29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 17:18

 

 

 

Retrouvez, après la chronique musicale, une interview du scénariste du Roy des Ribauds.

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : LE ROY DES RIBAUDS. TOME 2.

 

 

C'est de qui ? Toulhoat, Brugeas

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus chez nous Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Akileos

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Tempête sur l’échiquier pour Phillipe Auguste, tiraillé par son ennemi de toujours, Richard Cœur de Lion, relâché par l’ancien allié du roi. Son fidèle serviteur de l’ombre, notre balafré héros, est là pour lui sauver la mise mais pendant ce temps, dans son dos, ses rivaux envieux et de nouveaux venus sapent son  autorité et attaquent ses gens. Alors que le plus dur des coups lui tombe dessus, il va devoir faire un choix d’alliance difficile, quitte à y laisser des plumes.

 

Après un premier tome qui mêlait avec bonheur  l’Histoire et la légende, remaniée par le duo d’auteurs, cette suite se concentre plus sur les affrontements et autres coups bas entre les factions en place, et notamment celles des bas fonds parisiens. Graphiquement c’est toujours aussi puissant et nerveux et la différence de colo (dûe à l’arrivée providentielle de J. Corgié) si elle donne une ambiance moins marquée que dans le tome 1 a aussi le mérite de rendre certains passages plus lisibles.

 

Tenez, question à 100 euros (facile pour ceux qui ont lu la postface du premier volet) : quel est le point commun entre la genèse de Game Of Thrones et celle du Roy des Ribauds ?  Et bien toutes deux ont été inspirées par l’excellente saga des Rois Maudits de Maurice Druon. Et en effet dans la série de Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat on retrouve ces incessantes intrigues politiques, ces complots menés dans l’ombre, cette noirceur réjouissante des manigances…même si, dans ce nouveau tome, on sent aussi d’autres influences, de Frank Miller (la scène de l’orgie chez le beau père de Trsitan fait quelques clins d’œil à 300) au monde du métal (le Roi des Mendiants à physiquement un petit coté Rob Zombie). Un sacré condensé qui donne un résultat hautement recommandable, et qui se défend bien dans pas mal de catégories.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

C'est Quoi ? ANCESTRAL SERBIA

 

 

C'est de Qui ?   Naakhum & Senmuth

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu par ici ? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? C’est en cherchant des groupes proches de Wadruna (les norvégiens notamment présents sur la B.O de la série Vikings que l’on a entendu ici sur…le tome 1 du Roy des Ribauds ou encore sur un des derniers Thorgal) que je suis tombé sur Naakhum, concept dû à un artiste espagnol multitâche, musique métallo ambiante aux fortes influences folkloriques (ici d’Europe du Nord et de l’Est).

Si le résultat est moins original et efficace que les albums du groupe sus-cité, il faut reconnaître que Naakhum se défend bien sur le créneau. Sur cette collaboration avec le soviétique  Senmuth, autre individu à tout faire œuvrant plus ou moins dans le même délire, les deux artistes explorent le folklore serbe pour livrer leur interprétation du patrimoine musical du coin, le mâtinant de couleurs vikings bien sombres.

Une ambiance aussi lugubre et puissante que ce second volet des mésaventures de notre Roy des Ribauds.

 

 

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Bonjour  Vincent et merci d’avoir accepté de te prêter au jeu du questionnaire croisé B.O/BD.

 

 

Commençons par un classique :

 

Tes Cinq Cd de chevet ?

 

Question extrêmement difficile !! Je dois séparer mes « madeleines de Proust », que je n’écoute des fois quasiment plus, des découvertes plus récentes….

Korn avec « Issues » et Marylin Manson avec « Holywood » m’ont accompagné durant une très grande partie de mon adolescence. Tout comme Rammstein (« Mutter » ou « Reise, Reise »), que j’écoute encore régulièrement par contre. Noir Désir avec « Tostaky » me revient très souvent dans les oreilles.

