14 février 2022 1 14 /02 /février /2022 19:45

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? ELISABETH BATHORY

 

 

C'est de qui ? R. Caceres

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Tabou BD

 

 

Déjà croisé sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Alors annonçons le d’emblée, ceux qui s’attendent à une évocation de l’histoire de la comtesse Bathory en seront pour leurs frais (mais ils pourront toujours se consoler en se penchant sur les BD déjà parues sur le personnage et plutôt réussies par ailleurs).

En effet, dans cet album « de jeunesse », sous le crayon enthousiaste (sic !) de l’artiste espagnol Raulo Caceres  la comtesse devaient une monstresse démoniaque qui va de rencontre en rencontre débridées d’un éventail exhaustif des vampires et autres créatures assimilées dans les divers contes et légendes du monde entier.

 

Ceci étant dit autant être clair sur toute la ligne, l’évocation en question donne lieu à une pornographie aussi extrême que sans concessions, avec force scènes orgiaques gores dans un style réaliste détaillé et chargé que l’option du noir et blanc sauve de l’overdose (quoique !).

 

Si Caceres a des influences multiples et variées, je ne saurais conseiller cet album regroupant les 21 épisodes de sa saga qu’à un public plus qu’averti et amateur de sexe jusqu’au-boutiste, de pratiques plus qu’hardcore où il est évidemment question de nécrophilie, de mutilations, de sadisme, de violence, j’en passe et des meilleurs.

 

Probablement l’un des albums les plus X que l’on ait chroniqué chez nous et je vous avoue que ce n’est pas celui que j’ai préféré, loin s’en faut, mais il en faut pour tous les goûts n'est ce pas?

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :VAN HELSING

 

 

C'est de qui ? A. Silvestri

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? A l’inverse des ratages sous testostérones (ou acide, ou les deux) que sont les quelques films à gros budget qui ont tenté de surfer sur la vague de l’horreur gothique du débutd es années 2000, les B.O des dits-films se sont souvent révélées bien plus réussies.

 

Prenons Van Helsing par exemple, dont le titre, référence à l’ennemi de Dracula, devient ici un prétexte à voir un Hugh « Wolverine » Jackman tout en cheveux, dézinguer quelques monstres de cinéma aussi iconiques que mal représentés.

Sa musique est signée par un Alan Silvestri en grande forme qui, dans la mouvance des partitions héroïques de son répertoire (Prédator en tête), livre un opus condensé mais intense, torturé au possible que ce soit dans la violence de ses rythmiques, le grandiloquent de ses chœurs ou le pompeux de ses cuivres.

 

Une bataille musicale éreintante sans être lassante que les faiseurs de la décennie en cours et des suivantes (comprendre : Zimmer et sa clique) ne sauront jamais égaler, et qui souligne le jusqu’au boutisme de Elisabeth Bathory version porno trash.

 

 

 

 

---------------

 

 

Repost0
13 février 2022 7 13 /02 /février /2022 20:23

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? DRUUNA. AU COMMENCEMENT.

 

 

C'est de qui ? Schreiner & Eon

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà croisés sur le site? Non

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Vous n’allez peut être pas me croire mais j’ai découvert Serpieri dans ma prime jeunesse avec enthousiasme via ses récits dans l’Histoire du Far West des éditions Larousse, je n’ai eu vent de Druuna, son œuvre probablement la plus connue, que bien plus tard et, n’étant pas du tout fan de SF à l’époque ne m’y suis pas intéressé... pour y revenir à intervalles irréguliers quelques années plus tard.

 

 

Aujourd’hui un duo d’auteurs adoubé par le maître italien -presque 80 ans au compteur et qui gère, à son rythme, la série principale - nous propose un « prequel » de Druuna avec ce premier tome intitulé Au Commencement.

Coté histoire nous avons droits à des bribes des évènements qui ont mené la Terre à l’état post apocalyptique dans lequel se déroule les aventures de la plantureuse héroïne. Cette dernière et son petit copain tentent de fuir une cité tenue par une milice dont les soldats vont traquer le couple.

 

 

La première chose qui saute aux yeux c’est la proximité parfois confondante des styles graphiques. En effet Eon, pseudo de l’artiste à l’œuvre ici, singe Serpieri avec une application quasi scolaire et on s’y casse le nez sur certaines cases.

 

Les amateurs du genre (SF) seront en terrain connu, avec des éléments classiques mais bien arrangés (catastrophe, élément humain déclencheur,…), les autres se consoleront avec pas mal de scènes explicites où la pauvre Druuna se retrouve bien souvent malgré elle à exhiber ses formes affolantes, la plupart du temps victime de la concupiscence de mâles en manque et en chaleur.

