30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 16:52

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : A COUCHER DEHORS

 


C'est de qui : Ducoudray et Anlor

 

 

La Couv':

Finie la belle étoile?  /  A Coucher Dehors  Vs.  Don Camillo

Déjà croisé chez nous? Oui

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Bonne aubaine pour Amédée et ses deux compères SDF, voilà que sa tante vient de passer l’arme à gauche et lui lègue son pavillon de banlieue. Finie les nuits sous les ponts et les couvertures en carton de frigo…sauf qu’il y a une petite condition, pour profiter de la maison, faut s’engager à s’occuper du cousin trisomique qui va avec, Nicolas, qui rêve de devenir Youri Gagarine.  C’est la douche froide, mais qu’à cela ne tienne, Amédée et sa bande vont faire de leur mieux…dans la mesure du possible.

 

Si je jetais des fleurs en veux-tu en voilà à Ducoudray il y a encore peu, je me dois d’être honnête, ce nouvel album est peut être l’un de ceux auquel j’ai le moins accroché.

 

Attention, n’allez pas me faire dire qu’A coucher dehors n’est pas une comédie sympathique pleine de passages forts amusants, c’est juste que j’ai trouvé que le scénariste s’aventurait sur le terrain de prédilection de ses confrères en vogue, de Lupano à Zidrou (que, cela dit, on apprécie en général beaucoup chez nous) et que, ce faisant, il laissait un peu de ce qui fait son charme sur le bas coté.

 

Si ça reste bien écrit, on a tout de même parfois l’impression de la recherche du dialogue qui fasse mouche ou du second rôle attendu. Cela étant, un bon point pour A Coucher Dehors c’est la présence coté graphismes de Anlor, déjà de mèche avec Ducoudray sur le très réussi Amère Russie, et notre artiste s’en tire aussi bien pour croquer les SDF parisiens que les chiens enragés tchétchènes.

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? DON CAMILLO

 

 

C'est de Qui ? A. Cicognini

 

 

La couv' 

 

 

Déjà croisé par ici ? Non

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Avant de connaître la renomée que lui apporta la franchise des Don Camillo, Cicognini a écrit pour certains des plus fameux réalisateurs de son époque pusiqu’on lui doit, entre autres, les B.O du Voleur de Bicyclette de De Sica (dont il mettra en musique pas mal de films), de Pain, Amour et Fantaisie de Comencini ou encore A breath of Scandal de Michael Curtiz.

 

Adapté par Julien Duvivier (derrière la caméra également) et Barjavel, le Don Camillo de Guareschi est devenu, sous les traits de Fernandel, une véritable icone ( !) de cinéma. Des générations de téléspectateurs ont pu apprécier toute la finesse et la portée de ce portrait en modèle réduit de l’Italie de l’époque, partagée entre la peur de la religion et les sirènes du communisme.

 

La musique de Cicognini est un joli miroir des ambiances des films, souvent joyeuses, parfois mélancoliques ou plus rarement romantiques, le tout recomposé d’oreille pour les besoins de la sortie en CD (aucun enregistrement séparé n’ayant été réalisé à l’époque) et interprétée par un orchestre d’une quarantaine d’instruments qui rendent à merveille les différents thèmes : la marche pour Peppone et les communistes et une pastorale pour Don Camillo. Les deux sont utilisées à plusieurs reprises, incorporés dans des pistes plus longues.

 

A quelques exceptions près, une B.O joviale et légère qui rend A Coucher Dehors encore plus agréable.

 

 

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Une chronique de Fab

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 06:52

 

 

 

 

 

LA BD:

 

 


C'est quoi : MORT AUX VACHES

 


C'est de qui : Ducoudray & Ravard

 

 

La Couv':

22 les v'la!  /  Mort Aux Vaches Vs. Mannix

Déjà croisé sur le site? Ouaip

 

 

C’est édité chez qui ? Futuropolis

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ? Je me faisais la remarque, en lisant la dernière création en date de ted Naifeh, le bonhomme derrière Polly and the Pirates, Courtney Crumrin ou encore Princess Ugg, que certains scénaristes sont bons dans un domaine mais semblent destinés à le décliner à toutes les sauces.

 

Aurélien Ducoudray ne fait clairement pas partie de cette catégorie, lui il est capable avec le même talent de réinventer la légende de  la Bête du Gévaudan,  d’imaginer l’épopée de trois robots responsables d’un bébé ou de raconter une histoire d’amour interraciale dans l’Amérique des 60’s (et encore, n’est-ce pas, je n’évoque que certains des titres que j’ai lus et chroniqués ici).

