16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 13:34

 

 

Mais Ennis c'est aussi un grand coup de pied dans les parties du système des Big Two comme avec cet ovni délirant, annonciateur de séries à venir bien déjantées:

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : THE PRO

 


C'est de qui ?  Ennis, Conner & Palmiotti

 

 

La Couv':

 

 

L'Artiste du Mois: Garth Ennis  /  The Pro  Vs.  The Process of Wedding Out

 

 

 

Déjà lu chez nous? Oui, sauf pour Conner.

 

 

Une  planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? On a eu des journalistes, des milliardaires, des chirurgiens, des scientifiques…mais jamais de prostituées ! Cette impardonnable erreur est rectifiée au début des années 2000 quand Garth Ennis, Jimmy Palmiotti et Amanda Conner, autour d’une Guiness dans un pub en Allemagne créent, en réaction au marché pourrissant du super-héros, La Pro, jeune femme qui gagne sa vie en vendant son corps et à qui une entité extra-terrestre ; The Viewer (pendant lubrique du Watcher de Marvel) va donner des super-pouvoirs afin de prouver que n’importe quel être humain est capable d’assumer le rôle d’un héros.

 

Bien mal lui en prend car, outre continuer à jurer comme un camionneur, à fumer comme un pompier, à (mal) élever son nourrisson et à tapiner, notre marginale héroïne se voit contacter par une hilarante parodie de la Ligue de chez DC (où Superman est devenu le Saint, un coincé du c…, Batman et Robin sont clairement homos, Aquaman porte un accoutrement ridicule très SM…bref, j’en passe et des meilleurs) pour les aider à combattre le crime. Une fois introduite (non, s’il vous plait, pas de mauvais esprit, le comics en comporte déjà assez bien comme ça) la Pro ne se prive pas de battre à mort les super ennemis, leur faire subir les derniers outrages (la scène de la golden shower vaut son pesant de cacahuètes) voir même initier Le Saint à la fellation.

 

 

 

Vous l’aurez compris, on est dans les extrêmes de la parodie trash d’un genre qui se prête délicieusement à l’exercice et Ennis, qui se régale à trainer les icones dans la fange, fût aux anges devant l’engouement crée par le comics via Palmiotti (son encreur) qui a même réussi à le faire publier chez Image. Pour la petite histoire The Pro fit beaucoup rire Frank Miller, et beaucoup moins Jim Steranko (à qui le auteurs décidèrent d’ailleurs de dédier le bouquin histoire d’enfoncer le clou).

 

Un essai d'animation d'une partie du comics a même été tenté, on vous le livre ci dessous:

 

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? THE PROCESS OF WEDDING OUT

 

 

C'est de Qui ?  Black Flag

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur le site? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Mélanger sauvagerie punk, métal expérimental et free jazz, fallait oser, Black Flag l’a fait. Avec cet album entièrement instrumental et (heureusement !) assez bref –même pas une demi-heure- Greg Gynn, membre fondateur, guitariste et principal compositeur de ce combo de punk hardcore de la fin des 70’s, brisait les barrières des genres et affolait une minorité friande d’expérimentations bruitistes et sauvages que la disco émergente allait bientôt enterrer sans les honneurs.

 

Inclassable (et quasi inécoutable sur la longueur en tant que tel aujourd’hui), The Process Of Wedding Out et ses incursions atonales est assez destroy et sauvage pour aller avec le complètement politiquement incorrect brulot d’Ellis et ses acolytes ! 

 

 

---------------------------------

 

 

Une Chronique de Fab

Repost0
24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 16:52

 

 

J.C & Lio terminent donc notre cycle thématique du week-end, qui, outre un attrait non-démenti d'un lectorat nombreux, aura prouvé que la BD X recèle tout (et n'importe quoi) mais ne se limite clairement pas à un sous-genre réservé aux obsédés de la chose (encore que...)

 

 

 

LA BD :

 

 

 

C'est quoi : MARIE-GABRIELLE DE SAINT-EUTROPE

 

 

C'est de qui ? Georges Pichard

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lu sur B.O BD ? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat

 

 

Une planche :

 

