17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 19:10

 

 

Suite de notre cycle coquin avec un album complètement déjanté par l'un des auteurs les plus intéressants de sa génération. Un one-shot hommage qui méritait bien une chronique à 4 mains!

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : LORNA

 


C'est de qui : Brüno

 

 

La Couv' :

 

Cycle BD X  /  Lorna  Vs.  The Bogey Man

 

Déjà lus chez B.O BD? Oui.

 

 

Une planche:

Cycle BD X  /  Lorna  Vs.  The Bogey Man

 

Ca donne Quoi ? Savoureux melting pop de la sous culture des années 50 à 70, Lorna est un hommage irrévérencieux de Brüno à toute cette ambiance insouciante et décomplexée.

 

Avec sa bichromie jaune et blanche rappelant les pages défraichies de vieilles revues de gare, ce one shot généreux est une déclaration d’amour  aux vieux nanars de science-fiction et autres films dits Grindhouse sans aucune censure, avec de jolis plans explicites de cul, de sang et de situations incongrues.

 

Difficile de raconter cette histoire d'invasion extra terrestre, de mutation génétique, de savants fous et de pin ups pas farouches (et accessoirement actrices de films pornos) sans se prendre les pieds dans le tapis.

 

Le style hors norme de Brunö est une évidence sur cette association de petits sketchs reliés par un fil rouge et prenant  tout leur sens au fil de pages qui défilent bien vite.

 

On déplorera éventuellement une fin abrupte et sèche qui peut générer une légère frustration tant on aurait aimé en lire encore davantage.

 

Lorna n'est ni plus ni moins que la genèses de Pornopia d'une part pour les nombreuses scènes de… ahem… d'accouplement et de Tyler Cross pour sa violence, le tout enrobé d'un second degré salvateur pour un délire total qui ne plaira certainement pas à tous mais en réjouira beaucoup d'autres dont l'auteur de ces lignes (et le rédac chef également !)

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi THE BOOGEY MAN

 

 

C'est de Qui ? Tim Krog

 

 

La couv' 

 

Cycle BD X  /  Lorna  Vs.  The Bogey Man

 

Déjà entendu par ici? Non.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Ce n’est clairement pas de moi de proposer une B.O où le synthé, surtout le synthé typique des 80’s, pourtant les trois têtes pensantes derrière l’acronyme SST lorgnent sans vergogne vers les premiers travaux de John Carpenter en usant et abusant du Mini-moog alors tout récent et clairement hype.

 

Si The Boogey Man n’est qu’un film d’épouvante de plus parmi les multiples slasher fleurissant durant ces années là, sa B.O reste assez déroutante et fort efficace dans son genre même s’il ne faudra pas y chercher d’instruments live.

 

Cheap est d’ailleurs le premier mot qui vient à l’esprit même si, au fur et à mesure, on reconnaitra aux compositeurs un sens de la mélodie et de la thématique catchy, voire imparable.

 

De la musique vintage et complètement datée qui fera un compagnon aussi psychédélique que surréaliste à une BD cul- hommage des plus délirantes.

 

 

 

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Une chronique de Jet & Fab

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 08:15

 

 

 

Si on aurait - très justement - pu nous taxer de clientélisme pour le cycle BD X du mois dernier, celui-ci (qui va encore faire exploser les stats) est honnêtement motivé par l’actualité du genre  et par des œuvres atypiques s’il en est…(et puis je doute que qui que ce soit vienne se plaindre de toute façon n’est-ce pas ^^)

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : GARDEN OF FLESH

 


C'est de qui :  G. Hernandez

 

 

La Couv':

 

Cycle Bd X  /  Garden Of The Flesh  Vs.  Salome Last Dance

 

Déjà croisé sur le site? Une paire de fois oui.

 

 

Une planche:

Cycle Bd X  /  Garden Of The Flesh  Vs.  Salome Last Dance

 

Ca donne Quoi ? Le co-auteur de Love and Rockets et d’une poignée de projets persos aussi divers qu’intéressants  revient en cette fin d’année pour une version de la Bible (c’est d’actualité) un peu…particulière !

 

Hernandez a choisi  en effet de présenter le début de l’Ancien Testament sous un jour pour le moins osé puisqu’il le traite sur le modèle de  l’érotisme, limite X.