 

Alors quand il rend hommage aux comédies de casse/de gangsters d’Après-Guerre y a plus qu’à s’asseoir bien tranquillement avec le casque sur les oreilles et à déguster.

 

Ferrant, vieux briscard du braquage, monte un coup avec son amant et deux acolytes : un gros baraqué pas bien malin et une allumeuse grande gueule de première. Si à la banque tout va comme sur des roulettes, la planque chez le tonton et son fils, éleveurs bas du front dans la France profonde, y avait probablement mieux comme idée.

 

 

 

Entre les prises de bec de l’équipe, les vieilles rancœurs familiales, un réseau de marieuses de l’Est, la police locale et la crise de la vache folle, la situation va rapidement partie à vau-l’eau, pour notre plus grand plaisir de lecteur !

 

Ah, oui, j’oubliais, Ducoudray, en plus, sait fort bien s’entourer coté dessinateurs, Mort Aux Vaches bénéficie du trait cartoony caricatural d’un Ravard qui a énormément évolué depuis Hamlet 77 (titre que l’on a chroniqué chez nous …deux fois ! Si, si !). Dans un noir et blanc tranché très en phase avec l’ambiance du scénario, il donne une vraie personnalité au récit.   

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi? MANNIX

 

 

C'est de Qui ? Lalo Schifrin

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu sur le site? Pas mal oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

Ca donne Quoi ? Si vous avez moins de 30 ans il y a de fortes chances que la série Mannix ne vous dise rien, cela étant avec presque 200 épisodes au compteur, elle a permis à Lalo Schifrin de se faire la main et de développer ce qui deviendra sa marque de fabrique : mélange sur vitaminé de jazz funky axé 60’s, d’influences sud-américaines bien placées et de suspense tendu de temps à autre.

 

Les cuivres sont bien évidement à la fête- bien secondés par le piano - et la galette alterne entre pistes d’ambiance cool et thèmes aux mélodies catchy au possible dans une véritable fanfare groovy noire mais fun qui se marie bien avec cet hommage cocasse aux comédies d’antan!

 

 

 

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Une chronique de Fab

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 14:50

 

 

LA BD:

 

 

C'est quoi : BOTS.

 

 

C'est de qui Ducoudray & Baker

 

 

La Couv':

 

 

Des Robots et des Hommes  /  Bots  Vs.  Gremlins

 

 

Déjà lus chez nous ? Oui, les deux, et Ducoudray il y a encore peu de temps.

 

 

C’est édité chez qui ? Ankama

 

 

Une planche:

 

 

Ca donne Quoi ? Les bons scénaristes se reconnaissent à leur capacité à passer d’un extrême à l’autre, voir du coq à l’âne en matière de sujet, tout en gardant une vraie personnalité et en faisant preuve d’originalité.Aurélien Ducoudray, on l’a vu plusieurs fois chez nous (et encore on ne s’est pas intéressé à tout ce qu’il a fait), fait clairement partie de cette catégorie, et a, en plus, la bonne idée de chaque fois s’associer à des artistes dont le style colle bien au projet.

C’est encore le cas avec cette nouvelle série de SF humoristique qui se déroule dans un monde futuriste dont les hommes, victimes de leur « progrès », ont quasiment disparus, remplacés par les machines et robots toujours plus perfectionnés qu’ils se sont évertués à créer. Ces derniers sont en état de guerre constante et c’est sur un champ de bataille que commence ce premier tome. 3 droïdes complémentaires : War-Hol, une machine de guerre, Rip-Rson mécano (le « héros ») et Snoop-i, une sorte de chien mécanique échappent de peu à l’assaut d’un adversaire géant et découvrent à l’intérieur de War-Hol un bébé …humain.

 

 

Va alors débuter une (en)quête afin de découvrir ce que c’est (en effet nos 3 personnages ne le savent pas) et surtout qu’en faire !

 

Via une narration bien menée, Ducoudray multiplie clins d’œil et références de tous bords (vous l’auriez compris ne serait-ce qu’aux noms des protagonistes), souvent très fun et bien amenés, et ce premier tome, qui présente les personnages via force flash-backs, s’il sert surtout d’introduction, est assez prometteur pour la suite.Le trait cartoony de Baker, plus axé jeunesse que sur Inoxydable par exemple, finit de rendre ces Bots tout ce qu’il y a de plus fréquentables !

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

C'est Quoi ? GREMLINS

 

 

C'est de Qui ?   J. Goldsmith

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu par ici ?Fort souvent oui.

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Dire que Gremlins fût un succès planétaire autant critique que public est un euphémisme.