Ca donne quoi ? S’il est un auteur français « classique » qui risque de sombrer dans l’oubli en ces temps de « politiquement correct » c’est bien Georges Pichard (1920-2003). Après un début de carrière dans la publicité et l’illustration, il arrive tardivement dans le monde de la bande dessinée. Ancien élève des Arts Appliqués, il donnera pendant des années des cours de bd et de graphisme, on retrouve parmi ses élèves Gotlieb ou Annie Goetzinger. C’est sa rencontre avec Wolinski, les deux sont amateurs de belles femmes, qui produira ses premières séries : Paulette (1971-1984), Blanche Epiphanie (1972-1986)… Qualifié très rapidement d’auteur de bandes dessinées pour adultes, son travail est influencé par le feuilleton populaire à rebondissement dont il respecte les codes, mais modifie ironiquement la vision, ses héroïnes tout en forme (on ne peut s’empêcher de penser à Mayol) traversent avec une (fausse) candeur des aventures pleines de rebondissements. A partir de 1977, il devient son propre scénariste pour son œuvre la plus élaborée, "Marie-Gabrielle de Saint-Eutrope", directement influencée par les manuels catholiques de la fin du XIXème, destinés à l’éducation des jeunes filles. Il avouera tardivement, dans une interview, le poids d’une éducation catholique moralisatrice. Ce chef-d’œuvre (encore censuré dans certains pays) de Georges Pichard, réédité en intégrale en octobre 2009, ne se résume pas au dirty comic se lisant à une main. Dans cette œuvre, car c’en est une, tout respire la gravité et la profondeur, l’érotisme et la violence, le moralisme et la liberté, la faute et le châtiment. Ce véritable roman graphique constitue une œuvre inimitable qui rappelle par sa densité les grands romans du XIXème siècle, et par son audace, les grands libertins, de Sade à Bataille. S’attaquant aux fondements moraux de notre société, présents en chacun de nous plus ou moins consciemment que nous soyons religieux ou laïcs, l’excitation provoquée par l’érotisme violent de Pichard induit un malaise à la lecture autant qu’une admiration pour le maître. Un dernier point sur sa technique à base de pointillés qui atteint ici des sommets.

 

 

 

 

LA MUSIQUE :

 

 

 

 

C'est Quoi ? FAIS-MOI MAL, JOHNNY !..

 

 

C'est de Qui ? Boris Vian & Magali Noel

 

 

La couv' :

 

 

Déjà croisé par ici ? Non

 

 

On peut écouter ? Yes, sir !

 

 

 

 

 

Ca donne quoi ? La tentation était trop grande de ne pas placer le premier morceau de "rock français sado-masochiste" en regard des cruelles mésaventures de la plantureuse Josépha. En composant ce morceau pour l’actrice Magali Noël (ainsi qu’"Alhambra Rock", "Strip Rock" et "Rock des petits cailloux" à déguster sans modération, avec du camembert à la petite cuiller), Boris Vian - qui ne croyait qu’au jazz – voulait surtout privilégier le côté comique, voire grotesque, du rock, plutôt que son aspect érotique. Et pourtant… L’écrivain-parolier a créé malgré tout un ovni musical qui s’inscrit bien dans la tradition française de la chanson paillarde, mais habité par un pur esprit rock SM, grâce la gouaille dominatrice de son interprète, qui n’a rien perdu de son mordant 60 ans plus tard, et à des paroles sacrément déjantées. Les autorités ne s’y tromperont pas, qui interdiront la diffusion de "Fais-moi mal, Johnny" sur les ondes radios, en raison de… paroles jugées trop choquantes et obligeront Magali Noël à la chanter sur scène en remplaçant, ou supprimant, les passages trop osés avec le résultat suivant : "La moitié de la salle commence à me siffler, à m’envoyer des papiers et même des tessons de bouteilles. C’était affreux, mais l’autre moitié m’applaudissait ! Je me suis brusquement rendue compte que j’étais devant des gens déchaînés et j’avais les jambes qui commençaient à trembler" (in France Soir). Ca c’est de la chanson qui fait « bing » !

 

 

----------------------------

 

Une chronique de JC et Lio

 

Repost0
24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 08:00

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LES MELONS DE LA COLERE

 

 

C'est de qui ? Vives

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé sur B.O BD? Oui

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Un exercice de style qui n’est clairement pas à mettre entre toutes les mains, et qu’il vaut mieux lire en sachant de quoi il retourne,…ah oui, et à prendre au second, voir troisième degré ! Mais quid de ces « Melons » ? Magalie, fille de fermiers qui vivent à l’ancienne (comprendre sans téléphone ou internet) a été dotée par mère Nature d’une poitrine surdimensionnée (mais genre un truc complètement irréaliste). Souffrant donc de problèmes récurrents et même handicapants de mal de dos, son paternel bourru va accepter qu’elle voit un médecin de la ville. Bien mal lui en prend, les « intellectuels » citadins, du docteur au Maire en passant par tout ce que la ville compte de notables, vont profiter de la jeune fille pour organiser des orgies démentielles. Tout ceci ne sera pas au goût de notre bon fermier qui va aller régler ses comptes de la manière forte. On passe donc par tous les stades de la pornographie crade (Gangbang, pénetration multiple, viol, inceste,…bon j’arrêtes là, vous avez saisi le truc je pense) et même si l’auteur ne s’apesantit pas (trop) sur les scènes scabreuses , comme je le disais en introduction, si l’on n’est pas complètement conscient que Vives a pondu cet ovni (dans la collection Cul des Requins Marteaux) comme une récréation après son encensé Polina (qui avait du bien lui prendre la tronche), qu’il a torché ça sur sa Cintiq sans beaucoup se soucier du détail (déjà qu’à la base hein…), on va probablement halluciner voir laisser tomber la lecture avant la fin. Si Les Melons… n’est pas, loin de là, dans le top de la production de son auteur, et n’est pas non plus très bandant niveau BD X, ça reste une curiosité à lire histoire de savoir que si, Vives est capable de faire des trucs extrêmes.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? SLOW WEST