 

Adam – qui apparaît avec une érection monstre- et Eve – née de la « semence » d’Adam !- s’envoient en l’air allègrement avant de croquer le fruit défendu (oui, ça ça ne change pas), d’être chassé de l’Eden, puis de donner naissance à Abel et Caïn, ce dernier tuant son frère, bla bla bla, Noé se trouve une femme, fait des galipettes dans tous le sens avec elle (fellation et cravate de notaire incluses !) puis leurs enfants font de même. Arrive le déluge, la construction de l’Arche, les couples d’animaux…bla bla bla…rebelote dans le bateau c’est le lupanar…

 

Cycle Bd X  /  Garden Of The Flesh  Vs.  Salome Last Dance

 

Bref, vous l’avez compris ce Garden of Flesh porte bien son nom, c’est une suite quasi ininterrompue de scènes de cul pour le moins explicites et, reconnaissons le assez répétitives. L’auteur s’est visiblement fait plaisir, dans un style minimaliste coloré pas loin de faire penser aux publications cochonnes d’antan, Tijuana Bibles en tête, il dynamite le sacré mais survole tout de même pas mal son sujet ; un juste milieu entre la version de Crumb et ce Garden Of Flesh aurait pu être excellent.

 

Pour conclure on notera la jolie présentation sous forme de petit livre noir, dans le genre carnet Moleskine, peut être un brin cher pour ce que c’est, la petite (aux deux sens du terme) centaines de pages, avec ses deux cases à chaque fois, se lisant fort vite.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? SALOME LAST DANCE

 

 

C'est de Qui ? Divers

 

 

La couv' 

 

Cycle Bd X  /  Garden Of The Flesh  Vs.  Salome Last Dance

 

Déjà entendu sur B.O BD?  Certains oui.

 

 

On peut écouter? Une des oeuvres entendues dans le film puis ce dernier dans son intégralité:

 

Ca donne Quoi ? Après le succès de Gothic, le sulfureux Ken Russell décide d’adapter Salomé la magnifique pièce d’Oscar Wilde (écrite en français pour la petite histoire).

 

Plutôt que de simplement se contenter du texte d’origine (probablement un brin court en tant que tel pour en faire un long métrage), il imagine une mise en scène de la pièce jouée devant Oscar Wilde lui-même en visite dans sa maison close de prédilection.

 

Vous savez, si vous venez nous voir au moins de temps à autre, que je suis un grand amateur du poète irlandais et je considère Salomé comme étant l’une de ses œuvres les plus réussies, Si je ne suis pas forcement amateur de l’œuvre de Russell, que je trouve datée et empruntée parfois, il faut reconnaître qu’il a su capter l’esprit de l’œuvre ‘et du personnage) de Wilde avec réussite.

 

Coté musiques, Rimsky-Korsakov, Satie, Debussy ou le moins célèbre mais tout aussi apprécié - chez nous en tout cas, on l’a croisé à quelques reprises – Jacques Ibert sont les compositeurs dont les œuvres parcourent cet étonnant film, et la légèreté entraînante alterne avec des choses un brin plus austères mais toujours atypiques. Tout ne sied pas à Garden Of Flesh mais quelques-uns des morceaux ont été fort agréables.

 

 

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Une chronique de Fab

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 16:09

 

 

Et l'on termine ce week-end thématique avec l'auteur qui l'a ouvert, mais pour une série plus aboutie que l'album présenté hier:

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : MESSALINA. DERNIERS ACTES.

 

 

C'est de qui ? Mitton

 

 

Une Couv':

Cycle BD X  /  Messalina tomes 4  à 6  Vs.  Ben Hur

 

Déjà lu chez nous? Oui

 

 

Une planche:

Cycle BD X  /  Messalina tomes 4  à 6  Vs.  Ben Hur

 

Ca donne Quoi ? Grandeur et décadence de l'Empire Romain via l'une de ses plus accortes représentantes. Nous avions laissé Messalina  au sommet de sa gloire, momentanément débarrassée de son vieux débris de mari et seule maîtresse de Rome.

 

Las, toutes les bonnes choses ont une fin et l'orgie de stupre et de violence de notre nymphomane va lui attirer les foudres de trop d'ennemis jusqu'à provoquer le retour de Claudius. Retranchés dans le palais les proches de Messalina trouvent la mort et cette dernière meurt dans une dernière étreinte passionnée avec son bel étalon.