Aujourd’hui, je suis volontiers un peu plus électro, avec des groupes comme M83… et je peux citer aussi l’album « The way » de Zack Hemsey, découvert récemment, mais qui tourne presque  en boucle ! Cependant, tout ceci n’est vraiment qu’une goutte d’eau dans l’ensemble des choses que j’écoute…

 

 

 

 

 

Et tes Albums de Bd ?

 

 

Humm, je vois qu’on aime les questions aux réponses simples !! Je vais plutôt m’attacher à des découvertes très récentes, plutôt que d’écumer les classiques…

La trilogie « La colère de Fantômas » de Bocquet et Rocheleau m’a beaucoup plus, de même que la réécriture de « Choc » par Colman et Maltaite. Moins récent, la série « Locke & Key » de Joe Hill et Rodriguez m’a scotché, de même que le manga « Poison City » de Tetsuya avec sa thématique très effrayante sur la censure.

Enfin, grand fan de cette période historique, le manga « Ad Astra » de Michachi Kagano comble mes attentes à chaque parution !!!

 

 

 

 

Les influences et les goûts :

 

Une musique de film qui t’a marqué, que tu affectionnes particulièrement (indépendamment du film) ?

 

 

La B.O de Braveheart fut l’une des premières à me scotcher, j’avais dix ans. Puis Gladiator est arrivée ensuite. Aujourd’hui, j’en écoute énormément, mais si je devais en retenir une, ce serait celle de Tron Legacy, par les Daft Punk… une B.O que j’ai beaucoup écouté, mais dont je n’ai jamais vu le film !!! 

 

 

 

 

 

Qui sont tes maîtres à penser en BD, ceux qui t’ont donné envie d’en faire, quelles sont tes influences ?

 

Je n’ai pas particulièrement de maître à penser en BD. J’ai beaucoup d’auteur que j’affectionne, mais aucun ne m’a « pousser » à en écrire. À vrai dire, avant de connaître Ronan, j’écrivais un roman. J’ai toujours voulu raconter des histoires, peu importe leur forme. C’est ma rencontre avec Ronan qui m’a fait venir à la BD. Ensuite, j’ai puisé mes influences un peu partout, en BD, au cinéma, etc.

 

 

 

Ton travail :

 

 

Ecoutes tu de la musique quand tu écris/dessine, et plutôt quoi ?

 

 

J’écoute systématiquement quelque chose lorsque j’écris et la plupart du temps, ce sont des musiques de films, de séries ou encore de jeux vidéo. Dans le cas contraire, il faut que ça chante anglais, ou allemand… enfin pas en français en fait. Aucun anti-chauvinisme là-dedans, les paroles ne doivent simplement pas interférer avec mon écriture. Et si je peux « oublier » facilement l’anglais, j’ai plus de difficultés avec le français… donc je réserve Noir Désir, les Cowboys Fringants, etc pour quand je n’écris pas.

Bien entendu, le type de musique et les albums changent suivant les projets ou les scènes !!

 

 

 

 

Morceau que, d'après les confidences du dessinateur, le duo a pas mal écouté durant la conception de l'album

 

 

 

 

Ce sur quoi tu travaille actuellement, tes prochains projets (si tu as la liberté de les évoquer bien sur) ?

 

 

Mis à part le troisième tome du Roy des Ribauds, pour l’instant je travaille exclusivement à des projets « top secret »….

 

 

Et si…

 

…en lieu et place de la Bande Dessinée tu avais fait de la musique tu aurais été qui, tu aurais joué quoi ?

 

 

Alors là !! Pour moi, faire de la musique, c’est de la pure science-fiction !! Le solfège révèle pour moi de la sorcellerie et un grave manque de coordination avec mes doigts font de moi un piètre musicien… mais bon, à choisir, je serais le batteur de Metallica, qui fait toujours des tronches de malade en concert !

 

 

Ce sur quoi tu travaille actuellement, tes prochains projets (si tu as la liberté de les évoquer bien sur) ?