Joe Dante et Spielberg en transformant un script de films d’horreur assez basique en joyeux foutoir multi-audience procurent à Jerry Goldsmith, alors en pleine expérimentations électro, une belle occasion de se faire plaisir.Outre un thème catchy quasi-imparable, le mélange d’orchestration  classique et de claviers, qui navigue allègrement du score d’épouvante à la franche comédie famille, le tout ponctué de passages un peu plus chargés en adrénaline, donne une B.O variée et très fun même si les sonorités 80’s « Bontempi » écorchent parfois un brin les oreilles.

Comme B.O de Bots et son humour multi-référencé c’est tout désigné.

 

 

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Une chronique par Fab

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 07:13

 

 

 

 

LA BD:

 


C'est quoi : LA MALBETE. BARTHELEMY DE BEAUTERNE.

 


C'est de qui : Ducoudray & Hamo

 

 

La Couv':

 

 

Déjà lus chez nous? Oui, ensembles et séparément.

 

 

C’est édité chez qui ? Grand Angle.

 

 

Une planche:

 

 

 

Ca donne Quoi ?Durant l’année qui a séparé la sortie des deux tomes de ce diptyque, j’ai eu l’occasion de revoir le Pacte des Loups, version cinématographique à gros budget du mythe de la bête du Gevaudan, plombée par un scénariste/réalisateur talentueux mais bien trop fan-boy pour ne pas tomber dans des excès qui tirèrent une balle dans le pied d’un film qui aurait pu annoncer le renouveau du cinéma de genre en France mais en a plutôt sonné le glas.

A l’aune du long-métrage, la Malbête de Ducoudray et Hamo, en évitant le sensationnalisme démonstratif, en restant proche de l’humain, en réintroduisant le coté religieux historique (persécutions des protestants) est bien plus réussie.

 

Cela dit les deux mediums ont un point commun, dans ce second et dernier volet, Barthélémy le jeune héros adopté par Antoine de Beauterne (qui n’est pas ici le triste individu décrit par Gans) lui aussi retourne en Gévaudan alors que la Bête a été soi-disant tuée (mais que les meurtres continuent), mais, tout autant que pour enquêter à nouveau, c’est également pour découvrir ce qu’il est advenu de Lise, la jeune fille dont le père, protestant, a été arrêté à cause de Barthélémy. Il va découvrir le pot aux roses et une sombre histoire de vengeance.

 

En choisissant une explication qui tient aussi bien la route que toutes celles qui ont pu être avancées sur un mystère jamais élucidé, Aurélien Ducoudray démystifie quelque peu la légende en lui donnant un coté historico-sociologique intéressant à laquelle le dessin assez axé « jeunesse » d’Hamo finit de donner un coté original mais universel.

 

 

 

 

 

LA MUSIQUE

 

 

 

 

C'est Quoi ? LE HUSSARD SUR LE TOIT

 

 

C'est de Qui ? J.C Petit

 

 

La couv' 

 

 

Déjà entendu dans le coin? Possible

 

 

On peut écouter?

 

 

 

 

Ca donne Quoi ? Grosse machine du cinéma français (l’un des plus gros budget de son histoire d’ailleurs), l’adaptation de Giono par Rappeneau, alors auréolé du succès mérité d’une autre adaptation littéraire, Cyrano de Bergerac, en a tout les atouts : décors (naturels), stars (talentueuses, au moins ici, après, pour l’un comme pour l’autre, ça se gâtera !) et, last but not least, musique !

 

Cinq ans après une collaboration fructueuse qui vaudra à Jean Claude Petit un César (sur le film sus-cité), les deux hommes remettent le couvert pour ce road-movie provencal.

Si l’aventure populaire et la romance sont les deux mamelles auxquelles vient s’abreuver la partition de Petit, ce dernier n’en n’oublie pas sa solide formation classique et propose des arrangements quasi sans fautes de goût. Et c’est tout de même là que le bât blesse parfois. Trop écrite, attendue sur les passages forts du long métrage, la B.O du Hussard n’a pas la verve et le grain de folie qu’avait celle de Cyrano.

 

Néanmoins ne me faîtes pas dire ce que je n’ai pas écrit, nous sommes en présence de bel ouvrage, et, si l’on omet les passages un peu trop enthousiastes de la galette, on obtient une très belle B.O pour la conclusion de la Malbête.

 

 

 

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Une chronique de Fab

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  • : "...ces illustrations sonores. On apprend toujours quelque chose avec elles. Y compris sur des œuvres qu'on a soi-même écrites." Serge Lehman. (La Brigade Chimérique, Metropolis, L'Homme Truqué)
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