 

Contrairement à Kzara, que nous avons présenté en ouverture de ce cycle, et si ici aussi les scènes hard sont aussi nombreuses que crues, la série de Mitton sur la Putain de Rome peut se targuer d'être plus recherchée niveau scénario et intrigue, et ce de par un travail  historique derrière qui semble poussé.

Coté graphisme le vieux briscard est toujours aussi inspiré et que ce soit sur les décors romains détaillés ou les corps de romaines voluptueuses.

 

Si les six tomes de Messalina ne remplacent pas un cours d'Histoire ils sont néanmoins bien plus agréables à suivre.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi? BEN HUR

 

 

C'est de Qui ? M. Beltrami

 

 

La couv' 

Cycle BD X  /  Messalina tomes 4  à 6  Vs.  Ben Hur

 

Déjà croisé dans le coin?  Oui

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne quoi? Tel un ourobouros malade Hollywood continue de produire à la chaine des remakes aussi peu inspirés que réussis de ses grands succès d'antan.

Aujourd'hui c'est donc un Ben Hur version cheap au possible plein d'effets spéciaux tape à l'oeil  que vient de commettre l'usine à rêves, avec, en charge de la musique, Marco Beltrami, plus connu pour ses B.O d'horreur série B.

 

Le compositeur a beau avoir essayé de varier son travail, il aligne tellement de poncifs du genre que son score n'arrive jamais à trouver unité ou personnalité. Il donne la priorité à l'action en n'hésitant pas à introduire guitares et autres sons contemporains à ses cuivres pompier, ses voix lambda et ses percussions lourdes, lors de scènes riches en testostérones comme la course de char version Fast & Furious.

 

Evidement nous n'évoquerons pas le majestueux travail de Miklos Rozsa pour la version de 59 puisque la partition de Beltrami n'a heureusement pas la prétention de s'y frotter. A de rares exceptions près, à l'écoute de cette B.O on se dit qu'elle aurait tout aussi bien pu convenir pour un film d'action contemporain; heureusement pour nos derniers tomes de Messalina une poignée de pistes fait tout de même l'affaire.

 

 

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Une chronique de Fab

 

 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 08:12

 

 

Après les émotions d'hier, accordons-nous un peu de repos avec quelque chose de moins explicite avant de repartir de plus belle.

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : OKIYA. LA MAISON DES PLAISIRS DEFENDUS.

 

 

C'est de qui ? Jee-Yun et Jung

 

 

La Couv':

Cycle BD X  /  Okiya  Vs.  Ugetsu Monogatari

 

Déjà croisé sur le site? oui

 

 

C’est édité chez qui ? Delcourt

 

 

Une planche:

 

Cycle BD X  /  Okiya  Vs.  Ugetsu Monogatari

 

Ca donne Quoi ? Yasunari, un ronin, arrive dans la petite ville de Sakaï au début de la nuit. Toutes les portes sont fermées, même celles de l'auberge. Alors qu'il pense passer la nuit dehors, il est invité à entrer dans l'Okiya (maison de geishas) où il rencontre 4 superbes jeunes femmes. Après une nuit de plaisirs et jeux charnels, il se ressaisit et décide de continuer sa route vers Osaka.

En souvenir de cette nuit, il reçoit une écharpe couleur cuivre en cadeau. À peine a-t-il fait 3 pas que l'Okiya disparaît. Il va chercher à comprendre pourquoi, à Sakaï, les femmes le regardent d'un mauvais œil et pourquoi les hommes l'envient. Il finira par apprendre ce qui s'est passé et qui sont les fantômes qu'il a aimé.

 

Jee-Yun connait bien les légendes asiatiques où les femmes fantômes prennent chair et aiment les hommes, physiquement et/ou sentimentalement, à moins que ce ne soient des renardes. Son scénario ne déparerait pas dans les contes de P'ou Song Ling (contes extraordinaires du pavillon du loisir).

 

Jung sait à merveille dessiner les corps féminins ou masculins vêtus ou nus. La finesse de ses graphismes donne aux scènes érotiques une aura fantasmatique qui permet d'avoir une sorte de distance vis-à-vis de ces corps magnifiés.

 

"Pour public averti" disait l'autocollant sur la couverture. En notre période où les simulations d'actes sexuels sont fréquentes sur les scènes de théâtres et où les corps nus servent à vendre tout et n'importe quoi, cet avertissement était peut-être un peu exagéré!