 

 

Mis à part le troisième tome du Roy des Ribauds, pour l’instant je travaille exclusivement à des projets « top secret »….

 

 

Et si…

 

…en lieu et place de la Bande Dessinée tu avais fait de la musique tu aurais été qui, tu aurais joué quoi ?

 

Alors là !! Pour moi, faire de la musique, c’est de la pure science-fiction !! Le solfège révèle pour moi de la sorcellerie et un grave manque de coordination avec mes doigts font de moi un piètre musicien… mais bon, à choisir, je serais le batteur de Metallica, qui fait toujours des tronches de malade en concert !

 

 

Encore un grand merci pour tes réponses, et au plaisir de te retrouver dans les pages de Bandes Originales Pour Bandes Dessinées !

 

 

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Une Chronique et une interview par Fab 

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 16:54

 

 

 

Retrouvez après la chronique musicale, l'interview "Musique et BD" de Paolo Grella, le dessinateur de la série.

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : GALKIDDEK. LE TRANSFERT.

 

 

C'est de qui ? Giroud & Grella

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé sur B.O BD? Oui, sur les tomes précédents notamment.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Galkiddek est une série que j’affectionne tout particulièrement et qui m’aura fait faire du souci tant j’ai craint de n’en jamais connaître le dénouement. Le premier tome, paru début 2013 présentait une intrigue qui, sous des auspices de fantasy classique se révélait rapidement bien plus que ça, tissu de relations malsaines entre protagonistes retors, le tout teinté de fantastique bon ton.

La suite s’était faite attendre mais confirmait la bonne teneur du scénario (en même temps Giroud n’est pas le premier venu n’est ce pas) tandis que le dessin devenait certes un peu plus rough mais toujours aussi bien adapté. Ce second tome nous laissait sur un cliffhanger tendu comme tout droit tiré de Barbe Bleue.

Conclusion donc avec ce Transfert, quasiment 4 années plus tard, et confirmation du ton shakespearien de l’intrigue, avec des réminiscences de contes de fées version adulte. L’heure des vengeances a sonné et Galohan, le comte violent responsable de bien des maux, va goûter aux manigances de ses victimes.

Paolo Grella, au dessin et à la colo, continue de donner vie à une histoire passionnante, renouant avec un héritage fumetti stylisé et anguleux, dans l’ombre de talentueux compatriotes mais avec un trait bien à lui.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? HAMLET

 

 

 

C'est de Qui ? E. Morricone

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? A l’époque où, quand on composait une B.O avec un violoncelle dedans, on utilisait vraiment l’instrument et pas un clavier (hou hou ! Game Of Thrones), le résultat pouvait être d’une beauté rare. Si en plus le maestro derrière la partition n’était autre qu’ Ennio Morricone himself, on peut se douter du résultat.

Loin de ses souvent interchangeables scores de westerns spaghettis, écrits par pelletés, l’italien capture toute la tragédie de l’adaptation de son compatriote Franco Zeffirelli (décidément cette chronique est riche en artistes transalpins !) et évite la surenchère en tablant sur les atmosphères sonores, exprimées via une riche section de cordes ou la clarinette.

Emprunte de solennité et assez sombre (en même temps vu le sujet on ne s’attendait pas à de gaies mélodies primesautières) le travail de Morricone se pose avec force sur cette conclusion de Galkiddek, les deux médias partageant le goût du drame historico fantasy sobre à merveille.

 

 

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Bonjour Paolo et merci d’avoir accepté de te prêter au jeu du questionnaire croisé B.O/BD.

 

 

 

Commençons par un classique :

 

 

 

Tes Cinq Cd de chevet ?

 

 

  1. Keith Jarrett – The Koln concert
  2. Mozart – Requiem
  3. Dream Theater – Scenes from a memories
  4.  Offrspring – Smash
  5. Placebo – Whitout you I’m nothing

 

 

 

 

Et tes Albums de Bd ?

