d'une maladie nécessitant des précautions particulières…
Je l'ai découvert très récemment et j'ai beaucoup regretté qu'il n'ait pas existé quand mon Anatole était petit. Eh oui, j'ai un Anatole dans ma vie qui ne comprenait pas les conventions sociales et qui a eu en plus plein de problèmes physiques entraînant 5 ans d'orthophonie, 3 ans de psychomotricité et 8 ans de suivi pédopsychiatrique…
Mais je veux aussi donner un message d'espoir aux Anatoles et à leurs familles et amis. L'intervention de gens extraordinaires comme la dame à la petite casserole du livre aide les Anatoles à grandir et s'insérer plus ou moins bien dans la société.
Le mien a trouvé sa place au milieu d'un cercle d'amis partageant une passion commune et il y a rencontré sa future femme. Cela a été un peu plus difficile dans le monde du travail, mais il y a trouvé une place aussi. Ah j'oubliais, il a 31 ans à présent.
Pardonnez-moi d'avoir parlé autant de moi, mais j'espère que mon témoignage pourra convaincre les Anatoles et leurs familles qui le liront qu'il ne faut jamais perdre espoir.
À noter que le livre a été adapté en dessin animé et a inspiré spectacle de marionnettes, animations…
Voici le trailer d'un festival belge :
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Une Chronique de Gen
4 septembre 2018
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07:24
LA BD:
C'est quoi ? CHARLOTTE IMPERATRICE
C'est de qui ? Nury et Bonhomme
La Couv':
Déjà lus chez B.O BD? Oui, les deux même.
C’est édité chez qui ? Dargaud.
Une planche:
Ca donne Quoi ? Alors qu’elle aurait pu épouser le roi du Portugal, Charlotte, fille de Léopold 1° de Belgique, jette son dévolu sur Maximilien, frère cadet de François Joseph de Habsbourg.
Hélas son nouvel époux se révèle un bien piètre amant et un homme de la plus triste compagnie dont le manque d’ambition et de talent et l’animosité que lui porte son frère poussent vers la déprime. Alors que l’existence de la princesse vire au cauchemar, l’intervention de l’un de ses frères et, surtout, l’ingérence de Napoléon III, vont marquer un tournant décisif dans son histoire.
J’allais écrire que Fabien Nury nous surprend là où on ne l’attendait pas, à savoir une saga historique loin de ses centres d’intérêts habituels, mais j’ai soudain repensé aux deux excellents dytiques que sont Mort au tsar et La Mort de Staline (et dans une moindre mesure à Il était une fois en France) et me suis fait la réflexion que donc non finalement ce n’est pas si surprenant de voir l’un des scénaristes les plus doué de sa génération rajouter une corde à son arc avec le destin haut en couleur et assez tragique de la princesse belge Charlotte.
Si l’album prend un peu son temps pour démarrer, une fois lancée (par la marquante scène de la maison close), l’histoire happe son lecteur et Nury fait montre de sa science du dialogue qui fait mouche et des séquences marquantes (celle du chien de Sissi par exemple).
Que dire de la partie de Mathieu Bonhomme, cinématographique à souhait, avec des cadrages savamment pensés, un découpage soigneux et, cerise sur le gâteau, un trait toujours aussi réussi dans ce style semi réaliste qui exprime aussi bien la magnificence des décors que le caractère des protagonistes ?
On attendait au tournant l’osmose de deux auteurs majeurs de la BD franco-belge, Charlotte Impératrice, si peut être pas un chef d’œuvre, est une œuvre aux qualités indéniables sur le fond comme sur la forme !
LA MUSIQUE:
C'est quoi :CELLO RHAPSODY
C'est de qui ? M. Rozsa
La Couv':
Déjà entendu sur le site? Oui
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Les puristes et/ou les tatillons pourront me faire remarquer qu’utiliser des œuvres aux couleurs typiquement hongroises pour illustrer un récit impliquant des belges et des autrichiens dans un paysage italien est quelque peu cavalier. Néanmoins ce serait mal connaître le sens de l’illustration musicale de Miklos Rozsa qui, très tôt, a su panacher ses influences folkloriques d’arrangements typiquement classiques le tout dans un esprit cinématographique indéniable.
Quasiment toutes ses musiques de film ont des passages où les origines du compositeur viennent s’inviter sans pour autant que cela ne gène (même si, il faut le reconnaître, c’est souvent l’élément commun entre deux B.O pourtant assez éloignées sur le papier).
Ayant pas mal écumé la filmographie de Miklos Rozsa c’est tout naturellement que je me tourne depuis quelques temps vers sa production (fournie !) d’œuvres classiques qui fourmille de pièces très cinématographiques.
Ici par exemple la Rhapsodie pour violoncelle, avec ses phrasés mélodieux, son romantisme foisonnant et ses changements de rythmiques parfois enivrants fait une bande son d’une grande richesse à l’évocation par Nury et Bonhomme de la vie de la princesse Charlotte…et le reste de la galette du jour ne manque ni de variété ne de qualité pour parfaire un mariage réussi (contrairement à d’autres !)
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Une Chronique de Fab
3 septembre 2018
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LA BD:
C'est quoi ? LA VERITABLE HISTOIRE DES FRANGES
C'est de qui ? J. Rodriguez
La Couv':
Déjà lu sur B.O BD? Non
C’est édité chez qui ? Glénat / Comix Buro
Une planche:
Ca donne Quoi ? Pour les besoins de son podcast consacré aux musiciens disparus, Benoit lance un appel à témoins concernant la destinée d’un petit groupe obscur de la fin des années 60, Les Franges.
Il est loin de se douter que le groupe en question, quatre jeunes musicos un rien idéalistes et pas très futés, ont failli être, lors d’une éphémère gloire, l’arme secrète du gouvernement pour noyauter Mai 68.
Dans un style caricatural atypique, à mi chemin entre la BD jeunesse et humoristique, le dessinateur scénariste espagnol Juanjo Rodriguez nous raconte, dans ce second titre de Comix Buro chez Glénat, une poignée d’heures de la vie d’un groupe comme il a du en exister des tonnes, entre fuite effrénée dans le Paris des sixties, communauté peace and love et couloirs de l’Elysée, le tout sur fond de révolte étudiante historique. Un album divertissant et plutôt fun sur le fond comme la forme.
LA MUSIQUE:
C'est quoi : LES FELINS
C'est de qui ? L. Schifrin
La Couv':
Déjà entendu par ici? Oui
On peut écouter ?
Ca donne Quoi ? Tout juste âgé de 32 ans, celui qui allait sensiblement secouer –pour ne pas dire révolutionner !- le monde de la musique e film, fait une entrée remarquées dans la discipline avec cette B.O d’un film français qui réunissait deux stars glamour de l’époque : Jane Fonda et Alain Delon.
Apportant au genre sa double formation classique (Schifrin a été élève de Messiaen) et jazz (pianiste et arrangeur pour des pointures comme Gilepsie, Getz, Basie …), il injecte des motifs et thématiques jusque là peu usitées (à l’exception de gens comme John Barry ou Elmer Bernstein).
Solis de trompettes, de pianos, de flûte, breaks de contrebasse, le tout alternant avec des orchestrations travaillées, on oscille sans cesse entre les genres dans une ambiance groove, fun et noire enthousiasmante.
Les Félins porte en elle tout ce qui fera les futurs succès du compositeur sud américain et fait un score d’enfer aux Franges avec ces atmosphères old school et sa bonne humeur potache.
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Une Chronique de Fab