 

 

C'est de Qui ? Jed Kurzel

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Kurzel, après avoir écrit une B.O des plus engageantes pour la version de Macbeth de son frangin (qui, vous l’aurez noté, était même dans les favoris de 2015 chez nous) surprend encore sur ce western original avec un score inattendu ou, à nouveau, il utilise le violoncelle (décidément, y a du avoir des soldes sur ces instruments il y a peu, on l’entend partout !) ce qui, sur un film de cow-boys, est assez peu commun, vous en conviendrez. Avec des thèmes atmosphériques au possible, qui ne sont pas sans faire penser parfois à du Tom Waits époque Rain Dogs (y a pire comme référence !), il évoque le voyage initiatique du jeune héros, rendant au road movie roots ses lettres de noblesse. Un bol d’air frais sur un genre surexploité et un décalage maousse sur une BD qui du coup s’enfonce (hum) encore un peu dans le second degré via l'emphase sur le coté rural et drame sordide du truc.

 

---------------------------------

 

Une chro par Fab

 

 

Et si vous avez éventuellement 42 secondes à consacrer au petit questionnaire que nous vous avons concocté afin d'améliorer B.O BD:

 

 

Repost0
23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 15:23

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : EXPOSITION

 

 

C'est de qui ? Ignacio Noé

 

 

La Couv':

 

 

Déjà croisé chez B.O BD? Oui.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Puisqu’il semble que nous ne verrons jamais le troisième et dernier tome de Douce, Tiède et Parfumée, je me suis rabattu sur les autres travaux de son auteur, et il s’avère que le monsieur a pas mal œuvré dans la BD adulte. Cette Exposition joue à fond sur l’érotisme « de situations », comme un film à sketches. Lors du vernissage des œuvres d’un artiste spécialisé dans les pin-ups, chaque anecdote –racontées par son accorte petite fille- donne lieu à des scènes des plus explicites où l’humour est néanmoins toujours présent. Alors certes, ce n’est pas le scénario le point fort de ce one shot mais, ne connaissant au départ que la série grand public sus-citée, qui tout de même présentait des situations gentiment soft, j’étais curieux de voir ce qu’Ignacio Noé était capable de proposer sur de la BD purement pornographique, et bien je n’ai pas été déçu et on n’est clairement pas volé sur la marchandise ! Ses héroïnes sont sensuelles à souhait, n’ont froid ni aux yeux ni ailleurs, et l’ensemble se lit avec plaisir.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ?  THE GIRL FROM U.N.C.L.E

 

 

C'est de Qui ?   Divers dont Dave Grusin.

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur le site ? Certains oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Spin off du « Man » du même organisme (UNCLE pour ceux qui ont du mal), The Girl From U.N.C.L.E date de la fin des années 60 et, comme l’on peut attendre d’une B.O de cette époque, mélange allègrement éléments d’espionnages et de psychédélisme débridé. Le thème principal est une réinterprétation assez libre de celui écrit par Jerry Goldsmith pour la série mère, par David Grusin, qui composera aussi les B.O de quatre épisodes complets. Quelques autres épisodes auront également droit à leurs propres musiques mais le reste se contentera de réutilisation de pistes. Un peu décalé niveau époque comme ambiance avec L’Exposition, la B.O de la série amplifie son côté fun et glamour (si, si !)

 

 

-----------------------

 

Une chronique de Fab

 

 

Pour les retardataires, le questionnaire que nous vous avons concocté afin d'améliorer B.O BD:

 

 

Repost0
23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 09:00

 

 

L’an passé, si l’on excepte cette chronique qui a littéralement explosé toutes les stats (tout en étant une gentille galéjade), il faut bien reconnaître que les articles les plus consultés ont été ceux postés lors des cycles consacrés à la BD érotique. Qu’à cela ne tienne, puisque c’est ce que veut la plèbe, B.O BD, toujours soucieuse de vous contenter, vous propose à nouveau ce week-end un cycle dédié à la BD réservée aux adultes.