 

 

  1. Giraud – Blueberry
  2. Dorison-Meyer – Undertaker
  3. Jodo-Boucq – Bouncer
  4. Pellerin – L’épervier
  5. Dorison-Rossi - West

 

 

 

 

 

Les influences et les goûts :

 

Une musique de film qui t’a marqué, que tu affectionnes particulièrement (indépendamment du film) ?

 

 

Hans Zimmer – Last Samurai, mais aussi Morricone sur les western…

 

 

 

 

 

Qui sont tes maîtres à penser en BD, ceux qui t’ont donné envie d’en faire, quelles sont tes influences ?

 

Jean Giraud a sûrement été la premier inspiration...mais puis aussi Alex Toth, John Buscema, Victor De le Fuente, Christian Rossi, Patrice Pellerin...et plus récemment Lauffray, Alex Alice, Ralph Meyer.

 

 

 

 

 

Ton travail :

 

 

Ecoutes tu de la musique quand tu écris/dessine, et plutôt quoi ?

 

 

Cela dépend des choses que je suis en train de dessiner. Mais habituellement du jazz ou du rock/metal. Si, par contre, j’ai besoin d’une inspiration spéciale, la bande originale d'un film qui se rapproche de l'histoire qui je suis en train de dessiner.

 

 

Sais tu pourquoi les tomes de Galkiddek ont été tant espacés ?

 

…parce qu'il y a beaucoup de travail derrière, et je travaille tout seul.

 

 

Ce sur quoi tu travaille actuellement, tes prochains projets (si tu as la liberté de les évoquer bien sur) ?

 

 

     Maintenant je travaille sur un projet historique, chez Casterman, sur scénario de Rudi Miel  et Fabienne Pigiére. Je ne peux rien ajouter d'autre... ^^

 

Et si…

 

 

…en lieu et place de la Bande Dessinée tu avais fait de la musique tu aurais été qui, tu aurais joué quoi ?

 

 

Je joue du piano, donc mon idole est, sans aucun doute, Keith Jarrett.

 

 

 

Encore un grand merci pour tes réponses, et au plaisir de te retrouver dans les pages de Bandes Originales Pour Bandes Dessinées ! 

 

 

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Une Chronique et une interview réalisées par Fab.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 16:39

 

 

 

LA BD :

 

 

 

C'est quoi : WORMWORLD SAGA

 

 

C'est de qui ? Daniel Lieske

 

 

La Couv' :

 

 

Déja Lu sur B.O BD ? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Dupuis

 

 

Une planche :

 

 

Ca donne Quoi ? Webcomic publié depuis 2010 sur Internet, où il dispose également d'un site francophone que les curieux pourront visiter ici, Wormworld Saga bénéficie depuis deux ans d'une version « papier ». Avant de se lancer dans cette aventure transmedia, l’Allemand Daniel Lieske a fait ses premières armes dans l’industrie vidéo-ludique. Une influence très marquée lorsqu’on parcourt les pages de sa bd qui ressemble un peu trop au concept art d’un jeu vidéo. Pour autant, si le lecteur parvient à faire abstraction d’une mise en couleur 100% digitale parfois chargée, il se rendra compte que cette œuvre de fantasy a peut-être plus à offrir qu’il n’y paraît. Explications:

Wormworld Saga est construit comme un récit autobiographique dans lequel le héros, Jonas, revient sur une aventure incroyable qu’il a vécue enfant et l’a conduit par accident, durant l’été 1977, dans un monde parallèle peuplé de créatures féériques. Le choix de la date n’est bien sûr pas anodin. En plus de correspondre à l’année de naissance de Lieske, il lui permet de débuter son histoire à une époque où les ordinateurs personnels n’en étaient qu’à leurs balbutiements et où un enfant devait encore s’en remettre exclusivement au dessin, à la lecture ou au cinéma (plutôt qu’à sa Nintendo 3DS) pour cultiver son imaginaire.

