19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 11:18

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  ADVENTUREMAN

 

 

C'est de qui ? Fraction & Dodson

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Dodson oui, Fraction également.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Claire, membre d’une famille compoése exclusivement de filles (et de leur père) a l’habitude de lire les aventures d’Adventureman à Tommy son fils.

Leur dernière lecture en date relate l’homérique combat entre l’équipe du héros et celle de son Némésis, le Baron Bizarre.

Un jour Claire découvre un ouvrage sur Adventureman qui lui était inconnu et qui semble révéler de bien étranges informations !

 

Si Matt Fraction a une solide expérience dans le domaines du comics de super héros, j’ai souvent été moins convaincu par ses incursions sur d’autres genres. Ici il les mélange – les genres- empruntant au steampunk, à l’aventure victorienne, à la chronique familiale et, of course, aux super héros. Et c’est un peu là que le bât blesse, n’est en effet pas Neil Gaiman qui veut et Fraction a beau vouloir raconter beaucoup de choses (bien trop à mon sens d’ailleurs, la lecture s’en trouve sensiblement alourdie) cela n’enrichit pas forcément le scénario.

Commencer par plus de 20 pages de baston entre protagonistes plus hauts en couleurs les uns que les autres n’aide pas non plus à rentrer dans un univers qui semble riche mais est assez nébuleux pour le moment.

 

Au rayon des atouts on évoquera évidement le trait aussi sensuel qu’abouti de Dodson qui charge pas mal ses compositions cela dit et a tendance à rendre toutes ses héroïnes uber-sexys.

 

L’un dans l’autre un titre un peu hybride qui devrait néanmoins plaire aux amateurs de super héros et à ceux –nombreux- du dessinateur.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :WONDER WOMAN 84

 

 

C'est de qui ? H. Zimmer

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Affirmer tout de go qu’Hans Zimmer est le plus grand compositeur de notre époque relève soit du copinage forcé par la rod, soit de la pire mauvaise foi, soit d’un singulier manque de discernement. Au vu du raté du second épisode consacré au personnage de Wonder Woman on comprendra mieux que Patty Jenkins responsable du long métrage comme de l’affirmation ci-dessus, puisse être taxée de la dernière affirmation (mon dieu que ces phrases sont longues et incompréhensibles !)

 

Exit donc Gregson Williams, auteur du score du premier Wonder Woman, pour laisser la place à son mentor, le bulldozer musical responsable de tant de grosses productions formatées de ses dernières années.

 

On zappera sciemment les premiers  morceaux de la B.O, typée tribaux (allez savoir pourquoi) à grands coups de chœurs féminins scandés et de percussions endiablés, pour se rabattre sur le reste de la partition de Zimmer qui, comme à l’accoutumée, ne fait pas dans la dentelle, loin s’en faut, à grand renforts de cuivres vrombissant et autres cordes endiablées digne d’une cérémonie d’ouverture des J.O.

 

Un peu de bonne humeur, de l’émotion de ci de là,  une dose de suspense lambda et de l’action à revendre sont les ambiances que l’on retrouve ici et qui sont de fait compatibles avec le premier volet d’Adventureman.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

 

 

 

 

 

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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 09:32
 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  NOVEMBER

 

 

C'est de qui ? Fraction & Charretier

 

 

La Couv':

 

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui, Charretier comme Fraction.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Dans ce premier tome –sur 3- de November, nous suivons 3 héroïnes à commencer par Dee, boiteuse borderline qui se voit proposer par un étrange inconnu un job aussi inhabituel que bien payé. Chaque jour elle est censée communiquer un code caché dans le journal via un micro sur son toit, et pour ce faire elle touche des milliers de dollars…jusqu’au jour où le journal du matin ne contient aucun code et que les conséquences se révèlent catastrophiques. Du genre attentat massif !

C’est à ce moment qu’à un autre endroit de la ville une jeune femme découvre un flingue dans une flaque et a la mauvaise idée d’appeler la police et de voir arriver un flic pourri et ses acolytes.

La troisième protagoniste et l’agent qui a pris l’appel et qui, dans le chaos provoqué par les explosions sus-citées, réalise que l’un de ses collègues (le flic également sus-cité) n’est pas net…genre du tout !

 

Voilà, c’est grosso-modo le pitch de ce thriller aux intrigues imbriquées signée par le vétéran Matt Fraction qui tire des ficelles connues mais les entremêle assez pour rendre son scénario accrocheur.