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? UGETSU MONOGATARI

 

 

C'est de Qui   Fumio Hayasaka, Tamekichi Mochizuki, Ichirō Saitō

 

 

La couv' 

Cycle BD X  /  Okiya  Vs.  Ugetsu Monogatari

 

Déjà entendu chez nous?  Oui.

 

 

On peut écouter?

Ca donne quoi?  Fumio Hayasaka a composé la musique de plusieurs films de Kenzi Mizoguchi ou d'Akira Kurosawa parmi les plus célèbres chez nous comme Rashomon, Les 7 samouraïs,  L'intendant Sansho ou Les amants crucifiés. Il a aussi composé des œuvres orchestrales ou des pièces pour piano. Il est mort trop jeune (41 ans) pour que sa filmographie soit très étendue.

 

De son côté, Ichiro Saïto a essentiellement composé de la musique de films (334) au cours de sa plus longue carrière, mais ses compositions ne sont pas toutes connues en Occident.

 

Ugetsu Monogatari est un film de Kenzi Mizoguchi où l'une des héroïnes est un fantôme et l'autre devient une prostituée… donc un scénario en concordance avec Okiya, l'utilisation d'instruments traditionnels japonais finissant de faire un lien évident.

 

 

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Une chronique de Gen

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 17:03

 

 

 

 

LA BD:

 

 

 

C'est quoi : LA COMTESSE ROUGE

 

 

C'est de qui ? Pichard & Lo Duca

 

 

La Couv':

Cycle Bd X  /  La Comtesse Rouge  Vs.  The Hound of the Baskervilles

 

Déjà lus sur B.O BD? Oui pour le dessinateur.

 

 

Une planche:

Cycle Bd X  /  La Comtesse Rouge  Vs.  The Hound of the Baskervilles

 

Ca donne Quoi ? L'imagerie des vampires est quasi indissociable d'une certaine sensualité érotique, si, au fil des siècles, certaines versions ont atténué cet aspect, on peut faire confiance à des artistes comme Pichard pour redonner au genre (s) ses titres de noblesse.

 

Voici donc sa version de l'histoire de la comtesse hongroise Erzsébet Báthory, autre figure importante lié au mythe des créatures de la nuit. Si, comme Dracula, Bathory est inspirée d'une figure historique réelle cette dernière ne suçait pas le sang de ses victimes, elle aimait, outre les soumettre à mille et une torture, se baigner dans leur sang, pensant que cela lui conserverait sa jeunesse. Inutile de vous préciser que tout ceci a fort mal fini pour la châtelaine et sa clique.

 

Cycle Bd X  /  La Comtesse Rouge  Vs.  The Hound of the Baskervilles

 

 

 

Pichard, qui trouve là un vecteur idéal pour son trait sensuel délicieusement suranné, met en image les perversions de son héroïne qu'il a fait plantureuse et désirable, n'hésitant pas à la montrer le plus souvent possible tout ou en partie dénudée. La mise en page est inventive, s'adaptant aux diverses scènes de luxure ou de barbarie, mais, contrairement à un Mitton, ici pas de plans explicites trash, mais plutôt un érotisme prononcé et aussi efficace si ce n'est plus.

Un chef d'oeuvre du genre!

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi?  THE HOUND OF THE BASKERVILLES

 

 

C'est de Qui ? J . Bernard

 

 

La couv' 

Cycle Bd X  /  La Comtesse Rouge  Vs.  The Hound of the Baskervilles

 

Déjà entendu chez nous? Pas mal oui.

 

 

On peut écouter?

 

Ca donne Quoi ? Faisant une infidélité à la franchise Dracula, Terence Fisher et James Bernard, deux piliers de la Hammer dans leurs domaines respectifs, collaborent sur cette adaptation du roman de Sir Arthur Conan Doyle où Peter Cushing et Christopher Lee (eux aussi des habitués du studio) jouent respectivement Sherlock Holmes et Baskerville.

 

Bernard, que l'on a trop souvent réduit à ses B.O d'horreur - qui cela dit, en plus d'être souvent excellentes ont établi de nouveaux standards dans le genre pour les décennies à venir- emprunte ici à Scriabin pour écrire le thème principal, plus harmonique que mélodique ce qui lui donne toute son originalité. 

 

Du fait de son scénario, avec entre autre le prologue dans le passé, le score du Chien des Baskerville est plus varié que la plupart des autres travaux de Bernard pour les productions d'épouvante tout en gardant une nette tendance au suspense palpable.

 

 

 

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Une chronique de Fab

 

 

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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