Enfonçant le clou, l’auteur laisse de côté les références en vogue à la pop culture (comics, manga… jeux vidéo) pour privilégier des influences littéraires classiques : L’Histoire sans fin, Peter Pan, Le Magicien d’Oz ; ou cinématographiques tirées de sa propre jeunesse comme Dark Crystal ou Legend. Cet ancrage old school, renforcé par des emprunts aux folklores germanique et hindou, apporte à l'ensemble une ouverture culturelle rafraîchissante en cette époque de standardisation de l’imaginaire, ainsi qu’un contrepoint « analogique » pertinent au « tout numérique » formel de la bd. C’est d’ailleurs par sa capacité à démontrer la complémentarité de ces deux modes d’expression, trop souvent mis en concurrence, que Wormworld Saga révèle sa vraie nature d’ode parfois maladroite, mais toujours sincère, au pouvoir fertile du rêve et de l’imagination, doublée d’une réflexion originale sur les rapports entre cultures pré et pro-numériques.

 

 

 

 

LA MUSIQUE :

 

 

 

C'est Quoi ? ANOTHER WORLD

 

 

C'est de Qui ?  Jean-François Freitas

 

 

La Couv' :

 

 

Déjà entendu par ici ? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Sorti en 1991 sur Amiga, le jeu d’Eric Chahi a acquis au fil du temps un statut d’œuvre culte qui lui a valu plusieurs portages sur consoles, ainsi qu’un relookage en 2006, pour célébrer son 15ème anniversaire.

Another World offre au joueur d’incarner Lester, un jeune scientifique qui se retrouve projeté malgré lui dans un monde extra-terrestre (un pitch qui, hormis son cadre SF, n’est pas sans rappeler celui de Wormworld). Rapidement fait prisonnier, le héros va devoir s’évader et retrouver son chemin dans un univers inconnu.

Pour composer la musique de cette œuvre vidéo-ludique pour le moins unique, à la croisée des chemins entre Star Wars et les bd de Richard Corben, Chahi fait appel à un ancien camarade de lycée, Jean-François Freitas, qui lui prêtera également main forte pour la création du sound design. Comme source d’inspiration, le programmeur lui fait écouter la musique de Retour vers le Futur, dont il apprécie l’"inéluctabilité de la rythmique militaire". Cette influence de Silvestri se retrouve effectivement dans la seconde partie de la pièce musicale d’une vingtaine de minutes écrite par Freitas.

Une partition ambitieuse, compte tenu des moyens techniques de l’époque et du caractère minimaliste de la production du jeu, qui renforce son ambiance onirique et vient souligner avec justesse l’ambition d’immersion cinématographique que Chahi voulait procurer au joueur.

Œuvre méta-ludique sur la solitude du « programmeur de fond », Another World partage avec la bd de Lieske cette volonté de faire revivre, par le biais d’un médium numérique, tout un pan de la culture livresque et cinématographique qui l’a précédé et en nourrira, encore demain, l’inspiration.    

 

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Une chronique de Lio

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 18:44

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : SOLO. LE CŒUR ET LE SANG.

 

 

C'est de qui ? O. Martin

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lu par ici? Oui, sur le tome précédent.

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Solo a enfin trouvé une certaine paix intérieure auprès de sa belle dans une communauté peuplée de ses semblables, mais l’arrivée d’un autre rat réveille des sales habitudes et le force à reprendre sa vie de solitaire. Reparti sur la route il retrouvera une partie de sa famille avant de réaliser qu’il lui faut retrouver l’élue de son cœur. Mais c’est sans compter les plans machiavéliques des dominants. La suite des aventures du rat survivant, dans un univers post apocalyptique, qu’Oscar Martin a fort bien développé via des annexes proposées après l’épisode de ce second tome (un peu court comparé au premier, mais complété par 3  histoires courtes). Solo c’est un peu Mad Max version Disney. Le premier pour l’ambiance, l’univers, le scénario, le second pour le style graphique animalier super maîtrisé. Ne serait-ce une tendance un peu poussée au monologue introspectif et philosophique, notre héros poilu est aussi attachant qu’efficace.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE CHRONICLES OF RIDDICK: ESCAPE FROM BUTCHER BAY

 

 

C'est de Qui? Gustaf Grefberg

 

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez nous? Jamais.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Si Pitch Black s’était taillé une jolie réputation (méritée) de film indé culte, ses suites, purement commerciales et bêtement pyrotechniques, n’ont hélas pas confirmé le potentiel du concept. Néanmoins, recettes oblige, la franchise s’est vue déclinée en jeux vidéo dont ce Escape from Butcher Bay qui, d’un point de vue narratif, se déroule avant le premier film et dévoile quelques points de scénario. La musique en a été confiée au suédois Gustaf Grefberg qui s’est exécuté sans beaucoup d’inventivité et encore moins de subtilité, livrant une musique de bonhomme, typique du jeu de SF/action violent et survolté. Une B.O qui, écoutée seule doit s’avérer rapidement usante, mais ça tombe bien je ne m’y suis pas aventuré, par contre j’ai trouvé ça bien sympa avec ce nouveau Solo.

 

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Une chronique de Fab

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 17:33

 

 

 

LA BD:


C'est quoi : BOCA NUEVA. SOUFRE.

 


C'est de qui : Youness Benchaieb et Sylvain Almeida

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé chez nous? Non.

 

 

C’est édité chez qui ? Casterman, un lien vers le site :

http://www.casterman.com/Bande-dessinee/Catalogue/albums-boca-nueva/boca-nueva-1-soufre

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Ese, jeune félin mal dégrossi, débarque à Boca Nueva, véritable cité état médiévale, où, par un malheureux concours de circonstance, il va se retrouver propulsé adjoint d’un vieux flic canin bourru et alcoolo qui vient de perdre son précédent partenaire. Le duo mal assorti enquête sur un trafic d’armes et d’une substance inconnue appelée « poudre noire » aux vertus…explosives ! Encore une nouvelle série de Fantasy me direz-vous ? Je répondrais par l’affirmative mais Boca Nueva a tout de même quelques atouts pour elle qui devrait lui permettre de trouver son public. Placée sur le créneau laissé vacant par la bande à Trondheim après l’arrêt de la mythique Donjons, elle partage avec son ainée un dessin et un ton clairement décalé et le style animalier. Graphiquement on pense un peu aussi à Adventure Time.  Dans ce premier tome, qui sert essentiellement d’introduction, au background aussi riche que travaillé, l’équipe créative cherche un peu ses marques mais livre un épisode fun et prometteur.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THIERRY LA FRONDE

 

 

C'est de Qui ? Jacques Loussier

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

Ca donne Quoi ? Décidément en ce début 2016 c’est le retour aux sources des génériques old school puisque, après l’Arsène Lupin de Bourtayre en début de mois, voici le Thierry la Fronde de Loussier. Son générique a marqué toute une (voire deux, facile) générations de téléspectateurs qui durant plus de 50 épisodes, ont pu voir un tout jeune Jean Claude Drouot se la jouer Robin des Bois à la française avec fougue et non sans humour. Deux qualités dont la musique de Loussier ne manque pas, il faut dire que le monsieur en connait un rayon. Pianiste de jazz, arrangeur et accompagnateur de pointures, il a pas mal œuvré dans le 7°Art et pas pour des manchots. Ses qualités de compositeur et ses facilités d’écriture lui permettent de fournir aux quatre saisons de Thierry la Fronde une B.O aux accents évidements médiévaux mais qui fleure bon l’aventure classique, avec des arrangements simples mais redoutables. Un petit décalage avec le premier tome de Boca Nueva, sans doutes, mais bien fun tout de même.

 

 

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Une chronique par Fab

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