 

 

 

 

LA BD :

 

 

 

C'est quoi : LA SURVIVANTE

 

 

C'est de qui ? Paul Gillon

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lu sur B.O BD? Non

 

 

C’est édité chez qui ? Glénat dans la collection Drugstore

 

 

Une planche :

 

 

 

Ca donne Quoi ? Publiée de 1985 à 1991, la tétralogie de Gillon décrit les aventures d’Aude Albespry, belle jeune femme qui, "grâce" à un accident de plongée, échappe à la destruction totale de l’humanité. Pour autant le monde ne s’arrête pas de tourner puisque, l’histoire se déroulant dans un futur proche, toutes les tâches rébarbatives (y compris la police) ont été confiées à des robots qui poursuivent leurs missions sans vraiment s’inquiéter de la disparition de leurs créateurs. Aude n’a donc pas grand-chose à faire pour survivre, nourriture et biens de consommation continuant d’être produits, désormais pour son seul usage. Elle s'installe dans la suite d’un luxueux hôtel parisien et profite du room-service robotisé assuré par le dévoué Ulysse (le balais dans le cul de C3-PO, la tête de Johnny 5 et le cerveau dérangé d’HAL 9000). Enfermée dans cette cage dorée, Aude finit quand même par ressentir quelques besoins qu’elle aimerait voir combler… Elle rabat son désir sur Ulysse, qui s’adapte assez rapidement aux nouvelles exigences de sa maîtresse. A partir de cette trame de départ fort basique, qui occupe quasiment tout le 1er tome (quand même), Gillon va néanmoins développer une réflexion pertinente, mais un peu bordélique, sur l’opposition entre intelligence humaine (mue par des instincts) et artificielle (régie par une logique purement mathématique). On voit bien où cette affaire peut nous mener, mais le cul dans tout ça, me direz-vous... Utile ou futile ?! Utilisé comme élément déclencheur d'une quête obsessionnelle pour Ulysse, il prend vraiment son sens durant tout le 1er tome qui pourrait d'ailleurs se suffire à lui-même. Par la suite, Gillon recentrera l'intrigue autour de Jonas, le fils d'Aude. Même si les thèmes développés restent riches, sont servis par des dialogues d’une belle qualité littéraire et surtout par le dessin toujours élégant de Gillon, il faut reconnaître que l’histoire devient un brin répétitive. L'érotisme, qui aurait pu servir de « moteur » central passionnant à cette recherche d’une connexion homme/femme-machine, finit par être relégué au rang de passage obligé qui s’articule maladroitement avec le reste. Nettement moins aboutie que Les Naufragés du temps, la série de Gillon, La Survivante n'en reste pas moins une oeuvre intelligente qui conserve, à travers les décennies, un charme et une sensualité indéniables.

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? CONTAMINATION

 

 

C'est de Qui ? Goblin

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé par ici ? Oui, pour leur excellente BO de Zombie (aka Dawn of the Dead)

 

 

On peut écouter ? Le premier morceau, le reste est sur le Tube

 

 

Ca donne quoi : Le groupe de rock progressif Goblin (ex-Oliver, ex-Cherry Five) reste indissociable de la filmographie de Dario Argento (au moins dans la période où il avait du talent à revendre) qui l’avait repéré, au milieu des années 70, au retour d’une tentative de percée londonienne sans lendemain. En 1975, il recrute les quatre musiciens pour composer la bande originale de son chef d’œuvre Profondo Rosso. Suivront l’excellent album Roller (1976), la BO de Suspiria (1977), puis celle de Zombie en 1978, géniale suite du cultissime Night of the Living Dead de George Romero. Le film de Luigi Cozzi sur lequel le groupe officie en 1980 n'est peut-être pas aussi reluisant. Sans être un complet nanard (avec Cozzi c'était pas gagné), Contamination s'essaye quand même, avec un certain brio, au grand écart entre Alien, L'Invasion des profanateurs de sépultures et le film d'espionnage. Quoi qu'il en soit, Goblin réussit à transcender le matériau de départ et propose une partition à la fois terrifiante et… funky soutenue par les sonorités synthétiques caractéristiques des films d’horreur européens des années 70-80. Un melting-pot qui nous replonge avec délice dans cette période dont est issue la BD de Gillon et soutient parfaitement l’odyssée de sa Survivante, dans un monde post-apocalyptique où toutes les déviances sont permises.  

 

 

 

-------------------- 

 

Une Chronique de Lio

Repost0

Présentation

  • : Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • Conseils d'écoutes musicales pour Bandes Dessinées
  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
  • Contact

Rechercher

Tags