 

L’originalité de cette trilogie réside à mon goût surtout dans le style graphique d’Elsa Charretier, digne héritière des génies que sont Darwyn Cooke et Tim Sale et qui, loin des Star Wars où l’on a pu a croiser chez nous, livre une copie quasi sans fautes avec ce trait cartoony décalé prenant.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi : THE CONVERSATION

 

 

C'est de qui ? D. Shire

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Je dirais que oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si Coppola offre à David Shire son premier film important les mauvaises langues diront que c’est parce qu’ils étaient beaux-frères à l’époque.

Il semblerait cela dit que c’est un peu été un cadeau empoisonné et le compositeur a du rapidement déchanter devant les exigences du réalisateur.

 

En effet la B.O de The Conversation est d’un dépouillement assez marqué, quasiment jouée au piano solo tout du long, avec des motifs à peu de notes, le tout pour ne pas parasiter un film qui fonctionne beaucoup sur le son.

 

Une poignée de pistes se détache néanmoins du lot, celles axées sur le suspense où Shire malmène son instrument en jouant sur l’intensité du jeu, sur les assonances et autres notes tendues que n’aurait as reniées un Penderecki.

 

Les deux hommes ne retravailleront ensemble qu’une seule fois, pour le score d’Apocalypse Now que Coppola décidera au final de ne pas utiliser.

Celui de The Conversation apporte une touche légèrement décalée à ce premier volet de November, entre mystère, tension et ambiance jazzy noire.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 08:59

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  30 JOURS DE NUIT. JUAREZ.

 

 

C'est de qui ? Fraction & Templesmith

 

 

La Couv':

 

Tequila sanglante  /  30 jours de nuit. Juarez  Vs.  Insidious

 

Déjà croisé dans le coin? Probable.

 

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt Comics.

 

 

 

Une planche:

 

 

Tequila sanglante  /  30 jours de nuit. Juarez  Vs.  Insidious

 

 

Ca donne Quoi ? Il y a une douzaine d’années de ça je découvrais avec grand plaisir la série 30 Jours de Nuits, écrite par Steve Niles grand spécialiste du genre horreur et dessinée par Ben Templesmith dont le style graphique si particulier apportait d’emblée à la série une personnalité et une originalité manifeste.

 

Une dizaine de tomes sont sortis aux States et en V.F on rattrape peu à peu avec ce Juarez, sixième recueil qui correspond au Bloodsucker Tales en V.O.

 

Exit les grands espaces glacés de Barrow, Alaska, nous voici sous le soleil de plomb du Mexique où, malgré les apparences, les suceurs de sang sévissent aussi.

Manque de bol ils vont tomber sur un dur à cuire, un qui lâche pas l’affaire même s’il n’a surement plus la lumière à tous les étages ; Lex Nova est bien décidé à faire la lumière sur toutes ses filles qui disparaissent.

 

Pour cet épisode c’est Matt Fraction qui prend la casquette de scénariste et Templesmith remplace ses bleus et ses gris pour des ocres et des jaunes (…la dominante restant le rouge !) pour un résultat tout aussi anxiogène et efficace !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :INSIDIOUS

 

 

C'est de qui ? J. Bishara

 

 

La Couv':

 

Tequila sanglante  /  30 jours de nuit. Juarez  Vs.  Insidious

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Que ce soit dit, les films d’épouvante, depuis plus de dix ans, m’emmerdent royalement.

A de très très rares exceptions près, la plupart de ceux que j’ai eu la patience de regarder jusqu’au bout manquaient soit d’imagination en pêchant gravement coté sensations, se basant essentiellement sur le phénomène de surprise ou d’excès gore –voire les deux- soit c’est la technique qui faisait peine, que e soit la réalisation, l’interprétation ou encore…la musique.

 

Je n’ai donc pas vu ce Insidious, film de maison hantée réalisé par le responsable de Saw premier du nom et meilleur score au box office l’année de sa sortie (mais quantité et qualité n’est ce pas).

Sa musique cependant est assez intéressante avec ses expérimentations au violon et au piano en notes isolées parfois atonales sur un background classique mais des plus menaçant qui créent une atmosphère relativement originale et assez dérangeante.

 

Si l’on n’échappe pas à quelques clichés du genre : montées de cordes jusqu’à l’hystérie, voix étranges en fond, coups sonores inattendus…l’ensemble reste de bon aloi et plutôt frais.

 

 

 

 

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Une Chronique de Fab

 

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