 

Une fois encore un album « de cul » avec un scénario (plus ou moins) développé sur un rythme soutenu et à la partie graphique très réussie.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :ALIEN LOCKDOWN

 

 

C'est de qui ? J. Dickson

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Non

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Si sa carrière en marge du cinéma est aussi diverse que riche, on ne peut pas en dire autant de la filmo de Dickson qui, à une ou deux exceptions près, s’est cantonné à mettre en musique des séries B voire Z d’horreur ou de SF.

 

Ce sous Alien fauché où les scènes de pénombre pullulent pour tenter de cacher la pauvreté des effets spéciaux  en est un exemple frappant.  Dickson y livre une partition qui lorgne éhontément vers le travail d’un Goldsmith mais avec une économie de moyens drastiques qui s’entend évidemment dans le rendu.

 

Rien de super original sur le créneau mais du travail d’artisan honnête bien plus abouti que le film pour lequel ça a été écrit et un panaché d’ambiances pleines de tension qui collent à cette nouvelle aventure de Druuna comme le string dont elle est si souvent dépouillée !

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Repost0
12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 18:27
 

 

Premier cycle BD érotique de l'année avec une salve de nouveautés en tout genre...

 

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ? LES ARCANES DE LA MAISON FLEURY 2

 

 

C'est de qui ? Caro

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Tabou

 

 

Déjà croisés sur le site? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Alors que la capitale britannique est secouée par une vague de meurtres aussi gores que ceux de Jack L’Eventreur, et que les pensionnaires de la maison close sont directement visées, l’enquête du commissaire Barnes le conduit sur la piste d’une troupe de « freaks », ces personnes difformes qu’on exhibait alors dans les cirques.

 

En coulisse, des hommes hauts placés, pour certains habitués de la maison Fleury, ont formé une société secrète où rituels sexuels bestiaux et autres pratiques sataniques sont de rigueur.

 

De son coté l’innocente Pearl, protégée de la taulière du bordel, se révèle plus mystérieuse qu’attendu !

 

 

Second volet de la série fantastico érotique de Gabriele Di Caro, avec toujours ce dosage équilibré d’enquête policière glauque – dans une Londres victorienne qui s’y prête parfaitement- et de scènes X crues mais pas –trop- gratuites.

 

Le dessin est à la fois sensuel dans sa représentation des corps et détaillé dans celle des rues sales de la City et fait des Arcanes de la maison Fleury une BD érotique comme on aimerait en lire plus souvent !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LA PASSION DES VAMPIRES

 

 

C'est de qui ? H. Robinson

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD?

 

 

On peut écouter ?  

 

 

Ca donne Quoi ? Si Carmilla de Le Fanu n’a pas connu la postérité du Dracula de Stoker, sa qualité et son impact sur la littérature gothique et vampirique en particulier sont indéniables.

On ne peut hélas pas en dire autant des adaptations cinématographiques que l’œuvre a connue, comme en témoigne ce Vampire Lover, série B de chez la Hammer (c’est un pléonasme !) où les actrices ont été sélectionnées plus pour leur capacité à remplir les décolletés des nuisettes que pour leurs jeux d’actrices et où un Peter Cushing vieillissant cachetonne comme à son habitude de l’époque.

 

Robinson par contre de son coté livre une B.O satisfaisante voire convaincante en faisant bon usage de ses cordes notamment qu’il emploie tour à tour dans un registre romantico gothique soyeux avec des arrangements simples mais soignés, tantôt dans l’hystérie pour exprimer l’épouvante avec un résultat des plus efficace.

 

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 15:44

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  RHAAL-HAN LE FILS DES AGES DES FILLES PAS FAROUCHES.

 

 

C'est de qui ? H. Mc Cock

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Tabou

 

 

Déjà croisé sur le site? Oui, dans le même registre d’ailleurs.

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Vous l’aurez compris dés le titre de l’album, nous sommes ici en présence d’une parodie légère du Rahan de Chéret…mais pas que.

 

Il faut voir ce one shot plutôt comme un hommage, une lettre d’amour à une série qui a bercé l’enfance de générations de lecteurs dont font partie entre autre votre serviteur et l’auteur de Rhââl-Han.

 

Ainsi les amateurs reconnaîtront certains des récits fondateurs de la série, mais aussi des bons gros clins d’œil à d’autres icones de la BD (Blake et Mortimer, la Famille Pierrafeu) mais pas que puisue l’on croise même notre cher…président !

 

 

Coté intrigue, parce qu’il y en a bel et bien une, le fils de Crado (sic !) croise la route d’une belle femme peu farouche avec qui il copule joyeusement avant de découvrir qu’elle a un rejetton et qu’elle et sa tribu ont été maudits.

 

Dés lors Rh^âl-Han n’aura de cesse, entre deux saillies passionnées, de protéger l’ enfant et sa mère jusqu’au déces de celle ci. Notre héros aux cheveux de feu décidera alors d’aller confier le petit d’homme à une tribu amie (nons sans croiser un homme du futur et quelques dinosaures).

 

Coté graphismes les décors sont aussi détaillés que colorés et les personnages sont volontairement caricaturaux, avec des hommes aux corps musclés et aux tronches démesures et des femmes aux atouts assez dantesques.

 

Un album fun dont les scènes de sexe, relativement sages au final,  ne sont donc clairement pas le seul intérêt.

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :CAVEMAN

 

 

C'est de qui ? L. Schifrin

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui

 

 

On peut écouter ?

 

 

 

Ca donne Quoi ? La parodie est un genre hautement casse gueule et ne sont pas les frères Zucker ou Wayans qui veut. Ainsi, surfant sur la vague d’une poignée de films préhistoriques pondus par la Hammer, ce long métrage des années 80 n’arrive jamais à décoller malgré la présence de Ringo Starr et de la superbe Barbara Bach au générique.

 

Parlons en du générique -et du reste de la B.O- d’ailleurs car c’est bien tout ce qu’il y à a sauver ici, et pas qu’un peu puisque c’est le talentueux Lalo Schifrin qui en est responsable. Le compositeur s’en donne à cœur joie en singeant avec humour et ambition les scores de l’Age d’Or hollywoodien auxquels il insuffle une énergie communicative, une petite dose de suspense léchée et, cerise sur un gâteau déjà fort apetissant, des arrangements quasi funkys dont il a le secret et qui ont fait la réussite de scores comme Bullit, Dirty Harry ou encore Enter the Dragon.

 

C’est donc la bonne humeur potache que se termine ce cycle bd érotique de la rentrée !

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

Repost0
4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 20:14

 

 

LA BD:

 

 

 

 

C'est quoi ?  OSCURO EN ROSA

 

 

C'est de qui ? Tony Sandoval

 

 

La Couv':

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Déjà lu sur le site? Oui

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? C’est l’été et Gloria, dont le père a mystérieusement disparu quelques années plus tôt, fait un rêve érotique au bord d’un ruisseau dans lequel une créature lui révèle que chaque fois qu’elle aura un orgasme il lui fera une révélation.

 

Dés lors, la jeune fille, dont le corps semble habiter d’une entité sexuelle étrange, va expérimenter cette prophétie avec sa copine Angie, avec un voisin frustré amoureux d’elle ou encore avec une créature aquatique, lointain cousin du Abe Sapien de Mignola) dans une ambiance de fin de vacances onirique et bucolique.

 

Ce nouvel album de la collection Porn ‘n Pop dirigée Céline Tran est un peu à part de par son coté plus « sage » que ses prédécesseurs. Néanmoins que les (a)mateurs ne soient pas refroidis, du sexe il y en a et pas qu’un peu.

 

 

On retrouve Tony Sandoval sur B.O BD avec un plaisir non dissimulé, surtout que son nouvel opus contient en substance ce qui a fait le succès des précédents albums de l’auteur mexicain, de Nocturno à Futura Nostalgia en passant par 1000 Tempêtes : jeunesse post-ado qui découvre l’amour et son corps (et ici pas qu’un peu !), fantastique débridé et poétique, créatures hybrides… le tout toujours dans ce style si personnel et inclassable.

 

Sandoval passe ici un cap puisque de suggéré dans pas mal de ses précédents opus l’érotisme est ici montré (en gros plan même) mais ne perd pas son identité au passage, bien au contraire !

 

Si l’on devait se prêter au jeu des références on dirait que Oscuro en Rosa c’est un peu le Une Sœur de Vivès revu et corrigé par Guillermo Del Toro.

 

 

 

 

LA MUSIQUE:

 

 

 

 

C'est quoi :LAST NIGHT

 

 

C'est de qui ? C. Mansell

 

 

La Couv':

 

 

Déjà entendu chez B.O BD? Oui quasiment toute sa dicsographie.

 

 

On peut écouter ?

 

 

Ca donne Quoi ? Le talent et la sensibilité musicale si particulière de Clint Mansell lui ont rapidement ouvert les portes d’une carrière internationale dans le monde de la musique de film mais c’est avec une certaine surprise que l’on le retrouve sur ce mélo où notre Guillaume Canet national emballe Keira Knightley pour un adultère (ou pas ?) un soir de retrouvailles.

 

Renouant avec une certaine simplicité instrumentale via un piano solo, Mansell flirte avec le minimalisme cher à Phillip Glass et sait créer tension et ambiguïté là où les acteurs ou les situations auraient pu en manquer.

 

Moins étrange ou décalée que beaucoup des opus du compositeur pour le grand écran, la B.O de Last Night possède cependant tous les atouts pour souligner avec justesse les sentients évoqués dans Oscuro en Rosa auquel il apporte une touche mélancolique intéressante.

 

 

 

 

---------------

 

 

 

Une Chronique de Fab

 

 

Repost0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags